RESUME DU DISCOURS DE MONT DE MARSAN
MONT-DE-MARSAN, 1 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate PS à l'élection présidentielle, a accentué ses critiques contre "la droite", lors d'un meeting national jeudi à Mont-de-Marsan, mêlant dans un même opprobre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, alors que le leader centriste poursuit son ascension dans les sondages.
Devant une salle comble, la candidate s'est longuement exprimée sur le dossier Airbus, tirant la conclusion que les Français auront à choisir le 6 mai entre "un Etat impotent" incarné selon elle par la droite, et "un Etat fort qui assume ses responsabilités", représenté par la gauche.
Accueillie sur des airs de corrida, en présence notamment d'Alain Rousset, président de la région Aquitaine, et Henri Emmanuelli, député et président du Conseil général des Landes, Ségolène Royal a jugé "la droite disqualifiée pour promettre le succès à la France de demain", sous les applaudissements de 5.000 personnes dans la salle et de quelques milliers d'autres à l'extérieur.
"J'ai confiance dans la lucidité des Français sur le bilan des uns comme sur celui des autres. Nul candidat sortant ne peut être élu sur un tel bilan", a-t-elle ajouté après avoir rappelé, chiffres à l'appui, le montant de la dette, les déficits des compte sociaux et du commerce extérieur.
Mme Royal a accusé à demi-mot le candidat de l'UMP, qui continue de la devancer dans les intentions de vote, de vouloir tromper les Français. "La morale politique consiste à rendre des comptes sur ses actes", a-t-elle dit.
Elle a qualifié M. Sarkozy de "contre-exemple civique" car "il prétend rompre avec une équipe disqualifiée alors qu'il s'accroche jusqu'au bout au gouvernement". "Sarkozy, démission!", a alors scandé la salle.
La candidate socialiste n'a pas non plus épargné François Bayrou, l'accusant une nouvelle fois de "brouiller les cartes" alors que l'UDF "gouverne avec la droite dans les assemblées locales".
"On ne peut pas tous les cinq ans, le temps d'une campagne électorale, conter fleurette à la gauche puis rentrer chez soi dès la proclamation des résultats", a-t-elle lancé, façon de dire que le leader centriste fera alliance avec M. Sarkozy au second tour de la présidentielle.
Selon Mme Royal, "le juste milieu conduit à l'inaction". "La France a besoin de changement profond, pas de compromis mou", a-t-elle ajouté.
Avant elle, Henri Emmanuelli avait stigmatisé "une campagne extravangante, surréaliste" menée par "ceux qui arrivent par le premier avion du pays des Merveilles", vierges de tout bilan alors qu'ils gouvernent depuis cinq ans.
Ce ne sont là que "malversations intellectuelles et morales", s'est-il offusqué, mêlant dans une même réprobation Nicolas Sarkozy et François Bayrou.
Ségolène Royal a fustigé la prise de position sur Airbus de M. Sarkozy, qui avait dit mercredi ne pas considérer que "les Etats soient les actionnaires industriels les plus avisés", ce qui revient selon elle à soutenir que "l'Etat ne peut rien faire".
"Non seulement l'Etat peut faire, mais il doit faire", s'est-elle écrié.
Selon la candidate socialiste, "l'enjeu" de la présidentielle est d'opérer "un choix clair entre un Etat impotent, un gouvernement impuissant, et un Etat fort qui assume ses responsabilités".
"Avec moi, l'Etat sera fort, l'Etat sera juste, l'Etat sera à sa place", a-t-elle assuré. Elle a à nouveau demandé que "les Etats recapitalisent de façon stable" l'entreprise.
Devant une salle comble, la candidate s'est longuement exprimée sur le dossier Airbus, tirant la conclusion que les Français auront à choisir le 6 mai entre "un Etat impotent" incarné selon elle par la droite, et "un Etat fort qui assume ses responsabilités", représenté par la gauche.
Accueillie sur des airs de corrida, en présence notamment d'Alain Rousset, président de la région Aquitaine, et Henri Emmanuelli, député et président du Conseil général des Landes, Ségolène Royal a jugé "la droite disqualifiée pour promettre le succès à la France de demain", sous les applaudissements de 5.000 personnes dans la salle et de quelques milliers d'autres à l'extérieur.
"J'ai confiance dans la lucidité des Français sur le bilan des uns comme sur celui des autres. Nul candidat sortant ne peut être élu sur un tel bilan", a-t-elle ajouté après avoir rappelé, chiffres à l'appui, le montant de la dette, les déficits des compte sociaux et du commerce extérieur.
Mme Royal a accusé à demi-mot le candidat de l'UMP, qui continue de la devancer dans les intentions de vote, de vouloir tromper les Français. "La morale politique consiste à rendre des comptes sur ses actes", a-t-elle dit.
Elle a qualifié M. Sarkozy de "contre-exemple civique" car "il prétend rompre avec une équipe disqualifiée alors qu'il s'accroche jusqu'au bout au gouvernement". "Sarkozy, démission!", a alors scandé la salle.
La candidate socialiste n'a pas non plus épargné François Bayrou, l'accusant une nouvelle fois de "brouiller les cartes" alors que l'UDF "gouverne avec la droite dans les assemblées locales".
"On ne peut pas tous les cinq ans, le temps d'une campagne électorale, conter fleurette à la gauche puis rentrer chez soi dès la proclamation des résultats", a-t-elle lancé, façon de dire que le leader centriste fera alliance avec M. Sarkozy au second tour de la présidentielle.
Selon Mme Royal, "le juste milieu conduit à l'inaction". "La France a besoin de changement profond, pas de compromis mou", a-t-elle ajouté.
Avant elle, Henri Emmanuelli avait stigmatisé "une campagne extravangante, surréaliste" menée par "ceux qui arrivent par le premier avion du pays des Merveilles", vierges de tout bilan alors qu'ils gouvernent depuis cinq ans.
Ce ne sont là que "malversations intellectuelles et morales", s'est-il offusqué, mêlant dans une même réprobation Nicolas Sarkozy et François Bayrou.
Ségolène Royal a fustigé la prise de position sur Airbus de M. Sarkozy, qui avait dit mercredi ne pas considérer que "les Etats soient les actionnaires industriels les plus avisés", ce qui revient selon elle à soutenir que "l'Etat ne peut rien faire".
"Non seulement l'Etat peut faire, mais il doit faire", s'est-elle écrié.
Selon la candidate socialiste, "l'enjeu" de la présidentielle est d'opérer "un choix clair entre un Etat impotent, un gouvernement impuissant, et un Etat fort qui assume ses responsabilités".
"Avec moi, l'Etat sera fort, l'Etat sera juste, l'Etat sera à sa place", a-t-elle assuré. Elle a à nouveau demandé que "les Etats recapitalisent de façon stable" l'entreprise.
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