TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ?
"Travailler plus pour gagner plus, un slogan inapplicable" selon Mailly (FO)
PARIS, 2 mars 2007 (AFP) - Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly (FO), estime que "travailler plus pour gagner plus" est un "slogan électoral impossible à mettre en oeuvre", vendredi dans une interview à 20 minutes.
"Le temps de travail n'est pas une réponse au pouvoir d'achat. Travailler plus pour gagner plus, c'est avant tout un slogan électoral, mais concrètement, c'est impossible à mettre en oeuvre", affirme M. Mailly.
Mise en avant par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale, l'idée de "travailler plus pour gagner plus" n'est acceptée que par une minorité de Français (45%), alors qu'une majorité (53%) veut avoir sa "durée de travail actuelle garantie par la loi", selon un sondage LH2 pour 20 minutes et RMC publié vendredi.
"Le volume d'activité de travail, c'est l'entreprise qui le dicte, (...) les heures supplémentaires, c'est au bon vouloir de l'employeur", rappelle M. Mailly.
Le responsable FO demande donc à Nicolas Sarkozy et à l'UMP de dire "clairement ce qui se cache derrière leur slogan" et réaffirme son attachement "à une durée légale du travail".
A ce propos, M. Mailly évoque le risque d'un rapprochement avec le système britannique qui "n'a pas de référence sur la durée du travail". "C'est la dérégulation complète qui s'applique et qui, au final, ne profite pas aux salariés", car "quand il n'y a plus de règles s'applique la loi du plus fort", insiste-t-il.
La veille, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a lui aussi comparé les propositions de "certains candidats - Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen" sur la "réduction du droit de grève" à "l'approche de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne", au début des années 80.
PARIS, 2 mars 2007 (AFP) - Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly (FO), estime que "travailler plus pour gagner plus" est un "slogan électoral impossible à mettre en oeuvre", vendredi dans une interview à 20 minutes.
"Le temps de travail n'est pas une réponse au pouvoir d'achat. Travailler plus pour gagner plus, c'est avant tout un slogan électoral, mais concrètement, c'est impossible à mettre en oeuvre", affirme M. Mailly.
Mise en avant par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale, l'idée de "travailler plus pour gagner plus" n'est acceptée que par une minorité de Français (45%), alors qu'une majorité (53%) veut avoir sa "durée de travail actuelle garantie par la loi", selon un sondage LH2 pour 20 minutes et RMC publié vendredi.
"Le volume d'activité de travail, c'est l'entreprise qui le dicte, (...) les heures supplémentaires, c'est au bon vouloir de l'employeur", rappelle M. Mailly.
Le responsable FO demande donc à Nicolas Sarkozy et à l'UMP de dire "clairement ce qui se cache derrière leur slogan" et réaffirme son attachement "à une durée légale du travail".
A ce propos, M. Mailly évoque le risque d'un rapprochement avec le système britannique qui "n'a pas de référence sur la durée du travail". "C'est la dérégulation complète qui s'applique et qui, au final, ne profite pas aux salariés", car "quand il n'y a plus de règles s'applique la loi du plus fort", insiste-t-il.
La veille, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a lui aussi comparé les propositions de "certains candidats - Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen" sur la "réduction du droit de grève" à "l'approche de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne", au début des années 80.
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