HORTEFEUX LORGNE LE FN
Le bras droit de Sarkozy lance un signal en direction du FN
PARIS, 12 avr 2007 (AFP) - Brice Hortefeux, bras droit de Nicolas Sarkozy, s'est prononcé jeudi pour l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, une des principales revendications de Jean-Marie Le Pen, qui multiplie de son côté les signaux envers l'UMP, en dépit des invectives de campagne.
"Sans abandonner le scrutin majoritaire, pourquoi ne pas réfléchir à l'introduction d'une dose de proportionnelle? Cela peut concerner le Sénat (...) mais aussi l'Assemblée nationale", a déclaré M. Hortefeux dans un entretien au Figaro.
Nicolas Sarkozy était jusqu'à maintenant le seul des grands candidats à l'élection présidentielle à ne pas proposer l'introduction de la proportionnelle aux législatives, qui permettrait aux partis extrêmes, comme le FN, d'entrer à l'Assemblée nationale.
La socialiste Ségolène Royal et le centriste François Bayrou ont déjà pris cet engagement, visant à avoir un Parlement plus représentatif de la diversité politique française.
"Une formation importante, dès lors qu'elle est légale, doit pouvoir y participer", a souligné M. Hortefeux.
Le changement de position du candidat UMP, s'il est confirmé par le principal intéressé, interviendrait alors que le monde politique spécule sur un réchauffement des relations entre l'UMP et le FN, après le départ de Jacques Chirac qui avait mis un veto à toute forme d'accord avec le parti d'extrême-droite.
Les spéculations sont alimentées par un certain rapprochement de discours entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen: le premier se "droitise" en évoquant par exemple le lien entre immigration et identité nationale, tandis que le second cherche une certaine respectabilité en évitant de donner prise à toute accusation de xénophobie ou de racisme lorsqu'il évoque ces questions.
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, avait affirmé samedi qu'il "se préparait en coulisses et même de façon de plus en plus ouverte un accord entre le Front national et la droite dure de M. Sarkozy".
Les prises de positions de Jean-Marie Le Pen n'ont pas dissipé cette impression. Certes, M. Le Pen a échangé ces derniers jours quelques horions de campagne avec M. Sarkozy, cherchant par exemple à décrédibiliser sa posture de défenseur de l'identité nationale, en rappelant son origine hongroise.
Mais le dirigeant frontiste répète aussi depuis quelques temps qu'il tient le candidat UMP pour quelqu'un de "rationnel", avec qui il est possible de discuter, à la différence de M. Chirac qui avait "une hostilité viscérale" à son égard.
Dans une interview au Figaro jeudi, M. Le Pen a dit qu'il pourrait y avoir "points possibles de convergence" avec M. Sarkozy, comme "l'école, la réforme fiscale, la réforme des retraites", sans cacher toutefois que les questions de l'immigration et de l'Europe rendraient "extrêmement difficiles" les discussions.
Et jeudi soir, interrogé sur i-Télé/France Info, M. Le Pen a estimé qu'il ne "s'interdirait" pas éventuellement d'appeler M. Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle.
De son côté, le candidat de l'UMP prend soin d'éviter tout emballement de la machine: dans une interview au Figaro Magazine publiée jeudi sur le site internet de l'hebdomadaire, M. Sarkozy a estimé qu'il était "exclu" que des membres du FN puissent entrer dans son gouvernement.
"M. Le Pen a dit qu'on est différents. Il a raison, il y a une très grande différence entre nous", ajoute-t-il.
PARIS, 12 avr 2007 (AFP) - Brice Hortefeux, bras droit de Nicolas Sarkozy, s'est prononcé jeudi pour l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, une des principales revendications de Jean-Marie Le Pen, qui multiplie de son côté les signaux envers l'UMP, en dépit des invectives de campagne.
"Sans abandonner le scrutin majoritaire, pourquoi ne pas réfléchir à l'introduction d'une dose de proportionnelle? Cela peut concerner le Sénat (...) mais aussi l'Assemblée nationale", a déclaré M. Hortefeux dans un entretien au Figaro.
Nicolas Sarkozy était jusqu'à maintenant le seul des grands candidats à l'élection présidentielle à ne pas proposer l'introduction de la proportionnelle aux législatives, qui permettrait aux partis extrêmes, comme le FN, d'entrer à l'Assemblée nationale.
La socialiste Ségolène Royal et le centriste François Bayrou ont déjà pris cet engagement, visant à avoir un Parlement plus représentatif de la diversité politique française.
"Une formation importante, dès lors qu'elle est légale, doit pouvoir y participer", a souligné M. Hortefeux.
Le changement de position du candidat UMP, s'il est confirmé par le principal intéressé, interviendrait alors que le monde politique spécule sur un réchauffement des relations entre l'UMP et le FN, après le départ de Jacques Chirac qui avait mis un veto à toute forme d'accord avec le parti d'extrême-droite.
Les spéculations sont alimentées par un certain rapprochement de discours entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen: le premier se "droitise" en évoquant par exemple le lien entre immigration et identité nationale, tandis que le second cherche une certaine respectabilité en évitant de donner prise à toute accusation de xénophobie ou de racisme lorsqu'il évoque ces questions.
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, avait affirmé samedi qu'il "se préparait en coulisses et même de façon de plus en plus ouverte un accord entre le Front national et la droite dure de M. Sarkozy".
Les prises de positions de Jean-Marie Le Pen n'ont pas dissipé cette impression. Certes, M. Le Pen a échangé ces derniers jours quelques horions de campagne avec M. Sarkozy, cherchant par exemple à décrédibiliser sa posture de défenseur de l'identité nationale, en rappelant son origine hongroise.
Mais le dirigeant frontiste répète aussi depuis quelques temps qu'il tient le candidat UMP pour quelqu'un de "rationnel", avec qui il est possible de discuter, à la différence de M. Chirac qui avait "une hostilité viscérale" à son égard.
Dans une interview au Figaro jeudi, M. Le Pen a dit qu'il pourrait y avoir "points possibles de convergence" avec M. Sarkozy, comme "l'école, la réforme fiscale, la réforme des retraites", sans cacher toutefois que les questions de l'immigration et de l'Europe rendraient "extrêmement difficiles" les discussions.
Et jeudi soir, interrogé sur i-Télé/France Info, M. Le Pen a estimé qu'il ne "s'interdirait" pas éventuellement d'appeler M. Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle.
De son côté, le candidat de l'UMP prend soin d'éviter tout emballement de la machine: dans une interview au Figaro Magazine publiée jeudi sur le site internet de l'hebdomadaire, M. Sarkozy a estimé qu'il était "exclu" que des membres du FN puissent entrer dans son gouvernement.
"M. Le Pen a dit qu'on est différents. Il a raison, il y a une très grande différence entre nous", ajoute-t-il.
Publicité