SEGOLENE ROYAL SUR TF1 : LE SCRIPT
J'AI UNE QUESTION A VOUS POSER – Le 19/02/2007 – 20 :49 – Première partie
Invitée : Ségolène ROYAL.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Ségolène ROYAL bonsoir.
Ségolène ROYAL
Bonsoir.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Vous connaissez le principe de cette émission.
Ségolène ROYAL
Oui.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Vous connaissez le principe également des débats participatifs.
Ségolène ROYAL
Oui.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Donc pour qu’il y ait débat, il faut qu’il y ait échange, que les questions soient assez courtes et les réponses pas trop longues. Alors on a beaucoup écouté ce matin tous les 100 Français de tout horizon, de tout bord qui ont été sélectionnés par la SOFRES et nous avons remarqué que dans les thèmes les plus importants qui arrivaient, il y avait le problème des retraites et de la santé. Et comme c’est toujours la première question qui est la plus difficile à venir, j’ai choisi quelqu’un d’assez volubile, qui est Jean qui va vous poser cette première question. Je vous laisse avec eux.
Jean TERRAS, 74 ans, professeur des écoles à la retraite
Le problème de l’aménagement du temps de travail et de l’âge de la retraite n’est pas un problème nouveau, mais c’est un problème qui fâche, et tous les gouvernements jusqu’à présent ont pris la balle et ont passé au suivant en se disant celui qui sera au bout se débrouillera. Et le dernier qui l’a eu, c’est le trois quarts droit de l’équipe de l’UMP, c’est un nommé VILLEPIN. Ce nommé VILLEPIN et c’est courageux de sa part, il a pris la balle et il est allé aplatir sur le bureau de l’Assemblée nationale. Maintenant tout le monde le sait, la France est malade de ses retraites et il va falloir s’en doute opérer. Seulement je n’ai pas trop confiance dans l’équipe médicale qui est à son chevet, je me demande si la France d’en bas, on ne va pas l’amputer de la jambe. La France du milieu seulement du pied, alors que celle d’en haut, on se contenterait peut-être de lui couper les ongles. Et moi qui suis à la retraite, je suis un petit peu inquiet, est-ce que je ne suis pas en train de grignoter la retraite de mes enfants ou de mes petits-enfants ? Alors docteur ROYAL, si le scrutin vous désigne comme notre médecin référent, est-ce que vous confirmerez le diagnostique et qu’elle serait votre thérapeutique ? Merci.
Ségolène ROYAL
En tout cas vous avez le sens de l’humour.
Patrick POIVRE D’ARVOR
On l’avez repéré celui-là.
Ségolène ROYAL
Oui. Il y a beaucoup de choses dans votre question et je retiendrais surtout l’inquiétude des retraités. C’est vrai que cette inquiétude est prégnante, je l’ai entendu dans les débats participatifs comme celui auquel j’appartiens, je participe à l’instant. Je crois qu’il y a surtout une inquiétude très très forte sur le niveau des retraites et sur la baisse de leur pouvoir d’achat. Et c’est pour ça que dans mon pacte présidentiel, l’une des priorités, c’est la revalorisation des petites retraites. Qu’est-ce que c’est qu’une petite retraite, c’est une retraite égale ou inférieure au SMIC, au SMIC net, inférieur à 984 euros. Qui peut vivre aujourd'hui avec 984 euros ? Et quand je dis je vais revaloriser les petites retraites et qu’on me dit, c’est trop, ou la France ne peut pas payer ça, je dis si. Je crois qu’il y a un vrai problème sur les bas revenus dans notre pays et vous l’avez dit avec un sentiment d’injustice, trop d’inégalités, trop de hauts revenus d’un côté et trop de bas revenus de l’autre. Et donc je revaloriserais les petites retraites dès mon élection, de 5 %. C’est un premier pas et ensuite je réformerais l’indice des prix parce que pourquoi est-ce que le pouvoir d’achat des retraites baisse ? C’est parce que l’indice des prix, c'est-à-dire le calcul du coût de la vie pour les petits retraités ne correspond pas à la réalité, dans l’indice du coût de la vie aujourd'hui il y a par exemple les appareils technologiques dont le prix baissent, les écrans plats dont le prix baisse et forcément les petits retraités n’ont pas accès ou n’achètent pas tous les mois ce type de produits. Et donc ils ont poussé un cri d’alarme en disant le pouvoir de nos petites retraites baisse et c’est pourquoi j’en ferais une priorité. Et c’est pourquoi ce sera une décision qui sera prise tout de suite dès mon élection, l’augmentation de 5 % des petites retraites et la surveillance du calcul de la hausse des prix, c'est-à-dire que les petites retraites seront désormais indexées sur un vrai indice des prix qui correspond bien à ce que coûtent les choses pour les personnes concernées.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Alors sur le même sujet, il y a une question de Christine, je crois et puis une question de Joël, mais il me semble que c’est à peu près la même question, sauf si Joël veut intervenir.
Christine PICASSO, 46 ans, conseilliere en économie d’impôts à la retraite
Oui alors moi ma question, elle était un petit peu plus générale sur les retraites, ce n’était pas simplement sur les petites retraites, c’était sur le financement en général des retraites. Il y a à l’heure actuelle 2,2 actifs pour un inactif, c’était les chiffres de 2005, il est prévu qu’en 2015, c'est-à-dire dans moins de 8 ans, il y ait 1,4 actif pour un inactif, donc ça veut dire qu’il y a un vrai problème de financement des retraites en général. Alors il avait été décidé de faire un fonds de réserve des retraites, qui est alimenté à hauteur de 0,12 % du PIB à l’heure actuelle, ce n’est pas suffisant du tout. Il y a des pays comme l’Irlande qui met 1 % du PIB, d’autres pays qui mettent des chiffres entre les deux. Donc je voulais savoir qu’est-ce qui était prévu, qu’est-ce que vous aviez prévu de faire pour compenser ce manque à gagner qu’il va y avoir dans les années à venir et pour éviter d’alourdir la dette pour nos enfants ?
Patrick POIVRE D’ARVOR
Joël, c’était à peu près la même question ?
Joël BERNAT, 55 ans, guide de tourisme
Madame ROYAL bonsoir.
Ségolène ROYAL
Bonsoir.
Joël BERNAT
Au-delà des fonctions, je dirais régalienne du président de la République, vous vous êtes étendue sur des sujets bien précis comme la retraite évidemment qui vient d’être développée en indiquant que vous alliez les revaloriser de 5 % pour les petites retraites. Mais, 5 % sur le minimum vieillesse, ça fait 30 euros par mois à peu près.
Ségolène ROYAL
50.
Joël BERNAT
Oui. Ne croyez-vous pas qu’il serait préférable de rallonger la date de départ à la retraite à 70 ans et de permettre à tous ceux qui la prennent de la prendre avec au moins un montant égal au SMIC quand même ?
Ségolène ROYAL
Alors non monsieur, je ne crois pas qu’il faille repousser l’âge de la retraite à 70 ans. Pourquoi ? Parce qu’il y a déjà beaucoup de chômage chez les personnes de plus de 60 ans et même de, pardon de plus de 50 ans et notamment beaucoup de femmes au chômage. Et ça rejoint la question que vous posiez madame, c'est-à-dire en effet que la relation entre le nombre d’actifs qui donc cotisent pour le nombre d’inactifs est trop faible en France. Pourquoi ? Parce que nous avons à la fois le taux de chômage le plus élevé chez les jeunes, 23 % des jeunes en France sont au chômage. Et le taux de chômage le plus élevé chez les plus de 55 ans, et même chez les plus de 50 ans et ça c’est le vrai scandale du blocage d’une machine économique qui doit absolument repartir. Alors bien sûr il faut abonder le fonds de réserve des retraites, mais il faut le faire à partir de quoi ? A partir de la relance de la croissance. Et c’est pourquoi quand je vous parle de revalorisation des petites retraites et donc de défense du pouvoir d’achat, ça fait partie d’un projet global et cohérent qui vise à faire une France plus juste et qui répartie mieux à la fois les fruits de la croissance mais qui aussi fait en sorte de relancer la machine économique. C’est ça que je propose aujourd'hui de relancer la machine économique, de donner confiance à nouveau à notre pays, de relancer les petites et moyennes entreprises qui sont celles qui embauchent le plus aujourd'hui. Et comment le faire ? En investissant essentiellement dans la formation professionnelle. Vous savez pour lutter contre le chômage des jeunes, puisque ça rejoint très directement, il faut plus d’actifs pour cotiser et certainement pas faire travailler jusqu’à 70 ans, si vous me le permettez, puisqu’à ce moment là on augmentera aussi le chômage. Et donc je crois qu’il faut être cohérent par rapport à cela et la proposition que je fais dans mon pacte présidentiel, c’est qu’il n’y ait plus un seul jeune au chômage pendant plus de six mois, plus un seul jeune au chômage pendant plus de six mois. D’autres pays du Nord de l’Europe ont réussi à le faire, pourquoi pas nous. Pourquoi pas nous ? Moi, je serais la présidente de la République qui se battra avec acharnement contre le chômage des jeunes parce que je pense que c’est ça qui déstabilise un pays comme le notre, qui gaspille des talents. Et je pense au potentiel des jeunes diplômés, des jeunes formés qui ne trouvent pas d’emploi, ce sont les petits frères et les petites sœurs ensuite qui sont découragés, parce qu’on leur dit “ travailles à l’école, tu vas avoir un emploi ”, et s’ils voient le grand frère ou la grande sœur qui a fait un effort à l’école, qui a une qualification, qui a une formation et qui se trouve au chômage alors c’est toute la société qui vacille et moi je veux remettre debout la maison France en lui redonnant ses principes fondamentaux. Alors certains se moquent de moi en disant, mais ce n’est pas de la politique, mais si c’est de la politique, de remettre débout les choses, là où elles doivent être, que la famille fonctionne bien, que l’école fonctionne bien, que quand un jeune a une qualification, une formation, il trouve un travail, et il soit correctement rémunéré, que le travail soit correctement payé, que les gens soient sécurisés dans leur emploi. Et je pense qu’il n’y a pas d’incompatibilité et c’est ça qui est le regard nouveau sur la société entre la sécurisation professionnelle et la compétitivité des entreprises. Il y a un autre modèle qui pense qu’il faut précariser les salariés pour rendre l’entreprise compétitive, je pense tout le contraire, autrement dit je pense que la France a besoin d’un changement profond, qu’on regarde les choses différemment et sur les sujets que vous posez, je crois qu’il y a des solutions nouvelles.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Alors sur un sujet voisin justement puisqu’on parle de petits frères, de petites sœurs, il y a le témoignage de Dalila, qui avait une question à vous poser. A condition qu’on lui donne le micro.
Dalila BRAHIMI, 36 ans, secrétaire commerciale
Bonsoir madame Ségolène ROYAL. J’avais une question à vous poser concernant en fait les familles monoparentales, à savoir que bon je prends mon cas. J’élève seule ma fille et, excusez-moi, je suis émue, et je voudrais savoir ce que vous comptez mettre en place pour les familles monoparentales puisqu’il y en a beaucoup plus aujourd'hui que des familles qui vivent en couple. A savoir les aides et les crèches. Quand j’ai eu ma fille qui était très jeune, je ne pouvais pas aller chercher du travail donc les ASSEDIC me harcelaient pour trouver du travail, et je ne pouvais pas trouver du travail avec un bébé dans les bras, me présenter à un entretien avec un bébé dans les bras et le problème c’était la crèche. Donc on sait aujourd'hui que pour avoir une place en crèche, il faut inscrire son bébé avant même qu'il ne soit conçu et ça, je ne trouve pas ça normal, et pourquoi pas donner la priorité en fait aux mamans qui sont célibataires et qui élèvent seules leur enfant pour une place en crèche ?
Patrick POIVRE D’ARVOR
Il y avait le cas de votre fille et puis de votre mère aussi.
Dalila BRAHIMI
Le cas de ma mère, c’est pour la retraite aussi, donc ma maman a élevé, donc elle a eu 14 enfants et donc elle a passé toute sa vie à élever ses enfants. Et aujourd'hui mon papa est décédé, et ma mère donc reçoit à peu près un peu plus de 60 % de la pension de reversion. Est-ce que vous pensez faire une hausse de ce pourcentage pour qu’elle puisse bénéficier de plus de ce qu’elle a, parce qu’elle a du mal à joindre les deux bouts ?
Ségolène ROYAL
Alors je commence tout de suite par la deuxième partie de votre question, la revalorisation de la pension de réversion suivra ce que je viens de dire, c'est-à-dire la revalorisation des petites retraites jusqu’à ce qu’elles atteignent sur la durée des 5 ans du quinquennat, jusqu’à ce qu’elles atteignent le salaire minimum, le SMIC. Donc nous revaloriserons et la première décision, je l’ai dit sera de 5 % tout de suite et ensuite nous montrons en puissance et donc la pension de réversion fait partie de cette revalorisation globale si elle se situe justement dans cette catégorie des petites retraites. Sur la première question, je voudrais vous dire que je tiens beaucoup à la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle. Vous savez la France a beaucoup de difficultés en ce moment, mais elle a aussi des moyens de s’en sortir et l’un des signes les plus optimistes de la situation de l’avenir, c’est pour cela que nous devons reconstruire les choses et trouver d’autres façons de voir et d’agir, c’est que nous mettons au monde le plus grand nombre d’enfants de tous les pays européens. Et ça c’est parce que les femmes font beaucoup d’efforts pour concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle et je veux les y aider. Quand j’étais ministre de la Famille, je l’ai prouvé, puisque j’avais mis en place un plan de création de crèches, de 80 000 places en crèche, qui ont été ensuite malheureusement interrompues et dans le pacte présidentiel que je propose, il y a la création d’un service public de la petite enfance pour les enfants de moins de 3 ans et l’obligation scolaire à partir de 3 ans. Puisqu’on voit aujourd'hui malheureusement qu’avec la politique actuelle, et la suppression d’un certain nombre d’enseignants, on voit remettre en cause la scolarisation à l’école maternelle. Certains enfants de 3 ans aujourd'hui ne sont plus accueillis, d’autres enfants étaient accueillis à partir de l’âge de 2 ans, ça dépend de la maturité de l’enfant, parfois c’est la crèche qui est plus adaptée, parfois l’école maternelle. Et je pense qu’il faut mettre en place ce service public de la petite enfance gratuit, qui sera désormais gratuit avec les collectivités territoriales et ça va nous permettre aussi de créer des emplois dans tous ces métiers de l’aide à la personne, il y a des milliers d’emplois à créer qui ne sont pas délocalisables. Et donc voici la réponse que je peux vous faire et je crois que c’est en effet très important puisque nous avons à la fois un taux d’activité féminin élevé, une démographie élevée, et donc il est normal de faire cet effort.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Sur des questions assez proches, questions de santé notamment, beaucoup, beaucoup de questions. Il y a une question de Henri-François.
Henri-François VERNHES, 50 ans, cadre supérieur de santé
Bonsoir madame. Depuis 1983, l’encadrement des dépenses hospitalières a été une préoccupation de l’ensemble des gouvernements. Malgré tout on constate aujourd'hui que l’hôpital est malade, que l’hôpital est en crise. Alors les principaux dysfonctionnements sont globalement les insatisfactions de l’ensemble du personnel toute catégorie confondue, et depuis peu une augmentation de l’insatisfaction des malades et de leurs familles. Ils se plaignent particulièrement du manque de disponibilité des soignants à leur égard, à leur chevet et également des délais d’hospitalisation et des délais de rendez-vous pour des consultations qu’ils trouvent beaucoup trop longs. Donc en fonction de cela, j’aimerais vous interpeller sur une question, quelle politique d’équilibre entre l’adaptation de l’offre de soin au besoin et la maîtrise des dépenses de santé envisagez-vous ? Et à partir de quels moyens ? Merci.
Patrick POIVRE D’ARVOR
Je crois que Françoise avait à peu près ce type de question.
Françoise DUSUEL, 52 ans, agent hospitalier
Oui bonsoir madame. Justement ma question était, que pensez-vous faire pour le manque de personnel dans les milieux hospitaliers ?
Ségolène ROYAL
Je pense que ce sont des questions très importantes là que vous posez également. Je crois que l’état de santé d’un pays et la qualité des soins révèlent aussi l’état de civilisation d’un pays. Et en particulier je crois que derrière votre question, il y a le problème plus crucial de l’égalité d’accès à la santé. Les gens ont le sentiment, je le vois dans toutes les consultations que j’ai conduite, que cette égalité recule. Et donc c’est une de mes préoccupations et en particulier en milieu rural où il n’y a plus les services de soins de proximité, dans les quartiers populaires, où il n’y a plus de médecine de proximité et donc les citoyens vont directement à l’hôpital. Je crois qu’il faut d’abord que la santé revienne vers les gens et c’est pourquoi dans mon pacte présidentiel, j’ai proposé la création d’une nouvelle génération de dispensaires. C’est-à-dire pour qu’on puisse accéder facilement aux premiers soins, à la santé au quotidien. Là où il n’y a plus de médecin. Et donc pour rétablir en milieu rural et en milieu urbain, dans les quartiers où il n’y a plus de médecin, l’égalité d’accès aux soins. En ce qui concerne les soins à l’hôpital, je sais puisque tous les rapports le prouvent que les malades ont le sentiment d’une dégradation des soins. Que les personnels aussi sont sous tension parce qu’il y a un manque évident de personnel et donc il va falloir remettre à niveau les besoins en personnel dans l’hôpital public. Et pour remettre à niveau les besoins en personnel dans l’hôpital public, c'est-à-dire identifier là où il y a des besoins de personnel, là où il faut refaire la carte sanitaire, parce que tout ce travail de la carte sanitaire est en train d’être refait à l’échelle du territoire, j’organiserais des états généraux de la santé, pour voir comment on peut compléter l’hôpital et la médecine de proximité. Et enfin je m’élève vraiment très fortement contre la fermeture des hôpitaux en milieu rural parce que la société française avance dans le grand âge et donc il y a des besoins médicaux très importants pour nos anciens et je crois que les hôpitaux ruraux au lieu de fermer doivent se transformer en lieu de soins de proximité pour que nos anciens puissent rester à domicile. Et donc cette démarche aussi est plus économe en terme de santé. Et enfin j’ai proposé dans ce pacte présidentiel aussi qu’il y ait une santé gratuite pour les jeunes, je pense que c’est par la prévention que nous ferons le plus d’économie et en particulier de la prévention dans le milieu scolaire. Et là il y a un manque cruel d’infirmière, de médecin scolaire qu’il faudra remettre dans le milieu scolaire parce que je crois que c’est dans la prévention de même que dans la médecine du travail où on manque cruellement de médecin, qu’il faudra remettre à niveau les effectifs. Pour cela, je crois qu’il faudra desserrer le numérus clausus des études médicales parce je pense que la France ne forme pas assez de médecins, pour accompagner les mutations que je viens d’expliquer, c'est-à-dire le rapprochement de la médecine vers les gens. Et je crois que c’est dans cette médecine de proximité et de prévention que l’on fera à la fois des économies, et qu’en même temps on pourra investir dans les hautes technologies médicales dans les hôpitaux pour que, aussi, tous les Français puissent accéder à la haute technologie médicale, dans les CHU en particulier et pas seulement quelques Français, que tout le monde puisse accéder au meilleur de la santé.
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