ENVIRONNEMENT ET CO-DEVELOPPEMENT

Publié le par EXCOFFIER

Compte rendu du DEBAT PARTICIPATIF à ANNEMASSE sur le thème : ENVIRONNEMENT ET CO-DEVELOPPEMENT

Fiche de synthèse d’un débat participatif

 

Thème

Environnement et co-développement

Synthétiseur(s)

 

Julien Beauchot secrétaire de section (julien.beauchot@wanadoo.fr)

Section(s)

 

Comité(s)

 

Section Annemasse Agglomération

Fédération de Haute Savoie

Débat(s)

 

Annemasse

18 janvier 2007

36 personnes (dont 23 socialistes)

 

En noir les interventions sur l’environnement.

En rouge les interventions sur le co-développement.

 

 

1. Constats partagés au cours du débat

 

 

Grandes Tendances

« Pépites » et Témoignages

 

Un locataire n’a aucun moyen de rendre son foyer plus écologique sans l’autorisation difficile à obtenir du propriétaire.

 

Certains PLU/POS empêchent l’installation de panneaux solaires sur les toits en centre ville.

 

Interrogation sur la formation qu’ont les architectes sur les questions environnementales.

 

La coopération en matière environnementale entre collectivités locale et l’Etat est difficile.

 

On ne fait pas payer les risques environnementaux à long terme.

 

L’Etat ne montre pas l’exemple dans le cadre de la construction de programmes immobiliers.

 

Le logement en HQE est impossible à financer par les collectivités locales, l’Etat qui incite devrait suivre financièrement.

 

La réglementation joue un rôle important comme on a pu le voir dans le cadre de l’industrie automobile.

 

Notre gestion des déchets est une bombe à retardement pour les nappes phréatiques.

 

L’agriculture va jouer un rôle central dans de le développement durable. Attention à la dépendance que les OGM pourront entraîner pour les paysans.

 

Une personne qui fait construire sa maison souhaitait un habitat HQE. Mais la facture explose quand on utilise ces méthodes, ce qui est lourd à supporter surtout en période de flambée immobilière.

 

2. Causes de la situation actuelle

 

 

Grandes Explications

Pépites et Témoignages

 

Contradiction profonde entre économie et environnement. Les intérêts des deux ont du mal à se rencontrer. D’où le rôle central de l’Etat comme régulateur.

 

Arrogance importante de l’Etat qui prend beaucoup de décisions sans débat public (choix énergétiques) et qui laisse peut de place aux citoyens pour agir.

 

La volonté européenne d’innovation est insuffisante, pourquoi devons nous importer les véhicules hybrides ?

 

Difficulté à harmoniser le tri des déchets en raison des innovations constantes dans ce domaine. De plus ce dernier est il efficace quand chacun prend sa voiture pour amener ses bouteilles vides ?

 

Difficulté à traiter l’environnement par les politiques. En effet seule une baisse de notre niveau de vie permettra notre survie à long terme et cela n’est pas très porteur lors d’élections.

 

Les gens pensent encore qu’ils peuvent vivre à 50 kilomètres de leur lieu de travail. Les problèmes environnementaux vont avec.

 

L’immigration n’est pas un choix pour les immigrés, c’est une question de survie, elle est causée par le non développement.

 

 

Les paysans sont les plus pauvres du monde en raison de la souveraineté alimentaire. En agissant de la sorte, nous avons cassé les systèmes locaux d’alimentation.

 

 

La moralité dans les relations internationales n’existe que très peu. (dévaluation de 1981 en voulant payer à l’Algérie son énergie au prix du marché).

 

 

Un problème est également la question des règles du jeu notamment à l’OMC. Les intérêts sont inégaux et déséquilibrés.

Attention à l’hypocrisie de la sortie du nucléaire. L’Allemagne en est sortie mais achète de l’électricité nucléaire à la France car sa production est insuffisante. De même la Suisse achète de l’électricité nucléaire la nuit pour faire remonter de l’eau dans ses barrages ; son électricité est alors hydro-nucléaire…

 

3. Propositions

 

 

Grandes Idées

Pépites et Témoignages

 

Permettre aux locataires d’avancer l’argent pour des modifications allant dans le sens d’une excellence environnementale pour son logement. L’investissement devrait ensuite être déduit de son loyer.

 

Nécessité de mettre en place des contrats entre l’Etat et les collectivités locales.

 

Dualité entre taxe et incitation :

-         mise en place d’une vignette en fonction du CO2 émis par les véhicules (mais mauvaise image de la vignette), taxe à l’achat du véhicule, taxe sur les produits émis dans l’air (solvants dans le cadre de l’industrie) sur le même modèle que la TVA

-         le problème de la taxe est que se sont souvent les plus démunis qui la paient. Il faut s’attaquer à la source à savoir les industries automobiles et les promoteurs immobiliers

 

Il faut obliger les compagnies pétrolières à investir dans les énergies renouvelables, voir taxer les actionnaires de ces compagnies pour faire pression.

 

Il faudrait généraliser les agendas 21 dans toutes les collectivités (pourquoi pas par une loi) car ce processus fait intervenir de manière conjointe les citoyens et la puissance publique.

 

L’Etat pourrait obliger les communes à avoir des objectifs environnementaux quantifiables à mettre en place dans des plans quinquennaux sur le même modèle que la loi SRU. Des subventions seraient attribuées en plus des dotations de l’Etat. Les sanctions restent à définit.

 

Il doit y avoir un débat national sur le nucléaire et sur la politique énergétique de la France. Notre pays est l’un des seuls en Europe où les citoyens n’ont jamais eu leur mot à dire sur ces questions.

 

La fiscalité locale a un rôle à jouer mais en portant sur ceux qui ont un pouvoir effectif de changer les choses.

 

Il y a un marché des déchets, donc de l’argent à gagner. L’Etat doit inciter à l’innovation dans ce domaine.

 

Equilibre à trouver entre immigration et développement. La politique de co-développement doit être européenne.

 

 

La politique de co-développement doit être morale :

 

-         plus de Françafrique

 

-         l’aide apportée ne doit plus se faire dans le but d’intérêts économique avec les pays en question (je ne te donne pas de l’argent pour que tu m’achètes des armes)

 

 

Savoir à quel niveau nous pouvons mener la politique de co-développement :

 

-         par les organisations internationales (ONU, OMS, OMC, FMI…)

 

-         par les Etats chacun de son côté

 

-         par les Etats avec un partage des pays à aider (risque de néo-colonialisme)

 

-         par les ONG

 

 

Le budget de la solidarité ne peut plus rester à 0,3%. Mais en même temps il est nécessaire de contrôler sur le terrain la bonne utilisation des fonds.

 

 

L’activité du co-développement doit se recentre sur l’éducation et l’accès à l’eau.

 

 

Le co-développement est également à envisager plus concrètement au niveau européen. Pour l’instant seule la compétition existe entre les pays. Un cadre législatif est nécessaire pour ne plus voir de bidonvilles à Paris où s’entassent des ressortissants bulgares et roumains.

 

 

Les échanges culturels et scolaires entre pays doivent se faire ? C’est par ce biais que l’on développe une conscience de responsabilité. Des bourses devraient être plus largement offertes.

Le puit canadien : dans le cadre de la ventilation des bâtiments, au lieu d’utiliser directement l’air venant de l’extérieur (ce qui pose problème en hiver), il est possible de le faire d’abord circuler sous la maison afin que ce dernier se tempère.

 

Choisir son énergie à Genève : le service public de l’énergie à Genève (SIG) propose à ses clients de choisir entre différents types d’énergies : nucléaire, propre, hydraulique… Le prix de l’électricité est plus important quand cette dernière est propre mais un grand nombre de genevois la choisissent quand même par fibre écologique. Pourquoi ne pas faire la même chose en France ?

 

L’administration genevoise : l’intégralité du papier utilisé dans l’administration genevoise est du papier recyclé (même pour les diplômes ou les contrats…). Peut-on donner aux collectivités locales cette possibilité ?

 

L’Allemagne et les consignes : afin de gérer les tri des déchets, les bouteilles en Allemagne sont consignés. Plus une seule ne traîne dans la nature et cela créé de l’emploi.

 

Attention à la bataille des mots : aujourd’hui même les socialistes parlent de « problème de l’immigration ». Il s’agit d’une lepénisation rampante des esprits. On peut parler de question ou de problématique mais pas de problème.

 

 

 

 

 

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Publié dans segolene

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