CONTRIBUTION AU DEBAT SUR LES TRANSPORTS

Publié le par EXCOFFIER

      

CONTRIBUTION DE LA SECTION SOCIALISTE DE CHAMONIX

UNE AUTRE POLITIQUE DES TRANSPORTS

 

Sur le problème du fret et des transports routiers, notamment internationaux, si le niveau des propositions du notre parti marque des avancées par rapport à l'avant 2002, en particulier via la préconisation du ferroutage et le thème du développement durable, la question du transport demeure à l'évidence encore secondaire pour le PS et très en retrait par rapport à la nécessité d'actions urgentes au niveau national et européen.

 

En témoigne, sept ans après la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc, les incertitudes et les débats qui continuent d'entourer le projet du Lyon-Turin et son éventuel financement. Si tous les partis - à l’exclusion du FN et des rouges et verts italiens - y sont favorables, s’il y a une réelle volonté de la région Rhône-Alpes, l’Etat est aujourd’hui financièrement défaillant et du côté de l’Europe la confirmation de l’engagement annoncé se fait attendre, tant en raison de l’indécision de la France et de l’Italie que de l’affaiblissement du budget européen.

 

Le combat mené au Mont-Blanc, devenu "symbolique" après 1999, auquel notre section prend part depuis l'origine, avec les élus et les associations locales, nous fait porteurs de 2 volontés:

 

a. Proposer, faire aboutir "une autre politique des transports en France et bien sûr en Europe", ce qui passe par:

 

. l’exigence de la vérité des prix; les transports de marchandises - notamment routiers- devant financer réellement la réalisation, l'entretien et l'amélioration des réseaux qu'ils utilisent.

 

. l’application de pénalités fiscales dissuasives aux transports routiers longues distances (TIR).

. un soutien généralisé à "l'inter modalité", associant en transport combiné, ferroviaire, routes, voies d'eau et maritime ; ceci par des mesures d’incitation ouvertes et non par la promotion de la seule technique du ferroutage.

. la définition et la mise en place d’un mode de gestion équilibré du service transport de fret ferroviaire, prenant appui sur des moyens et obligations qui donnent sa vraie place à la SNCF, dans un contexte de concurrence.

Pour cela investir dans la réalisation d'infrastructures préservant l’environnement, tant au plan national qu’européen, au niveau des grands axes, des contournements urbains et en particulier des franchissements montagneux,... via le recours à l'emprunt à long terme et/ou à l'impôt, et y compris l'accroissement nécessaire du budget européen.

 

b. Parallèlement, inciter à remettre en cause nos propres comportements de consommation      ( achats à contre saison, au moindre coût, en juste à temps, …), de modes de déplacement       ( voiture individuelle, 4X4, …); et s’agissant des entreprises, la multiplication des transports inutiles du fait de règles inadaptées ( détaxes des carburants, chasse aux primes européennes, fiscalité sur les stocks, ...), d'où toujours plus de camions et de véhicules sur les routes (faute de crédibilité du transport ferroviaire), de pollutions et d'atteintes à l'environnement, sans oublier les effets en matière de distorsions de concurrence et de délocalisations.

Toutes choses qui - s’agissant de développement durable, aujourd’hui dans tous les discours -    devraient nous inciter à pousser nos analyses et à développer des propositions concrètes à la hauteur des enjeux, du niveau local et régional à ceux du continent et de la planète ( climat, eau, énergie, …) assorties d'engagements fermes et de moyens identifiés.

Pour que le débat s'instaure, n'hésitez pas à laisser un commentaire et des propositions 

 

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Publié dans segolene

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