S. ROYAL SUR TF 1

Publié le par EXCOFFIER

08/07/2007 TF1 Sept à huit - interview de Ségolène Royal


Anne-Sophie LAPIX : C'était une icône, une princesse des cOEurs à la française, exaltée par sa mission, transcendée par le soutien de son peuple. Ségolène Royal aurait pu devenir la première femme Présidente de la République française, mais elle a échoué.

Harry ROSELMACK : Et la chute fut rude. La déception à la hauteur de l'enthousiasme manifesté pendant la campagne. Pourtant, la candidate défaite ne s'est pas effondrée, elle tient le cap en marge de l'appareil du Parti Socialiste séparée de celui qui fut son compagnon pendant plus de 25 ans, François Hollande.

Anne-Sophie LAPIX : Pour la première fois, Ségolène Royal parle de son parcours, de son échec et s'ouvre sur ses blessures de candidate et de femme. C'est le portrait de la semaine de Thierry Demaizière.

Thierry DEMAIZIERE : Ses adversaires l'espéraient à terre et sans voix. Terrassée par la défaite, abîmée par sa séparation, isolée au PS, mais Ségolène Royal n'a même pas un genou à terre, même si quelquefois son regard et ses silences laissent imaginer la violence des coups reçus dans cette bataille perdue. Ségolène Royal vaincue n'est jamais défaite. Qu'est-ce qui se passe chez un leader comme vous, un fauve politique comme vous, qui êtes programmée depuis des mois, nuit et jour, matin au soir, pour cette victoire, le moment où vous réalisez que vous ne l'avez pas gagné ? Qu'est-ce qui se passe au fond de soi ? C'est un moment de doute...

Ségolène ROYAL : C'est...

Thierry DEMAIZIERE : ... de souffrance, de... ?

Ségolène ROYAL : C'est un moment de très lourd de déception. Mais, à la limite, pas tellement pour moi-même. C'est, je pense, immédiatement, quand...

Thierry DEMAIZIERE : Aux militants et aux autres ?

Ségolène ROYAL : Oui. Aux millions de gens qui se mettent à pleurer et qui, encore aujourd'hui, quand je suis retournée, après, dans les quartiers, dans les villes, à la gare...

Thierry DEMAIZIERE : Ils ont encore les larmes aux yeux ?

Ségolène ROYAL : Oui. Ils ont encore les larmes aux yeux et...

Thierry DEMAIZIERE : Et vous, vous les avez eues, les larmes aux yeux ?

Ségolène ROYAL : Non ! Non !

Thierry DEMAIZIERE : Vous vous êtes interdit ça ?

Ségolène ROYAL : Oui ! Oui, parce que c'est du... les autres étaient tellement tristes que moi, je devais rester solide, quoi !

Thierry DEMAIZIERE : Et vous ne pensez pas que les larmes...

Ségolène ROYAL : Comme une mère de famille qui tient ses enfants debout, oui.

Thierry DEMAIZIERE : Quoi doit rassurer ?

Ségolène ROYAL : Qui doit rassurer, qui doit rester debout, oui, qui doit rester le phare, la solidité et le...

Thierry DEMAIZIERE : Et vous ne craignez pas, dans les mois qui viennent, que les défenses vont partir et qu'effectivement l'émotion va arriver, qu'il va falloir lâcher un peu ?

Ségolène ROYAL : Non, parce que l'émotion est quand même là. Elle est continue. Et en même temps, ce qui est extraordinaire, c'est que les gens ne nous reprochent rien. Ils nous disent merci. Et le soir où cette image surprenante du second tour, où je suis sur le toit du Parti Socialiste, où la foule est là et crient : "Merci Ségolène". C'est une foule à la fois triste et en même temps une foule fière de cette campagne, et qui sent qu'il y aura une suite. Nous allons continuer ensemble. Et, c'est pour cela que je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite qu'il y a quelque chose s'était soulevé.

Thierry DEMAIZIERE : Et vous saviez que la suite allait être assi compliquée ?

Ségolène ROYAL : La suite est très compliquée. Tous ensemble, tous ensemble, ouais ouais !

Thierry DEMAIZIERE : Tous ensemble, mais tous ensemble contre elle au PS. Elle a senti le vent se lever, mais c'est la tempête qui est arrivée et le putsch qui a raté. Son armure de Jeanne d'Arc ne l'a pas protégé des coups qui font mal.

Ségolène ROYAL : Il y a des traces qui m'ont marqué.

Thierry DEMAIZIERE : Qui vous ont blessé ?

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : Venant de vos amis ?

Ségolène ROYAL : C'est trop dur.

Thierry DEMAIZIERE : C'est trop dur, vous dites ?

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : Vous ne pensiez pas que cela serait aussi dur que ça ?

Ségolène ROYAL : Non. Les attaques de son propre camp, je crois que, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable, et sans doute le point de faiblesse le plus lourd par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche.

Thierry DEMAIZIERE : Certains jours, vous avez dit : "J'ai l'impression que c'était une PME face à une multi-entreprise".

Ségolène ROYAL : Oui, un peu ça. Je crois que c'est vrai, on a vu beaucoup de...

Thierry DEMAIZIERE : La PME, c'était vous ou le PS ?

Ségolène ROYAL : C'était moi aussi, je pense. Donc il y a eu de l'improvisation dans l'organisation.

Thierry DEMAIZIERE : Pendant la campagne, vous avez dit : "Si je perds, je serais la seule responsable". Depuis, vous avez une difficulté, dit-on un peu, à l'autocritique. Est-ce que cette difficulté que vous avez à l'autocritique, cela vient d'une fierté que vous avez ou vous avez du mal à admettre vos erreurs ?

Ségolène ROYAL : Ca vient du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, indécentes même. Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaque très condescendantes. Donc, comme ils ont fait déjà ces critiques, si en plus, moi, je faisais une autocritique, mais je la ferais à la rentrée, donc je l'écris actuellement, et donc je la publierais dans toutes ses dimensions, dans toutes ses facettes.

Thierry DEMAIZIERE : Est-ce que de temps en temps, vous vous êtes dit : "On m'attend tellement, on m'attend tellement que je vais sourire" ? Ce n'est pas un souhait de circonstance, ça a été un sourire en toutes circonstances. Vous avez beaucoup souris, presque comme un sourire armure.

Ségolène ROYAL : Peut-être. Peut-être que c'est une forme d'autodéfense. D'abord, je me suis découverte d'une capacité de résistance, je crois, hors du commun.

Thierry DEMAIZIERE : Qu'est-ce que vous avez découvert des autres que vous ne connaissiez pas avant, avant cette campagne, en dehors de la ténacité et du courage ?

Ségolène ROYAL : C'est déjà beaucoup. Je crois à la ténacité, la capacité de résistance, le courage, et puis découvrir aussi l'affection des gens, le...

Thierry DEMAIZIERE : Vous aimez parler d'amour dans les meetings...

Ségolène ROYAL : L'amour des gens, c'est incroyable.

Thierry DEMAIZIERE : Vous avez reçu de l'amour ?

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : On le ressent physiquement ?

Ségolène ROYAL : Oui. C'est extraordinaire ça, oui. Bien sûr ! C'est ce qui fait tenir, d'ailleurs, dans une campagne, parce qu'on se reconstruit, on se... on va reprendre de l'énergie au contact des foules qui attendent, qui écoutent, qui palpitent, qui...

Thierry DEMAIZIERE : Et vous vous sentez en devoir par rapport à ces gens-là ?

Ségolène ROYAL : Oui, bien sûr.

Thierry DEMAIZIERE : Devoir de continuer ?

Ségolène ROYAL : Bien sûr. J'ai une responsabilité à l'égard d'eux.

Thierry DEMAIZIERE : On n'a jamais su comment vous avez vécu cette sorte de vénération qu'il y a eu autour de vous. On vous a un peu icônisée, l'icône, la madone. On parlait de l'ovale de votre visage, de vos tailleurs blancs.

Ségolène ROYAL : Aimons-nous les uns les autres !

Thierry DEMAIZIERE : Et il y avait une sorte de ferveur, même dans les meetings, qu'on sentait...

Ségolène ROYAL : Oui, c'est vrai.

Thierry DEMAIZIERE : Et au dernier, vous avez même dit : "Aimez-vous les uns les autres". Comment vous l'avez vécu, ça ?

Ségolène ROYAL : Oui, il y avait une ferveur, il y avait une fierté, je pense, une admiration pour ce... une femme qui se lève, qui est courageuse, qui avance quoi qu'il arrive.

Thierry DEMAIZIERE : Mais le fait de vous transformer en madone, vous disiez quoi, vous ? Ils vont trop loin ?

Ségolène ROYAL : Non, non. Je... Oui, oui. Non, je ne sais pas. Je ne me sens pas du tout le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante. Mais, c'est vrai que c'était touchant cet engagement.

Thierry DEMAIZIERE : Il y a deux moments où vous avez vraiment fondu l'armure, c'est au premier meeting lorsque vous avez mis votre main au ventre.

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : Chevillée au corps pour parler des gamins de banlieue.

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : Il y a quelque chose qui s'est passé dans la salle, et quelque chose qui s'est passé en vous, aussi ?

Ségolène ROYAL : Oui, sans doute. Oui.

Thierry DEMAIZIERE : Comme si vous étiez presque transcendée. Vous l'avez vécu comme ça ?

Ségolène ROYAL : Oui. Oui, parce que je crois que c'est... je le pense depuis des années. Donc c'est peut-être qu'apparaissait à la surface, un combat de toujours, quand je...

Thierry DEMAIZIERE : Vous l'avez répété ? Vous saviez que cela arriverait comme ça ?

Ségolène ROYAL : Non, je n'ai pas répété. Je l'ai là, chevillée au corps, parce que je sais, au fond de moi, en tant que mère, que je veux, pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants.

Thierry DEMAIZIERE : Qu'est-ce qui se passe en vous pour que, d'un seul coup, ça explose, quelqu'un d'autre apparaît presque ?

Ségolène ROYAL : Je pense que c'est le fait de tout donner à un moment. C'est-à-dire, de n'avoir plus la pudeur du discours politique ripoliné. C'est à la fois une improvisation, mais en même temps, qui porte une force intérieure qui a été retenue longtemps.

Thierry DEMAIZIERE : Le soir du premier tour, on l'a vue sonnée pour la première fois. Elle arrivait si tard devant les caméras. On a tous imaginé qu'elle savait, ce soir-là, qu'elle avait perdu. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que le soir du premier tour, il y a eu un moment, comme ça, de doute ? Vous vous êtes dit que cela va être plus compliqué que ça, que peut-être vous aviez perdu ?

Ségolène ROYAL : Je ne me le suis pas dit, non. Je pensais que je devais, que je pouvais gagner, disons que ce n'est pas cela que je me suis dit. Mais c'est vrai que l'écart était rude, et que la façon dont Nicolas Sarkozy avait réussi, quand même, à capter les voix de l'Extrême Droite dès le premier tour, donc l'écart était grand.

Thierry DEMAIZIERE : Alors que la défaite, pour elle, sonnait que le camp d'en face exultait, et que le PS s'étripait, Ségolène Royal tentait de prendre Solferino en passant par le toit, laissant pantois ses amis et ses ennemis devant tant de culot et d'énergie. Et d'où vient cette pêche, cette ténacité, il paraît que c'est votre principale qualité et votre principal défaut ?

Ségolène ROYAL : Eh bien, d'abord, j'ai toujours eu conscience que si moi je m'écroulais, c'en était... c'était tellement exceptionnel qu'une femme soit désignée, soit pour la première fois en France, candidate à l'élection présidentielle...

Thierry DEMAIZIERE : Vous n'aviez pas le droit de vous écrouler ?

Ségolène ROYAL : Oui. Je n'avais pas le droit de m'écrouler. Ils attendaient tous, là, que je m'écroule, y compris en cours de campagne. Enfin tous... certains attendaient.

Thierry DEMAIZIERE : Et par rapport à...

Ségolène ROYAL : Mais je n'avais pas le droit. D'abord pour les femmes, parce que derrière, c'était quand même un enjeu très important. On aurait dit : "Ben, tu vois, Ségolène Royal, elle a voulu sortir du rôle traditionnel, tu as vu ce qui lui est arrivé ?" Ca, j'avais une conscience extrêmement aiguë, que je devais tenir impérativement, coûte que coûte. Je devais montrer que dans la longue marche des femmes, on débouchait sur quelque chose de nouveau.

Thierry DEMAIZIERE : C'est pour ça que vous vous interdisez à la sensiblerie, à l'épanchement. Vous refusez vos larmes. Est-ce que vous avez peur qu'on vous dise : "Vous voyez, c'est une femme, elle pleure" ?

Ségolène ROYAL : Non, parce que j'ai mes moments de sensibilité aussi. Je pleure très facilement devant les films tristes. Donc, non, cela je... mais, j'ai une pudeur personnelle sur l'exhibition, oui.

Thierry DEMAIZIERE : Mais je sais que vous ne voulez pas revenir sur votre séparation avec François Hollande, mais comment vous avez vécu le fait que vous soyez obligée d'en faire un communiqué de presse et que ça fasse l'objet de tant d'articles ?

Ségolène ROYAL : Mais ça, je ne veux pas en parler parce que, justement, d'autres en ont déjà tellement parlé. Et je crois qu'il y a un moment, bon, où les choses doivent être... on doit reprendre sa vie en main, quand l'épreuve...

Thierry DEMAIZIERE : Je peux simplement vous poser une seule question ? Est-ce que la politique abîme la famille, abîme le couple ?

Ségolène ROYAL : Pas forcément, parce qu'elle peut aussi rapprocher. Quand on est deux à être engagés en politique, ça rapproche aussi énormément. Bon. Mais, en même temps, il y a des circonstances privées qui font que, à un moment, les choses ne sont plus tenables, quoi, voilà. Et quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment : "Ce n'est plus comme ça que je vois les choses et ce n'est plus supportable".

Thierry DEMAIZIERE : Et d'où vient cette capacité que vous avez à décider de votre vie et à dire non, d'avoir dit non à un moment à votre père, à dire non quand ça ne vous va pas, à dire non.

Ségolène ROYAL : Eh bien c'est, je crois, le sentiment de respect mutuel, c'est d'exiger à un moment qu'on soit aussi respecté par les autres, et quand on sent que le respect n'est plus là, que la dignité est atteinte, à ce moment-là il faut se mettre debout et dire : "Ce n'est plus comme ça que je vois les choses. Je les vois autrement, je vais les faire autrement".

Thierry DEMAIZIERE : Et vous avez toujours été debout ?

Ségolène ROYAL : Non, parce que j'ai mes faiblesses aussi, et mes... Et voilà ! Et puis, il peut m'arriver des choses. Ce qu'il y a de pire, je pense, c'est la mort d'un enfant, le handicap d'un enfant.

Thierry DEMAIZIERE : Dans le livre que vous avez écrit, que vous avez écrit avec Marie-Françoise Colombani, vous avez expliqué que c'était la seule chose qui aurait pu vous faire arrêter la politique, la maladie...

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : ... ou le handicap d'un de vos enfants.

Ségolène ROYAL : Oui.

Thierry DEMAIZIERE : Qu'est-ce qui pourrait vous faire arrêter, aujourd'hui, la politique ?

Ségolène ROYAL : La même chose. La mort d'un enfant, le handicap d'un enfant, la grande souffrance d'un de mes enfants, parce qu'il faudrait que je lui donne du temps, voilà. Et ce temps, je leur en ai pris beaucoup hein, au cours de cette carrière politique. Quand il y a des épreuves comme ça, humaines terribles, il faut donner son temps, quoi. Au bout du compte, c'est l'instinct maternel qui l'emporterait, ça c'est évident.

Thierry DEMAIZIERE : Et intimement, vous êtes toujours sincèrement convaincue que vous serez un jour président de la République ?

Ségolène ROYAL : Je crois que ce n'est pas impossible.

Thierry DEMAIZIERE : Dans cinq ans, dans dix ans.

Ségolène ROYAL : Ca reste une possibilité et je le sens intimement. Ca peut arriver, voilà.

Thierry DEMAIZIERE : Dans cinq ans ou dans dix ans ?

Ségolène ROYAL : Mais ça veut dire que cette fois, il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif.
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Manuel Valls veut "dépoussiérer" le PS et changer le nom du parti <br /> <br /> PARIS, 15 juil 2007 (AFP) - Manuel Valls, député socialiste de l'Essonne, a suggéré dimanche que le Parti socialiste "change de nom" et "dépoussière" son fonctionnement, sans attendre les municipales de 2008, en affirmant que "le train-train est mortel". <br /> "J'aime bien provoquer le débat. 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"Il fallait commencer ce débat tout de suite et j'espère que de la part de François Hollande la volonté d'accélérer". <br /> "Ce train-train est mortel, y compris dans la guerre de mouvement que nous livre Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté. <br /> Le député de l'Essonne a indiqué avoir envie "de participer pleinement à la rénovation de la gauche" et "de prendre des responsabilités" au sein du parti. <br /> Manuel Valls a indiqué qu'il participerait lundi à la réunion organisée par Ségolène Royal avec ses partisans, en jugeant qu'"on a été très injuste à son égard". "Elle a créé une relation avec 17 millions de Français, elle a créé l'espoir", a-t-il rappelé. <br /> <br /> Signez la pétition pour commencer la rénovation MAINTENANT ! >>><br /> http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---petition-pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html<br /> <br /> <br /> Alain Rousset (PS) veut une rénovation rapide du PS <br /> <br /> BORDEAUX, 12 juil 2007 (AFP) - Le président PS du conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset, a réclamé "un calendrier beaucoup plus court" pour la rénovation du PS et n'a pas caché son intérêt pour la mairie de Bordeaux, dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien Sud Ouest. <br /> "Je demande (...) à François Hollande de nous fixer un calendrier beaucoup plus court que fin 2008 pour que, en quatre mois, d'ici fin 2007, le PS ait changé, d'image et, peut-être, de fonctionnement", a déclaré M. Rousset, qui est également président de l'association des régions de France. <br /> "Tout le monde est dans un discours de rénovation mais le parti n'est pas au travail sur cette rénovation. Il reste trop centralisé. Jacobin", a-t-il regretté, soulignant le "paradoxe" d'un parti qui "n'a pas un projet crédible à l'échelle nationale alors qu'(il) a à l'échelle locale des réussites". <br /> "Nous traînons des boulets au pied que les électeurs de gauche ne comprennent plus. Ces discours pseudo-révolutionnaires n'ont plus aucun sens", a-t-il regretté, appelant le PS à "franchir ce pas que d'autres partis sociaux-démocrates européens ont fait depuis des années". <br /> Le parti socialiste français doit "accepter ce qu'est la social-démocratie, l'économie de marché, la nécessité de créer des entreprises" tout en "mett(ant) en place un mode de régulation, des filets de sécurité sociaux", selon M. Rousset. <br /> Interrogé sur son "envie" de se présenter aux municipales à Bordeaux en 2008, Alain Rousset a répondu par l'affirmative, tout en déclarant n'avoir aujourd'hui "pas pris (sa) décision". <br /> Alain Rousset, élu député de Gironde le 17 juin, a annoncé fin juin sa décision de quitter la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) qu'il occupait depuis décembre 2004, pour cause de cumul des mandats. Son successeur sera élu vendredi. Il a été réélu le 5 juillet à la tête de l'Association des régions de France (ARF). <br /> <br /> Signez la pétition pour commencer la rénovation MAINTENANT ! >>> http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---petition-pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> PETITION POUR COMMENCER LE TRAVAIL DE RENOVATION SANS ATTENDRE<br /> Nous, militants de base du parti socialiste, réclamons une consultation directe, soit un vote des adhérents en section, afin d'avancer le calendrier du prochain congrès de l'automne 2008 à l'automne 2007. <br /> La refondation ne s'accomplira pas du jour au lendemain et elle ne peut plus attendre une nouvelle année perdue. <br /> Seul un congrès peut obliger les uns et les autres à se positionner clairement dans cette perspective. <br /> Il faut un sursaut. Puisqu'il n'est pas venu du Conseil National, il faut que ce sursaut arrive de la base, des militants.<br /> <br /> Selon le titre 6 des statuts du parti, il suffit que 15% des militants demandent cette consultation (p. ex. ici sur la date du congrès) pour qu'elle ait lieu :<br /> <br /> 6.11 Consultation directe des adhérents<br /> <br /> Sur proposition du (de la) premier(e) secrétaire du Parti,<br /> du bureau national,<br /> de 35 fédérations,<br /> ou A LA DEMANDE D'AU MOINS 15% DES ADHERENTS...<br /> <br /> <br /> Redonnons la parole aux militants : contre le retour de l'immobilisme, exigeons la tenue d'un congrès anticipé à l'automne 2007. <br /> <br /> Signez la pétition (infra), et surtout faites-la signer & circuler autour de vous !<br /> Affichez le lien sur vos blogs, parlez-en au sein de vos réunions de section !<br /> <br /> Signez la pétition pour commencer la rénovation MAINTENANT ! >>> http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---petition-pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html<br /> <br />
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