LE CALENDRIER DE S. ROYAL

Publié le par EXCOFFIER

PARIS (AFP) - Ségolène Royal est sortie de son silence jeudi dans un entretien à l'AFP, en indiquant qu'elle avait choisi ces dernières semaines de travailler "à l'abri des médias" pour "mettre en place" ses équipes et préparer sa rentrée, le 25 août, une semaine avant l'université d'été du parti

Depuis près de deux semaines, l'ex-candidate à la présidentielle était restée silencieuse, en dépit d'une abondante actualité.

Jeudi, Le Parisien parlait même de sa "grande solitude" et de la désertion de certains de ses fidèles.

Mais pour l'ex-candidate à l'Elysée, de telles informations sont "totalement infondées".

"Je travaille à l'abri des médias, c'est un choix délibéré", confie-t-elle, indiquant avoir refusé "plusieurs émissions ou interviews".

"Je n'ai pas peur du vide, il faut savoir travailler dans le silence pour mieux rebondir", ajoute-t-elle. "Je mets en place mes équipes", précise-t-elle, indiquant avoir eu "encore une réunion de travail mercredi soir".

Christophe Chantepy, qui fut son directeur de cabinet, continue à présider l'association Désirs d'avenir, qui tient des assemblées générales à l'initiative de comités locaux.

Jean-Louis Bianco, qui lui parle au téléphone tous les jours, s'occupe des parlementaires, dont "une soixantaine" ont fait savoir qu'ils souhaitaient travailler avec elle.

L'avocat Jean-Pierre Mignard, dit-elle, travaille "sur la refondation du parti".

Ségolène Royal dit aussi "rencontrer des gens": économistes, chercheurs, experts, élus, des "contacts individuels de fond, de réflexion, pour préparer l'avenir", dit-elle.

Elle réunira un séminaire le 16 juillet à l'Assemblée nationale, sur l'après campagne présidentielle, "une première réunion de travail interne de débriefing" où seront conviés des parlementaires, des maires, des premiers fédéraux, des experts et intervenants extérieurs...".

"Au total, estime-t-elle, "une centaine de personnes".

Certains dans son entourage auraient sans doute voulu que ce "débriefing" intervienne plus tôt, mais c'est "un choix" de sa part d'avoir attendu. "Je me suis donné un délai pour réfléchir, les gens peuvent comprendre qu'il faut un temps pour tout", dit-elle.

Et la présidente de la région Poitou-Charentes fera sa rentrée politique une semaine avant l'université d'été de La Rochelle, le 25 août, lors de la "Fête de la rose", dans son fief de Melle (Deux-Sèvres).

"Ce sera mon propre événement politique, ma première prise de parole publique" après la période électorale, précise-t-elle.

L'an dernier, alors qu'elle n'était pas encore candidate, c'est à la "Fête de la rose" de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dans le fief d'Arnaud Montebourg, qu'elle avait fait sa rentrée politique.

Elle prévoit de sortir en septembre un livre sur la campagne présidentielle, qui pourrait être écrit à plusieurs mains.

Auparavant, elle aura pris des vacances "en France, avec enfants et amis", à partir du 20 juillet et pour environ "un mois"

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Publié dans segolene

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