COMPOSITION DU GOUVERNEMENT, SMIC, 35 h, RTENOVATION DU PS ... S. ROYAL S'EXPLIQUE
Ségolène Royal: la composition du gouvernement doit "interpeller le PS" PARIS, 20 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal a déclaré mercredi que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait "interpeller le PS", souhaitant qu'"il se passe quelque chose rapidement" dans son parti. "Ca doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard" à propos de la diversité, a déclaré Mme Royal à l'émission "Question d'info" (LCP-Le Monde-France Info), reconnaissant qu'il y a "quelques figures symboliques fortes qui entrent au gouvernement". Sur ce point comme sur la participation d'hommes et femmes de gauche au gouvernement, dont certains "ont été très proches de moi pendant la campagne électorale", a-t-elle relevé, la présidente de Poitou-Charentes a jugé que "ça doit interpeller le parti socialiste". "Je pense qu'il faut qu'il se passe quelque chose rapidement, qu'il y ait du mouvement, que les gens sentent que le PS redevient un lieu de discussion, de refondation idéologique, de travail, attire les meilleurs pour (...) faire converger vers nous des forces vives avant qu'elles ne partent", a ajouté Mme Royal. Critiquant le langage du parti, comme les mots "motion" et "congrès", elle a estimé qu'il fallait "tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire". "Il faut redonner la parole aux militants. Je veux être la garante de la démocratie interne dans le parti socialiste. (...) Plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Et plus les militants auront la parole tôt, plus le PS pourra se réformer", a poursuivi l'ex-candidate à l'Elysée. Elle s'est dite "favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités" car "sinon, il y a un risque d'inertie" et de départ des militants. Evoquant le Conseil national du PS samedi où François Hollande proposera le maintien du congrès à l'automne 2008, Ségolène Royal a affirmé : "Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite pour trancher une ligne politique". tm/em/ei PARIS (AP) - "Le Smic à 1.500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas été du tout crédibles", a reconnu mercredi Ségolène Royal, jetant un petit pavé dans la mare. "Moi-même j'avais un doute là-dessus", a expliqué l'ancienne candidate socialiste. Durant la campagne, elle s'était engagée à porter le Smic à 1.500 euros brut en cinq ans et s'était montrée évasive sur la question des 35 heures, la renvoyant à la négociation sociale sans jamais s'opposer ouvertement à leur généralisation, prévue dans le projet du PS. Elle a expliqué avoir défendu ces mesures "par cohérence avec le projet socialiste". "Le Smic à 1.500 euros était une idée phare de Laurent Fabius", a noté Ségolène Royal lors de l'émission "Questions d'info" pour LCP-Le Monde-France Info qui devait être diffusée dans la soirée sur la chaîne parlementaire, renvoyant ainsi la balle à l'ancien Premier ministre. A trois jours d'un conseil national capital sur la refondation du PS, Ségolène Royal, qui ne cache plus son ambition de s'emparer de la tête du parti, a sonné la charge. "Il faut tout revoir de fond en comble", a-t-elle tonné. Prenant les militants à témoin, elle a préconisé qu'un référendum interne soit organisé au PS -ses partisans le voudraient avant l'été. "Je suis favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités politiques", sinon "il y a un risque d'inertie" et "dans l'absence de mouvement on s'étiole", a-t-elle averti. "Ce dont j'ai souffert lors de l'élection présidentielle, c'est le déficit de clarification du projet politique", a souligné la candidate défaite. Par ailleurs, "j'ai une vision des alliances politiques et en particulier du travail qu'il faut faire avec le centre gauche" qui "n'est pas forcément le choix de tous les socialistes". Dès lors, "il faut redonner la parole aux militants", a-t-elle plaidé. "Je veux être la garante de la démocratie interne dans le Parti socialiste. C'est aux militants de trancher les choix et la ligne politique" et "plus les militants auront la parole tôt, plus le Parti socialiste pourra se remettre en mouvement et se réformer". "Il faut qu'il se passe quelque chose rapidement". Samedi, "le conseil national va trancher sur un calendrier" pour la date du congrès et de la désignation du candidat pour la présidentielle de 2012. "Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier, mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite pour trancher une ligne politique", a-t-elle précisé, laissant entendre qu'elle n'irait pas au conflit avec le Premier secrétaire François Hollande. "Ce n'est pas une question de calendrier, mais c'est une question de rapidité, d'une mise en mouvement, d'une remise en cause d'un certain nombre de dogmes du passé", a conclu Ségolène Royal. AP co/sch/sb PARIS (AP) - "Les Français ont été très sensibles à cette promesse" de campagne de Nicolas Sarkozy d'exonération quasi-totale de droits de succession, mais "ils ont été trompés d'une certaine façon", a estimé mercredi la candidate socialiste malheureuse à la présidentielle Ségolène Royal. Cette mesure "a consisté à alléger les successions en ligne directe alors que 75% des successions sont déjà exonérées" et "on a fait croire aux gens que ça les concernait", a-t-elle accusé lors de l'émission "questions d'info" LCP-Le Monde-France-info qui devait être diffusée dans la soirée sur la chaîne parlementaire. Et "ça marche parce que les gens pensent qu'ils sont concernés ou qu'ils peuvent un jour devenir riches. On connaît ces réflexes psychologiques qui ont été étudiés de près dans le discours politique", a-t-elle ajouté. "Nicolas Sarkozy a repris un discours bien connu de George W. Bush qui avait aussi fait ce genre de promesses" et "qui fait croire aux gens modestes qu'ils sont riches ou qu'ils vont le devenir". "Je sais parfaitement que lorsqu'il a promis cela, il savait exactement quel type de réflexe il pouvait obtenir, alors que ça ne correspondait pas à la réalité". AP
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