S. ROYAL S'EXPRIME SUR LE VOYAGE EN POLOGNE, LE SMIC ...

Publié le par EXCOFFIER

Mme Royal critique le voyage en Pologne du président Sarkozy


WOINCOURT (Somme), 14 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal a critiqué jeudi à Woincourt (Somme) le voyage en Pologne du président Nicolas Sarkozy pour tenter de faire progresser son idée de mini-traité européen, estimant que la "réussite diplomatique" dont il s'est prévalu "ne correspond pas à la réalité".
Mercredi, "Nicolas Sarkozy était en Pologne, tout seul, pour proposer son mini-traité européen, alors que le peuple français a dit non à la Constitution" de l'Union le 29 mai 2005, a déclaré Mme Royal lors d'une réunion publique.
Elle était venue soutenir l'un de ses proches, Vincent Peillon, candidat dans la 3e circonscription de la Somme, qui tente de retrouver son siège de député perdu en 2002.
"Tout seul, sans consulter personne, ni son propre camp, ni l'opposition, (M. Sarkozy) parcourt l'Europe en faisant tout seul ses propositions", a ironisé l'ex-candidate du PS à la présidentielle.
Selon elle, "sur cette question, il y a des urgences essentielles qui sont autre chose que la recherche de réussites diplomatiques, qui ne correspondent absolument pas à la réalité, pour expliquer qu'il a eu l'accord de ses interlocuteurs pour un traité". "Mais ça ne correspond pas à la réalité", a-t-elle insisté.
Pour Ségolène Royal, "ce que nous pouvions attendre (du chef de l'Etat, NDLR) en Pologne, c'est d'évoquer l'Europe sociale, les convergences pour qu'il n'y ait plus de compétition au sein même de l'Europe à cause du dumping social, des délais de convergence" sur le salaire minimum, "cinq fois inférieur" en Pologne à ce qu'il est en France.
Elle s'est prononcée pour "des phases de transition", jugeant qu'il faut "aider ces pays à élever leur niveau de vie et, en attendant, mettre en place des systèmes qui empêcheront les délocalisations vers les pays à bas salaires".
Mme Royal a estimé qu'il fallait aller vers, "petit à petit, la mise en place d'un SMIC européen pour permettre à l'ensemble de l'Europe de se tirer collectivement vers le haut et certainement pas de se détruire mutuellement des emplois".
"Voilà ce que nous devons attendre d'un président de la République qui se rend en Pologne. Nous attendons l'Europe sociale, l'Europe environnementale, l'Europe des valeurs, l'Europe de l'investissement dans la recherche et l'innovation", a-t-elle conclu sur ce point.

tma/jmt/bw

250 employés SFR manifestent à Toulouse et reçoivent le soutien de Ségolène Royal


TOULOUSE, 14 juin 2007 (AFP) - Quelque 250 salariés de l'opérateur de téléphonie mobile SFR ont manifesté jeudi contre le projet d'externalisation de trois centres d'appels employant 1.900 salariés et ont reçu le soutien de Ségolène Royal, en visite à Toulouse, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Notre position est toujours la même, c'est-à-dire le refus du projet d'externalisation comme préambule car il n'est pas question de discuter avec un pistolet sur la tempe", a déclaré Denis Chourreau au nom de l'intersyndicale CFTC-CFDT-FO-CGT-UNSA-SUD des grévistes SFR du site de Toulouse.
"Il n'y a pas de raison pour que l'on se démobilise, cela fait presque un mois qu'on est tous solidaires. On continue de parler de SFR, de Vivendi, de leurs milliards de bénéfices et de leur politique sociale un petit peu décalée par rapport à ces bénéfices-là", a-t-il ajouté.
Les grévistes ont reçu le soutien de Ségolène Royal, en visite à Toulouse pour épauler les candidats PS aux élections législatives.
"On fait croire que les emplois ne sont pas supprimés mais en fait, petit à petit, ils passent dans des systèmes de sous-traitance avec la perte des acquis sociaux et d'un certain nombre de droits. Vous avez raison de vous mobiliser", a déclaré Ségolène Royal à l'aide d'un porte-voix.
"Aujourd'hui tous les salariés doivent être solidaires avec les salariés de SFR", a également déclaré Mme Royal sous les vivats des salariés SFR scandant "Ségolène avec nous".
Le cortège des salariés grévistes de SFR avait débuté un peu plus tôt dans les rues de Toulouse avec pour slogans "SFR gangster" ou "SFR trahison".
Selon l'intersyndicale, la grève a été suivie à 90% par les salariés SFR du site de Toulouse.
lab/gr/bw

Ségolène Royal: pas de "coup de pouce" au Smic mais une augmentation des impôts se prépare


TOULOUSE, 14 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal, en déplacement jeudi à Toulouse où elle a notamment rencontré les salariés de SFR en grève, a estimé que la hausse limitée à 2% du Smic ne donnait "aucun autre coup de pouce sur le pouvoir d'achat des salariés" alors que, selon elle, se prépare "une augmentation de 5% des impôts sur la consommation".
"Vous avez vu que sur la décision d'augmentation du Smic, il n'y a aucun autre coup de pouce sur le pouvoir d'achat des salariés", a insisté la candidate socialiste à la présidentielle. "En revanche, on sait que dès que les élections seront passées, ce qui se prépare c'est une augmentation de 5% des impôts sur la consommation", a-t-elle poursuivi.
Répondant aux interrogations de quelque 250 salariés de SFR, dont 1.900 emplois sont menacés, particulièrement à Toulouse et Poitiers, la candidate socialiste à la présidentielle a estimé que leur mobilisation, "c'est une façon de dire non au recul de l'activité, non à la précarisation des contrats, non au recul du pouvoir d'achat".
Concernant le second tour des élections législatives, Mme Royal a affirmé que "la gauche est en train de construire des digues contre le tsunami bleu". "C'est important pour tous les Français que la République soit équilibrée et que la démocratie respire", a-t-elle souligné, avant d'évoquer la représentation des femmes à l'Assemblée nationale.
"J'en appelle à tous les démocrates, tous les républicains de progrès, qui pensent qu'en effet la République doit respirer et la démocratie fonctionner", a déclaré Ségolène Royal, selon laquelle "il ne doit pas y avoir de cumul de tous les pouvoirs entre les mêmes mains".
Soutenant notamment les quatre candidates socialistes "courageuses, travailleuses et efficaces", en ballottage au second tour des législatives en Haute-Garonne, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes a remarqué que "la France est le dernier pays d'Europe pour le nombre de femmes à l'Assemblée nationale".
Plus tôt dans l'après-midi, Ségolène Royal s'était rendue dans le quartier périphérique du Mirail où elle a été accueillie par plusieurs centaines d'hommes et de femmes au son des youyous et des tambourins.
Elle s'y est adressée "aux jeunes qui sont venus s'inscrire pour la première fois sur les listes électorales". "Merci à eux pour cet élan civique qu'ils ont manifesté lors de l'élection présidentielle", a-t-elle déclaré auprès du président PS du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy.
Interrogé sur l'avenir du PS, Ségolène Royal s'est contentée de répondre: "on verra cela après. Pour l'instant je me préoccupe de la France, des Français et de la composition de l'Assemblée nationale, en particulier de l'équilibre et de la respiration démocratique".

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Publié dans segolene

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