AUGMENTATION DE LA TVA
Augmentation de la TVA: "une tromperie", selon Ségolène Royal
CHALON-SUR-SAONE, 13 juin 2007 (AFP) - L'ancienne candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, a qualifié mercredi de "tromperie" l'argument de la droite faisant "croire que l'augmentation de la TVA serait un cadeau aux consommateurs".
"Je demande la vérité du vocabulaire, je demande la morale politique. Faire croire que l'augmentation de la TVA serait un cadeau aux consommateurs est une tromperie", a lancé Mme Royal à l'adresse du Premier ministre François Fillon, qui avait évoqué la veille une hausse possible de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale.
Mme Royal s'exprimait mercredi devant plus d'un millier de personnes, réunies à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) pour un meeting en soutien aux candidats PS du département, notamment les députés sortants Arnaud Montebourg et Didier Mathus, tous deux en ballottage difficile.
"Pour payer l'ensemble des engagements pris auprès des plus puissants, des plus privilégiés, les Français vont subir une triple peine: d'abord l'augmentation de l'impôt sur la consommation", ensuite "le recul du service public" et enfin "le dérapage de la dette publique qui sera payée par les générations à venir", a-t-elle affirmé.
Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "nous devons tous ensemble élever des digues contre non pas une vague mais un tsunami qui est une injure à la démocratie".
S'adressant aux électeurs, elle a déclaré: "Venez voter pour vous! Venez voter pour vous protéger (...) ça vous concerne, l'indifférence n'est pas de mise, c'est la dernière occasion de se prononcer sur la politique nationale pendant les cinq ans de Nicolas Sarkozy".
Mme Royal a rendu hommage à Didier Mathus et plus particulièrement à son ancien porte-parole de campagne Arnaud Montebourg, "un député de talent, courageux, qui n'a pas peur d'affronter le pouvoir en place". "Si vous voulez que cette voix ne se taise pas à l'Assemblée nationale, j'ai besoin de l'élection d'Arnaud Montebourg!", a-t-elle lancé.
Très acclamé par les militants, M. Montebourg a ironisé sur la droite qui, selon lui, "veut voir les élus de gauche menottes aux poignets, fers aux pieds, avec un Parlement mis au pas, des médias dans la main du pouvoir, une justice sous contrôle, et une haute administration désignée".
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