APPEL DE S. ROYAL
PARIS, 10 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, a jugé dimanche qu'il fallait une "gauche qui surveille et une gauche qui propose", en appelant les électeurs de gauche à se mobiliser au second tour des élections législatives.
"Il faut une gauche qui surveille, mais aussi une gauche qui propose, une gauche qui va reconstruire et préparer la prochaine alternance", a déclaré Mme Royal.
"Je voudrais dire aux 17 millions d'électeurs qui ont porté leurs suffrages sur moi le 6 mai de venir voter" au second tour des législatives dimanche prochain, a déclaré Mme Royal
"Je sais pourquoi un certain nombre d'entre vous ne sont pas venus voter: il y a eu une forme de fatalisme, ils sont déçus, tristes", a-t-elle relevé.
"Les urnes ont parlé mais d'autres urnes peuvent parler dimanche prochain, la République a besoin de vous car la République a besoin de respirer, la démocratie a besoin de vous car la démocratie a besoin d'une grande force à gauche qui va veiller", a ajouté l'ancienne candidate PS.
Elle a souhaité qu'"il n'y ait pas d'abus de pouvoir, de précarité, de dérapage de la dette" avec la prochaine majorité.
"Vous devez venir voter pour vous-mêmes d'abord, vous les jeunes, qui êtes restés chez vous alors que souvent vous vous étiez inscrits pour la première fois", a poursuivi Mme Royal.
"Il y a un record d'abstention alors qu'il y avait eu un sursaut citoyen" à la présidentielle. "C'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas, mais je ne vous accable pas bien sûr", a-t-elle encore déclaré, ajoutant qu'"il y a dans le monde des hommes et des femmes qui risquent leur vie pour avoir le droit de vote".
mat/mad/cac
sur France 2.
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal appelle les 17 millions d'électeurs ayant voté pour elle au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai à revenir vers les urnes lors du second tour des législatives dimanche prochain.
Pour construire une "gauche neuve (...) qui se préparera aux victoires de demain", l'ex-candidate à l'Elysée s'est tournée en particulier vers les jeunes après un premier tour marqué par une abstention record, signe d'une "sorte de fatalisme" selon elle.
"D'autres urnes peuvent parler dimanche prochain", a-t-elle assuré lors d'une brève déclaration au siège du PS, rue de Solférino, d'où elle a pris la parole quinze minutes après le premier secrétaire du parti, François Hollande.
"Vous devez venir voter pour vous-mêmes parce que c'est vous qui serez les plus menacés. Vous les jeunes (...), vous qui êtes restés chez vous alors que souvent vous êtes venus vous inscrire sur les listes électorales" pour la première fois pour la présidentielle, a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes, souriante et arborant l'une de ses vestes blanches fétiches.
"Je ne vous accable pas, bien sûr, mais je vous dis de venir voter en vous rappelant qu'il y a dans le monde des hommes et des femmes qui risquent leur vie pour avoir le droit de vote. Venez voter, venez pour vous. Venez pour la République, la France, la justice sociale. Venez pour nous aider à reconstruire demain une gauche neuve qui ira de l'avant et qui se préparera aux victoires de demain", a ajouté Ségolène Royal.
"Nous avons besoin de votre énergie, nous avons besoin de votre présence", a-t-elle poursuivi. Porteuse d'un "message très simple, très clair, très direct", elle a dit "aux 17 millions d'électeurs et d'électrices qui se sont porté sur (s)on nom à l'élection présidentielle de venir voter".
Pour celle qui ne cache pas son ambition de prendre la tête de l'opposition, "il faut une gauche qui surveille et aussi une gauche qui propose et une gauche qui va reconstruire, qui va rénover, qui va préparer la prochaine alternance".
"La démocratie a besoin d'une grande force à gauche qui va veiller en appui sur ses valeurs fondamentales à ce qu'il n'y ait pas d'abus de pouvoir, de creusement des inégalités, des précarités, des dérapages de la dette, que les promesses fiscales ne soient pas payées par le plus grand nombre et par les catégories moyennes", a-t-elle insisté.