S. ROYAL SUR FRANCE 2
Tête du PS: Ségolène Royal "n'exclut rien et ne s'interdit rien"
PARIS, 28 mai 2007 (AFP) - L'ex candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, a dit lundi soir sur France 2 qu'elle "n'excluait rien et ne s'interdisait rien" quant à l'éventualité de briguer la tête du parti socialiste que son compagnon François Hollande va quitter.
"Je n'exclus rien et je ne m'interdis rien", a déclaré Mme Royal, comme on l'interrogeait sur la possibilité qu'elle puisse vouloir succéder à François Hollande au poste de premier secrétaire du PS.
Néanmoins, elle a affirmé que " ce moment (n'était) pas encore venu pour en débattre" ajoutant que "le premier secrétaire dira le moment venu ce qu'il a l'intention de faire". Au passage, Mme Royal a dénoncé "les attaques" contre François Hollande "qui ne grandissent pas leurs auteurs".
Pour elle, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche" .
"Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle. J'ai entamé au cours de cette campagne une rénovation profonde des méthodes politiques, la démocratie participative qu'il va falloir continuer. J'ai mis sur la table un certain nombre de concepts nouveaux qui correspondaient à la réalité de la vie des gens. le parti socialiste doit continuer et revisiter la totalité de son logiciel en fonction de la réalité et des problèmes qui se posent aujourd'hui" , a-t-elle expliqué.
Mme Royal a fait valoir qu'il y avait à faire "un travail refondateur très important". "J'y prendrai toute ma place", a-t-elle dit.
"Sur l'imagination, sur la façon dont nous devons préparer la gauche du XXIe siècle et la prochaine alternance, je serai à mon poste et présente. Ensuite nous verrons de quelle façon cela pourra se faire, en respectant les hommes et les femmes, en se mettant au service du collectif. Mais je n'exclus rien et je ne m'interdis rien" , a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.
sm/jmt/bw
PARIS (AP) - A la veille du grand meeting au Zénith de Paris, Ségolène Royal s'est montrée critique lundi soir à l'encontre du président de la République Nicolas Sarkozy, l'exhortant à passer à l'acte avant les élections législatives. Le "temps est à la mobilisation" pour ce scrutin, a souligné l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui appelle par ailleurs la gauche à "revisiter la totalité de son logiciel".
Ségolène Royal, qui s'exprimait lors du journal de 20h sur France 2, a invité Nicolas Sarkozy à tenir ses promesses électorales. "Je crois qu'il y a des décisions qui devraient être prises très rapidement", a-t-elle souligné, rappelant notamment les besoins dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale, ou les promesses non respectées sur le logement.
"Je veux qu'avant le premier tour des législatives des décisions concrètes soient prises, pour que les engagements pris soient rapidement tenus et qu'on voit que ces engagements soient traduits dans l'action".
"J'ai toujours crû à la politique par la preuve donc je jugerai et nous jugerons sur les actes". Si les engagements ne sont pas respectés alors que Nicolas Sarkozy "peut le faire, voilà une raison de plus de faire en sorte que l'opposition soit forte à l'Assemblée", afin de "protéger les Français" a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes.
Elle a dénoncé la "dangerosité" de "certaines réformes engagées" par le gouvernement comme le "bouclier fiscal", la "remise en cause qui se prépare sur le contrat de travail", ou les franchises médicales.
Alors que certains membres du Parti socialiste s'inquiètent du faible nombre de circonscriptions gagnables, Ségolène Royal a tenté de rassurer les électeurs les invitant à "mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche mais aussi sans fatalisme, avec une très forte mobilisation".
Elle a réitéré son appel "aux 17 millions d'électeurs" qui "se sont portés sur (s)on nom pour que cette opposition soit la plus large possible".
Dans une volonté de rassemblement et d'unité, Ségolène Royal n'a pas souhaité s'exprimer sur le congrès de 2008, ni sur la décision de François Hollande de ne pas être candidat à sa propre succession. Elle a souhaité "un parti uni, où les gens se serrent les coudes, où on n'entend pas de petites phrases, où il n'y a pas de trahisons", dénonçant "un certain nombre d'attaques dirigées contre" le patron du PS. Elles ne "grandissent pas leurs auteurs".
"Aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche" a conclu Ségolène Royal qui "ne (s)'exclut rien et ne (s)'interdit rien". "Il y a un travail refondateur très important à faire et j'y prendrai toute ma place".
A moins de quinze jours du premier tour des élections législatives, le Parti socialiste marque sa "véritable entrée en campagne" avec un grand meeting mardi soir au Zénith à Paris en présence de Ségolène Royal, François Hollande, Bertrand Delanoë, mais également Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Le secrétaire national du PS aux élections Bruno Le Roux assurait ainsi lundi que les socialistes, mettant en sourdine leurs rivalités internes, donneront une "image de rassemblement et d'unité" dans cette campagne, ponctuée de " 4.000 événements dans les 577 circonscriptions".
Publicité