DERNIERS ECHOS DE CAMPAGNE
La candidate du PS s'en est pris dans son discours, devant 25.000 responsables selon une responsable du site, à "cet espèce de jeunisme qui met au rancart dès qu'on n'est pas formaté". "Je veux rassembler toutes les générations de France dans leur diversité, tous les enfants de France quels que soit leur origine et leur quartier", je veux rassembler les villes et les campagnes, les centre-ville et les quartiers".
Elle s'est engagée à "farouchement lutter contre toutes les formes de discrimination (...), liées à la couleur de la peau, à l'âge: Je ne veux pas d'opposition entre les générations".
tma/bbm/dv
Martine Aubry appelle "ceux qui hésitent" à rejoindre Ségolène Royal
LILLE, 3 mai 2007 (AFP) - La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a appelé jeudi à Lille "ceux qui hésitent encore, qui ne sont pas de la gauche", à voter en faveur de Ségolène Royal au deuxième tour de la présidentielle.
Martelant que "le 6 mai aucune voix ne doit manquer à Ségolène Royal", la fille de Jacques Delors s'est adressée "à ceux qui partagent avec nous les valeurs d'humanisme, de justice et de respect" lors d'un meeting de la candidate socialiste rassemblant plus de 20.000 personnes selon les organisateurs.
"Elargir ses horizons ne contraint pas à abandonner la route où l'on se trouve. Moi je suis socialiste et si je n'entends pas que tous ceux qui vont nous rejoindre partagent cette conviction, je sais la nécessité de réunir dans les combats qui nous attendent le plus d'hommes et de femmes qui acceptent de se comprendre", a-t-elle déclaré, citant un discours de François Mitterrand prononcé à quelques jours de sa réélection en 1988.
Auparavant devant la presse, Mme Aubry -qui s'était opposée à Ségolène Royal lors de la primaire socialiste- a affirmé qu'il ne fallait "pas vendre son âme mais faire avec tous ceux qui partagent ces valeurs d'humanité".
"Travaillons et discutons avec tous ceux qui veulent porter ce modèle-là contre celui de la division", a-t-elle expliqué en présence de Jacques Delors qui s'est exprimé ensuite. Selon elle, il ne faut pas commencer à "faire des tris".
Réagissant à la déclaration du chef de file de l'UDF qui a confirmé qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, Mme Aubry a simplement noté que "François Bayrou a fait des pas", tout en affirmant que "nous ne sommes pas là en train de faire des petites salades".
mra/tma/hg
LILLE, 3 mai 2007 (AFP) - Ségolène Royal a demandé jeudi à tous ses partisans de "se mobiliser" d'ici dimanche pour faire gagner la gauche, disant sentir lors de son "dernier grand, immense rassemblement" que "la victoire est à portée de main".
"Je sens votre amitié, votre proximité, votre énergie, je sens tout simplement que nous nous aimons très fort (...). Dimanche prochain, cette victoire que nous voulons tant, que nous désirons tant pour la France, elle est maintenant à portée de demain", a déclaré la candidate du PS en entamant son discours dans la liesse des quelque 25.000 personnes présentes, selon les organisateurs.
"Je vous demande, encore pendant deux jours, de vous mobiliser", a ajouté Mme Royal, vêtue d'une robe noire et d'une veste rouge. Fréquemment interrompue par de bruyants "Ségolène présidente", elle a parlé d'"une vague qui continue à monter et qui doit monter".
tma/bbm/hg
Effectifs de police: deux députés PS accusent Sarkozy de "mensonge"
PARIS, 3 mai 2007 (AFP) - Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, et Jean-Pierre Blazy, député PS du Val-d'Oise, ont accusé jeudi Nicolas Sarkozy de "mensonge" lors de son face-à-face télévisé avec Ségolène Royal quand elle l'a pris à partie sur la question des effectifs de police.
"C'est dommage que le groupe socialiste n'ait pas voté les créations d'emplois de policiers ces dernières années", avait répliqué le candidat UMP à la présidentielle.
Selon M. Ayrault, "cette assertion est fausse: les députés socialistes ont voté l'article 2 de sa loi de programmation prévoyant l'augmentation des effectifs de police et de gendarmerie".
Même son de cloche de la part de M. Blazy, qui ajoute: "C'est d'ailleurs fort de ce vote que nous n'avons, par la suite, eu de cesse de dénoncer le non-respect des engagements en termes d'effectifs de policiers".
"M. Sarkozy a commis une faute grave pour un prétendant à la présidence de la République", commente M. Ayrault: "il s'est défaussé de ses responsabilités."
jmt/bbm/cac
LILLE (Reuters) - Ségolène Royal a sonné la mobilisation avant le second tour dimanche, affirmant que la victoire de la gauche à l'élection présidentielle est "à portée de mains".
"Cette victoire, elle est vraiment à portée de mains, je vous demande pendant deux jours de vous mobiliser", a déclaré la candidate socialiste devant des milliers de personnes, plus de 20.000 réunies au Grand Palais de Lille.
"Il reste deux jours, ne vous démobilisez pas mon équipe ! Continuez à convaincre autour de vous parce que mon équipe de campagne c'est vous, c'est chacun d'entre vous, c'est vous qui allez déclencher ce mouvement populaire", a-t-elle ajouté alors que la foule entonnait tour à tour "on va gagner" et "Ségolène présidente".
"Je suis debout grâce à vous parce que vous l'êtes aussi, parce que vous voulez aussi que la France se remette debout, je suis libre grâce à vous parce que je sens vote amitié, votre proximité, votre énergie, je sens tout simplement que nous nous aimons très fort", a expliqué Ségolène Royal.
LILLE (AP) - Venus soutenir Ségolène Royal pour son dernier grand meeting à Lille jeudi soir, Jacques Delors, Pierre Mauroy et Martine Aubry ont apporté leur soutien à sa main tendue à l'UDF, niant toutes "combinaisons d'appareil". "L'ouverture politique n'est pas une ouverture politicienne", a défendu Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne et ancien ministre de l'Economie de François Mitterrand, devant plusieurs milliers de personnes réunies au Grand Palais de Lille (Nord). "Ce ne sont pas des combinaisons d'appareil, elle veut grâce à ça avoir une démocratie apaisée" . Le père de Martine Aubry a dit sentir "aujourd'hui une atmosphère qui correspond presque à la même que celle qu'il y avait l'autre jour à Charléty, un parfum de fraternité. Et vous nous apportez un parfum de victoire!" Même son de cloche pour l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy. "Le maître mot pour gagner est toujours le même, le rassemblement et ensuite la volonté de l'emporter", a-t-il appuyé. Ségolène Royal "est digne d'exercer les plus hautes fonctions de la République", a-t-il assuré. "Dans un exercice difficile, elle a imposé ses idées", a-t-il jugé au lendemain du débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, représentant d'une "droite autoritaire, démagogique et inquiétante". Martine Aubry a pour sa part invoqué François Mitterrand pour justifier l'ouverture au centre. Et la maire PS de Lille de citer une phrase prononcée par l'ancien président à Lille en 1988 "à quelques jours de la victoire": "Je sais la nécessité de réunir, dans les combats qui nous attendent, le plus d'hommes et de femmes qui acceptent de se comprendre, de parler ensemble jusqu'à constituer une foule qui vienne délivrer les souffrants, les exclus, les abandonnés". "A ceux qui ne sont pas de gauche et qui hésitent encore, à ceux qui partagent avec nous les valeurs d'humanisme, de justice, de respect, je leur dis: la France que nous aimons, ce n'est pas celle de Nicolas Sarkozy, mais nous n'allons pas la quitter, nous allons la changer avec Ségolène!", s'est écriée l'ancienne ministre de l'Emploi. "Ne nous y trompons pas. Nicolas Sarkozy n'a qu'un seul projet: récidiver! Récidiver les erreurs! Récidiver les régressions sociales! Récidiver les atteintes aux droits fondamentaux et aux acquis", a-t-elle accusé. Dominique Strauss-Kahn était assis au premier rang, mais n'est pas intervenu à la tribune. Annoncée, l'ancienne candidate des Verts Dominique Voynet n'est finalement pas venue au meeting. AP LILLE (AP) - "Je veux vous conduire à la victoire": devant plusieurs dizaines de milliers de partisans réunis au Grand Palais de Lille pour son dernier grand meeting, Ségolène Royal a dit jeudi son "bonheur" de vivre cet "immense rassemblement populaire", appelant ses partisans à ne pas se "démobiliser" car la "victoire est maintenant à portée de main". "J'ai envie ce soir, simplement, de vivre ce bonheur que vous me donnez une nouvelle fois à Lille. Merci pour ce bonheur, pour cette joie extraordinaire, pour ce miracle à chaque fois recommencé et ce soir si particulier, parce que c'est (...) notre dernier grand, immense rassemblement populaire", s'est-elle réjouie devant 25.000 personnes. "Dimanche prochain, cette victoire que nous voulons tant, que nous désirons tant pour la France, cette victoire est maintenant à portée de main", a-t-elle clamé. "Il reste deux jours. Ne vous démobilisez pas", "continuez à convaincre autour de vous", a-t-elle exhorté, souvent interrompue par une salle électrisée qui criait "Ségolène présidente" à grand renfort de cornes de brume. "Cette vague n'est pas encore à son maximum, beaucoup de choses vont se jouer pendant ces deux derniers jours". Ségolène Royal, en verve, s'est présentée comme "une femme volontaire, une femme libre, une femme combattante, une femme affranchie, une femme qui ne dépend d'aucun clan, d'aucun dogme, d'aucune puissance d'argent, d'aucun groupe de médias, une femme qui sent tout simplement qu'elle a la responsabilité de parler aussi au nom des sans-voix". "Je suis debout grâce à vous parce que vous l'êtes aussi, (...) je suis libre grâce à vous parce que je sens votre amitié, je sens votre proximité, je sens votre énergie et je sens tout simplement que nous nous aimons très fort", a-t-elle confié, comparant l'affluence à ce meeting à celle du stade Charléty à Paris mardi soir. Avant de saluer longuement son équipe et le PS. AP