S. ROYAL ET LA SITUATION DANS LES HOPITAUX

Publié le par EXCOFFIER

Ségolène Royal prend l'engagement de redonner des moyens à l'hôpital public


CORBEIL-ESSONNES (Essonne), 29 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a pris dimanche "très fermement" l'engagement, si elle est élue le 6 mai, de redonner "les moyens de fonctionner à l'hôpital public" pour qu'il y ait "une égalité d'accès à la santé pour tous".
Mme Royal visitait, en compagnie notamment du président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf) Patrick Pelloux, le centre hospitalier Sud francilien à Corbeil, une structure de pointe qui rassemble les pompiers, un SMUR (service médical d'urgence et de réanimation), un hôpital et une maison médicale de garde où travaillent des médecins libéraux.
Seulement deux centres de ce type existent en France, l'autre se trouvant à Avignon (Vaucluse).
"C'est quelque chose d'exemplaire que je souhaite voir se généraliser", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, en affirmant "son engagement pour le service public hospitalier". "Je veux que l'hôpital retrouve les moyens dont il a besoin pour assurer à tous les Français l'accès aux soins".
Elle a regretté à cet égard que "les problèmes liés au drame de la canicule (été 2003, ndlr) ne soient pas résolus", et que les crédits promis ne soient arrivés "qu'à hauteur de 45%".
La candidate a visité longuement le centre d'appel d'urgence, posant des questions, pénétrant dans un camion d'intervention, saluant les intervenants qui recevaient les appels devant leurs écrans d'ordinateur.
Une intervenante gérait l'appel de Nicolas, un adolescent de 14 ans blessé au cours d'un triathlon. "Tu ne quittes pas, je te passe le médecin".
"Ce centre-là permet d'être plus efficace", a expliqué son directeur, Joël Bouffiès.
"Le service public peut être conquérant et moderne, mais ici il y a la moitié des effectifs qui seraient nécessaires pour couvrir toutes les interventions", a déclaré Patrick Pelloux à la candidate, affirmant craindre le pire pour l'été en pointant la main vers les pelouses déjà desséchées.
Mme Royal s'est dite soucieuse de lancer un plan de formation des infirmières et de revaloriser la profession de médecin. "Il va falloir remettre de la justice dans la répartition des moyens", a-t-elle indiqué, affirmant que l'hôpital public "fait partie des valeurs fondamentales de la République".
Elle a fait aussi une rapide visite aux urgences de l'hôpital, sans photographes ni caméras. "Il faut gagner, madame Royal !", lui a glissé un vieux monsieur. "Ca nous fait tout drôle de vous voir là", confiaient des infirmières.
A la sortie, Sylvie, une mère de famille, criait : "elle va gagner, elle va gagner !". Et elle ajoutait vers ses petits : "Regardez-la, c'est peut-être notre future présidente !".

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Publié dans segolene

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