F. BAYROU PARLE DE N. SARKOZY
Déclarations de François Bayrou contre Nicolas Sarkozy
Sarkozy et la gauche
à « Nicolas Sarkozy a déclaré ce matin : « François Bayrou est à gauche » et on sent qu’en prononçant cette phrase, il y a chez lui comme une vraie insulte. C’est presque comme s’il avait dit que j’étais un immigré, que j’égorge les moutons dans ma baignoire ou que je suis un pervers génétique. » (18 avril 2007 à Paris Bercy)
Une personnalité inquiétante
à « Au moins Chirac avait un tissu d’humanité qui mettait la société à l’abri des ruptures brutales. Mon approche est profondément différente de celle de Sarkozy ». L’Express, 31 août 2006
à « Le mot de rupture utilisé par quelqu'un qui est au pouvoir depuis cinq ans m'apparaît comme un abus de langage. Y ajouter l'adjectif tranquille quand on s'appelle Nicolas Sarkozy, on aurait pu trouver mieux ». Sud Ouest, 2 décembre 2006 à « Vous vous rendez compte, si le président de la République est constamment obligé d'avoir une protection policière, ce n'est pas un pays en paix, ce n'est pas un pays qui se sent bien avec lui-même ». France 2, Avril 2007
Un fonctionnement démocratique grippé à « Et l’absence de contre-pouvoirs favorise toutes les dérives. Ainsi nous avons eu l’affaire Clearstream, où l’on vient de voir le Premier ministre interrogé pendant dix-sept heures par les juges sur plainte de Nicolas Sarkozy, et dès sa sortie, une accusation publique de faux témoignage par le ministre de l’Intérieur. Ainsi Johnny Hallyday a pu nous expliquer qu’il a reçu l’approbation personnelle du numéro deux du gouvernement pour son déménagement fiscal. Et tout cela nuit à la France ». Le Point, 4 janvier 2007 Une société d’affrontements
à « Son projet de société est l'opposé du mien ». (8 avril 2007, JDD) à « Nicolas Sarkozy incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres. Une société d'autant plus violente qu'il en vient à penser que c'est à la naissance que tout est joué, thèse totalement anti-scientifique et anti-humaniste. En disant cela, Sarkozy remet en cause les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française. » (8 avril 2007, JDD) à « Ce qui domine dans sa façon d’appréhender les choses, ce sont les rapports de forces, la violence des propos, la mise en scène des affrontements, et aussi l’importance de l’argent, de l’univers financier. Une société très proche de ce qu’il y a de plus dur dans le modèle américain. Ce n’est pas mon projet de société. Je veux une société qui réconcilie et non pas qui excite les affrontements. » Interview à « l’Optimum » 1er février 2007 à « Je ne veux pas employer des mots trop virulents mais Nicolas Sarkozy est un homme qui a fondé sa campagne électorale, depuis des années, sur la montée des affrontements entre les catégories de Français ». « Il dit qu'il y a deux France, une France honnête et une France malhonnête, ce qui n'est la réalité d'aucun pays du monde. De ce point de vue-là, il organise dans la société un climat de très grande tension et ce climat n'est pas un climat favorable à la paix civile, à la sécurité ». Reuters (5 avril 2007) à « Il faut écarter un projet de société violent, qui ne correspond pas à ce que beaucoup de Français, y compris de droite, y compris de l’UMP, veulent pour la France. Le projet de société de Nicolas Sarkozy ne ressemble pas à ce qu’est le projet de société de la France républicaine » (16 avril 2007, France 2) à « Depuis que Nicolas Sarkozy est ministre de l’Intérieur, la police est devenue uniquement une force de répression ; et toute sa politique a été fondée sur des opérations médiatiques coup de poing. » (28 mars 2007, LCP) Bilan à « L’UMP avait promis de faire de la tolérance zéro en matière de sécurité. Y sont-ils arrivés, alors qu’ils ont tous les pouvoirs depuis 5 ans ? Même chose pour les zones de non droit, que l’on avait promis de supprimer. Elles sont à présent si nombreuses que les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’y entrer, ni même le ministre de l’Intérieur. » (19 mars 2007, France 2) Un mauvais projet de société à « Je suis en désaccord avec Nicolas Sarkozy: il oppose constamment deux France. Il a coutume par exemple, de faire applaudir dans ses meetings l'idée de ceux qui se lèvent tôt et ceux qui ne se lèvent pas. Nous sommes nombreux dans cette salle à être de ceux qui se lèvent tôt. Après tout, nous avons tous dans notre histoire personnelle, eu la chance, c'en est une, de se lever tôt. De travailler, avec ses mains. Je suis fier de l'avoir fait. Je partage cette fierté avec tous ceux, paysans, agriculteurs, qui travaillent avec leurs mains. C'est vrai qu'ils se lèvent tôt. Ils ont raison d'en être fiers. Mais je veux dire une chose : ceux qui ne se lèvent pas, ou plus, pour la plupart d'entre eux, ils souhaiteraient aussi avoir un travail. Un bon travail. Se lever le matin. Être respectés. Ils aimeraient qu'on ne les fasse pas siffler dans les meetings ». Discours François Bayrou à Bordeaux 2007 Génétique à « Une seule polémique me paraît très grave, car elle touche aux fondamentaux de notre société : c'est celle que Sarkozy agite en prétendant que tout est joué à la naissance, la perversité comme le suicide. C'est une vision du monde qui fait peur. Le pire, c'est qu'il le pense vraiment. » (avril 2007)
à « Ce sont des propos graves et glaçants »
à « Je n’aime pas une société dans laquelle on laisse entendre que tout est décidé à la naissance ou avant la naissance dans le patrimoine génétique des uns ou des autres, parce que cette société-là conduit inéluctablement à une idée que Nicolas Sarkozy avait déjà présentée quand il était ministre de l’Intérieur : la tentative de repérer les petits-enfants prédélinquants dès 3 ans. » (16 avril 2007, Lyon)
Connivence avec les médias et les grands patrons à « Ce qui me frappe, c'est la ressemblance de ses projets avec ceux de José Maria Aznar ou de Berlusconi » (août 2006) à « Je vais lui faire une confidence : c'est plus formateur (...) de savoir comme il est difficile d'assumer les fins de mois, (…) de rencontrer en sortant de chez soi autre chose que les milliardaires du CAC 40 et les vedettes du showbiz » (Zénith 21 mars 2007) à «Je suis infiniment choqué par ce que j'apprends, à savoir que l'émission [«J'ai une question à vous poser» (TF1)] est organisée par les amis, les copains, les proches, les salariés de l'UMP» (février 2007)
à Il a dénoncé chez Sarkozy « une grande connivence avec les puissances d'argent (...) et la mise en scène de confrontations dures dans la société» (août 2006)
Immigration/ Lepénisation à « Lorsqu'il s'agit de faire dériver le camp républicain vers des mots, des phrases, des affirmations, des comportements qui sont en réalité ceux de l'extrême droite, là je trouve qu'il y a une chose inquiétante pour la démocratie française » (16 avril)
à « Il y a des choses que l'histoire devrait nous interdire de remettre sur la table, comme de mélanger l'immigration et l'identité nationale » (5 mars 2007, Nouvel Observateur)
à « C’est très bien de vouloir réduire les électeurs de Jean-Marie Le Pen, mais seulement si en même temps on réduit les idées de Jean-Marie Le Pen. Or, Nicolas Sarkozy veut réduire les électeurs de Jean-Marie Le Pen, mais en multipliant les idées de l’extrême droite, en les validant. Utilisation des moyens de l'Etat à des fins personnelles
à Maintien de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur : « Je trouve que cette décision n'est pas normale. Pour deux raisons : les moyens de l'Etat vont être mélangés avec la campagne électorale et le ministre de l'intérieur est celui qui est chargé d'organiser les élections. Il est choquant qu'on puisse être à la fois l'organisateur et le candidat aux élections. » (21 mars 2007) Guerre en Irak à « Je veux dire que je ne suis pas assuré que, si à ce moment [de la guerre en Irak], Nicolas Sarkozy avait été Président de la République, la France aurait eu l’attitude qui a été la sienne. Je suis persuadé qu’elle aurait été du côté de Tony Blair, du côté de José Maria Aznar et du côté de Berlusconi, puisqu’il a été leur ami. » (18 avril 2007) Union européenne « La méthode de Nicolas Sarkozy de passer par un mini traité pour relancer l’Europe, cela va fragiliser l’Europe, car on la laissera entre les mains d’un monde de technocrates qui ne parlent pas la même langue les gens. » (28 mars)