DECLARATIONS DU WEEK-END
Ségolène Royal se bat "pour arriver en finale"
PARIS, 14 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a déclaré samedi qu'elle se battait "pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", lors d'une réunion avec des représentants de l'outremer à Paris.
"Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que, si je rassemble toute la gauche, les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour", a-t-elle déclaré en clôturant une réunion d'ultra-marins dans un gymnase du XIXe arrondissement.
"Je me bats pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", a ajouté Mme Royal.
"J'entends bien les conseils prodigués ici et là. Je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard appelant à une alliance avec le candidat de l'UDF avant le premier tour.
"Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle lancé.
chc/tmo/DS
Ségolène Royal: la présidentielle "n'est pas une combinaison d'alliances"
PARIS, 14 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'Elysée, affirme que l'élection présidentielle "n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques", dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche.
"L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques", estime-t-elle, alors que l'ancien Premier ministre PS Michel Rocard a appelé vendredi à une alliance "avant le premier tour" entre la candidate socialiste et son rival centriste François Bayrou.
Selon Mme Royal, la présidentielle "est un lien qui se tisse entre une personne et le peuple français".
"Au soir du premier tour, nul ne sera propriétaire des ses électeurs et ne pourra en disposer à sa guise. Et c'est avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtront dans la France présidente que se relèvera le pays", explique-t-elle.
La candidate souligne que son "gouvernement sera représentatif de la diversité de la majorité présidentielle qui se rasssemblera autour (d'elle) entre les deux tours".
Michel Rocard "a le mérite de la constance. Depuis des années il veut faire venir le centre par des alliances de personnes vers les socialistes", juge-t-elle encore. "J'espère que je suis au bout de mes surprises, car point trop n'en faut!", ajoute-t-elle.
"Aujourd'hui mon choix c'est d'aller à l'essentiel: faire entendre à l'ensemble des électeurs les valeurs pour que la France se relève, afin qu'ils aient un vrai choix pour permettre à notre pays de reprendre la main", insiste-t-elle.
"François Bayrou est une personnalité respectable, mais il n'a ni programme, ni équipe", assure Mme Royal.
Concernant le choix de ses ministres si elle l'emporte le 6 mai, elle dit : "c'est le critère de la compétence et de l'efficacité qui sera déterminant. Aucun ne sera logé aux frais de la République".
tmo/DS
Ségolène Royal affirme que son élection serait un "événement planétaire"
PARIS, 14 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'Elysée, affirme que sa victoire à l'élection présidentielle le 6 mai serait un "événement planétaire", dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche.
"Je crois que je vais gagner" la présidentielle, déclare-t-elle. "Le temps des femmes et venu pour remettre debout la maison France sur ses bonnes bases: famille, éducation, emploi, écologie, et pour construire l'ordre juste à la place des désordres injustes".
"Les Français ne regretteront pas leur audace", assure la candidate.
"Nous serons surpris de l'événement planétaire que constituera, au-delà de ma personne, l'élection d'une femme politique d'expérience à la présidence de la République française et de l'élan qui en résultera", affirme Mme Royal.
"Je fais tout pour qu'à la face du monde, la France fasse le choix de l'avenir meilleur, pour la France présidente, et pour la femme qui l'incarne", ajoute-t-elle.
tmo/DS
PARIS (Reuters) - Des personnalités originaires d'Outre-mer ont soutenu la candidature de Ségolène Royal lors d'un meeting rythmé par des éloges de la France "riche de sa diversité et de son métissage".
"C'est cette France que Ségolène Royal porte très haut", a déclaré George Pau-Langevin, candidate PS aux législatives dans le XXe arrondissement de Paris et originaire de Guadeloupe, qui a ouvert la rencontre devant quelques centaines de personnes rassemblées dans le gymnase Jean Jaurès du XIXe arrondissement.
Prenant sa suite à la tribune, le premier secrétaire de la fédération de Paris Patrick Bloche s'est dit "révulsé" par les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la prédestination génétique.
Le député de Paris a dénoncé la "droitisation voire l'extrême-droitisation" de la campagne du candidat de l'UMP et invité l'assistance - enthousiaste mais peu nombreuse - à faire le pari de "sortir en tête" du premier tour, le 22 avril.
"Avec Ségolène, les originaires d'Outre-mer seront des Français à part entière (…) sans quotas, sans CV anonyme et sans discrimination positive", a assuré José Pentoscrope, délégué national du PS des ultramarins en métropole, en allusion à des propositions de Nicolas Sarkozy.
Il faut "choisir Ségolène, c'est une question de salut public", a-t-il déclaré, attaquant le candidat de l'UMP qui "privilégie le côté religieux, voire ethnique qui n'a rien à voir ni avec la citoyenneté ni avec la laïcité".
"Avec Ségolène, le respect de la diversité est en marche, la République métissée qu'elle propose est la République de nos voeux", a-t-il ajouté.
Ségolène Royal, qui devait prendre la parole avant 21h, s'était rendue fin janvier en Guadeloupe et en Martinique, où, enfant, elle avait habité trois ans.
La candidate a reçu jeudi le soutien de 230 personnalités d'Outre-mer, du poète Aimé Césaire au sprinter Ronald Pognon.
"LA MINORITE DE PERSONNE"
Tout au long du meeting, les chanteurs Meddy Custos, Leila Negrau et Ralf Tamar ont fait encore monter la température dans le gymnase bondé, surplombé de verrières ensoleillées.
"La victoire est nécessaire", a ensuite martelé Stéphane Pocrain, ancien porte-parole des Verts, qui a appelé à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour pour battre Nicolas Sarkozy.
L'ancien ministre de l'Intérieur "n'hésite pas à envoyer les forces de police de notre pays traquer les enfants dans les écoles" et "insulte nos enfants en disant qu'il faut les nettoyer au Kärcher", a-t-il lancé.
"Vous ne pouvez pas voter Nicolas Sarkozy", a renchéri Victorin Lurel, député de Guadeloupe .
En cas de victoire du candidat UMP, "vous serez encore plus mal placés" que le reste de la population, a-t-il martelé.
Il a critiqué l'ancien ministre de l'Intérieur, qui "en vadrouille aux Antilles dis 'je vous aime'" et qui "en même temps parle de prédestination génétique". "Ségolène Royal est votre candidate", a-t-il conclu, sous un tonnerre d'applaudissements.
Christiane Taubira, députée de Guyane, a eu droit à une ovation debout.
"Le premier, le plus délicat et le plus gratifiant des défis posés aujourd'hui à la France et à ses dirigeants, c'est de consentir à cette France devenue plurielle et plutôt que d'asphyxier ses capacités de s'ouvrir à ses potentialités", a déclaré l'ancienne candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle, dont le parti soutient Ségolène Royal.
"Il faut dire à nos enfants qu'ils ne sont, ni ici ni ailleurs, la minorité de personne", a-t-elle déclaré, dénonçant la loi "reconnaissant le rôle positif de la colonisation", les propos et les projets de Nicolas Sarkozy et ses "délires pseudo scientifiques".
"Nous savons que c'est aussi nos jeunes qu'ils traitent de racailles" et "qu'ils méprisent en martelant qu'on n'en a assez de la repentance", a-t-elle déclaré, assurant que "nos enfants n'ont pas besoin" de discrimination positive "mais de faire éclater les plafonds de verre".