SEGOLENE ROYAL EN LANGUEDOC

Publié le par EXCOFFIER

Ségolène Royal prône "une France de la réconciliation" contre "l'affrontement" avec Sarkozy

LÉZIGNAN-CORBIÈRES (Aude), 7 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a appelé de ses voeux, samedi à Lézignan-Corbières, "une France rassemblée", "une France de la réconciliation" et non pas "une France de l'affrontement" qu'elle a implicitement reproché à Nicolas Sarkozy de vouloir.
"Non, je ne veux plus de cette France de l'affrontement, je veux une France de la réconciliation", s'est exclamée la candidate socialiste devant 2.000 sympathisants réunis dans une petite pinède, par un temps printanier.
"Je veux avec vous une France qui fasse reculer (...) ce système qui dresse les gens les uns contre les autres", a-t-elle repris: "les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, les grévistes contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, ceux qui auront le droit de faire des heures supplémentaires et ceux qui ne l'auront pas, ceux qui pourront continuer d'accéder à la santé et ceux qui ne le pourront plus, ceux qui vont bénéficier des allégements fiscaux en haut de l'échelle et ceux qui seront obligés de payer de leur précarité les nouveaux cadeaux fiscaux que la droite promet".
Dans un discours où elle a beaucoup insisté sur les questions sociales, Ségolène Royal a aussi prôné "une France où l'Etat garantira des conditions égales d'accéder à la liberté de choix de sa vie".
"Je ne veux pas non plus d'une France de l'assistanat, je veux qu'avec chaque droit nouveau, il y ait une obligation nouvelle et que les droits et les devoirs soient les mêmes pour tous, que les puissants ne puissent pas s'en affranchir", a-t-elle ajouté.
La candidate socialiste a aussi fustigé les attaques de Nicolas Sarkozy qui, après les incidents de la gare du Nord, l'avait accusée de "soutenir les fraudeurs".
"La lutte contre la délinquance, ça se fait aussi par l'exemple, la lutte contre toutes les formes de brutalités, ça se fait aussi par l'exemple, la lutte contre l'agressivité verbale, ça se fait aussi par l'exemple". Le public, qui a immédiatement reconnu à quoi elle faisait allusion, l'a vivement applaudie.
"Construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même", a conclu Ségolène Royal.
Au début de son allocution, elle avait appelé tous ses sympathisants à se mobiliser pour elle, afin de "faire le plus gros score possible dès le 22 avril prochain", au premier tour du scrutin présidentiel. 


Dans l'Aude, Ségolène Royal fait la promotion du "bon vin"

CAVANAC (Aude), 7 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a célébré "le plaisir d'un bon vin", après avoir réuni samedi à Cavanac, près de Carcassonne, une table ronde avec tous les principaux acteurs de la filière viticole du Languedoc.
"La dégustation d'un bon vin fait partie du plaisir, du plaisir de la vie, du plaisir de connaître un territoire, un terroir (...) Ca fait rêver, c'est un retour aux sources, un retour à une identité à laquelle on est très attachés", a confié à la presse la candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Comme on lui demandait si elle buvait du vin, Mme Royal a répondu: "Oui, bien sûr, mais modérément". Elle en a d'ailleurs offert la démonstration devant le buffet dressé en plein air pour sa venue, sous les énormes cuves de la cave coopérative de Cavanac.
Mme Royal achevait dans ce département un déplacement de trois jours qui l'a conduite aussi en Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne et Tarn.
Pour relever le défi de la concurrence des vins italiens et sud-américains, l'élue picto-charentaise a invité producteurs et négociants en vin à "jouer des résonances harmonieuses entre leur histoire, leur terroir et leurs vins".
Affirmant qu'"on ne reviendra pas sur la loi Evin", Ségolène Royal a estimé qu'il fallait "axer le combat sur l'efficacité économique (du secteur, ndlr), l'offensive commerciale" en mettant en avant "l'image du vin".
Selon elle, "il n'y a pas d'incompatibilité entre la lutte contre l'alcoolisme et la valorisation du vin à travers des opérations promotionnelles".
Devant des professionnels qui se sont dits "désemparés face à une crise qui anéantit tous les efforts entrepris ces dernières années pour développer les AOC et les vins de pays", la candidate PS a accepté de réunir "des assises de la viticulture", si elle est élue le 6 mai.
Elle s'est dite "farouchement hostile" au plan actuel d'arrachage des vignes pour cause de surproduction, et a marqué son accord pour "rompre avec l'ultralibéralisme" en matière agricole.
Saluant chez ses interlocuteurs "une part d'autocritique", Ségolène Royal a promis que "l'Etat aidera" la filière viticole, notamment par des préretraites de producteurs en difficulté. "En échange, je vous demanderai de réfléchir à l'organisation de vos structures professionnelles", a-t-elle conclu.


LEZIGNAN-CORBIERES, Aude (AP) - "Je me bats pour vous et je me bats pour gagner!": à deux semaines du premier tour, Ségolène Royal a appelé samedi les électeurs à lui donner "le plus gros score possible" le 22 avril. Dans le sprint final, elle entend renforcer sa stature présidentielle en abordant les sujets liés aux prérogatives du chef de l'Etat, dont la diplomatie.

"Je crois, avec vous, que la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a et, tous ensemble, nous allons lui donner vraiment ce qu'elle mérite, pour construire cette 'France présidente' que nous voulons voir gagner bientôt, et en particulier en faisant le plus gros score possible dès le 22 avril prochain. Et je compte sur vous!", a-t-elle souhaité devant près de 2.000 personnes réunies pour un meeting en plein air dans une pinède de Lézignan-Corbières (Aude), dernière étape de sa tournée de trois jours dans le Sud-Ouest.

"Je me bats pour vous et je me bats pour gagner!", a-t-elle clamé, combative. "Oui, je veux la victoire!".

Alors que Nicolas Sarkozy fait toujours la course en tête dans les sondages et que François Bayrou semble regagner des points au premier tour, la candidate socialiste se refuse à tout pronostic sur le résultat du scrutin. "Je ne suis pas gagnante dans les sondages, mais il n'y a pas de morosité", a-t-elle confié à la presse. Alors qu'on lui demandait son sentiment sur la campagne dans la dernière ligne droite, elle a répondu: "je la sens bien". Avant d'ajouter aussitôt que "rien n'est fait" car "honnêtement on ne sait pas ce qui va se passer, il y a 45% des Français qui n'ont pas fait leur choix".

Dans les quinze prochains jours, Ségolène Royal tiendra encore trois grands meetings, où elle compte se concentrer sur les questions qui touchent aux prérogatives du chef de l'Etat, afin de renforcer sa stature présidentielle en prenant de la hauteur.

Elle parlera ainsi de politique étrangère lors de son meeting à Metz mercredi, puis de la réforme des institutions à Nantes le 17 avril. Enfin, lors de son dernier grand meeting le 19 avril à Toulouse, aux côtés du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, la candidate du PS évoquera la diplomatie et l'Europe, avec des "choses très précises" sur le calendrier international "extrêmement chargé" qui va suivre "immédiatement" l'élection présidentielle en France.

D'ici là, elle a décidé de ne plus répondre aux "attaques" de son rival de l'UMP Nicolas Sarkozy. "La lutte contre l'agressivité verbale, ça se fait aussi par l'exemple", lui a-t-elle lancé samedi. AP


LEZIGNAN-CORBIERES, Aude (Reuters) - A quinze jours du premier tour, Ségolène Royal a appelé samedi les électeurs à se mobiliser massivement pour "faire le plus gros score possible" dès le 22 avril.

"La France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a et tous ensemble nous allons lui donner vraiment ce qu'elle mérite", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle lors d'un meeting en plein air au terme d'une tournée de trois jours dans le Sud-Ouest.

"Pour construire la France présidente que nous voulons voir gagner bientôt" il faut faire "le plus gros score possible dès le 22 avril prochain. Je compte sur vous!", a-t-elle lancé à près de 2.000 personnes installées sous les pins à Lézignan-Corbières (Aude).

Un appel indirect au "vote utile" face à une gauche de la gauche qui a redonné de la voix ces derniers jours sur le projet de "contrat première chance" de la candidate.

"Inventons et construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même!", a-t-elle poursuivi lors de sa dernière "rencontre populaire" avant un break de deux jours pour cause de week-end pascal.

Avant le premier tour, Ségolène Royal doit encore tenir trois meetings nationaux, à Metz mercredi prochain, où elle entend parler de politique étrangère, à Nantes le 17 avril pour un discours sur les institutions puis à Toulouse le 19 avril aux côtés du Premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero.

Samedi, seule en scène devant un grand rideau "L'Aude avec Ségolène", la candidate a décliné les principaux points de son "pacte présidentiel": éducation, emploi et lutte contre la vie chère et ponctué son discours d'une quarantaine de minutes d'un combatif "Oui, je veux la victoire!".

Jeudi soir, lors de son plus gros meeting de campagne - 15.000 personnes à Bordeaux - Ségolène Royal a déclaré qu'elle ne répondrait plus aux "attaques" de la droite pour se consacrer exclusivement à la bataille projet contre projet.

"LE CANDIDAT DE LA DROITE"

"La lutte contre l'agressivité verbale, ça se fait aussi par l'exemple", a-t-elle plaidé dans le Languedoc, devant des partisans venus en famille - chaises pliantes pour les anciens, poussettes et couvertures dans l'herbe pour les bébés.

Elle a de nouveau dénoncé les dernières propositions de Nicolas Sarkozy, désigné sous le seul vocable de "candidat de la droite" comme la "TVA sociale" ou les "franchises médicales" qui sont à ses yeux "la première étape de la privatisation de la sécurité sociale".

Après le début de polémique suscitée par son "contrat première chance" pour les jeunes sans qualification, elle a défendu son droit à "bousculer les tabous" pour remporter la "bataille" contre le chômage des jeunes, à "avoir de l'imagination avec pour seul guide la volonté de résoudre rapidement les problèmes qui sont posés".

"Tout doit être essayé, tout doit être fait", a-t-elle insisté au lendemain d'une vigoureuse explication de texte sur le nouveau dispositif dont le contenu a fluctué au gré de la semaine passée.

A son arrivée après un déjeuner avec des viticulteurs du Pays d'Oc, Ségolène Royal s'est offert un bain de foule pendant que les responsables du PS local "chauffaient" un public installé en plein soleil.

Visiblement très détendue après la fébrilité des derniers jours, elle a attendu son tour en jetant un oeil derrière le rideau, riant avec son staff et complimentant des jeunes qui arboraient un t-shirt sur lequel on pouvait lire "La France présidente" en surimpression sur les contours d'un hexagone.

Son allocution terminée, elle a été rejointe sur scène par des dizaines de jeunes en t-shirt bleus, blancs et rouges.

Tenant un enfant par la main, la candidate qui reste d'ordinaire droite comme un i à l'écoute de la Marseillaise a esquissé un pas de danse au son disco de son nouvel hymne de campagne.
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Publié dans segolene

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