SEGOLENE ROYAL RENCONTRE FO ET LA CFE-CGC
Mme Royal parle salaires et emploi avec Mailly (FO) et Van Craeynest (CFE-CGC)
PARIS, 4 avr 2007 (AFP) - Les salaires et l'emploi ont été au coeur des entretiens que la candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a eu mercredi avec les numéros un syndicaux Jean-Claude Mailly (FO) et Bernard Van Craeynest (CFE-CGC).
Mme Royal a brièvement reçu M. Van Craeynest puis M. Mailly à son annexe de campagne, boulevard Saint-Germain à Paris, quelques semaines après avoir reporté plusieurs fois des rendez-vous avec eux, ce qui avait provoqué l'agacement des syndicalistes.
"Ce type de rencontre fait partie des contacts démocratiques" normaux entre un syndicat et une candidate à la présidentielle, a déclaré M. Mailly devant la presse, à l'issue d'une rencontre qu'il a qualifié de "sans problème".
Le secrétaire général de FO a évoqué avec Mme Royal la conférence sur les salaires qu'elle propose pour le mois de juin, si elle est élue.
"Nous ne sommes pas très chauds pour ce genre de grand messe, mais si elle doit avoir lieu, elle doit être bien préparée", a-t-il commenté, rappelant que la conférence sur les revenus et l'emploi convoquée en décembre par le Premier ministre Dominique de Villepin "n'avait abouti à rien".
M. Mailly a par ailleurs insisté auprès de Mme Royal sur "le problème des stages", qui concerne "800.000 personnes" chaque année. "Si le stage fait partie d'un cursus, il doit relever du contrat du travail. Sinon, il doit être interdit", a-t-il affirmé.
M. Van Craeynest a estimé de son côté que Mme Royal avait "une vision d'ensemble digne d'une candidate à la présidence à la République".
Le président de la confédération des cadres a expliqué à la candidate que le pays ne retrouverait "des marges de manoeuvres" que si l'on rendait "espoir" aux cadres et professions intermédiaires, ce qui suppose de "rebâtir la fiscalité" dont ils supportent une large part.
Il s'est par ailleurs interrogé sur "le coût des 500.000 emplois tremplins" proposés par Mme Royal.
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Sécu: les forfaits de 1 et 18 euros seront "à supprimer" (Jean-Louis Bianco, PS)
PARIS, 4 avr 2007 (AFP) - Le co-directeur de campagne de Ségolène Royal (PS), Jean-Louis Bianco, a indiqué mercredi que les forfaits de 1 euro sur chaque consultation médicale et de 18 euros pour les actes médicaux lourds seraient "à supprimer" en cas de victoire à l'élection présidentielle.
Interrogé par des journalistes réunis au sein de l'Ajis (Association des journalistes de l'information sociale) sur ces forfaits demandés aux patients, M. Bianco a répondu: "ce sera à supprimer", et "sans doute" très rapidement.
Le forfait de 1 euro, déduit du remboursement Sécurité sociale pour toute consultation chez un médecin libéral, a été instauré par la réforme de l'assurance maladie de 2004 du ministre de la Santé de l'époque, Philippe Douste-Blazy (UMP).
Le forfait de 18 euros est dû par le patient pour les actes médicaux d'un montant supérieur à 91 euros dispensés dans les hôpitaux et cliniques privées, mais il peut être remboursé par les couvertures santé complémentaires.
Sa mise en place, dans la loi de Sécu 2006 par le ministre de la Santé d'alors Xavier Bertrand (UMP), avait été très critiquée.
Questionné sur une éventuelle abrogation de la réforme Douste-Blazy de 2004 dans son ensemble - qui a notamment instauré le système du médecin traitant -, M. Bianco a répondu que "tous les arbitrages n'avaient pas été rendus" au sein du PS à ce propos.
Expliquant par ailleurs qu'il fallait "étudier toutes les mesures de financement possible" du système de soins, M. Bianco a néanmoins "exclu" toute TVA sociale, proposition du candidat UMP Nicolas Sarkozy.
"Il s'agit d'une hausse sur un impôt non progressif, donc injuste", et cela fait peser une menace "sur la consommation, qui est un des facteurs de la croissance", a argumenté M. Bianco.
Interrogé sur la proposition de Mme Royal de rendre gratuit les soins pour les enfants, il a précisé que cela ne concernerait que "les enfants de moins de 16 ans qui ne sont pas couverts par une complémentaire santé", soit 800.000 personnes.