LA GAUCHE ET LA NATION

Publié le par EXCOFFIER

La gauche et la nation

 

 

 

Lever tous les malentendus

 

 

La nation appartient au peuple. C’est le peuple français qui a lancé le cri de « Vive la nation » aux monarchies coalisées contre la Révolution française. Ce « Vive la nation » signifiait déjà « Vivent toutes les nations ».

 

 

Pendant que l’aristocratie se réfugiait à Coblence, c’est le peuple qui défendait la nation.

 

 

C’est la Résistance qui a maintenu intacte une idée exigeante de la nation qu’elle acceptait de voir ni soumise ni défigurée.

 

 

Dans notre histoire, la gauche a porté l’idée de nation, mais pas n’importe quelle nation !

 

 

 

La nation, ce n’est pas le nationalisme !

 

 

Le nationalisme c’est la haine des autres. Le nationalisme voudrait assujettir toutes les valeurs à la primauté de la nation.

 

 

Au contraire, l’idée républicaine de la nation combat le nationalisme avec les meilleures armes, comme on l’a vu dans l’affaire Dreyfus : Les nationalistes, avec Barrès et Maurras, sacrifient la vérité pour que leurs conceptions nationalistes soit épargnées. Tandis qu’avec Zola et Jaurès, les dreyfusards exigent que la France et la justice ne fassent qu’un. L’amour de la France se confond avec l’amour de la vérité ;

 

 

 

La nation c’est l’outil de l’ouverture au monde, ce n’est pas le repli !

 

 

La nation est la brique de base d’un ordre international respectueux des peuples.

 

Jaurès : « un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène ».

 

Michelet : »La patrie est l’apprentissage à l’universelle patrie ».

 

C’est par la nation que nous pouvons être responsables du monde, que nous pouvons agir contre l’ordre injuste du monde.

 

 

La conception républicaine de la nation a ceci de particulier qu’il se veut porteur de valeurs universelles. C’est une juste articulation du particulier et de l’universel dont nous avons besoin aujourd’hui pour maîtriser une mondialisation sans âme.

 

 

 

La gauche et la nation ont partie liée

 

 

Les grands moments de notre histoire ont vu ce mariage de la gauche et de la nation :

 

La Révolution française,

 

Le Front populaire,

 

La Résistance ,

 

La Libération ,

 

Les luttes contre le colonialisme, au nom de l’idée républicaine de la nation, contre l’exploitation des autres peuples

 

 

Jamais la gauche n’a été aussi grande que quand elle épousait une cause plus grande qu’elle : Celle de la nation tout entière.

 

 

 

La nation, c’est le cadre historique de la démocratie.

 

 

La nation reste le cadre des solidarités et de la sécurité sociale. La nation, c’est savoir où nous voulons aller ensemble et avec quelles valeurs, respectant notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité ».

 

C'est le cadre par lequel nous formons tous une seule et unique communauté, réunis dans la richesse de nos différences par les valeurs de la République.

 

 

 

Une nation ouverte sur l’Europe et le Monde

 

 

Les Français pourront d'autant plus fortement se tourner vers l'Europe d'une part et regarder la mondialisation sans peur d'autre part s'ils ont la conviction que nous saurons préserver la nation dans ce qu'elle a de plus précieux, c'est-à-dire ses solidarités et sa sécurité sociale et en même temps que nous ne ferons pas de la nation un outil de repli sur soi, de nationalisme, de racisme, de lutte contre toutes les formes de différence, mais bien au contraire une nation rassemblée avec toutes ses différences
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Publié dans segolene

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