INCIDENTS GARE DU NORD : L'ECHEC DE SARKOZY

Publié le par EXCOFFIER



Incidents gare du Nord : "l'échec sur toute la ligne" de la droite (Ségolène Royal)


PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a affirmé mercredi que les affrontements de la gare du Nord montrent "l'échec sur toute la ligne" de la droite en matière de sécurité depuis 2002.
"Bien évidemment les voyageurs doivent payer leur billet. Mais qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus", a-t-elle déclaré sur Canal+.
Selon elle, "en cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne".
"Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles", a-t-elle ajouté avant de conclure : "Ce n'est pas la République".
Mme Royal a affirmé vouloir "une République de l'ordre juste" où "la police" comme "les citoyens" sont "respectés". "Il faudra un ministre de l'Intérieur qui remette de l'ordre juste au sens où chacun aura le sentiment d'obéir aux mêmes règles", a-t-elle dit.
La candidate du PS a plaidé pour "une société de confiance et d'harmonie". "C'est un grand défi à relever, il faudra agir vite", a-t-elle dit, en affirmant que "la situation s'est dégradée" dans les quartiers depuis les émeutes de novembre 2005.
Elle a réaffirmé son intention de "créer une police de quartier pour remplacer la police de proximité qui a été très maladroitement supprimée" par la droite.
De leur côté Julien Dray, porte parole du PS, et Delphine Batho, secrétaire nationale chargée de la sécurité, ont estimé que "la gravité des incidents (...) mérite mieux qu'une petite polémique politicienne", après que l'équipe de M. Sarkozy a accusé le PS de "justifier le désordre".
"Jamais la société française n'a été aussi violente. Jamais les rapports entre le service public de la police nationale et la population n'avaient été aussi dégradés", dénoncent-ils dans un communiqué en qualifiant de "désastreux" le bilan de M. Sarkozy à l'Intérieur.
db/so/swi

Gare du Nord: "erreur magistrale" de supprimer la police de proximité (Bertrand Delanoë)

PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë estime mercredi à propos des incidents de la gare du Nord à Paris que "de tels débordements, après la crise de l'automne 2005, confirment notamment l'erreur magistrale qu'a constitué la suppression de la police de proximité".
Dans un communiqué, il "déplore les scènes de violences" de mardi soir à la gare du Nord et souhaite que "les conditions dans lesquelles elles se sont produites soient précisément éclaircies".
Ces événements, selon lui, "révèlent une tension préoccupante et grandissante au sein de notre société".
Il estime qu'il faut restaurer "ce lien, ce dialogue, ce respect réciproque afin de refonder un pacte républicain mis à mal par des choix politiques erronés, depuis 2002".
Le maire de Paris assure de sa "solidarité" l'agent de la RATP blessé dans ces échauffourées et souhaite un retour au calme et à l'esprit de civisme".
jmg/so/bg

M. Masanet (Unsa-police) appelle à une "reprise du dialogue" avec la population

PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Joachim Masanet, secrétaire général de l'Unsa police, a justifié mercredi l'intervention "régulière" des forces de l'ordre gare du Nord à Paris, tout en appelant à une "reprise du dialogue" pour "combler le fossé qui s'est creusé entre la police et les jeunes".
S'agissant des violents incidents de mardi soir, M. Masanet a déclaré à l'AFP: "ma position est sans ambiguïté: les agents de la RATP ont eu affaire à une personne qui, sans titre de transport et sans pièce d'identité - et pour cause il s'agissait d'un ressortissant congolais de 32 ans en situation irrégulière, au demeurant connu des services de police pour violences volontaires".
L'intervention de police a été conduite de façon "tout à fait régulière" et "les responsables ont agi en parfaite maîtrise pour canaliser la foule et la protéger des casseurs", a estimé le syndicaliste.
"Là où il y a problème c'est que lorsque la personne interpellée s'est mise à hurler, on a vu un mouvement de foule hostile aux +bleus marines+ (les policiers", a rapporté M. Masanet, soulignant: "Le scénario devient presque classique: dès l'instant où des policiers ou agents veulent contrôler quelqu'un, la foule ne cherche pas à comprendre et se retourne contre l'uniforme".
"C'est le signe d'un problème profond entre ceux qui assurent la sécurité et la jeunesse", a estimé ainsi le responsable de l'Unsa-police qui "juge urgent de renouer le dialogue afin de rapprocher police, population et jeunesse, car un fossé s'est creusé".
M. Masanet estime que "c'est un échec d'avoir supprimer la police de proximité et d'avoir abandonné les services publics" dans les banlieues.
"Police de quartier, de voisinage, de tranquillité, de proximité: peu importe le label, ce qu'il faut c'est rouvrir la discussion et aller sur le terrain", estime M. Masanet qui met en cause les "dégâts occasionnés dans la police par la culture des résultats, la prime au mérite individuel et des statistiques officielles qui ne reflètent pas la réalité de la délinquance et des agressions"
Partisan d'une police "plus présente sur le terrain et proche de la population", il invoque la nécessité de restaurer "le crédit de l'uniforme" d'un service public de sécurité "républicain" en alliant, répression, prévention et dialogue".
Publicité

Publié dans segolene

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article