CHIRAC-SARKOZY : MEME COMBAT

Publié le par EXCOFFIER

Ségolène Royal : "le combat s'éclaircit, le débat peut enfin commencer"



LA CRECHE (Deux-Sèvres), 21 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, a estimé mercredi à La Crèche que "le combat s'éclaircit" et que "le débat peut enfin commencer" après l'annonce du soutien du Président de la République Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy.
"Le combat s'éclaircit. Le Président soutient le candidat de l'UMP. C'est logique. Le débat peut enfin commencer, projet contre projet. Le choix se clarifie de plus en plus, c'est une très bonne chose", s'est réjouie Mme Royal, lors d'une réunion publique devant 1.500 personnes.
"Le candidat de l'UMP ne peut se dédouaner de son gouvernement. Il doit assumer la bilan de la France, rendre des comptes", a ajouté la candidate socialiste sans jamais citer le nom de Nicolas Sarkozy.
"Comment peut-on incarner une rupture après avoir gouverné pendant cinq ans?" s'est interrogée la députée des Deux-Sèvres. "Je vous propose une autre vision du monde. Si j'ai parlé de VIe République ce n'est pas pour mettre un numéro. Il faut une mutation politique", a insisté Mme Royal.
Le candidat UDF n'a pas non plus été épargné par la candidate socialiste. "François Bayrou affirme que son programme ne coûte rien. Forcément, il n'en a pas". "Les deux candidats (de l'UMP et de l'UDF) sont dans la même filiation politique", a-t-elle ajouté.
"Il va bien falloir dans la dernière ligne droite dresser le bilan de ce qu'ont fait les candidats lors de leur mandat. Moi je suis fière de ce que j'ai réalisé", a conclu Ségolène Royal.
Elle a par ailleurs indiqué qu'elle serait à Melle (Deux-Sèvres), son fief électoral, le soir du 22 avril "pour préparer le second tour".
Avant de commencer son intervention, la présidente de la région Poitou-Charentes a laissé le micro à des salariés de la CAMIF, numéro trois français de la vente à distance, qui ont appris dans la journée la suppression de 350 à 400 emplois sur 1.500 à Niort, en raison de problèmes financiers.
Ils ont demandé "à la candidate d'intervenir" pour arrêter ce plan. Environ 300 d'entre eux ont manifesté devant la salle avant la réunion. "La Région est à votre côté. Nous avons demandé un moratoire. Comptez sur moi", leur a répondu Mme Royal.

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Publié dans segolene

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