SEGOLENEROYAL AU SALON DE L'AGRICULTURE
Au salon de l'agriculture, Ségolène Royal veut stopper les concessions à l'OMC
PARIS, 10 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a affirmé samedi en visitant le salon de l'agriculture que la France ne devait "plus faire de concessions" en matière agricole à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) tant que les productions étrangères ne présenteront pas les mêmes garanties qu'en France.
La candidate socialiste à l'élection présidentielle a passé trois heures au salon de la porte de Versailles, limitant sa visite au pavillon consacré à l'élevage au milieu d'un public de curieux, réservés pour la plupart, plutôt que de sympathisants.
Présidente d'un région rurale, le Poitou-Charentes, elle a exprimé sa "reconnaissance" à "la profession agricole, qui a déjà fait beaucoup d'efforts, notamment les éleveurs" en matière de sécurité sanitaire. "Ce sont les paysans qui permettent le maintien des identités rurales et des paysages", a-t-elle aussi fait valoir.
Mais Ségolène Royal, sensible depuis longtemps à la préservation de l'environnement - elle fut ministre en charge de ce secteur en 1992-1993 -, a estimé également que "tout ne va pas bien" en milieu rural, à cause, entre autres, de "la pollution de l'eau et des nappes phréatiques".
Sans mettre en cause explicitement la responsabilité des agriculteurs, elle a rappelé que "la loi sur l'eau sera revue" si elle gagne l'élection présidentielle pour mieux parer aux risques de pollution des eaux et donc aux risques sanitaires.
La candidate PS a dit sentir les agriculteurs "inquiets" du changement des règles de la politique agricole commune (PAC) et s'est voulue rassurante en s'engageant à "préparer avec eux la réforme de la PAC".
Ségolène Royal s'est dite soucieuse de protéger les intérêts des agriculteurs français dans ce domaine, comme Nicolas Sarkozy la veille. Faisant remarquer que ce sont eux qui subissent "les contrôles sanitaires les plus avancés" de leurs exploitations, la députée des Deux-Sèvres a demandé "que la France n'accepte plus de concessions" en matière agricole à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) "tant que les productions étrangères ne présenteront pas les mêmes garanties qu'en France".
"Je n'accepte pas que d'autres pays puissent exporter leur viande en France alors que les contrôles sanitaires ne sont pas de même qualité", a lancé la candidate, citant "l'Amérique du sud".
A son arrivée, Ségolène Royal avait pris son petit-déjeuner avec des éleveurs et le président de la FNSEA Jean-Michel Lemetayer. Ils l'ont régalée d'un filet de charolais, qu'elle a mangé de bon appétit, avec deux verres de vin.
Dans les allées, les curieux se pressaient pour serrer la main de la candidate socialiste ou la prendre en photo. A grand-peine, en raison du service d'ordre nombreux et de la meute de photographes et cameramen qui la précédait. On a entendu de "Ségolène, présidente!".
Ségolène Royal a goûté au chablis offert par un producteur bourguignon et dégusté des fromages. Les photographes ont pu saisir l'image de la candidate, caressant une vache ou tenant dans ses bras un agneau.
PARIS, 10 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a affirmé samedi en visitant le salon de l'agriculture que la France ne devait "plus faire de concessions" en matière agricole à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) tant que les productions étrangères ne présenteront pas les mêmes garanties qu'en France.
La candidate socialiste à l'élection présidentielle a passé trois heures au salon de la porte de Versailles, limitant sa visite au pavillon consacré à l'élevage au milieu d'un public de curieux, réservés pour la plupart, plutôt que de sympathisants.
Présidente d'un région rurale, le Poitou-Charentes, elle a exprimé sa "reconnaissance" à "la profession agricole, qui a déjà fait beaucoup d'efforts, notamment les éleveurs" en matière de sécurité sanitaire. "Ce sont les paysans qui permettent le maintien des identités rurales et des paysages", a-t-elle aussi fait valoir.
Mais Ségolène Royal, sensible depuis longtemps à la préservation de l'environnement - elle fut ministre en charge de ce secteur en 1992-1993 -, a estimé également que "tout ne va pas bien" en milieu rural, à cause, entre autres, de "la pollution de l'eau et des nappes phréatiques".
Sans mettre en cause explicitement la responsabilité des agriculteurs, elle a rappelé que "la loi sur l'eau sera revue" si elle gagne l'élection présidentielle pour mieux parer aux risques de pollution des eaux et donc aux risques sanitaires.
La candidate PS a dit sentir les agriculteurs "inquiets" du changement des règles de la politique agricole commune (PAC) et s'est voulue rassurante en s'engageant à "préparer avec eux la réforme de la PAC".
Ségolène Royal s'est dite soucieuse de protéger les intérêts des agriculteurs français dans ce domaine, comme Nicolas Sarkozy la veille. Faisant remarquer que ce sont eux qui subissent "les contrôles sanitaires les plus avancés" de leurs exploitations, la députée des Deux-Sèvres a demandé "que la France n'accepte plus de concessions" en matière agricole à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) "tant que les productions étrangères ne présenteront pas les mêmes garanties qu'en France".
"Je n'accepte pas que d'autres pays puissent exporter leur viande en France alors que les contrôles sanitaires ne sont pas de même qualité", a lancé la candidate, citant "l'Amérique du sud".
A son arrivée, Ségolène Royal avait pris son petit-déjeuner avec des éleveurs et le président de la FNSEA Jean-Michel Lemetayer. Ils l'ont régalée d'un filet de charolais, qu'elle a mangé de bon appétit, avec deux verres de vin.
Dans les allées, les curieux se pressaient pour serrer la main de la candidate socialiste ou la prendre en photo. A grand-peine, en raison du service d'ordre nombreux et de la meute de photographes et cameramen qui la précédait. On a entendu de "Ségolène, présidente!".
Ségolène Royal a goûté au chablis offert par un producteur bourguignon et dégusté des fromages. Les photographes ont pu saisir l'image de la candidate, caressant une vache ou tenant dans ses bras un agneau.
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