SEGOLENE ROYAL ET LES PARTENAIRES SOCIAUX
Mme Royal veut "réformer la démocratie sociale" avec syndicats et patrons (PAPIER GENERAL)
PARIS, 9 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal veut faire de "la réforme de la démocratie sociale" une priorité de sa présidence si elle est élue, un chantier où la candidate socialiste a trouvé des "convergences" avec les partenaires sociaux lors de rencontres organisées depuis dix jours.
Vendredi, la candidate a rencontré séparément les leaders des deux principaux syndicats, François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT), à son annexe de campagne boulevard Saint-Germain à Paris.
"La réforme de la démocratie sociale constituera une de mes priorités", a déclaré Mme Royal dans un premier bilan de ces contacts avec les partenaires sociaux.
Des débats qui l'ont vu rencontrer, outre MM. Chérèque et Thibault, les dirigeants du patronat - Medef, CGPME - et des syndicats Unsa et CFTC, depuis fin février. Elle rencontrera plus tard FO et la CFE-CGC.
Mme Royal a constaté "une convergence" de vues avec les partenaires sociaux sur la nécessité de "réformer le dialogue social".
Un an après la crise sociale provoquée par le CPE (Contrat première embauche), annoncé sans concertation par le Premier ministre Dominique de Villepin, syndicats comme patronat ont questionné la candidate sur "la méthode" qu'elle utiliserait pour "gouverner le pays", selon les termes de M. Chérèque.
Le responsable CFDT a salué le "bon climat d'écoute" durant l'entrevue, même si la candidate "n'a pas formulé de réponses précises" aux questions.
M. Thibault a pour sa part "demandé un calendrier (...) sur la réforme de la démocratie sociale".
"Il faut moderniser la France au regard d'un dialogue social respectueux", a martelé Mme Royal, qui s'est dite "convaincue qu'un pays moderne du point de vue du dialogue social est un pays efficace sur le plan économique".
Elle propose que les salariés soient "conviés à adhérer aux organisations syndicales". Elle n'a toutefois dit mot d'une proposition de "syndicalisme obligatoire" qu'elle avait évoquée l'automne dernier, mais décriée par les syndicats et absente des "100 propositions" de son "pacte présidentiel".
"Nous sommes d'accord pour qu'il y ait des adhésions plus massives aux organisations syndicales", avait souligné la présidente du Medef, Laurence Parisot, le 28 février.
Autre sujet cher aux partenaires sociaux, la représentativité syndicale, que Mme Royal veut voir "fondée sur l'élection", s'est félicité Alain Olive (Unsa), reçu lundi.
Mettant en avant sa proposition de "conférence sur les revenus", Mme Royal a expliqué qu'il fallait, pour "que la France se relève", une "économie compétitive" et "des salariés bien payés".
M. Chérèque a insisté pour que cette conférence traite, outre le "niveau du Smic", le coût pour les salariés "des transports, du logement et de la protection sociale" ainsi que les aides aux entreprises.
Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) Jean-François Roubaud a néanmoins affirmé que Mme Royal semblait avoir "compris" sa proposition "d'un allègement de charges sur les 150 ou 200 premiers euros de tous les salaires".
De son côté, M. Thibault a insisté pour que le Smic soit porté à "1.500 euros tout de suite", alors que Mme Royal propose de le monter à ce niveau "en cinq ans".
La candidate PS a enfin rappelé vouloir instaurer "une sécurité sociale professionnelle" ou "sécurisation des parcours professionnels", qui mette "les salariés à l'abri des mutations difficiles" tout en permettant aux entreprises "d'être compétitives".
PARIS, 9 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal veut faire de "la réforme de la démocratie sociale" une priorité de sa présidence si elle est élue, un chantier où la candidate socialiste a trouvé des "convergences" avec les partenaires sociaux lors de rencontres organisées depuis dix jours.
Vendredi, la candidate a rencontré séparément les leaders des deux principaux syndicats, François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT), à son annexe de campagne boulevard Saint-Germain à Paris.
"La réforme de la démocratie sociale constituera une de mes priorités", a déclaré Mme Royal dans un premier bilan de ces contacts avec les partenaires sociaux.
Des débats qui l'ont vu rencontrer, outre MM. Chérèque et Thibault, les dirigeants du patronat - Medef, CGPME - et des syndicats Unsa et CFTC, depuis fin février. Elle rencontrera plus tard FO et la CFE-CGC.
Mme Royal a constaté "une convergence" de vues avec les partenaires sociaux sur la nécessité de "réformer le dialogue social".
Un an après la crise sociale provoquée par le CPE (Contrat première embauche), annoncé sans concertation par le Premier ministre Dominique de Villepin, syndicats comme patronat ont questionné la candidate sur "la méthode" qu'elle utiliserait pour "gouverner le pays", selon les termes de M. Chérèque.
Le responsable CFDT a salué le "bon climat d'écoute" durant l'entrevue, même si la candidate "n'a pas formulé de réponses précises" aux questions.
M. Thibault a pour sa part "demandé un calendrier (...) sur la réforme de la démocratie sociale".
"Il faut moderniser la France au regard d'un dialogue social respectueux", a martelé Mme Royal, qui s'est dite "convaincue qu'un pays moderne du point de vue du dialogue social est un pays efficace sur le plan économique".
Elle propose que les salariés soient "conviés à adhérer aux organisations syndicales". Elle n'a toutefois dit mot d'une proposition de "syndicalisme obligatoire" qu'elle avait évoquée l'automne dernier, mais décriée par les syndicats et absente des "100 propositions" de son "pacte présidentiel".
"Nous sommes d'accord pour qu'il y ait des adhésions plus massives aux organisations syndicales", avait souligné la présidente du Medef, Laurence Parisot, le 28 février.
Autre sujet cher aux partenaires sociaux, la représentativité syndicale, que Mme Royal veut voir "fondée sur l'élection", s'est félicité Alain Olive (Unsa), reçu lundi.
Mettant en avant sa proposition de "conférence sur les revenus", Mme Royal a expliqué qu'il fallait, pour "que la France se relève", une "économie compétitive" et "des salariés bien payés".
M. Chérèque a insisté pour que cette conférence traite, outre le "niveau du Smic", le coût pour les salariés "des transports, du logement et de la protection sociale" ainsi que les aides aux entreprises.
Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) Jean-François Roubaud a néanmoins affirmé que Mme Royal semblait avoir "compris" sa proposition "d'un allègement de charges sur les 150 ou 200 premiers euros de tous les salaires".
De son côté, M. Thibault a insisté pour que le Smic soit porté à "1.500 euros tout de suite", alors que Mme Royal propose de le monter à ce niveau "en cinq ans".
La candidate PS a enfin rappelé vouloir instaurer "une sécurité sociale professionnelle" ou "sécurisation des parcours professionnels", qui mette "les salariés à l'abri des mutations difficiles" tout en permettant aux entreprises "d'être compétitives".
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