PROMESSES DEJA NON TENUES
Le PS raille les précisions apportées par Nicolas Sarkozy sur le financement de son programme
LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.07 | 09h32 • Mis à jour le 17.02.07 | 09h33
Nicolas Sarkozy est au plus haut dans les sondages. Mais la polémique sur le financement de son programme n'est pas éteinte. Le PS est remonté au créneau, après que le candidat de l'UMP a précisé vendredi son chiffrage : 32 milliards d'euros sur cinq ans. Ce montant "n'a rien à voir avec les promesses du candidat Nicolas Sarkozy", a dénoncé Michel Sapin, secrétaire PS à l'économie. Les "promesses du candidat sont revues à la baisse", a-t-il dit en rappelant le report de la baisse des prélèvements obligatoires.
Vendredi, l'UMP a présenté la promesse phare de Nicolas Sarkozy d'une baisse des prélèvements obligatoires de 4 points de PIB comme un "objectif". Son coût total est estimé à 68 milliards d'euros, dont "22 % sera réalisé dès le début de la mandature", ont précisé les porte-parole du candidat. "La réalisation dans le temps dépendra de la capacité à dégager des ressources", ont-ils reconnu.
"Tout cela n'est pas sérieux", a affirmé le porte-parole du PS, Julien Dray. Il a souligné que des mesures comme le plan Hôpital 2012, présenté par le gouvernement, d'un coût de 10 milliards d'euros, et la promesse de Nicolas Sarkozy d'une hausse du budget du sport de 4 milliards, ne figurent pas dans le programme.
"FRANCHIR LE MUR DU SON"
Vincent Peillon, député européen a ironisé : "Le président Jacques Chirac nous avait habitués à revenir sur ses promesses quelques mois après l'élection. Là, après un mois de campagne on revient déjà sur les promesses de baisses d'impôt ou de nouvelles prestations sociales comme l'allocation au premier enfant."
De son côté, François Rebsamen, directeur de campagne de Ségolène Royal, a accusé Nicolas Sarkozy d'ignorer "les contraintes économiques" en permettant des baisses d'impôts et de taxes et des augmentations des "dépenses de toutes les personnes ou groupes d'intérêt qu'il rencontre". Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate, a renchéri : "Les promesses fantaisistes et extravagantes de Nicolas Sarkozy viennent de franchir le mur du son".
Les précisions apportées vendredi par l'UMP faisaient suite à l'évocation par Le Monde d'une réunion des proches de Nicolas Sarkozy en vue de réviser à la baisse le programme du candidat, jugé trop généreux. L'UMP a démenti vendredi.
LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.07 | 09h32 • Mis à jour le 17.02.07 | 09h33
Nicolas Sarkozy est au plus haut dans les sondages. Mais la polémique sur le financement de son programme n'est pas éteinte. Le PS est remonté au créneau, après que le candidat de l'UMP a précisé vendredi son chiffrage : 32 milliards d'euros sur cinq ans. Ce montant "n'a rien à voir avec les promesses du candidat Nicolas Sarkozy", a dénoncé Michel Sapin, secrétaire PS à l'économie. Les "promesses du candidat sont revues à la baisse", a-t-il dit en rappelant le report de la baisse des prélèvements obligatoires.
Vendredi, l'UMP a présenté la promesse phare de Nicolas Sarkozy d'une baisse des prélèvements obligatoires de 4 points de PIB comme un "objectif". Son coût total est estimé à 68 milliards d'euros, dont "22 % sera réalisé dès le début de la mandature", ont précisé les porte-parole du candidat. "La réalisation dans le temps dépendra de la capacité à dégager des ressources", ont-ils reconnu.
"Tout cela n'est pas sérieux", a affirmé le porte-parole du PS, Julien Dray. Il a souligné que des mesures comme le plan Hôpital 2012, présenté par le gouvernement, d'un coût de 10 milliards d'euros, et la promesse de Nicolas Sarkozy d'une hausse du budget du sport de 4 milliards, ne figurent pas dans le programme.
"FRANCHIR LE MUR DU SON"
Vincent Peillon, député européen a ironisé : "Le président Jacques Chirac nous avait habitués à revenir sur ses promesses quelques mois après l'élection. Là, après un mois de campagne on revient déjà sur les promesses de baisses d'impôt ou de nouvelles prestations sociales comme l'allocation au premier enfant."
De son côté, François Rebsamen, directeur de campagne de Ségolène Royal, a accusé Nicolas Sarkozy d'ignorer "les contraintes économiques" en permettant des baisses d'impôts et de taxes et des augmentations des "dépenses de toutes les personnes ou groupes d'intérêt qu'il rencontre". Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate, a renchéri : "Les promesses fantaisistes et extravagantes de Nicolas Sarkozy viennent de franchir le mur du son".
Les précisions apportées vendredi par l'UMP faisaient suite à l'évocation par Le Monde d'une réunion des proches de Nicolas Sarkozy en vue de réviser à la baisse le programme du candidat, jugé trop généreux. L'UMP a démenti vendredi.
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