AMBIANCE A VILLEPINTE

Publié le par EXCOFFIER

Cornes de brume et musique techno, le PS affiche son unité autour de Ségolène Royal (REPORTAGE)

VILLEPINTE (Seine-Saint-Denis), 11 fév 2007 (AFP) - Cornes de brume, musique techno et chants de victoire: dans une ambiance joyeuse et survoltée, la gauche socialiste et républicaine a manifesté à grand bruit son unité dimanche derrière sa candidate Ségolène Royal et son "pacte présidentiel".
Dans le grand hall du Palais des expositions de Villepinte (banlieue nord de Paris), ils étaient tous là, au premier rang, excepté Lionel Jospin qui avait apporté son soutien dans la semaine: Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, rivaux malheureux de la primaire interne, Jean-Pierre Chevènement (MRC), depuis 15 ans en froid avec les socialistes, Christiane Taubira (PRG).
Avaient aussi pris place Michel Rocard et Martine Aubry, qui ont souvent eu des mots durs pour la candidate, Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë, jospinistes fidèles...
Et bien sûr les proches, François Hollande, Jack Lang, Yvette Roudy, François Rebsamen, Jean-Marc Ayrault, Jean-Louis Bianco, et des personnalités comme Philippe Torreton, Jérôme Savary, Lambert Wilson, Ariane Mnouchkine, Pierre Bergé...
"La campagne présidentielle s'engage aujourd'hui vraiment", avait lancé plus tôt François Hollande.
La candidate, montée sur l'estrade sous les vivats, arborait les couleurs de la gauche, portant veste rouge et jupe en mousseline assortie.
"Vous voilà si nombreux rassemblés, venus de partout. Vous avez dû comprendre qu'il se passait quelque chose d'important aujourd'hui", a-t-elle commencé.
"Vous êtes 20.000 !", venait de dire à la foule un des organisateurs. La salle, dans le noir et debout, agitait déjà des drapeaux de toutes les couleurs et frappait dans les mains sur des rythmes rap et techno.
"Plus jamais la politique ne se fera sans vous !", a assuré la candidate à l'assistance, qui scandait: "Ségolène présidente !" ou "on va gagner !".
Solennelle, statique et parfois visiblement émue, elle dialogue parfois avec la salle: "A-t-on porté remède au précariat?", demande-t-elle. "Non!", rugit le public. "Aux discriminations?". "Non!".
Et l'émotion la gagne lorsqu'elle déclare: "je veux, en tant que mère, pour tous les enfants qui naissent et grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants". Le moment le plus applaudi.
Elle achève son discours radieuse, tandis que les jeunes entonnent la Marseillaise, puis le chant révolutionnaire italien Bella ciao. Apparaît alors au fond de la scène son nouveau slogan, en lettres rouges: "Plus juste, la France sera plus forte".
De nombreux jeunes sont vêtus aux couleurs du drapeau national: blanc ou bleu pour ceux du mouvement Ségosphère, avec, inscrit sur leurs tee-shirts: "demain ne se fera pas sans toi", blanc ou rouge pour les Jeunes socialistes, avec la mention "fiers d'être socialistes, les jeunes pour Ségolène".
Des délégations sont venues par car ou par train du Gers, d'Ille-et-Vilaine ou de Savoie. "Dunkerque avec Ségolène", proclame une banderole.
Quelque 800 journalistes sont présents, dont 70 télévisions et plus de 200 journalistes étrangers, de Russie, d'Iran, des Etats-Unis ou de Chine.
Florence, de Fontenay-sous-Bois, adhérente de fraîche date, avoue qu'elle aurait "bien aimé que François Hollande soit candidat". Huguette, 67 ans, "vieille rocardienne", assure de son côté: "Je voulais DSK, mais à partir du moment où on a un candidat, on est derrière".
Et Mohammed, 29 ans, venu de Montreuil et originaire des Comores, veut y croire, après un mois de sondages en berne: "ça va repartir".
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Publié dans segolene

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