SEGOLENE ROYAL A GRENOBLE
PRÉSIDENTIELLE-PARTIS-PS - 01/02/2007 22h17 - AFP
Origine : France
Ségolène Royal veut devenir la présidente de la "France métisse" (REPORTAGE)
GRENOBLE, 1 fév 2007 (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a affirmé jeudi soir à Grenoble au cours d'un show à l'américaine qu'elle "serait la présidente de la République de la France métisse", critiquant à plusieurs reprises, sans le nommer, Nicolas Sarkozy.
Accueillie aux cris de "Ségolène présidente", lors d'un forum participatif consacré à la jeunesse regroupant 3.500 personnes, Mme Royal, vêtue d'une jupe grise plissée, d'un chemisier blanc et d'une veste de cuir noir, s'est exclamée: "je veux une France qui accepte ce qu'elle est devenue -- plurielle, diverse, colorée -- s'en réjouisse et sache en tirer partie."
"Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui français à part entière", a-t-elle renchérit, dans un discours d'une cinquantaine de minutes concluant plus de 2H30 de débat.
Plusieurs dizaines de jeunes avaient au cours du forum évoqué au micro la discrimination, les stages non rémunérés et la difficulté à trouver un logement et du travail.
"L'ascenseur social reste bloqué au sous-sol et ne dessert plus les étages du haut, et le modèle que l'UMP propose à nos enfants face aux grandes transformations du monde peut se résumer à peu près à ceci -- +sois compétitif, ne pense qu'à toi et tais-toi+ -- est cela que vous voulez?", s'est écriée la candidate sous un tonnerre d'applaudissements.
Elle a ensuite pris à partie le ministre de l'Intérieur: "Je ne veux pas de cette société du +tous contre tous et du chacun pour soi+ qu'un autre nous prépare, je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme une menace, un danger".
Mme Royal a évoqué l'échec de la politique actuelle dans les banlieues: "on pourra envoyer tous les bataillons de police et de gendarmerie que cela n'y changera rien, par les mots de la provocation, rien n'est réglé".
"Je pense à Bouna, Zyed et Muhittin, aux jeunes électrocutés de Clichy et je dis à leur famille que nous n'aurons de cesse que la vérité soit connue dans la tragédie qui a pris leur vie au delà des mensonges du ministre de l'Intérieur".
Face au candidat de l'UMP qui se veut le candidat de la valeur travail, elle a déclaré: "ce sont les exonérations fiscales qui sapent la valeur travail, ce sont les rémunérations exorbitantes de certains patrons qui sapent la valeur travail, et je veux faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital".
Afin de participer à l'opération "cinq minutes de répit pour la planète", les lumières de la salle avaient été très fortement tamisées, entre 19h55 et 20h00.
Auparavant, Mme Royal avait rencontré pendant près de deux heures à la mairie de Grenoble 32 enseignants réunis par l'ancienne secrétaire nationale du syndicat enseignant SNES-FSU, la Grenobloise Monique Vuaillat. Cette dernière, qui s'était souvent opposée à l'ancien ministre de l'Education Claude Allègre, a précisé qu'elle n'avait pas rejoint l'équipe de campagne de Mme Royal mais qu'elle "avait une démarche contributive", sans donner de précision.
Origine : France
Ségolène Royal veut devenir la présidente de la "France métisse" (REPORTAGE)
GRENOBLE, 1 fév 2007 (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a affirmé jeudi soir à Grenoble au cours d'un show à l'américaine qu'elle "serait la présidente de la République de la France métisse", critiquant à plusieurs reprises, sans le nommer, Nicolas Sarkozy.
Accueillie aux cris de "Ségolène présidente", lors d'un forum participatif consacré à la jeunesse regroupant 3.500 personnes, Mme Royal, vêtue d'une jupe grise plissée, d'un chemisier blanc et d'une veste de cuir noir, s'est exclamée: "je veux une France qui accepte ce qu'elle est devenue -- plurielle, diverse, colorée -- s'en réjouisse et sache en tirer partie."
"Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui français à part entière", a-t-elle renchérit, dans un discours d'une cinquantaine de minutes concluant plus de 2H30 de débat.
Plusieurs dizaines de jeunes avaient au cours du forum évoqué au micro la discrimination, les stages non rémunérés et la difficulté à trouver un logement et du travail.
"L'ascenseur social reste bloqué au sous-sol et ne dessert plus les étages du haut, et le modèle que l'UMP propose à nos enfants face aux grandes transformations du monde peut se résumer à peu près à ceci -- +sois compétitif, ne pense qu'à toi et tais-toi+ -- est cela que vous voulez?", s'est écriée la candidate sous un tonnerre d'applaudissements.
Elle a ensuite pris à partie le ministre de l'Intérieur: "Je ne veux pas de cette société du +tous contre tous et du chacun pour soi+ qu'un autre nous prépare, je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme une menace, un danger".
Mme Royal a évoqué l'échec de la politique actuelle dans les banlieues: "on pourra envoyer tous les bataillons de police et de gendarmerie que cela n'y changera rien, par les mots de la provocation, rien n'est réglé".
"Je pense à Bouna, Zyed et Muhittin, aux jeunes électrocutés de Clichy et je dis à leur famille que nous n'aurons de cesse que la vérité soit connue dans la tragédie qui a pris leur vie au delà des mensonges du ministre de l'Intérieur".
Face au candidat de l'UMP qui se veut le candidat de la valeur travail, elle a déclaré: "ce sont les exonérations fiscales qui sapent la valeur travail, ce sont les rémunérations exorbitantes de certains patrons qui sapent la valeur travail, et je veux faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital".
Afin de participer à l'opération "cinq minutes de répit pour la planète", les lumières de la salle avaient été très fortement tamisées, entre 19h55 et 20h00.
Auparavant, Mme Royal avait rencontré pendant près de deux heures à la mairie de Grenoble 32 enseignants réunis par l'ancienne secrétaire nationale du syndicat enseignant SNES-FSU, la Grenobloise Monique Vuaillat. Cette dernière, qui s'était souvent opposée à l'ancien ministre de l'Education Claude Allègre, a précisé qu'elle n'avait pas rejoint l'équipe de campagne de Mme Royal mais qu'elle "avait une démarche contributive", sans donner de précision.
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