REFLEXIONS DU GOUPE DE TRAVAIL 74

Publié le par EXCOFFIER

Groupe socialiste de Haute-Savoie de soutien à Ségolène ROYAL

 

 

 

Réflexion – débat autour du questionnaire de Ségolène ROYAL

 

 

 

Question N° 10 : quelle synergie entre le parti et ses élus ?

 

-         La question est tant d’éviter que les élus ne dirigent de fait les fédérations que de ne pas les en exclure sous couvert de les économiser.

 

-         Il y a les élus qui n’acceptent pas, en tant que candidats, le soutien du parti.

 

-         Il y a aussi la question de ceux qui, une fois élus, oublient qu’ils sont socialistes ; membres d’une section

 

-         Or un élu l’est pour partie grâce au parti, aux valeurs qu’il porte. Au cours du mandat, la tentation électoraliste peut amener l’un ou l’autre à mettre son drapeau socialiste dans sa poche.

 

-         Faut-il au PS introduire des règles précises concernant les attentes et exigences des militants envers leurs élus ?

 

-         Existent 3 situations d’élus :

·        les « solitaires », isolés dans leur commune, élus sur une liste ou dans un contexte « apolitique ». la question pour le parti, leur fédération est de fédérer leurs solitudes

·        les « minoritaires » : L’exigence minimale que le parti et les militants peuvent leur formuler concerne le vote du budget. A leur tour, ils ont à les soutenir, entretenir leur fierté

·        les « majoritaires » : leur collaboration avec leur section et avec leur fédération est fondamentale la détection et la formation de futurs candidats. La question reste celle de la co-information entre eux et les structures correspondantes du parti.

 

-         De toute évidence, le terme traditionnel de « contrôle des élus » est à bannir dans sa connotation de flicage abhorrée.

 

-         Comment assurer le renouvellement des élus de façon démocratique, rompre avec l’évidence que l’élu sortant est prioritairement légitime pour le renouvellement du mandat ?

 

 

 

 

Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL

Première Secrétaire fédérale


Groupe socialiste de Haute-Savoie de soutien à Ségolène ROYAL

 

Réflexion – débat autour du questionnaire de Ségolène ROYAL

 

 

Question N° 5 : Rééquilibrer le rapport de forces entre travail et capital

 

  1. Le rapport capital / travail

-         De plus en plus d’entreprise sont entre les mains de capitaux étrangers. Et l’épargne française, où est-elle investie ? Comment inciter les épargnants à investir dans les entreprises de leur pays ?

 

-         Il devient indispensable d’établir dans les CA la notion de minorité de blocage des salariés, lors de décisions fondamentales pour l’entreprise.

 

-         Il faut taxer les flux financiers … oui mais avec quelle organisation entre Etats, y compris au sein de l’Europe ?

 

-         La question est en fait la suprématie prise par l’économique sur le politique, y compris dans les esprits des socialistes. On peut remarquer que les hommes socialistes ont tendance à se complaire dans les questions économiques, les femmes socialistes prenant plus en compte les questions sociales.

 

 

  1. la notion de contre-pouvoirs

-         Est-ce bien  dans l’entreprise que cela se joue ? N’est-ce pas plutôt dans le cadre de la loi et de la fiscalité ?

 

-         Peut-on trouver d’autres solutions de dialogue social que le conflit social traditionnel ? Il faut appuyer la démocratie sociale, susceptible d’anticiper les conflits. On oublie souvent que le dialogue social dont elle a fait l’objet est l’acquis principal de la RTT.

 

-         Les acquis sociaux issus de 68 se perdent, faute de combattants pour les défendre, de salariés et militants pour les faire vivre…

 

-         Va-t-il falloir passer par une radicalisation des acquis des luttes sociales applicables aux seuls salariés et organisations qui se sont mobilisés pour les obtenir ?

 

-         Le paritarisme, où patronat et salarié sont face à face à égalité, tue le syndicalisme : pour qu’un accord survienne, il faut que l’un se positionne contre son camp ! Se tourner vers le gouvernement devient facilité : peut-être faut-il obliger les partenaires sociaux à aboutir !

 

-         Le capitalisme financier étant mondialisé, la riposte salariale doit l’être aussi. Il y a urgence à développer le syndicalisme européen, retrouver la solidarité internationnaliste du salariat (en liaison avec le PSE). Il leur faut anticiper au lieu de devoir toujours réagir, donc avoir un temps de retard.

 

-         L’inspection du travail, son renforcement, ne sont-ils pas les 1ers contre-pouvoirs ?

 

 

Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL

Première secrétaire fédérale


Groupe socialiste de Haute-Savoie de soutien à Ségolène ROYAL

 

 

Réflexion – débat autour du questionnaire de Ségolène ROYAL

 

 

Question N° 4 : Libérer les énergies entrepreneuriales

 

 

-         L’environnement, l’eau, les énergies sont des questions d’avenir : il faut libérer les énergies innovantes susceptibles de les servir. La résolution de leurs besoins peut être l’occasion de mobiliser les jeunes, les chômeurs.

 

-         Rompre avec l’opposition patronat / salariat passe aussi par l’aide au développement des initiatives unipersonnelles (celles de ceux qui souhaitent créer leur entreprise, même sans autre salarié). Ceux-là ont absolument besoin d’un coup de pouce, relativement durable, en terme de d’aménagement des démarches administratives (guichet unique) et de cotisations sociales.

 

-         Les socialistes n’ont jamais pris en compte la situation des travailleurs indépendants, qui ne bénéficient d’aucun recours en cas d’accident, de maladie ou de cessation contrainte de leur activité. Par cette absence de filet de secours, on peut dire qu’ils sont dans une situation de précarité potentielle.

 

-         Comment déterminer la limite entre les vrais indépendants précaires et les profiteurs ?...

 

-         Les travailleurs indépendants sont aussi souvent des pluri-actifs, dont chacune des activités peut être temporaire ou occasionnelle dans l’année. Les forfaits de cotisations sociales demandés par chacune des caisses correspondant à chacune de leurs activités les étranglent et sont irréalistes au regard du quorum d’activité annuelle réalisée. Il faut absolument revoir ces forfaits et surtout coordonner entre eux les services d’appel des cotisations.

 

-         Le travail occasionnel a besoin de souplesse : il répond à un besoin temporaire d’afflux de professionnels (moniteurs de ski, par exemple) auquel les professionnels permanents ne peuvent répondre et auquel les occasionnels finissent par renoncer, les cotisations qui leur sont réclamées étant supérieures au gain des jours travaillés dan la mesure où elle est calculée sur une activité annuelle.

 

-         Ce manque de souplesse et de réalisme des organismes collecteurs poussent les intéressés à renoncer à leur activité temporaire … à moins qu’il n’incite au travail au noir …

 

-         Les travailleurs « indépendants temporaires » (salariés par ailleurs) bénéficient d’une exemption URSSAF (jusqu’à hauteur d’un chiffre d’affaires d’environ 6000 € annuels bruts). Il faudrait étendre cette exemption à l’ensemble de leurs prélèvements sociaux de la CIPAV (caisse de retraite des indépendants) et de la CMPLP (sécu des travailleurs indépendants)

 

 

 

 

Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL

Première secrétaire fédérale

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