ump

Jeudi 11 janvier 2007 4 11 01 2007 17:13

Une fois de plus, pour cacher son incapacité, Sarkozy triche avec les chiffres. Cette fois, il s'agit du nombre de voitures brûlées pendant la St Sylvestre. C'est EUROPE 1 qui a soulevé le lièvre et enquêté.

 Dix jours après le réveillon de la Saint-Sylvestre, Europe 1 a enquêté pour dresser le bilan complet du nombre de véhicules incendiés cette nuit-là. Le 1er janvier, le ministère de l'Intérieur a arrêté son décompte à 6 heures du matin en établissant le bilan officiel à 396 véhicules incendiés (dont 83 par propagation). Or, ce chiffre est loin de la réalité. Après avoir contacté toutes les préfectures, Europe 1 révèle qu'au moins 683 véhicules ont été incendiés durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Une
enquête réalisée par Guillaume Biet.
Au moins 683 véhicules ont été brûlés la nuit de la Saint-Sylvestre. C'est 72% de plus que le chiffre officiel communiqué le 1er janvier par le ministère de l'Intérieur. La différence s'explique par le fait que le décompte officiel a été arrêté à 6 heures du matin. Or, tout au long de la journée, des automobilistes découvrent que leur voiture a été incendiée.
Ainsi, en Seine-Saint-Denis, à 6 heures, on comptait 47 véhicules brûlés. Mais au final, il y en a eu 70.

Le 1er janvier, la Direction générale de la Police nationale a refusé de réactualiser son bilan, et nous a dit que l'on pouvait toujours appeler les préfectures de chaque département.  Dans les jours qui ont suivi, nous avons  donc téléphoné aux 95 préfectures de la métropole pour obtenir des chiffres
définitifs. Il a fallu insister, rappeler, envoyer des mails, des fax...
Parfois, cela s'est révélé insuffisant. En effet, dix jours après la Saint-Sylvestre, certaines préfectures refusent toujours de donner le bilan de la nuit. C'est le cas de la Côte d'Or et de l'Indre-et-Loire, deux
départements pourtant très calmes. En Ile-de-France, le seul préfet qui ne veut pas communiquer, c'est celui des Hauts-de-Seine (le département du ministre de l'Intérieur). Pourtant, il n'y aurait eu, semble-t-il, que troisvoitures incendiées cette nuit-là.

En additionnant tous les chiffres obtenus auprès des préfectures, on arrive à ce total de 683 véhicules brûlés, presque 300 de plus que le chiffreofficiel. Cela ne signifie pas que le ministère de l'Intérieur a menti. Simplement, il a communiqué sur un bilan établi à 6 heures du matin, mais qui ne reflète pas vraiment ce qui s'est passé la nuit de la Saint-Sylvestre.




Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 01 2007 11:47

Qui est vraiment N. Sarkozy ? Ses idées, ses déclarations, son action ?

Pour tout savoir il faut lire "Les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy".

Une équipe rassemblée autour d'Eric Besson , député de la Drôme, a rassemblé par thèmes, écrits, déclarations et actions de Sarkozy : rupture ultra-libérale, rupture communautariste, rupture atlantiste, rupture néo-conservatrice.

Pour se procurer gratuitement ce document, envoyez un courriel à :  desirsdavenir74@yahoo.fr

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 01 2007 13:53

Les rédactions des médias et des particuliers reçoivent depuis quelques jours un courriel censé démontrer que F. Hollande et S. Royal ont monté une Société Civile Immobilière (SCI) pour ne pas payer l'ISF.

Les proches de Sarkozy téléphonent aux médias pour leur signaler ce courriel.

Ce pseudo-document est contraire à la réalité.

Une SCI permet à un couple non marié d'acquérir en commun un bien immobilier et n'exonère absolument pas du paiement de l'ISF. Dans le cas cité, il s'agit d'une SCI à trois parties (F. Hollande, ses parents et S. Royal). Le couple paie l'ISF comme un certain nombre de Français touchés par la hausse de l'immobilier.

F. Hollande a porté plainte en diffamation contre le député UMP Godfrain et les sites internet relayant cette cette info tronquée.

Probablement la première application du slogan 'Avec Sarko tout devient possible' !!!

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 19 janvier 2007 5 19 01 2007 18:25

                                  

 

 

Critique du positionnement

 

 

de Nicolas Sarkozy

 

 

 

 

I) – Nicolas Sarkozy veut entretenir la confusion

 

 

Dans le discours du 14 janvier qu’il a prononcé pour son « sacre » de candidat unique de l’UMP, Nicolas Sarkozy a voulu se poser en « rassembleur » en citant trente trois personnages de l’histoire de France, en accaparant même Jean Jaurès et Léon Blum, qui ne peuvent plus rien dire… Derrière la pensée (et la tactique) il y a pourtant bien une cohérence droitière. Sans chercher plus loin que son texte, plusieurs caractères ressortent.

 

 

 

 

II) – Derrières les mots, la réalité

 

 

lUn discours incantatoire et mielleux, qui n’offre en fait aucune vision d’avenir pour la France autre qu’un moralisme conservateur

 

 

            àNicolas Sarkozy ne dit rien sur les moyens à employer pour faire baisser le chômage, relancer   la croissance, réduire l’endettement      

 

 

                àSon discours ne propose aucune vision précise sur la place de la France en Europe et dans le                  monde

 

 

lNicolas Sarkozy refuse de parler bilan

 

 

            àNicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement depuis 5 ans, est pourtant le candidat de la                    continuité

 

 

                àMais, il n’y a pas une seule ligne dans le discours sur son bilan de ministre de l’Intérieur ou celui du gouvernement auquel il appartient, alors que, depuis 2002, les deux gouvernements de Jacques Chirac battent pourtant les records de l’endettement public, du déficit commercial, des  violences aux personnes, de la précarité du travail, etc…

 

 

lUn vrai discours de droite, libéral  et autoritaire

 

 

                à Nicolas Sarkozy  réaffirme dans ce discours les valeurs d’une droite « décomplexée »: l’ordre, la grandeur, l’autorité, le respect, le mérite, la responsabilité, le travail, la volonté n’hésitant pas à changer le sens de certains mots qui appartiennent à la gauche

 

 

                àIl rêve d’une société de compétition (mise en cause du droit du travail, « bouclier fiscal » accru (pour vider de tout contenu l’ISF sans le dire !),  nouvelle baisse des charges pour les entreprises) qui sonnerait le glas des droits collectifs et de la cohésion sociale.  Contrairement à ce qu’il affirme, il dessine les traits d’une société de rentiers, où l’argent va à l’argent.

 

 

                àEt, il n’y a pas une seule attaque contre Jean-Marie Le Pen, car Nicolas Sarkozy  ne mène pas de combat contre les idées du Front National (Jean-Marie Le Pen n’a-t-il pas dit que ce discours, il aurait pu le prononcer lui-même ?)

 

 

lMalgré les apparences, un discours conflictuel

 

 

            àUne mise en scène de l’union que dément la réalité : Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme du  rassemblement, mais celui du rapport de force et de la division. Ni le premier Ministre, ni le président de la République, ni le président de l’Assemblée Nationale ne le soutiennent. Son seul opposant en interne (Dupont-Aignan) est prié de quitter l’UMP.

 

 

                àNicolas Sarkozy oppose les Français entre eux: « La République réelle c’est celle qui fait plus pour celui qui veut s’en sortir et qui fait moins pour celui qui ne veut rien faire et dont la société ne peut accepter qu’il vive à son crochet ? »

 

 

l Un boulimique du pouvoir

 

 

               à « La démocratie irréprochable c’est un président qui s’explique  devant le Parlement. C’est un président qui gouverne. C’est un président qui assume. On n’élit pas un arbitre mais un            leader… »

 

 

                Nicolas Sarkozy  se prononce pour une forte concentration des pouvoirs. Il ne dit rien sur le rôle du Parlement, sur la nécessité de contre pouvoirs, sur la décentralisation de l’autorité, sur la démocratie participative, tout simplement sur le rôle des citoyens……

 

 

 

 

 

 

 

Décidemment le « possible » de Nicolas Sarkozy ne doit pas être l’avenir de la France !

 

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 janvier 2007 4 25 01 2007 09:56

 

 

Sarkozy et la fiscalité

 

 

Promesses intenables, solutions dérisoires, injustices sociales

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy vient d’avancer ses propositions en matière de fiscalité. Elles révèlent une amnésie par rapport au bilan de la droite et confirment des choix marqués par l’injustice.

 

 

 

 

  1. Une amnésie sur le bilan gouvernemental

     

 

 

Nicolas Sarkozy oublie le bilan du gouvernement dont il est le numéro deux depuis 2002 :

 

 

  • la croissance et le pouvoir d’achat ont été divisés par deux : 1,5%/an, contre 3 % entre 1997 et 2002 ; la majoration des heures supplémentaires au-delà de 35 heures hebdomadaires a été baissée de 25% à 10% ;

     

  • les comptes publics ont été lourdement dégradés : +300 Mds€ de dettes depuis la mi-2002 ;

     

  • le commerce extérieur est historiquement déficitaire : -30 Mds€ en 2006 (-26,5 en 2005), alors que la France dégageait encore des excédents en 2002 ;

     

  • l’emploi a stagné : la France a créé dix fois moins d’emplois (38.000/an) que sous la précédente législature (360.000/an);

     

  • la précarité s’est développée : la part des CDD et de l’intérim représente 78% des intentions d'embauche en 2006, contre 35% en 2000 ;

     

  • les prélèvements obligatoires ont augmenté : ils sont passés de 43,1% à 44 % du PIB, soit une ponction supplémentaire de 17 milliards d’euros par an depuis 2005;

     

  • les inégalités se sont accrues :

     

- l’impôt sur le revenu a été massivement baissé au profit des catégories les plus aisées : 70% des baisses de l’impôt sur le revenu ont bénéficié aux 10% les plus aisés ;

 

 

- le bouclier fiscal à 60 % a permis à 17.000 foyers fiscaux imposables à l’ISF de bénéficier d’une baisse de 350 millions d'euros, soit 20.600 euros en moyenne par an ;

 

 

- la réforme de l’ISF (exonération de 75% de la valeur des actions) a permis par exemple au détenteur d’un patrimoine de 15 millions d’euros d’acquitter 100.000 euros d’ISF en moins par an.

 

 

 

 

  1. Un programme injuste : donner de l’argent à ceux qui en ont déjà le plus

     

 

 

Les dernières propositions de Nicolas Sarkozy ne marquent pas une rupture avec cette politique, mais bel et bien son prolongement et son accentuation :

 

 

  1. Baisse de l’ensemble des impôts, taxes et cotisations de 70 milliards d’euros

     

Cette promesse est injuste et démagogique :

 

 

·           injuste : elle repose sur des coupes dans les dépenses publiques prioritaires (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) ou sur la création de nouveaux prélèvements injustes (institution d’une franchise de soins) ;

 

 

·           démagogique : fidèle à la technique chiraquienne, Nicolas Sarkozy promet de baisser les prélèvements de 68 milliards d’euros, tout en réduisant les déficits et la dette sans affecter les dépenses prioritaires : promettant tout, il ne tiendra rien.

 

 

·           dangereuse : avec une telle baisse des prélèvements obligatoires, la dette publique s’envolerait de nouveau, réduisant d’autant les capacités d’actions de l’État.

 

 

  1. Suppression totale des cotisations sociales et de la fiscalité pesant sur les heures supplémentaires

     

Cette mesure, au coût de 4,6 milliards d’euros par an, serait très préjudiciable à l’emploi, dès lors qu’il deviendrait plus intéressant financièrement pour l’employeur d’imposer des heures supplémentaires que d’embaucher. C’est tout le contraire d’une politique de création d’emplois et de valorisation du travail.

 

 

  1. Fin des droits de successions

     

Cette mesure favoriserait les 20 % de Français les plus aisés, qui sont les seuls à acquitter des droits de successions : le patrimoine d’un personne avec trois enfants est aujourd’hui exonéré de droits de succession en ligne directe si sa valeur est égale ou inférieure à 226.000 euros ;

 

 

  1. Abaissement à 50 % du bouclier fiscal

     

Cette mesure coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros par an à l’État et signerait la mort de l’ISF. Elles reviendrait en pratique à exonérer totalement la quasi totalité des redevables à l’ISF du paiement de l’impôt, puisque seuls les patrimoines supérieurs à 6 millions d’euros resteraient imposables. Cette mesure, dédiée aux 350.000 foyers qui disposent d’un patrimoine supérieur à 1,2 millions d’euros, favoriserait la rente et non le travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

                   Avec Nicolas Sarkozy, l’argent va à l’argent !

 

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 janvier 2007 4 25 01 2007 18:44

Argument du jour – jeudi 25 janvier 2007

 

 

 

 

 

 

Avec Nicolas Sarkozy, rien n’est impossible

 

 

même le pire !

 

 

 

 

 

 

 

 

1.   Nicolas Sarkozy plus fort que Villepin

 

 

 

 

Dominique de Villepin a voulu avec le succès que l’on sait transformer le CNE en CPE pour les jeunes.

 

 

Nicolas Sarkozy fait plus fort en proposant de généraliser le CNE à tous les salariés, aux jeunes comme aux autres.

 

 

Avec Nicolas Sarkozy, c’est la précarisation et le CNE pour tous.

 

 

 

 

 

 

2.   Nicolas Sarkozy utilise ses fonctions de Ministre de l’Intérieur à des fins électorales, politiciennes et personnelles.

 

 

 

 

Le Parisien révèle qu’un membre du cabinet de Nicolas Sarkozy a demandé aux Renseignements Généraux d’enquêter sur un membre de l’équipe de Ségolène Royal, Bruno Rebelle.

 

 

Le mélange des genres et l’utilisation des fonctionnaires d’Etat pour une campagne électorale, c’est une affaire d’Etat !

 

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 27 janvier 2007 6 27 01 2007 11:24
Pour signer la pétition 
 

Appel à Jacques Chirac pour relever le Ministre de l'intérieur de ses fonctions



Monsieur le Président de la République,

Vous veillez au respect de la Constitution. Vous assurez, par votre arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.

C'est donc naturellement à vous que nous faisons appel pour mettre fin à un désordre susceptible de perturber le déroulement de l'élection présidentielle, voire, le cas échéant, de jeter le doute sur la sincérité de ses résultats.

Le maintien de Monsieur Nicolas Sarkozy, qui a reçu l'investiture du parti majoritaire à l'Assemblée nationale, aux responsabilités de Ministre de l'intérieur, est en effet extrêmement préoccupant pour la vie démocratique de notre pays.

Différents aspects de cette situation inédite sont en effet extrêmement préoccupants pour tout citoyen français  :

- Le Ministre de l'intérieur organise les élections et ne devrait pas simultanément être candidat. C'est Monsieur Nicolas Sarkozy qui organise cette élection. Il en vérifie le bon déroulement. Il en révèle les résultats . Monsieur Nicolas Sarkozy, dont le directeur de campagne est son actuel directeur de cabinet au Ministère, sera donc en la matière à la fois juge et partie ;

- Le Ministre de l'intérieur bénéficie des services de l'État qui ne devraient pas être détournés à des fins partisanes. De par ses responsabilités, Monsieur Nicolas Sarkozy est amené à mobiliser les services de l'État qui lui donnent une vision très précise de l'état de l'opinion publique, sans que son équipe de campagne n'aie besoin de dépenser les sommes importantes traditionnellement consacrées aux sondages et aux enquêtes d'opinion ;

- Le Ministre de l'intérieur ne doit pas confondre son action avec l'action d'un candidat. Monsieur Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de multiplier les déplacements en province, en annonçant même trois par semaine. Ces multiples interventions ont lieu, la plupart du temps, en marge de déplacements officiels, aux frais de l'Etat. Là encore, il s'agit d'un abus dans l'utilisation des deniers publics, et d'une manière de s'affranchir des règles encadrant les dépenses de campagne ;

- Le Ministre de l'intérieur ne peut pas utiliser sa position à des fins personnelles. Plus grave, Monsieur Nicolas Sarkozy a publiquement annoncé, à plusieurs reprises, qu'il avait accepté sa charge pour pouvoir "reprendre en mains" différents services de l'Etat qu'il soupçonnait de vouloir mener des enquêtes à son encontre. À quelques semaines d'échéances aussi importantes que cette élection présidentielle, les citoyens peuvent légitimement s'inquiéter de ces annonces passées ;

- Le Ministre de l'intérieur ne devrait pas être en situation d'utiliser directement les moyens de l'État contre les autres candidats. Plus grave encore, un hebdomadaire paraissant le mercredi a relaté de très sérieux soupçons d'utilisation des services des "renseignements généraux" pour constituer des dossiers contre les équipes et les soutiens d'une autre candidate à la fonction présidentielle. Si une telle pratique était avérée, ce serait une forfaiture. Si elle ne l'était pas, le simple soupçon, reposant sur des témoignages convergents de nombreux agents de ce service, serait une tâche sur le déroulement de l'élection présidentielle. Il faut mettre fin à ces ambiguités.

Monsieur le Président, vous avez été porté à cette fonction par une mobilisation sans précédents d'électeurs de toutes convictions qui voyaient en vous un barrage contre ce que notre système démocratique tolère de plus extrémiste.

Ce suffrage vous oblige donc doublement.

C'est pourquoi nous, signataires, vous demandons par la présente de bien vouloir mettre fin à cette situation équivoque dans les meilleurs délais en relevant le candidat de l'UMP, Monsieur Nicolas Sarkozy, de ses responsabilités ministérielles.

Dans l'espoir que notre requête recevra une réponse favorable, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de notre Haute considération.
Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 janvier 2007 2 30 01 2007 12:13

Argument du jour – Mardi 30 janvier 2007

 

 

 

Avec Nicolas Sarkozy, rien n’est impossible

 

même le pire !

 

 

 

 

-                              Nicolas Sarkozy et la droite cherchent à masquer leurs vraies intentions :

 

En maquillant et en différant la publication par l’INSEE des vrais chiffres du chômage

 

En niant leurs intentions sur la généralisation du CNE et la suppression du droit de grève.

 

Les propos de Xavier Bertrand hier à la radio, tentant de revenir sur le CNE et sur l’intention de suppression du droit de grève, ne peuvent faire oublier ni la politique de la droite depuis cinq ans ni les propositions claires et réitérées de Nicolas Sarkozy énoncées dans son discours du 14 janvier à la porte de Versailles et dans son interview du Monde du 23/01/07.

 

 

-                              André Glucksmann vient de rejoindre Nicolas Sarkozy :

 

Il n’y a rien d’étonnant à cela : Il a totalement soutenu l’intervention américaine décidée par Bush en Irak.

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 01 2007 18:35

 Éric BESSON

 

Les fariboles

 

de Monsieur Sarkozy

 

« Jacques Chirac raconte des fariboles en promettant d'augmenter toutes les dépenses et de baisser tous les impôts». Nicolas Sarkozy, RMC, 27 Mars 1995

 

  1. Une hausse massive de dépenses non financées

 

Au cours du mois de janvier, Nicolas Sarkozy a multiplié les promesses nouvelles, notamment dans son discours d’investiture (14/01 :2007) et son interview au journal « Le Monde » (23/02/2007) :

 

  • « Créer un droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés » : 500 millions d’euros ;
  • « Apporter la caution de l’Etat aux entrepreneurs sans ressources » : 100 millions d’euros
  • « Déduire les intérêts de l'emprunt immobilier du revenu imposable » : 2,5 milliards d’euros ;
  • « Créer une allocation de formation pour les jeunes » : 3 milliards d’euros ;
  • « Créer un prêt à taux zéro pour les jeunes, garanti par l’Etat » : 2 milliards d’euros ;
  • « Étendre le crédit d’impôt recherche » : entre 1 milliard (doublement) et 10 milliards (mesure in extenso) d’euros ;
  • « Abaisser le bouclier fiscal à 50% et déduire de l’ISF les sommes investies dans les PME (jusqu’à 50 000 €) » : 4 milliards d’euros ;

 

En revanche, les mesures d’économies mises en regard sont déjà toutes présentes dans le projet de l’UMP adopté le 26/11/2006 : 

 

·         « le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et l’affectation de la moitié des économies aux fonctionnaires en poste », qui représente une économie budgétaire de 5 milliards d’euros en 2012, est inscrit page 51 : « réduire le nombre d’agents publics en réorganisant les services, car c’est une nécessité pour retrouver des marges de manœuvre en termes de finances publiques et améliorer la rémunération des fonctionnaires. Partager les gains ainsi obtenus entre les agents publics et les pouvoirs publics» ;

 

·         « le resserrement des conditions de versement des minima sociaux », censé permettre à l’État d’économiser 500 millions d’euros par an, est inscrit page 38: « nous demanderons donc à tout bénéficiaire d’un minimum social en âge de travailler d’avoir une activité adaptée à sa situation » ;

 

·         l’institution d’une « franchise sur les actes médicaux», source de 1,25 milliard d’économie, est inscrite page 40 : « nous pensons que l’instauration d’une franchise non remboursable, ni par la sécurité sociale, ni par les assurances complémentaires, de quelques euros par acte de soin, serait plus juste et plus responsabilisante » ;

 

·         « l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général des retraites », source de 3 milliards d’économies, est inscrit page 38 : « rééquilibrant les avantages de certains régimes spéciaux au regard de la pénibilité d’autres professions et la réalité de certaines situations (pensions de réversion, retraites de certaines professions non salariées telles que les agriculteurs, les artisans, les commerçants...) ».

 

Les nouvelles promesses du candidat Sarkozy représentent un coût compris entre 13 Mds€ et 23 Mds€, la principale variable de l’écart reposant sur l’évaluation de la mesure « extension du crédit d’impôt recherche ». En retenant pour cette dernière mesure une évaluation réaliste de doublement de son montant actuel (soit un coût supplémentaire pour le budget de l’Etat de +1 Mds€ d’ici 2012), notre hypothèse centrale sur le coût supplémentaire de ces nouvelles annonces correspond à l’hypothèse base de la fourchette mentionnée par l’Institut de l’entreprise, soit +13 Mds€.

 

Pourtant, la droite promet donc de maîtriser la dépense publique, tout comme elle l’avait fait en 2002. Le tableau suivant[1] démontre son peu de crédibilité en la matière :

 

De plus, Nicolas Sarkozy compte deux fois les économies qu’il annonce. Si l’on prend le soin de chiffrer le décalage entre ces deux discours et le projet UMP, la simple variation du poste « dépense » implique un besoin de financement compris de 0,75 point de PIB.

 

Le Parti Socialiste avait estimé jusqu’ici le coût global du projet de l’UMP à 75 milliards d’euros en dépenses brutes et de 53 milliards d’euros en dépenses nettes d’ici 2012, une fois déduites les « économies » promises sur la sphère publique (23 Mds€). Pour le Parti Socialiste, les principaux engagements du projet de l’UMP se répartissaient jusqu’alors comme suit :

 

Avec ces nouvelles dépenses, les nouvelles annonces de Nicolas Sarkozy portent le niveau des dépenses supplémentaires en 2012 à 88 milliards d’euros bruts et 66 milliards d’euros nets.

 

 


  1. Des recettes en baisse : un choix qui cache son nom
  2. a)       Une position sur les prélèvements obligatoires intenable ou dangereuse

 

Dans son interview au journal « Le Monde », Nicolas Sarkozy a pris l’engagement de « réduire de 4 points nos prélèvements obligatoires », ce qui représente une privation volontaire du budget de l’État de 68 milliards d’euros par an.

 

Cette position est clairement intenable. Qui le dit d’ailleurs ? Gilles Carrez[2] : « Nous ne devons pas commettre la même erreur qu’en 2002, à savoir baisser immédiatement l’impôt sans faire en contrepartie les économies correspondantes ». Même si, se voulant optimiste, il ajoute solennellement : « les propositions de Nicolas Sarkozy sur les droits de successions, le bouclier fiscal ou encore l’accession à la propriété coûtent plusieurs milliards d’euros mais elles peuvent être mises en œuvre progressivement en cohérence avec les objectifs d’équilibre fixés pour 2012. » ;

 

Le premier problème pour Nicolas Sarkozy en la matière, c’est sa crédibilité. En effet, et contrairement à ses engagements de 2002, l’actuelle majorité n’a pas diminué le taux de prélèvements obligatoires, mais les a au contraire augmentés de 0,9 point de PIB (de 43,1% à 44% du PIB), soit une augmentation de 16 milliards d’euros depuis 2002. Ils avaient au contraire baissé entre 1998 et 2001.
Source : MINEFI, rapport sur les prélèvements obligatoires pour 2006.

 

Cette augmentation de la pression fiscale ne peut en aucun cas être imputée aux décisions des collectivités locales dont les prélèvements pèsent 5,7% du PIB en 2006, contre 15% à l’Etat et 21,22% à la sécurité sociale. Selon les chiffres publiés par le gouvernement[3], la hausse des prélèvements obligatoires enregistrée en 2005 est imputable pour un tiers seulement aux collectivités (+ 0,3 point de prélèvement obligatoires) . Ce calcul ne tient pas compte des transferts de charge non compensés. Se fondant sur les travaux du « bilan financier de la décentralisation », le gouvernement[4] a du accorder une « rallonge » de 500 millions/an jusqu’en 2008[5]. Surtout, sur la période 2002-2004, on constate que l’augmentation du taux de PO des collectivités locales provient à hauteur de 0,4 point de PIB des transferts de fiscalité. Les hausses touchent toutes les collectivités (+ 4 % en 2006[6], après 4,3% en 2005) pour couvrir le dynamisme des dépenses sociales, y compris de très nombreux conseils généraux UMP (Rhône :+ 8,4 % en 2005 ; Marne : + 12,8 % ; Loir et Cher : + 15 %, …).

 

La question de la baisse des prélèvements obligatoires est à ce point peu crédible à droite, que l’UMP en est déjà à sa troisième version en trois semaines. Qui croire :

 

·         Le projet de l’UMP qui s’engage (page 14) à « réduire d’au moins un point l’écart entre notre taux de prélèvements obligatoires et la moyenne des autres pays de l’Union européenne (qui est aujourd’hui de quatre points) » ?

 

·         François Fillon, Pierre Méhaignerie, Alain Lambert, Eric Woerth, Gilles Carrez et Philippe Marini qui ont pris des distances avec ce texte en indiquant dans le communiqué détaillant le financement de ce même projet que : les « recettes nouvelles n’élèveront pas le niveau général des prélèvements obligatoires » et «  si la croissance, grâce aux réformes entreprises, est supérieure à l’hypothèse de croissance retenue pour établir le présent chiffrage, les marges de manœuvre nouvelles ainsi créées seront consacrées au financement des autres mesures du projet (pour une enveloppe d’environ 10 Mds d’euros) et à la réduction du taux de prélèvements obligatoires (actuellement de 44%), et plus particulièrement la fiscalité pesant sur les entreprises, afin de le rapprocher de la moyenne des pays de l’Union européenne (actuellement de 40%) » ?

 

·         Nicolas Sarkozy qui vient de multiplier cet effort par quatre dans sa récente interview  ?

 

Nicolas Sarkozy se situe dans la lignée des néo-conservateurs américains qui, conscients que l’annonce d’une mise en pièce de l’État providence est impopulaire, ont toujours annoncé des baisses brutales de prélèvements pour imposer par la suite la réduction des dépenses. Qui le dit ? Franck Tapiro, son conseiller en communication : « On a pas besoin de Karcheriser la France, … On a besoin de thatcheriser la France (…) »[7].

 

Une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires sur la période 2007-2012 représente (en valeur actualisée 2012) une perte de recettes supplémentaire de 68 Mds€, alors qu’une croissance de 2,25% par an en moyenne ne permet de ne dégager qu’un montant de marges de manœuvre de seulement 45 Mds€ à taux de prélèvements constants. Une conclusion s’impose : la seule baisse  de 4 points du taux de PO, si elle était réalisée, priverait de toute marge de manœuvre la future majorité pour le financement de ses priorités.

 

Avec une croissance annuelle moyenne de 2,25%, cette baisse des prélèvements serait à l’origine de creusement des déficits de l’ordre de 89 milliards d’euros[8] soit 4,3 points de PIB en 2012[9].

 

 

 

b) La fin de l’impôt progressif

 

La France compte trois impôt progressifs : l’impôt sur le revenu, l’impôt de solidarité sur la fortune et l’impôt sur les successions. Nicolas Sarkozy s’attaque aux trois.

 

  • Extension du bouclier fiscal[10] : la prime aux revenus du capital

 

Cette nouvelle mesure abaisse le seuil de 10 points et intègre les prélèvements sociaux à hauteur de 11% du revenu, qui ne sont pas comptés dans le plafond actuel de 60% : elle aboutit à réduire le plafond de 21 points.

 

Pour payer un montant annuel d’impôts qui dépasse 50%, il faut forcement percevoir des revenus du capital ou de la rente. En effet, si l’on soustrait la CSG et la CRDS aux 50%, il reste 39%. Or, le nouveau barème de l’impôt sur le revenu a ramené la tranche marginale à 40%. Avec un taux de l'impôt sur le revenu plafonné à 40 %, l'imposition moyenne des revenus n'atteint en réalité presque jamais 50 %.

 

Les contribuables les plus aisés qui, en plus de la CSG, de la CRDS, des taxes locales (foncière et d’habitation), sont imposables au plus haut taux de l’impôt sur le revenu ne peuvent bénéficier de cette réduction. Il faut vivre de la rente pour en bénéficier : difficile dès lors de prétendre le mettre en place pour faire en sorte « que l’on ne travaille pas pour l’État plus d’un jour sur deux ».

 

 

 

L’impact « social » sera dès lors équivalent à celui de l’actuel bouclier qui coûte 400 millions d’euros et concerne 93 000 contribuables :

 

  • 77.000 contribuables, non soumis à l’ISF, se verront rembourser 50 millions d’euros, soit 650 €/an ;
  • 16.000 contribuables, soumis à l’ISF, se verront rembourser 350 millions d’euros, soit  un peu plus de 20.000 euros/an.
  • Déduction des investissements dans les PME de l’ISF[11] : la mort annoncé de l’ISF

Cette mesure se distingue des autres car il s’agit d’une déduction de l’impôt à payer, et non d’une soustraction à l’assiette taxable : c’est une première. Elle serait donc cumulable avec les exonérations portant sur l’assiette :

             les 750.000 euros de seuil d’entrée ;

 

  • la Loi Dutreil qui permet de déduire du patrimoine imposable de l’ISF tous les investissements dans les PME de moins de 250 salariés ;
  • 100% des actions d’une société dont on est dirigeant si l’on possède au moins 25% des actions ;
  • les œuvres d’art ;
  • 75% des actions conservées plus de six ans dans le cadre d’un pacte d’actionnaire ;
  • 75 % des parts pour les Bois et Forêts ;
  • 20 % de la résidence principale.

 

A qui bénéficie-t-elle ? aux contribuables qui acquittent plus de 50.000 euros d’ISF, et donc qui disposent d’un patrimoine supérieur à 4 millions d’euros. Potentiellement, 95 % des contribuables assujettis à l’ISF (tous les foyers qui paient un ISF inférieur à 50.000 euros/an), soit 430.000 foyers sur les 450.000 contribuables assujettis en 2006. Ces ménages pouvant optimiser cette disposition, tout comme les détenteurs des plus gros patrimoines pour réduire leur ISF, cette proposition réduira de 60% le produit de l’impôt 

Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 01 2007 18:51
Bonsoir,

Voici un lien intéressant à diffuser et à regarder :

http://www.dailymotion.com/video/x13fex_nicolas-sarkozy-acteur
Par EXCOFFIER - Publié dans : ump
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

photo

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus