PRESIDENTIELLES 2007 : La campagne de Ségolène ROYAL
De TF1 au Dauphiné Libéré, les médias se sont déchaînés ce week-end contre la soi-disant "faute" de Ségolène ROYAL au Liban. Ce n'est qu'un aperçu de ce qu'il va falloir subir pendant toute la campagne. La réalité est on ne peut plus simple. Dans le cadre des ses multiples contacts au Proche-Orient, Ségolène ROYAL a rencontré des députés libanais de la Commission des Affaires étrangères. Dix-sept personnes, dont l'ambassadeur de France au Libal, un proche de Chirac, sont autour de la table. En retrait un groupe de journalistes. Deux interprètes, l'un derrière S. Royal et l'ambassadeur, l'autre parmi les journalistes. Selon les journalistes, le député Ali Ammar, membre du Hezbollah, s'en prend aux Etats-Unis et compare l'action d'Israël, qualifié "d'entité sioniste" au "nazisme qui a occupé la France". S. ROYAL ne réagit pas à ce dernier propos.
Le lendemain, S. ROYAL découvre dans la presse française le compte-rendu de cette rencontre. Indignée, elle déclare "Je n'ai pas entendu cette comparaison, ni l'ambassadeur. Cela aurait entraîné immédiatement notre départ de la salle". M. Emié, l'ambassadeur, confirme qu'il n'a pas entendu les paroles d'Ali Ammar. D'ailleurs, qui peut croire que si S. ROYAL n'avait pas réagi à des propos insultants pour Israël, elle aurait été accueillie aussi chaleureusement par les responsables israéliens, dont le Premier Ministre ? Non, la droite a simplement profité de l'absence de S. ROYAL pendant tout le week-end pour monter sa petite opération politicienne.
Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal a jugé mardi "minable" et "ridicule" la "petite polémique lancée" par la droite sur le voyage au Proche-Orient de la candidate PS à la présidentielle.
A Beyrouth, "les députés du Hezbollah étaient là comme les autres députés", a déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale M. Bianco, qui a accompagné Mme Royal au Proche-Orient.
"Au mois de juin, l'Assemblée nationale et le Sénat ont reçu une délégation parlementaire libanaise avec deux députés du Hezbollah, je n'ai entendu aucun des cris d'orfraie d'un certain nombre de gens à droite. Cela ne leur posait aucun problème", a affirmé l'ancien ministre PS.
C'est dire à quel point cette polémique est ridicule", a-t-il dit. "Nos interlocuteurs, à Beyrouth, à Gaza, à Jérusalem ont été gênés pour la France, c'est une petite polémique minable qui dessert les intérêts de la France".
M. Bianco a justifié le refus de Mme Royal de rencontrer des députés du Hamas, car "le Hamas n'a fait aucun pas" et "dès lors qu'il venait de rompre avec les autorités palestiniennes, il n'y avait aucune raison de les voir".
Interrogé sur la justification, par Mme Royal, des survols des positions de la Finul par des appareils israéliens, M. Bianco a affirmé : "elle n'a pas changé de position, elle est allée écouter les soldats de la Finul. Ils lui ont dit que ces survols étaient dangereux et diminuaient notre crédibilité mais, selon eux, il semble que cela aille mieux", a-t-il poursuivi.
Selon M. Bianco, Mme Royal "l'a répété aux responsables israéliens" qui ont assuré que "les dispositions étaient prises pour que ça ne se répète pas". "Restent les survols d'observation qui peuvent poser problème au regard de la communauté internationale mais dont on peut comprendre les motivations par rapport à la surveillance de l'introduction d'armes et d'éléments terroristes", a jugé M. Bianco.
S'agissant du mur de séparation en Cisjordanie, Mme Royal "a dit que, comme les réfugiés, comme les colonies, cela ne pouvait se régler que dans le cadre d'un règlement global".
"Le problème du mur, c'est peut-être avant tout un problème de tracé parce qu'il ne respecte pas la ligne verte de 1967, avant même d'être un problème de principe. Le problème ce n'est pas le mur c'est: peut-on construire la paix avec un mur?", a conclu le député PS.
Ce mardi 12 décembre à Annecy, une quarantaine de personnes se sont retrouvées pour débattre sur le thème : développement durable, préparer l'après pétrole.
Après l'état des lieux présenté par Charles MAGNIER, directeur de l'association Prioriterre et chroniqueur à France Bleu Pays de Savoie (vers 7h50 le matin), un débat très intéressant avec des intervenants très au fait de la question. Des membres de la FRAPNA et des Amis de la Terre se sont également exprimés.
Le compte-rendu sera très prochainement disponible sur ce blog.
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Peut mieux faire: c'est en substance le message qu'a adressé mardi Ségolène Royal à Nicolas Hulot, venu discuter avec elle des dix objectifs et cinq mesures de son pacte pour l'environnement. Se présentant comme "visionnaire" sur le sujet, la candidate a annoncé qu'elle signerait ce pacte tout en revendiquant des "nuances" et en affichant son intention de le "compléter". La candidate du PS s'est toutefois défendue de chercher à obtenir le soutien du très populaire fondateur d'Ushuaïa. "Il est libre", "je ne suis pas dans un calcul politique", a-t-elle assuré. Si Ségolène Royal et Nicolas Hulot ont constaté des points de convergence sur le pacte, aucun accord n'est de fait intervenu en vue d'un éventuel soutien. "Il y a un certain nombre de points qui méritent encore d'être travaillés", a exposé l'animateur à l'issue. "Il n'y a pas convergence sur tout", "on s'appelle bientôt".
La championne du PS a indiqué qu'elle signerait le pacte, comme plusieurs autres candidats à l'Elysée. Mais elle n'entend pas s'en contenter et a affiché sa volonté de le "compléter". "Sur ces questions environnementales, il faut être visionnaire". Ancienne ministre de l'Environnement et très active dans sa région Poitou-Charentes, elle a revendiqué sa "crédibilité" sur le sujet. "Ça fait quinze ans que j'agis pour l'environnement", a souligné celle qui veut faire de la France le "pays de l'excellence environnementale".
A cet égard, elle a discrètement renvoyé dans les cordes son rival de l'UMP Nicolas Sarkozy, qui a récemment dévoilé ses pistes en matière d'écologie. "Il y a vraiment un recul du gouvernement actuel en matière environnementale, qui ne le rend absolument pas crédible si aujourd'hui un membre quelconque de ce gouvernement prend des engagements sur l'environnement", a-t-elle tancé.
Revenant aux cinq mesures concrètes du pacte de Nicolas Hulot, elle a émis des doutes sur son idée de "taxe carbone". Il ne faut pas "augmenter systématiquement les impôts sur les énergies fossiles" pour ne pas fragiliser le pouvoir d'achat, a-t-elle jugé, refusant toute "démarche punitive" en matière d'environnement. Son credo: mieux vaut "encourager" les comportements vertueux en baissant la TVA ou en promouvant les transports collectifs.
Elle s'est montrée dubitative sur l'idée de charger un vice-Premier ministre du développement durable car "il ne faudrait pas tomber dans des annonces artificielles ou démagogiques". Et a estimé que si un tel poste était créé, il faudrait parallèlement un vice-Premier ministre "chargé de la question sociale et de l'emploi".
Enfin, elle a proposé plusieurs "compléments" au pacte de Nicolas Hulot. Elle s'est notamment engagée à conditionner les permis de construire au respect de normes environnementales dans les nouveaux bâtiments. Elle a également proposé un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens", qui permettrait selon elle de créer près de 450.000 emplois.
Source : AP
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SEGOLENE ROYAL - NOUVEL OBSERVATEUR
Ségolène ROYAL a confié au NOUVEL OBSERVATEUR ses propositions pour un développement durable.
Le Pacte écologique est un engagement qui touche au cœur de l’exigence environnementale, mais je propose de lancer dès maintenant une nouvelle étape allant au-delà.
J’ai placé l’excellence environnementale au cœur de mon programme et je placerai le développement durable au cœur de mon action. La France doit devenir exemplaire en matière de politiques publiques visant au développement durable dans l’ère de l’après-pétrole.
Dans ma région, j’ai appliqué cette politique par la preuve en assignant l’objectif d’excellence environnementale au territoire, notamment avec l’initiative Climat qui reprend les objectifs de Kyoto.
Depuis le Sommet de Rio en 1992, où je représentais la France en tant que Ministre de l’Environnement, l’évolution n’est pas bonne. Pourtant, la prise de conscience est là. Manque la volonté politique. Nous avons une responsabilité historique face aux défis du changement climatique et à la préservation de la biodiversité.
Nous ne devons pas avoir peur d’affronter cette réalité nouvelle, mais au contraire la saisir comme l’occasion d’une révolution douce dans nos modes de production et de consommation.
Le bilan de la droite sur le développement durable est catastrophique pour la France : dégradation de la recherche, comme l’a relevé la revue de référence Nature le 23 novembre 2006, recul sur la taxe sur les véhicules polluants, baisse du budget de l’ADEME… Le dernier plan national d’allocation des droits d’émission a été retiré par le gouvernement français au dernier moment, pour éviter un refus certain car il prévoyait des quotas d’émissions supérieurs à ceux de 2005. En matière de développement durable, la gauche et la droite, ce n’est pas équivalent !
Le panorama présenté par Nicolas Hulot dans son livre est une bonne base de travail. Je suis favorable à la signature du Pacte écologique et je me réjouis du succès de cette initiative qui traduit la maturité de l’opinion publique.
Mais le schéma proposé est incomplet : le développement durable est un problème éminemment politique. Les solutions technologiques ou fiscales ne suffiront pas. De puissants lobbies sont dans la place, comme nous l’avons vu sur la directive REACH (contre les composants chimiques toxiques) : il faut une volonté politique inébranlable pour leur faire face et pour réorienter l’économie. Il y a un lien entre les enjeux environnementaux globaux et les questions de pauvreté et d’immigration. Le véritable défi est de concilier la lutte pour l’environnement avec l’urgence sociale et la croissance économique durable.
Je suis animée par cette volonté et je m’engage, si je suis élue, à mettre tout en œuvre pour que la France devienne le pays leader de l’excellence environnementale, de la réussite économique et de l’ordre social juste.
De même, j’affirme ma volonté de tenir bon sur les mesures les plus difficiles, celles qui engagent les rapports de force les plus délicats et qui permettent des sauts qualitatifs importants. J’annoncerai tout au long de ma campagne les actions que je défendrai après mon élection : je m’engage ainsi à ce que plus un seul permis de construire ne soit délivré s’il n’intègre les énergies renouvelables. Cela permettra un cercle vertueux « gagnant-gagnant » : les mesures étant annoncées à l’avance, avec l’assurance que mon engagement sera inflexible, le secteur économique pourra anticiper les décisions, ce qui permettra à la fois des améliorations de l’environnement et la création de milliers d’emplois.
Voilà la nouvelle donne environnementale que je veux instaurer : je ne veux pas d’une politique environnementale punitive, qui alourdit l’impôt. C’est la force de l’anticipation et la stabilité de la volonté politique qui forment le socle indispensable du Pacte écologique auquel je m’engage.
En matière environnementale, il n’y a rien de pire que l’instabilité juridique, car cela rend impossibles les anticipations.
Si je suis élue c’est la Présidente de la République qui sera garante des choix de la croissance durable !
Si le climat n’a pas de frontière, le changement climatique et le passage à l’après-pétrole ne frapperont pas tout le monde de la même manière. Certes le diagnostic de la crise n’est ni de droite ni de gauche, mais seule une véritable politique de gauche permettra d’éviter que ce soient les plus modestes qui soient les plus touchés par les désordres écologiques.
Je souhaite que la structure gouvernementale reflète les trois axes de notre action : priorité à l’excellence environnementale, à parité avec les préoccupations sociale et économique. Il y aura donc, aux côtés du Premier ministre, ces trois piliers de l’action gouvernementale, à autorité et capacité d’intervention égales.
Nicolas Hulot défend la démocratie participative pour la définition et la mise en œuvre de ces politiques. J’en suis la plus ardente avocate, car pour que les rapports entre science et société ne soient plus marqués par la défiance et le soupçon, nous devons développer des conférences de consensus.
Quant aux interrogations sur l’agriculture, là encore, je m’appuierai sur ce que je fais en Poitou-Charentes comme preuve de mon engagement pour que les subventions soient réorientées vers l’agriculture biologique et les filières durables, et approvisionnent les cantines publiques et pour que les cultures OGM de plein champ soient interdites. En tant que Présidente, je négocierai la réforme de la politique agricole commune.
Je vous propose une nouvelle étape :
Les 5 propositions de Nicolas Hulot sont des « premiers pas ». Il faut renforcer notre engagement sur les changements climatiques (la taxe carbone ne suffira pas) et le rendre cohérent avec les mesures sectorielles proposées (sur l’agriculture par exemple). Je m’engage donc sur :
- l’exemplarité de l’Etat et des administrations en matière d’excellence environnementale ;
- une politique des transports ambitieuse prolongeant les mesures encore trop faibles du Plan Climat ;
- l’incitation des entreprises à faire des efforts importants de recherche et développement pour l’efficacité énergétique ;
- la réduction de l’utilisation des substances dangereuses pour la santé publique.
A ce stade, la formulation des objectifs est centrée sur la France, sur l’intervention de l’Etat, et finalement assez peu sur une démarche préventive et incitative y compris au niveau des territoires et des entreprises. Les développements sur l’économie de la fonctionnalité sont pertinents mais pourquoi ne pas mettre à contribution les industriels et la grande distribution ? La sobriété doit intéresser tous les secteurs industriels : certains pourraient être utilisés comme pilotes. C’est le cas des industries de l’emballage.
Les conséquences de la raréfaction des ressources fossiles sont insuffisamment soulignées. Le cadre français ne peut suffire à traiter cette question.
Il faut envisager la dimension politique, les implications sociales et géostratégiques, et l’espace européen.
Nous avons à construire un nouveau pacte national, semblable à celui qui, après la Guerre, a permis la reconstruction de l’Europe !
Je m’engage pour ce que soient préservées les valeurs de solidarité entre générations, entre régions, entre pays, entre territoires, entre activités économiques (celles qui dépensent de l’énergie, celles qui en consomment moins) et même entre régions du monde (les zones productrices de pétrole, les zones importatrices) contre les déséquilibres générateurs de tensions et de menaces sur la paix.
En matière internationale, une Organisation Mondiale de l’Environnement sans pouvoirs ne suffit pas : un Conseil Mondial du Développement Durable doit assurer la primauté des droits fondamentaux, sociaux, et environnementaux dans le cadre d’une nouvelle hiérarchie des normes internationales.
L’intervention européenne coordonnée est nécessaire pour une politique européenne durable qui permettra d’éviter que la libéralisation des marchés ne débouche sur la constitution de trusts de l’énergie.
Cette politique s’appuiera sur la création de pôles de compétitivité européens, notamment en faveur d’investissements massifs dans les énergies renouvelables.
L’Europe par la preuve doit être au centre de la politique environnementale. Dès la présidence allemande en 2007, et surtout pendant la Présidence française de l’Union Européenne en 2008, il faudra travailler à une nouvelle politique européenne de l’environnement et de l’énergie autour d’un groupe d’Etats ayant une approche commune et engageant un vaste programme de recherche, d’économies d’énergie et d’investissement (ferroutage).
Je m’engage à œuvrer au sein de l’Union européenne à la réintégration des Etats-Unis ainsi que la Chine et l’Inde (assortie de conditions) dans le processus de négociation post-Kyoto. Pour être efficace, la mobilisation doit être planétaire.
Je m’engage également pour que toutes les initiatives des collectivités locales (comme la nouvelle Charte du Développement Durable des Régions) soient encouragées par l’Etat.
Cette taxe ne peut s’envisager sans un schéma de compensation efficace. La baisse des charges sociales sur le travail (pour éviter les délocalisations d’activités consommatrices d’énergies fossiles) peut être une piste. Il faut mettre en place une fiscalité environnementale globale. Un moyen rapide et efficace d’intervention consiste à introduire une variable environnement dans les multiples instruments fiscaux existants : je m’engage pour une TVA tendant vers zéro pour toutes les écoactivités et les produits responsables.
Il faut enfin lancer un vaste plan d’économies d’énergie. L’isolation des habitations est cruciale : toutes les chaudières au fioul devront être remplacées sous 5 ans, avec le soutien d’aides fiscales. Je m’engage pour que des aides à l’isolation dans les logements anciens soient accordées. L’efficacité énergétique passe aussi par des normes sévères sur les appareils électroniques et les éclairages. Je m’engage à une réforme des marchés publics en faveur de critères environnementaux favorisant les nouvelles filières (papiers recyclés, bois certifiés).
En matière économique, la labellisation environnementale rend attractifs des produits qui tout au long de leur cycle de vie respectent les normes environnementales. Le bien-être environnemental, la qualité de l’air, de l’eau, sont aussi importants que la croissance du PIB, dont les critères doivent être modifiés.
C’est aussi un enjeu de santé publique, permettant d’assurer à chacun – salariés ou consommateurs – que sa santé n’est pas mise en danger.
Merci à Nicolas Hulot d’avoir fait émerger la prise de conscience de l’urgence écologique. Il a montré que les Français se soucient de l’état dans lequel ils la laissent la planète aux générations futures.
Je veillerai à ce que cette question reste centrale tout au long de la campagne.
Je m’engage aujourd’hui, comme je l’ai fait en tant que Ministre et dans ma région, en faveur du développement durable. Je ferai de l’environnement l’un des cœurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l’ordre social juste.
FORUM PARTICIPATIF DU 12 DECEMBRE 2006 A ANNECY
Développement durable : préparer dès aujourd’hui l’après-pétrole par la promotion des énergies renouvelables
Intervenant : Charles MAGNIER
Directeur de l’Association Prioriterre
Chroniqueur sur Radio Bleu Pays de Savoie
Animateur : Jean EXCOFFIER
Compte-rendu : Claire DONZEL
1. Constats partagés au cours du débat et leur interprétation
Grandes Tendances |
Grandes Explications
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- Une conception inégale et injuste de l’accès aux énergies et matières premières, source de tensions et conflits géopolitiques - Une dépendance énergétique de la France et de l’Europe aux ressources énergétiques concentrées pour l’avenir au Moyen Orient et en Russie
- Un double retard : de la France par rapport aux autres pays de développement comparable, des élus par rapport à la population
- Le consommateur et le citoyen, attachés à une image propre de leur mode de vie, sont con-frontés au poids des lobbys et publicitaires
- Un abandon de la politique publique de transports en commun
- Les emplois-jeunes ont été un formidable levier dans le développement de la sensibilisation écologique
- C’est le marché qui régit la politique de consommation des énergies et matières premières
- Existe une incompréhension entre scientifiques et écologistes. Les premiers s’estiment empêchés par les seconds dans leur travail et réclament plus de discernement dans l’utilisation du principe de précaution
- Le nucléaire : se positionner entre idéologie et réalisme
- Le solaire : un retard par rapport aux allemands, notamment
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- En France, le combat écologique, parce que concomitant avec mai 68, s’est focalisé sur le seul nucléaire, retardant la sensibilisation à une prise en compte plus globale et plus interactionnelle de la question écologique
- C’est par l’émotion que s’initient les mouvements, la volonté de changer. En ce qui concerne l’écologie, l’émotion d’appel est la peur, suscitée par les évènements climatiques des dernières années, dans leur répétition et leur ampleur, et par la cherté advenue du pétrole
- La dispersion de l’habitat, voire le mitage du territoire sont à l’origine de l’hégémonie du transport individuel sur le transport collectif - S’y ajoute une image négative du transport en commun, dans la mesure où il n’est utilisé pour l’heure que par un public captif, celui qui ne peut disposer d’une voiture personnelle (jeunes, personnes âgées, femmes …)
- Le volontarisme politique fait largement défaut sur les questions environnementales. Et si on inversait les choses ? Si le politique reprenait la main, de façon ferme et catégorique ?
- Les actions violentes des écologistes ont pour origine le non respect de la loi, le fait que l’Etat ne la fait pas respecter. Le retour du politique se trouve ici aussi
- Le nucléaire n’est pas l’énergie de l’avenir, non pas tant parce qu’on ne sait pas traiter ses déchets (on peut éventuellement faire confiance à l’intelligence humaine …) mais parce que c’est un minerai, et donc une matière première, forcément épuisable à terme
- Le retard a pour partie comme cause le manque de compétence en la matière des artisans locaux
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2. Propositions
Face aux questions environnementales, on peut adopter le pessimisme. Quand on fait de la politique, et qu’on prône la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, on ne se résout pas au fatalisme. Au contraire, on revendique le volontarisme politique, la reprise en mains par une politique, au besoin contraignante, des choses.
Grandes Idées |
Propositions concrètes
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- Opérer une révolution culturelle et technologique pour économiser l’énergie dans la production industrielle, l’eau dans la production agricole
- L’évolution technologique et la transformation des mentalités doivent aller de pair
- En matière environnementale, une solution isolée ne peut répondre à la problématique
- L’apprentissage de l’écologie relève de l’apprentissage du civisme. Dès lors, il a sa place dans l’enseignement (et pas seulement dans l’enseignement agricole)
- Volontarisme politique
- Transports collectifs : l’Etat doit intervenir dans un rôle de coordination, de volontarisme de la politique des transports et de promotion d’une image positive du transport collectif
- Croissance et consommation : la question des indicateurs de la croissance
- Energies renouvelables : incitation, formation et information
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- L’opinion y est prête : agir simultanément sur la contrainte et l’incitation - Instaurer la contrainte en matière de normes industrielles en matière de construction automobile, de fabrication et fonctionnement des appareils producteurs ou consommateurs d’énergie, d’habitat, d’organisation du territoire…
- Appuyer, par des campagnes de sensibi-lisation, la pression des consommateurs et des citoyens sur les constructeurs et industriels et sur les élus pour leur faire adopter des mesures de réglementation contraignantes et précisées dans le temps - Envisager peu de mesures, mais le faire dans la précision et la détermination de délais précis pour y parvenir - Construction automobile : contraindre les constructeurs à mettre en œuvre au plus vite les procédés technologiques innovants déjà existants - La « veille » des appareils : interdire à court terme la fabrication et la mise en vente d’appareils qui ne s’éteignent pas
- Légaliser le biocarburant. Pour autant, le biocarburant participe d’une des solutions mais ne peut être LA solution en ce qu’elle provoquerait la concurrence entre espaces agricoles alimentaires et énergétiques - Ne pas diminuer la TIPP : la cherté du pétrole peut être un des facteurs de prise de conscience chez les consommateurs
- Cet enseignement se doit d’échapper à la structure purement disciplinaire de la scolarité mais rentrer à l’école dans une fonction transversale et pluraliste, être envisagé plus dans le sens d’une sensibilisation problé-matique que thématique, dans une démarche d’éducation à la démocratie
- En matière de construction des bâtiments, les collectivités doivent donner des signes et montrer l’exemple - Le volontarisme politique passe aussi par la démultiplication du budget consacré à la recherche et à l’innovation
- En matière de transports collectifs, surmonter la parcellarisation des décisions entre collectivités territoriales par une intervention de l’Etat, accompagnée d’un important fond budgétaire
- Organiser l’urbanisation autour d’axes bien particuliers, propices à la mise en place de transports en commun - Site propre et desserte cadencée sont les clefs de la promotion du transport collectif pour que, de visu, les automobilistes en acquièrent la pertinence - Ferroutage : donner un délai précis à la SNCF pour le mettre en place, sur tout le territoire - Organiser le co-voiturage
- Introduire l’indice de développement humain (éducation, logement, santé …) dans les indicateurs de performance de la croissance
- En solaire et éolienne, facteurs d’emploi, agir au niveau local en formation des artisans, information des constructeurs d’habitation, incitation des collectivités - Soutenir l’information des acteurs profes-sionnels et du public par rapport à EDF et combattre la notion de forfait dans la consommation (où ne sont pas payés de retour les efforts d’économie)
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Poursuivre la réflexion
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- Le développement durable, pour répondre aux besoins partagés de l’humanité - Le faire en donnant à chacun le droit de participer à sa construction - La consommation : passer d’un système linéaire (puiser la matière, l’utiliser, produire du déchet) à un modèle circulaire (prélever, transformer, recycler, ce qui est toujours moins impactant) - S’inscrire dans la durée : se donner 50 ans pour redresser la barre nécessite de répondre au problème à hauteur de 2% par an, ce qui est réaliste - Contribution spécifique de la FRAPNA 74, remise lors du forum : · « * Reconnaissance du travail d’animation et d’expertise dans le DEBAT ENVIRONNEMENTAL PUBLIC des Associations de Protection de la nature agréées Loi 1976
· Reconnaissance par les élus nationaux, départementaux et régionaux de la nécessité d’un financement pérenne des APNE (LPO, FRAPNA, Amis de la terre…)
· Education à la nature dans l’Education nationale généralisée en primaire, secondaire 1er et 2ème cycle
· Refonte des textes encadrant l’utilisation de la TDENS dans le sens protection milieux naturels
· Infraction environnementale plus sévèrement sanctionnée
· Soutien à l’agriculture bio :
- coût exorbitant de la certification bio
- réforme profonde agriculture avec rotation des cultures (réduit ++ pesticides)
- reconstitution des bocages (lutte contre sécheresse/érosion) et aide publique réservée aux mesures agri-environnementales
- mise aux normes sanitaires et environnementales
· Besoin de légiférer sur la préservation et la reconstitution des corridors biologiques
· Besoin de légiférer sur la neige artificielle
· Besoin de rendre obligatoire un schéma régional éolien sur la base des études de potentialité des sites et impact environnemental
· Energie :
- économies d’énergie avec isolation bâtiments anciens
- rendre obligatoire l’efficacité énergétique optimale des bâtiments publics et nouveaux logements individuels et collectifs (les matériaux existent)
- investissement massif sur le transport local et régional par rail
- supprimer les aides directes ou indirectes au transport routier »
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Bonjour,
En cette fin d'année, je tenais à vous souhaiter de très bonnes fêtes, et vous remercier pour votre engagement depuis plusieurs mois.
Depuis quelques semaines, en raison de l'organisation de la campagne, nous n'avons pas toujours eu suffisamment de temps pour nous voir et travailler ensemble.
J'ai besoin de toute votre énergie et de votre soutien dans les mois qui nous séparent des élections. Je sais que je peux compter sur vous.
A très bientôt.
Bien amicalement.
Ségolène Royal
nir
L ’année 2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.
Beaucoup de Français, même si leur choix n’est pas encore arrêté, entendent bien prendre leur part de cette décision majeure. Beaucoup de jeunes ont tenu à s’inscrire sur les listes électorales pour dire, eux aussi, leur mot et pour peser. Je veux les remercier pour leur mobilisation civique, leur volonté de participer, leur message d’espoir démocratique.
A l’aube de cette année particulière, je veux exprimer plus que des voeux : une volonté. Ma volonté est de conduire avec vous le profond changement dont la France a besoin et qu’attendent les Français.
Alors oui, en cette nouvelle année 2007, ce ne sont pas seulement des souhaits que je formule pour la France mais ce que je crois et ce que je veux pour elle, ce que nous pouvons pour elle, tous ensemble.
Je ne veux pas seulement donner à la France de nouvelles chances, je veux lui donner toutes ses chances. J’ai été désignée par le parti socialiste, soutenue par d’autres formations de gauche pour défendre un projet lors de cette campagne.
Ce projet il vous devra, il vous doit déjà beaucoup. Sa réussite dépendra de votre engagement et de notre lucidité. Voilà pourquoi la vérité sera au coeur de notre pacte.
Nous y répondrons, nous les millions de Français qui avons le privilège d’appartenir à ce pays, d’où que nous venions, hommes ou femmes et quelque soit notre couleur de peau en réaffi rmant notre attachement à nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité. Voilà pourquoi nous avons fait la République et pourquoi il faut la faire vivre. Nos valeurs, et d’abord celle de la fraternité à laquelle je tiens en tout premier lieu, qui suppose acquise celle de l’égalité, seront notre talisman dans ce monde difficile.
Réunis nous ne craignons rien. Nous pouvons changer la France en réconciliant l’ordre et la justice.
C’est-à-dire en faisant le pari de la démocratie et de notre intelligence collective, en nous respectant tout simplement. ”
le progrès pour tous, le respect pour chacun 2007
UNE ANNÉE DÉCISIVE POUR LES FRANÇAIS
1Mon premier combat est pour les familles
Tout commence par les familles, car si elles fonctionnent bien et assument leur devoir d’affection et d’éducation, alors les enfants démarrent dans la vie dans de bonnes conditions.
Le logement est la condition première d’une vie de famille sécurisée. Et les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie.
Mes propositions
Obligation dans chaque ville de créer une place d’hébergement d’urgence pour 1000 habitants.
Construction chaque année des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui, faute d’obéissance à la loi
par certaines communes, ne sont pas construits. Création d’un service public de la caution pour assurer les impayés de loyer et éviter les expulsions. Mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Les communes auront la possibilité de procéder à des acquisitions-réquisitions.
Extension des prêts gratuits pour favoriser l’accès à la propriété, notamment pour les locataires en logement
social. Mise en place, avec les Régions, d’un programme de logement pour les étudiants et les jeunes travailleurs.
Vie chère, premier emploi, énergie, environnement..w.desirsdavenir.org - 38-40, rue du Faubourg Saint-Martin, 75 010 Paris
2 Mon deuxième combat est pour l’éducation et les jeunes
Tout enfant doit pouvoir, avant trois ans, être accueilli pour permettre la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.
C’est le service public de la petite enfance. Tout élève doit pouvoir bénéfi cier d’un accompagnement scolaire
gratuit. C’est la condition de l’égalité. Enfin, tout jeune doit pouvoir sortir du système scolaire et universitaire avec un
diplôme. L’éducation doit permettre l’emploi.
Mes propositions
Proposer à chaque jeune, à sa majorité, un prêt gratuit de 10.000 euros, garanti par l’Etat, pour lui permettre
de construire son premier projet de vie. Offrir à tout jeune au chômage depuis plus de six mois une formation ou un contrat d’insertion. Généraliser les bourses et les emplois-tremplins que les Régions ont mis en place.
3 Mon troisième combat : réconcilier les Français avec les entreprises, pour permettre le développement économique,social,environnemental
Pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l’on compte aujourd’hui en France, 2,5 millions de travailleurs pauvres, un chômage massif et de longue durée sous-estimé par les chiffres offi ciels, et une précarité croissante dans l’emploi qui déstabilise les familles.
Notre pays souffre en même temps de trop de rigidités qui l’empêchent de saisir toutes ses chances. Rigidité de certaines pratiques de l’Etat, rigidité de l’idéologie d’un certain patronat qui fait de la précarité, du blocage des salaires, du chantage aux délocalisations et de l’allègement des prélèvements la recette d’une compétitivité qui tient en réalité à bien d’autres facteurs.
Je veux que toutes les politiques publiques prennent en compte l’impératif écologique. Il est de la responsabilité de chacun – élus et citoyens, collectivités locales et entreprises – de se mobiliser face au changement climatique pour assurer la protection et le bien-être des générations futures
Mes propositions
Construire une culture du dialogue plutôt que du conflit, en encourageant un syndicalisme de masse.
Créer, pour encourager le passage du Rmi au travail, un Revenu de Solidarité Active qui regroupera toutes les
prestations en un mécanisme unique, durable .
Tirer parti du potentiel d’activités et d’emplois dont l’environnement est porteur.
4 Mon quatrième combat : une France qui revient
à la table d’une Europe qui protège et prépare l’avenir
Plus les Français doutent de leurs gouvernants, plus ils doutent de l’Europe. Je veux une Europe qui protège des
désordres d’une mondialisation où le marché seul dicte sa loi, une Europe qui prépare l’avenir en investissant dans
la recherche et dans l’énergie. Une Europe par la preuve.
Mes propositions
Mobiliser l’Europe pour la croissance, pour la recherche, pour l’emploi et pour les droits sociaux et environnementaux.
Réformer les institutions européennes pour que nous ayons un fonctionnement plus démocratique
et plus efficace.
Le COR publie donc son nouveau rapport sur les perspectives des retraites.
Il faut en retenir qu'en dépit d'une certaine amélioration, le besoin de financement prévu atteindra 0,7 point de PIB par an d'ici 2020.
1/ La réforme Fillon est injuste, et en outre elle n'a rien réglé, ce qui confirme d'ailleurs que les hypothèses économiques retenues en 2003 étaient bien trop optimistes. La situation actuelle en matière de retraites est le reflet des inégalités de notre société. Qui plus est, la pérennité de notre régime par répartition n'est pas assurée.
2/ L'allongement de la durée de vie est une bonne nouvelle (l'espérance de vie progresse d'un an tous les 4 ans, soit + 6ans depuis l'adoption de la retraite à 60 ans), et nos régimes de retraite ne peuvent ignorer cette évolution démographique : d'ici à 2050, les plus de 60 ans seront deux fois plus nombreux.
3/ Le système actuel est inéquitable et l'effort devra porter sur trois points majeurs : la prise en compte de la pénibilité du travail (les négociations sociales sur ce point sont au point mort); le taux d'activité des 50-55 ans reste toujours aussi faible, faute d'une politique de l'emploi adaptée : il faudra s'attaquer vraiment à la question de l'emploi des seniors ; les petites retraites, qui renvoient surtout aux carrières incomplètes, notamment féminines. C'est dans cette approche d'ensemble que devra être abordée la question des régimes spéciaux, sans, comme le fait la droite, opposer les catégories sociales les unes aux autres.
4/ Sur la méthode, la droite a commis la faute majeure d'ignorer la négociation sociale. Notre démarche est à l'inverse : il faut parier sur l'intelligence collective des salariés et des citoyens pour adapter et préserver notre système par répartition. Pour les retraites, le meilleur chemin est de construire ensemble, pour le pays, des solutions garantes d'un contrat juste et durable. Il s'agira d'ouvrir une large négociation avec les partenaires sociaux, portant sur toutes ces questions, ainsi que sur la relance du Fonds de réserve, dramatiquement sous-doté par la droite (ce Fonds de réserve, créé par la gauche, ne dispose que de 30 milliards d'euros, à comparer à son homologue ...norvégien, qui pèse déjà 200 milliards!).
Au-delà, la question de la gouvernance future du système de retraite peut aussi être posée : s'agissant du risque social le plus contributif, parce que lié au travail, il ne serait pas illogique que les partenaires sociaux se voient confier de véritables pouvoirs de gestion , une fois le cadre actuel assaini. Ceci qui aurait en outre l'avantage d'une cohérence entre régimes de base et régimes complémentaires.
A DEBATTRE
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