Communiqué de presse
Le 16 août 2008
Ségolène Royal exprime sa disponibilité au Dalaï Lama pour soutenir la cause tibétaine
Le Tibet vit une tragédie et subit des atrocités. Un peuple en péril, une culture écrasée, une religion pacifiste menacée, c'est toute l'humanité qui s'en trouve blessée. C'est pourquoi j'avais
exprimé au Dalaï Lama ma disponibilité si une rencontre avec lui pouvait être utile à la cause qu'il défend. Je l'avais rencontré il y a 3 ans et en avril dernier nous devions nous voir en Inde,
mais comme il était au Japon il avait demandé à sa sœur, une femme remarquable, de le représenter auprès de moi.
Lors de mon entretien avec le Dalaï Lama, je l'ai interrogé sur la réalité de la situation au Tibet. Il m'a indiqué que, depuis les évènements du 10 mars dernier, la répression était très grave
et n'avait pas cessé. Mais il continue à souhaiter et espérer l'ouverture d'une véritable négociation avec la Chine.
Je lui ai demandé ce que je pouvais faire, ce que la France pouvait faire, pour que cette négociation sur l'autonomie du Tibet s'ouvre enfin. Sa réponse a été claire : « J'ai besoin de votre
appui, j'ai besoin de l'appui de tous les amis du Tibet pour que se concrétise enfin l'espoir d'un accord ».
Tous les peuples libres et les pays démocratiques doivent donc se mobiliser pour sauver le Tibet. Il y a urgence : le Tibet vit en effet une tragédie telle qu'elle crée une situation d'urgence
appelant des actes contre l'indifférence.
Pour ma part, je compte aborder la question du Tibet à l'occasion de chacune de mes rencontres internationales. J'en appelle à la Chine pour que l'avenir du Tibet trouve une solution pacifique.
J'ajoute que je suis prête à me rendre au Tibet dès que les circonstances le permettront.
Le lynchage médiatique de Ségolène Royal
Voilà la phrase de Ségolène Royal qui a déclenché la tempête médiatique française: "Nicolas
Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération" (AFP)
S'en est alors suivi un véritable lynchage médiatique franco-français de Ségolène Royal, relayant les déclarations des ténors de
l'UMP (Raffarin, Lefèbvre, Fillon,...) puis de nombreux articles la dénigrant et la critiquant, particulièrement dans les médias proches de l'UMP. Les militants UMP se lâchant de manière
particulièrement outrancière.
Lorsque je lis certains blogs de commentaires (avant le passage de la modération, comme pendant quelques dizaines de minutes au NouvelObs ou sur 20minutes.fr) où les militants UMP viennent déverser leurs insultes, il y a une volonté tellement évidente de
salir, de dégrader, de diaboliser, de déshumaniser l'autre, que ça m'évoque les diatribes haineuses et ordurières de "Schwarze Korps" l'organe officiel de la Gestapo, lorsqu'ils parlaient des
Juifs.... Il y en a même qui parlent de sorcière et de bûcher...
Alors que sur le fond, elle a raison de dire que dans l'opération de libération, Sarkozy n'y est strictement pour rien.
"La France, qui mettait en doute la stratégie de fermeté du président colombien Alvaro Uribe et privilégiait les canaux de la négociation, n'a pas été associée à l'opération militaire qui a
conduit mercredi à la libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages. Le président français en a été informé par téléphone au dernier moment par son homologue colombien."
(Reuters)
Si on situe cette opération dans un contexte plus vaste, il est probable que l'activisme de Sarkozy sur ce dossier, à l'instar de ses prédécesseurs, Villepin et Chirac (qu'Ingrid Betancourt a
d'ailleurs remercié à plusieurs reprises), a bien contribué à remettre ce problème à l'ordre du jour colombien. Personnellement, je partage l'excellente analyse publiée par lejdd.fr dans un louable souci d'objectivité rédactionnelle: "Daniel Pécaut, professeur à l'Ecole des Hautes
Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et spécialiste de la Colombie, partage l'avis de la passionaria du PS: "Les déclarations françaises qui consistent à dire que c'est grâce à la mobilisation
française que cette libération a été possible sont ridicules. C'est exagéré. La mobilisation française a été utile pour que la cause d'Ingrid Betancourt devienne en Colombie ce qu'elle n'était
pas il y a encore un an, une cause majeure. Elle a par ailleurs poussé Alvaro Uribe à agir, à s'investir davantage. C'est seulement dans ce sens que la mobilisation française a servi",
estime-t-il, interrogé par leJDD.fr".
Parmi les critiques qui ne relèvent pas des propos dégradants et outranciers, il y en a une qui revient souvent: "On ne doit pas critiquer le chef de l'Etat en dehors de la France" Et
pourquoi donc? Parce qu'au Canada, l'UMP n'y contrôle pas les médias comme en France? C'est vrai, que la fameuse vidéo de Sarkozy du G8 de 2007, avait fait le tour du monde des millions de fois,
pendant que les médias français avaient imposé un black out total durant une semaine entière. Ou bien, aurait-on peur d'une perte de crédibilité du chef de l'Etat?
Un chef d'Etat ne devrait aucunement avoir peur de la vérité des faits, s'il est en adéquation avec la réalité. D'autant plus, que Ségolène Royal n'a fait qu'enfoncer une porte ouverte. Un fait
qui était déjà connu sur tout le continent américain où elle est actuellement: on y parlait d'opération colombienne, de services secrets US et israéliens, mais pas de la France.
A mon humble avis, elle a dérangé une savante mise en scène médiatique franco-française destinée au peuple français. C'est pour cela qu'elle a été lynchée médiatiquement.
Ségolène Royal (PS) "très heureuse"
PARIS, 2 juillet 2008 (AFP) - La socialiste Ségolène Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle, s'est déclarée
"très heureuse" mercredi de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.
Mme Royal a affirmé, dans un communiqué, partager "l'allégresse, la joie, le soulagement que doivent ressentir ses enfants qui n'ont jamais perdu espoir et qui ont toujours cru à la libération
possible de leur mère même dans les pires moments de doute".
PARIS, 13 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal (PS) "prend acte", dans un communiqué publié vendredi, du rejet par l'Irlande du traité
européen de Lisbonne "qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons".
"Ségolène Royal prend acte du vote irlandais qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons", affirme le
communiqué.
Selon l'ex-candidate socialiste à l'Elysée, "l'Europe doit pourtant continuer car face aux désordres du monde, nous avons besoin d'une Europe forte qui
protège".
La présidente de la région Poitou-Charentes demande que la France, qui préside l'Union européenne à compter du 1er Juillet, prenne "une initiative pour mettre en
place un gouvernement économique capable de réguler les excès du capitalisme financier et de lancer de grands projets dans les domaines de l'éducation, de l'environnement et de la
recherche".
Il y a trois ans, j'ai décidé, à la tête de la région Poitou-Charentes, d'engager une expérience de coopération décentralisée à partir de nos savoir-faire communs
avec le Tamil Nadu : pêche, agriculture, environnement. En effet, le tsunami qui a touché le sud-est asiatique a provoqué en France une vive émotion et une intense vague de solidarité. Dès
le lendemain, les régions françaises étaient à la pointe des actions menées en matière d'aide d'urgence, de soutien à la reconstruction et au développement.
La Région Poitou-Charentes, parce qu'elle travaillait sur d'autres projets avec deux ONG (INDP et ORCADES) menant des actions dans le sud de l'Inde, a décidé de porter son effort de solidarité
dans l'Etat du Tamil Nadu, situé sur la côte sud-est de l'Inde, et dont les deux villes les plus importantes sont Chennaï et Pondichéry.
Deux objectifs motivent mon déplacement sur place :
-
évaluer l'efficacité des actions mises en œuvre depuis 3 ans ;
-
continuer nos apprentissages réciproques : nous avons en effet donné, mais nous avons aussi beaucoup reçu ;
C'est ainsi que nous avons créé en Poitou-Charentes le micro crédit social universel : il permet à des personnes exclues des prêts bancaires de pouvoir emprunter pour un projet de vie, par exemple,
la création de son entreprise, l'achat d'une voiture pour aller travailler, etc.
Nous avons à apprendre de l'Inde dans bien d'autres domaines ! Je serai ainsi particulièrement attentive à comprendre les ressorts de la réussite de ce pays, dans les secteurs de l'économie de
la connaissance, des hautes technologies, de l'innovation, et des relations performantes entre entreprises et universités. J'essaierai aussi de comprendre pourquoi une partie si importante de la
population indienne vit encore dans la pauvreté, sans profiter de ce dynamisme économique.
Le programme
Une première halte à Chennaï pour visiter une unité de WIPRO, une SS2I indienne de plus de 70 000 salariés, ingénieurs de très haut niveau pour la plupart. Puis Pondichéry qui fut française
jusqu'en 1954 et qui compte encore près de 7 000 ressortissants français, dont une minorité seulement parle encore notre langue. C'est autour de Pondichéry que se concentrent beaucoup des actions
menées par la Région Poitou-Charentes : plantations forestières aux endroits où les vagues du tsunami n'ont laissé pendant longtemps que du sel : dans quelques années, l'activité de coupe
donnera des revenus aux habitants ; soutien à l'élevage caprin ; apprentissage du traitement des eaux usées ; développement du micro-crédit à destination particulièrement des femmes
défavorisées.
A sa demande, je me rends spécialement à Delhi pour déjeuner avec le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avec qui j'évoquerai les sujets de politique internationale, d'échanges éducatifs et
universitaires (en 1998, j'étais à Delhi pour créer l'agence de mobilité internationale des étudiants, EduFrance, devenue depuis CampusFrance). J'aborderai aussi bien sûr la question d'Arcelor et
de Gandrange. Une solution industrielle existe, défendue par les salariés. La fermeture du site est intolérable, à un moment où la demande d'acier est au plus haut, tout comme les profits de
l'entreprise.
Une rencontre est également prévue avec le professeur Swaminathan, personnalité scientifique agronome de renommée mondiale, et père de la « révolution verte » en Inde. Je suis bien sûr en
contact avec Sonia Gandhi, qui ne sera pas à Delhi ce jour là : nous sommes convenues de nous rencontrer prochainement.
Ségolène Royal
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