PRESIDENTIELLES 2007 : La campagne de Ségolène ROYAL
Il m'a confirmé que des empreintes digitales d'une jeune femme d'un pays des Balkans correspondraient à celles retrouvées dans le domicile de Madame ROYAL lors de la visite avec effraction de 2006.
Une nouvelle technique appropriée aurait permis maintenant ce qui n'était pas possible hier : procéder à une comparaison approfondie des empreintes.
Nous faisons à cela les observations suivantes :
- la protestation de Madame ROYAL aura déjà et au moins servi à la réouverture de son dossier classé. Sans cela cette première infraction serait définitivement tombée dans l'oubli. On peut s'en étonner, s'agissant quand même d'une visite avec effraction commise dans des circonstances troublantes au domicile d'une candidate à l'élection présidentielle.
- la personne suspectée serait notoirement connue des services de police pour avoir écumé les appartements de la Région Parisienne.
- aucun vol n'a été commis chez Madame ROYAL lors de cette visite. Même une montre qui avait disparu lors de l'intrusion dans l'appartement a été retrouvée et aucune déclaration de vol à l'assurance n'a été déposée.
- la suspecte, présentée comme délinquante d'habitude, « rompue au cambriolage de droit commun », aurait donc ce soir-là exercé son activité habituelle à titre bénévole, mue par la seule curiosité. C'est assurément une originalité.
J'ai demandé à Monsieur le Procureur de la République d'être dorénavant la seule personne autorisée à communiquer dans ce dossier, le cabinet de Monsieur le Président de la République, n'étant pas en charge de l'enquête préliminaire.
Jean-Pierre MIGNARD
Avocat à la Cour d'Appel de Paris
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