Dimanche 29 juin 2008

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - "Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure": Ségolène Royal, se voulant à la pointe du combat, a transformé samedi la présentation de sa contribution en vue du prochain congrès PS de Reims en "premier grand rassemblement contre la politique" de Nicolas Sarkozy.

Devant plus de 1500 militants survoltés scandant son prénom, l'ancienne candidate à la présidentielle a évoqué "l'insupportable perspective" de la privatisation d'Areva et EDF. "Non, Nicolas Sarkozy, vous n'avez pas le droit de privatiser pour vos amis financiers, ceux que vous avez besoin de remercier pour leur connivence pendant la campagne présidentielle!", a-t-elle lancé.

"Vous n'avez pas le droit de donner à vos amis Bouygues, Bolloré, Lagardère, vous n'avez pas le droit de donner non seulement les médias mais vous n'avez pas le droit de donner le patrimoine énergétique des Français", a-t-elle martelé, vêtue d'un ensemble blanc et noir.

Mme Royal a aussi fustigé à plusieurs reprises le "système prédateur de Nicolas Sarkozy", opposant la "France des Falcon" (avion fabriqué par Dassault, ndlr) à celle des salariés "au pouvoir d'achat confisqué".

Remerciant les "plus de 3.000" personnes "coauteurs de cette contribution" sur son site web, elle a appelé à un congrès "utile et serein" et décliné les sept "piliers" de son texte intitulé "combattre et proposer".

Le numéro deux du PS, François Rebsamen a résumé les "quatre révolutions du texte": "mettre l'économie au service de l'homme, faire la révolution écologique, mettre en place un Etat préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout".

La contribution prône notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG ou encore la suppression des niches fiscales.

La présidente de Poitou-Charentes s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

"Nous n'en pouvons plus des débats tabous, a lancé l'eurodéputé Vincent Peillon, nous n'en pouvons plus de lire le XXIe avec les lunettes du XXème quand ce ne sont pas celles du XIXème!"

Une douzaine d'intervenants -politiques ou de la société civile- se sont succédé à la tribune. Edouard Martin, délégué CFDT d'Arcelor-Mittal a fustigé Nicolas Sarkozy à Gandrange qui "a eu le culot de faire un coup médiatique sur notre désespérance".

Se voulant rassembleuse et consensuelle pour le PS, Ségolène Royal a assuré: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu".

Elle a d'ailleurs invité les membres du PS "à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu".

Mme Royal a également appelé à la rejoindre "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates".

Se qualifiant de "régionaliste", elle lancé un appel à peine voilé aux barons locaux Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, et à leur contribution "très utile, respectable et de qualité".

Elle a cité Dickens et le penseur Friedrich Engels, coauteur avec Karl Marx du "Manifeste du parti communiste". "Aujourd'hui, une révolution est en cours. Je vous propose de la réussir ensemble. Voilà pourquoi nous devons fédérer, gagner", a-t-elle dit comme si elle souhaitait adresser un signe aux amis d'Olivier Besancenot, qui portaient sur les fonts baptismaux ce week-end leur "nouveau parti anticapitaliste".

cp/so/abx


© 1994-2008 Agence France-Presse

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal a exhorté samedi plus d'un millier de partisans enthousiastes à "avancer droit devant en ne regardant que les dégâts de la droite pour les combattre", en présentant à Paris sa contribution en vue du prochain congrès du Parti socialiste.

L'ancienne candidate à la présidentielle, dont la contribution s'intitule "Combattre et proposer", a fait un discours offensif lors de cette réunion de trois heures, qu'elle a qualifiée de "premier grand rassemblement contre (la) politique" de Nicolas Sarkozy.

"Avec vous, nous voulons combattre et nous voulons proposer, a-t-elle lancé à la Maison de la Chimie.

Dirigeant ses traits contre le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis la rupture" alors que "la France connaît aujourd'hui une grave déchirure", elle a fustigé l'"étrange mélange entre Berlusconi et Doc Gyneco avec des montres à 50.000 euros! Non ce n'est pas la France!".

La candidate à la succession de François Hollande s'est voulue consensuelle à l'intérieur du parti: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu", a-t-elle ajouté.

Elle a engagé ses militants à ne pas s'attacher "à ce que font les autres au sein du PS. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu."

Mme Royal a également appelé "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates". "Qu'ils nous rejoignent!", a-t-elle lancé.

Elle a décliné les sept "piliers", "volontés" de sa contribution "dense et simple", en vue du congrès de Reims de novembre, notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, suppression des niches fiscales, redéploiement du paquet fiscal (voté à l'été 2007 par le Parlement, ndlr).

Elle s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

cp/so/abx


© 1994-2008 Agence France-Presse

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - L'appartement de Ségolène Royal, situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a été une nouvelle fois "visité" vendredi soir, sans que l'on sache à ce stade si des objets y ont été dérobés, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

"L'appartement de Mme Royal a été visité vendredi, il reste à déterminer si des objets y ont été dérobés", a indiqué cette source. Selon cette source, Mme Royal va porter plainte.

L'enquête a été confiée au Service départemental de police judiciaire (SDPJ) des Hauts-de-Seine.

Mme Royal entamait samedi matin la présentation de sa contribution pour le congrès du parti en novembre.

L'avocat de Mme Royal, Me Jean-Pierre Mignard, qui participait à cette réunion, a annoncé lors de son intervention que l'appartement de l'ex-candidate à la présidentielle avait été cambriolé.

"Ton appartement a été pour la troisième fois visité hier soir", a-t-il lancé, suscitant les huées de l'assistance.

Selon son entourage, Mme Royal est rentrée tard chez elle et a trouvé tout son appartement de Boulogne-Billancourt "retourné". Elle a déposé plainte et est restée avec le procureur de la République des Hauts-de-Seine, Philippe Courroye, jusqu'à "trois heures du matin".

Elle devait le rencontrer à nouveau samedi après-midi, selon son entourage.

L'appartement de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle avait déjà été cambriolé en août 2006. Le siège du comité de soutien de Ségolène Royal, dans le Xe arrondissement de Paris, avait lui aussi été cambriolé en février 2007. Un ordinateur avait été volé.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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