Dimanche 29 juin 2008

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - "Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure": Ségolène Royal, se voulant à la pointe du combat, a transformé samedi la présentation de sa contribution en vue du prochain congrès PS de Reims en "premier grand rassemblement contre la politique" de Nicolas Sarkozy.

Devant plus de 1500 militants survoltés scandant son prénom, l'ancienne candidate à la présidentielle a évoqué "l'insupportable perspective" de la privatisation d'Areva et EDF. "Non, Nicolas Sarkozy, vous n'avez pas le droit de privatiser pour vos amis financiers, ceux que vous avez besoin de remercier pour leur connivence pendant la campagne présidentielle!", a-t-elle lancé.

"Vous n'avez pas le droit de donner à vos amis Bouygues, Bolloré, Lagardère, vous n'avez pas le droit de donner non seulement les médias mais vous n'avez pas le droit de donner le patrimoine énergétique des Français", a-t-elle martelé, vêtue d'un ensemble blanc et noir.

Mme Royal a aussi fustigé à plusieurs reprises le "système prédateur de Nicolas Sarkozy", opposant la "France des Falcon" (avion fabriqué par Dassault, ndlr) à celle des salariés "au pouvoir d'achat confisqué".

Remerciant les "plus de 3.000" personnes "coauteurs de cette contribution" sur son site web, elle a appelé à un congrès "utile et serein" et décliné les sept "piliers" de son texte intitulé "combattre et proposer".

Le numéro deux du PS, François Rebsamen a résumé les "quatre révolutions du texte": "mettre l'économie au service de l'homme, faire la révolution écologique, mettre en place un Etat préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout".

La contribution prône notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG ou encore la suppression des niches fiscales.

La présidente de Poitou-Charentes s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

"Nous n'en pouvons plus des débats tabous, a lancé l'eurodéputé Vincent Peillon, nous n'en pouvons plus de lire le XXIe avec les lunettes du XXème quand ce ne sont pas celles du XIXème!"

Une douzaine d'intervenants -politiques ou de la société civile- se sont succédé à la tribune. Edouard Martin, délégué CFDT d'Arcelor-Mittal a fustigé Nicolas Sarkozy à Gandrange qui "a eu le culot de faire un coup médiatique sur notre désespérance".

Se voulant rassembleuse et consensuelle pour le PS, Ségolène Royal a assuré: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu".

Elle a d'ailleurs invité les membres du PS "à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu".

Mme Royal a également appelé à la rejoindre "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates".

Se qualifiant de "régionaliste", elle lancé un appel à peine voilé aux barons locaux Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, et à leur contribution "très utile, respectable et de qualité".

Elle a cité Dickens et le penseur Friedrich Engels, coauteur avec Karl Marx du "Manifeste du parti communiste". "Aujourd'hui, une révolution est en cours. Je vous propose de la réussir ensemble. Voilà pourquoi nous devons fédérer, gagner", a-t-elle dit comme si elle souhaitait adresser un signe aux amis d'Olivier Besancenot, qui portaient sur les fonts baptismaux ce week-end leur "nouveau parti anticapitaliste".

cp/so/abx


© 1994-2008 Agence France-Presse

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal a exhorté samedi plus d'un millier de partisans enthousiastes à "avancer droit devant en ne regardant que les dégâts de la droite pour les combattre", en présentant à Paris sa contribution en vue du prochain congrès du Parti socialiste.

L'ancienne candidate à la présidentielle, dont la contribution s'intitule "Combattre et proposer", a fait un discours offensif lors de cette réunion de trois heures, qu'elle a qualifiée de "premier grand rassemblement contre (la) politique" de Nicolas Sarkozy.

"Avec vous, nous voulons combattre et nous voulons proposer, a-t-elle lancé à la Maison de la Chimie.

Dirigeant ses traits contre le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis la rupture" alors que "la France connaît aujourd'hui une grave déchirure", elle a fustigé l'"étrange mélange entre Berlusconi et Doc Gyneco avec des montres à 50.000 euros! Non ce n'est pas la France!".

La candidate à la succession de François Hollande s'est voulue consensuelle à l'intérieur du parti: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu", a-t-elle ajouté.

Elle a engagé ses militants à ne pas s'attacher "à ce que font les autres au sein du PS. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu."

Mme Royal a également appelé "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates". "Qu'ils nous rejoignent!", a-t-elle lancé.

Elle a décliné les sept "piliers", "volontés" de sa contribution "dense et simple", en vue du congrès de Reims de novembre, notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, suppression des niches fiscales, redéploiement du paquet fiscal (voté à l'été 2007 par le Parlement, ndlr).

Elle s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

cp/so/abx


© 1994-2008 Agence France-Presse

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - L'appartement de Ségolène Royal, situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a été une nouvelle fois "visité" vendredi soir, sans que l'on sache à ce stade si des objets y ont été dérobés, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

"L'appartement de Mme Royal a été visité vendredi, il reste à déterminer si des objets y ont été dérobés", a indiqué cette source. Selon cette source, Mme Royal va porter plainte.

L'enquête a été confiée au Service départemental de police judiciaire (SDPJ) des Hauts-de-Seine.

Mme Royal entamait samedi matin la présentation de sa contribution pour le congrès du parti en novembre.

L'avocat de Mme Royal, Me Jean-Pierre Mignard, qui participait à cette réunion, a annoncé lors de son intervention que l'appartement de l'ex-candidate à la présidentielle avait été cambriolé.

"Ton appartement a été pour la troisième fois visité hier soir", a-t-il lancé, suscitant les huées de l'assistance.

Selon son entourage, Mme Royal est rentrée tard chez elle et a trouvé tout son appartement de Boulogne-Billancourt "retourné". Elle a déposé plainte et est restée avec le procureur de la République des Hauts-de-Seine, Philippe Courroye, jusqu'à "trois heures du matin".

Elle devait le rencontrer à nouveau samedi après-midi, selon son entourage.

L'appartement de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle avait déjà été cambriolé en août 2006. Le siège du comité de soutien de Ségolène Royal, dans le Xe arrondissement de Paris, avait lui aussi été cambriolé en février 2007. Un ordinateur avait été volé.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Samedi 28 juin 2008

PARIS, 27 juin 2008 (AFP) - Candidate au poste de Premier secrétaire du PS, Ségolène Royal va présenter samedi à Paris sa contribution en vue du congrès de Reims qui veut combattre "la mainmise du clan Sarkozy sur la France" et "reconnaître la France métissée comme une chance".

Intitulée "Combattre et proposer", la contribution de l'ancienne candidate à la présidentielle est rythmée en sept chapitres: "combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France", "faire du socialisme une force neuve dans le siècle", "mettre l'économie au service de l'humain", "bâtir un état préventif qui attaque les inégalités à la racine", "repenser sans tabou la Sécurité sociale pour la sauver", "reconnaître la France métissée comme une chance" et "oser la démocratie +jusqu'au bout+".

Celle qui pourrait s'opposer lors du congrès socialiste à Bertrand Delanoë ou Martine Aubry présentera à la maison de la Chimie cette contribution au cours d'une matinée où interviendront, lors d'une première partie "combattre et proposer", des personnalités diverses comme la femme de théâtre Ariane Mnouchkine, le syndicaliste CFDT d'Arcelor-Mittal Edouard Martin, la députée de Gironde, Michèle Delaunay, "tombeuse" d'Alain Juppé aux législatives, l'économiste Thomas Piketty, les députées Aurélie Filippetti et Delphine Batho. Le député Jean-Louis Bianco, son proche, concluera cette séquence.

La seconde partie, "la révolution démocratique", sera introduite par un autre proche, l'eurodéputé Vincent Peillon. L'ancien directeur de la rédaction du Monde Edwy Plenel, fondateur du site Mediapart, parlera de la "mainmise sur les médias" et l'ancien ministre Louis Mermaz des droits de l'homme. Le numéro deux du PS, François Rebsamen, maire de Dijon, livrera sa vision du "socialisme du XXIème siècle".

La présidente de Poitou-Charentes interviendra en clôture.

Sur son site (congresutileetserein.com), Mme Royal remercie ceux qui ont participé à cette "consultation participative" "pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français".

Mme Royal publie enfin le 8 juillet chez Grasset son livre d'entretiens avec le sociologue Alain Touraine "Si la gauche veut des idées".

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Vendredi 27 juin 2008
Ségolène Royal : "Ma gauche est celle qui affronte la réalité, qui ne se résigne pas"
LE MONDE | 26.06.08 | 08h26  •  Mis à jour le 26.06.08 | 08h33

Le 8 juillet, Ségolène Royal publiera un ouvrage dans lequel elle confronte son analyse de la société française avec le sociologue Alain Touraine. Les deux auteurs dialoguent autour de sept thèmes.

Ségolène Royal préconise une réforme de l'Etat-providence. Elle défend le principe d'un "Etat préventif", capable d'intervenir en amont afin de prévenir les difficultés économiques et sociales, insiste sur la nécessité de réduire la dette publique et se prononce en faveur d'un régime de retraite "par points".


A cinq mois du congrès du PS, parti qu'elle souhaite diriger, Ségolène Royal considère qu'il "vaut mieux une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse"
Si la gauche veut des idées, de Ségolène Royal et Alain Touraine, Grasset, 336p., 20 euros

Un Etat préventif

Cette idée d'un Etat préventif, qui intervient et investit prioritairement avant, plutôt qu'après, on peut la décliner dans bien des domaines. Les délocalisations et plans de licenciement massifs d'abord. Aujourd'hui, nous les subissons : ce sont les salariés qui sont victimes, et les contribuables qui en financent les conséquences.

Il faut changer de stratégie. D'abord, en mettant en œuvre une stratégie de compétitivité par le haut, et non de concurrence par le bas. Pour cela, il faut mettre l'accent sur la formation des salariés, sur les investissements en recherche et en innovation des entreprises, notamment dans les PME.

Ensuite, l'Etat et les régions doivent conditionner leurs aides aux entreprises à des comportements responsables en préservant une capacité d'intervention à travers une agence de réindustrialisation permettant des maîtrises publiques temporaires. La question des salaires impose le même type de démarche.

Dans l'immédiat, l'annulation de l'aberrant "paquet fiscal" aussi injuste qu'inefficace permettrait de récupérer des marges de manœuvre. (…) L'Etat ne peut certes pas donner d'ordres aux entreprises, mais il doit utiliser les leviers dont il dispose, comme les exonérations de cotisations patronales.

Qui nous empêche de conditionner ces aides non pas à l'ouverture de négociations salariales – ce qui n'engage à rien –, mais à la conclusion d'accords entre patronat et syndicats sur les salaires et les conditions de travail ?

Là encore, l'Etat ne doit pas agir seulement pour réparer, à travers des exonérations de charges, qui se superposent de législation en législation. Il ne doit pas, sauf exception ou urgence comme aujourd'hui, compenser l'absence d'augmentations salariales par des allocations provisoires, mais doit au contraire stimuler la négociation sociale, de façon ciblée et incitative, pour amener les entreprises à adopter des principes de justice et de responsabilité. Les incitations fiscales doivent être délivrées en fonction du degré d'exposition des entreprises à la concurrence internationale et de leur respect du dialogue social.

Dernier exemple, celui de la dette, sujet macroéconomique par excellence, que l'on a tendance à ne traiter que sous l'angle comptable et qui paraîtra le plus éloigné des sujets de ce chapitre. Ce n'est pourtant pas le cas. La réduction de la dette, ce n'est pas une priorité parmi d'autres, c'est une obligation. La dette n'est pas un prétexte pour faire moins, c'est une obligation pour faire autrement. (…) Notre dette est le produit d'un système qui fonctionne mal, d'un Etat rigide ou de groupes de pression puissants.

Si on ne remet pas en cause les règles du jeu, on ne réussira pas à faire baisser la dette. Il faut rompre avec une mauvaise habitude française : ne jamais remettre en cause les anciennes dépenses, et venir y empiler les nouvelles. La nouvelle règle du jeu, en ce domaine, est simple : 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Cela signifie très concrètement : ne pas engager de dépenses nouvelles sans économies sur les dépenses anciennes; reconduire des dépenses anciennes seulement après évaluation de leurs résultats avec les usagers. Et surtout, un Etat efficace grâce à une nouvelle étape de décentralisation.

La France métissée

Que de débats ai-je levés avec La Marseillaise, le drapeau, la nation, l'identité, la France, tout cela dont les socialistes n'osaient plus parler !!! Et l'hymne national que nous n'osions plus chanter, l'ayant abandonné à la droite et à l'extrême droite, comme jadis le thème de la famille. Et de même que j'ai fait revenir dans les références de la gauche l'affirmation du rôle majeur des familles, de même que j'ai fait revenir vers la gauche la question de l'autorité par le concept d'ordre juste, de même j'ai assumé, défendu, illustré l'identité nationale et l'hymne national.

Une fois de plus ce sont les grincements dans mon propre camp qui ont malheureusement affaibli le message. (…) La France métissée, comme aujourd'hui l'Amérique métissée de Barack Obama, a d'abord besoin de se reconnaître comme telle. Cette réalité n'est pas regardée en face et n'est pas reconnue. Son invisibilité économique, sociale et politique est le premier obstacle à lever, pour avancer.

Car il y a bien des "mécanismes de stigmatisation et de relégation" dans la société française, de discrimination négative, et donc de talents gaspillés. Le vote massif des jeunes des quartiers nous donne, à nous socialistes, une responsabilité considérable. Et je m'en sens personnellement redevable.

Je propose, pour renforcer le sentiment d'appartenance à la nation, de créer une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, quelle que soit leur origine, pour le passage à la majorité à 18 ans, l'âge du droit de vote. Je crois aussi que le service national civil maintes fois proposé mais jamais réalisé doit effectivement être mis en place.

La fragmentation de la société

Dans le même temps où le salariat s'est généralisé, notre société est de plus en plus fragmentée par la diversité des statuts, notamment professionnels. Les catégories sociales traditionnelles n'ont plus de correspondances politiques automatiques. Je dirais : moins que jamais. (…)

Les clivages démographiques jouent désormais un rôle essentiel. Les moins de 35 ans, tout d'abord, nés avec la crise des années 1970, subissent de plein fouet la précarisation de l'emploi, alors qu'ils ont bénéficié de la démocratisation de l'éducation (même s'il y a débat sur la portée de ces bénéfices). Ils ont grandi dans une société débarrassée des conformismes des années 1950 et 1960, marquée par l'explosion des médias audiovisuels et des révolutions technologiques.

A l'autre bout, les plus de 60 ans ont connu les "trente glorieuses" de la société industrielle et ont été élevés dans une France encore traditionnelle. Ils ont souvent rencontré la crise économique en fin de vie active et bénéficient de notre système de retraites par répartition, lequel leur assure un revenu régulier, auquel s'ajoute souvent un patrimoine, même minime, qu'ils ont pu acquérir.

Il y a, rappelons-le, une pauvreté dramatique chez les retraités – surtout les retraitées –, mais elle touche une proportion moindre de personnes âgées qu'il y a trente ou quarante ans. Enfin, les 35-55 ans – ce cœur de la population active – doivent élever et éduquer leurs enfants plus longtemps qu'avant, reçoivent éventuellement l'héritage de leurs parents à un âge tardif, du fait de l'allongement de la durée de vie.

La réforme des retraites

Plutôt que de concevoir les évolutions de nos systèmes de protection sociale en fonction de strictes contraintes d'adaptation comptable, il faut les reconsidérer en fonction de nos objectifs d'épanouissement de l'individu. Peut-on par exemple poser sans tabou la question de l'activité après 60ans ? Oui, nous devons le faire, et nous devons trouver, sous certaines conditions bien sûr, les nouveaux atouts de l'allongement de la vie. (…)

La notion d'âge elle-même n'a plus de sens précis, et viendra un jour où empêcher une personne de travailler, de s'assurer ou de pratiquer un sport ou toute autre activité parce qu'elle a dépassé un seuil d'âge sera considéré comme une discrimination. (…)

Je propose que la gauche fasse sien le projet d'une évolution profonde de l'ensemble de nos régimes de retraite de base vers un système inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d'un compte individuel sur lequel il accumule des points tout au long de sa vie active de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de partir en retraite.

La stratégie d'alliance

Je pense, comme Alain Touraine, que la question des alliances découle de la redéfinition d'une force socialiste attractive. Un Parti socialiste attractif et ambitieux peut et doit progresser au-delà des 20 %-25 % que j'évoquais. Mais jamais dans notre histoire un candidat socialiste ou le PS n'ont obtenu plus de 35 % au premier tour d'une élection décisive (c'est le score obtenu par François Mitterrand au premier tour de la présidentielle de 1988). J'ajoute qu'à cette époque François Mitterrand s'est bien gardé d'attaquer le candidat du centre, Raymond Barre. Bien au contraire, François Mitterrand a fait campagne au second tour sur le thème de "l'Etat impartial".

Il existe donc une irréductible pluralité de la gauche, dont le Parti socialiste se doit d'être le fédérateur. Une fois cette gauche rassemblée, une ouverture vers d'autres mouvements est possible. Je suis convaincue que seul un Parti socialiste fort, reconstruit, sûr de ses valeurs claires, pourra ensuite – et j'insiste : ensuite – envisager les alliances adéquates pour rassembler une majorité de Français autour de son projet.

D'ailleurs, c'est ce qui fut fait au second tour de la présidentielle : rassembler toute la gauche puis tendre la main sur la base d'un projet aux électeurs démocrates du centre. (…)

Nous ne sommes plus dans une société où l'appartenance sociale détermine automatiquement le vote. (…) Les électeurs ont désormais acquis une autonomie et une liberté de pensée qui n'est que la conséquence du processus d'individualisation que nous avons longuement détaillé dès l'ouverture de ce livre. Les identités politiques ne sont plus figées. Elles se reconstruisent à chaque élection, en fonction des contextes sociaux et médiatiques, des enjeux, des candidats eux-mêmes.

Les électeurs de gauche sont particulièrement exposés à cette quête d'identité. Pourquoi ? Parce que, en dépit d'un attachement à des valeurs et à des convictions, l'identité de gauche ne va plus de soi. Ce livre en témoigne : nous ne parlons que de ce sujet depuis notre première rencontre. Parce que le monde dans lequel nous vivons a changé, "être de gauche" n'a plus la même traduction systématique.

Les messages que les électeurs envoient en votant n'ont pas toujours un contenu idéologique construit. Je doute que ceux qui votent pour l'extrême gauche soient tous des trotskistes convaincus. Ils expriment en revanche une colère et une demande de radicalité évidentes. Je ne suis pas sûre que tous les électeurs de François Bayrou en 2007 aient tous été des démocrates chrétiens convaincus, mais ils ont dit leur volonté de sortir d'une logique de "bloc contre bloc".

Nous sommes à la fin d'un cycle politique. Celui qui a été ouvert au congrès d'Epinay doit se clore maintenant, pour en commencer un nouveau. L'union de la gauche de François Mitterrand, telle qu'elle a été conçue dans les années 1970, puis la gauche plurielle de Lionel Jospin servent de socle, mais ne suffisent plus.

Les défis du Parti socialiste

Je partage deux des constats établis par Alain Touraine. Oui, nous sommes collectivement responsables de cette "perte de contact avec tous les secteurs de la vie sociale". Oui, "le PS perd peu à peu de sa force de mobilisation". Le constat n'est pas qu'électoral, même si les élections municipales ont été encourageantes, il est intellectuel et social.

Le Parti socialiste n'est pas suffisamment au cœur des mobilisations sociales ni des débats intellectuels. Nous sommes peu présents dans les mouvements sociaux et n'avons pas d'échange avec eux. Cet écueil tient à notre façon de faire de la politique. Le PS est un point de rencontre entre des électeurs d'origines très diverses, mais il n'est pas pour autant un lieu de convergence durable ouvert à la société. Plusieurs raisons expliquent cette faiblesse.

La première, la plus souvent invoquée, relève de la sociologie et de la démographie des adhérents du parti. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers et cette France métissée qui est venue massivement voter pour nous. Cela est vrai. Pourtant, les candidats PS aux municipales ont montré qu'ils savaient accueillir sur leurs listes des employés, des ouvriers, des syndicalistes, des responsables de la vie associative et de la vie économique ou des jeunes de toutes origines, des artisans ou des agriculteurs. Bref, tous ceux qui font la France. Ils savent aussi être à l'écoute.

La démocratie participative est présente dans presque tous les projets des candidats socialistes. Le Parti socialiste a donc su irriguer la France par ses élus. Nous devons en retour apprendre, en repensant notre organisation, à enrichir davantage notre projet. (…)

Ma gauche est celle qui affronte les réalités, qui ne se résigne pas, même lorsque ces réalités sont désagréables, et surtout lorsqu'elles sont difficiles. Je ne veux pas d'une gauche qui, sous couvert de réalisme, renoncerait de fait à corriger un certain nombre d'inégalités et d'injustices, notamment celles produites par le libéralisme économique. Ce dont le socialisme a impérativement besoin, aujourd'hui plus que jamais, c'est d'une lucidité radicale. (…)

Qu'est-ce qu'un parti où, sans que la chose soit jamais admise, une sorte de loi salique (unique en Europe) serait tacitement reconduite, et où la guerre amère de quelques hommes (et de quelques femmes) pour le seul pouvoir d'empêcher ne connaîtrait jamais de fin ni même de trêve ? Mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse qui, toujours, à plus ou moins long terme, nourrira des affrontements autrement plus diviseurs qu'un vrai débat, aussi tendu soit-il.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Dimanche 15 juin 2008
INVITATION
 

Chère amie, cher ami,

Nous t'invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à

 Une grande réunion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"

 

à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique Paris 7ème

Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93

 

Cette contribution, c'est d'abord la votre car vous l'avez construite

à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.

Et cette contribution, c'est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste

d'avoir un congrès qui soit utile aux Français.

 
Venez donc nombreux et invitez largement l'ensemble nos camarades socialistes !
par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Samedi 14 juin 2008

PARIS, 13 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal (PS) "prend acte", dans un communiqué publié vendredi, du rejet par l'Irlande du traité européen de Lisbonne "qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons".

"Ségolène Royal prend acte du vote irlandais qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons", affirme le communiqué.

Selon l'ex-candidate socialiste à l'Elysée, "l'Europe doit pourtant continuer car face aux désordres du monde, nous avons besoin d'une Europe forte qui protège".

La présidente de la région Poitou-Charentes demande que la France, qui préside l'Union européenne à compter du 1er Juillet, prenne "une initiative pour mettre en place un gouvernement économique capable de réguler les excès du capitalisme financier et de lancer de grands projets dans les domaines de l'éducation, de l'environnement et de la recherche".

par EXCOFFIER publié dans : Politique internationale
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Jeudi 12 juin 2008
PARIS, 12 juin 2008 (AFP) - L'eurodéputé PS Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a annoncé jeudi que l'ex-candidate à la présidentielle présenterait "le 28 juin" ses orientations pour le congrès de Reims devant "plusieurs milliers de personnes".
"Le 28 juin", Ségolène Royal, "qui n'est pas une femme seule comme je l'entends partout", va "présenter ses orientations pour le congrès socialiste mais aussi pour la France", a déclaré M. Peillon sur LCI.
"Il y aura tous ceux qui y ont participé, c'est-à-dire des milliers de personnes, mais aussi des intellectuels, des artistes, des grands élus, des militants", a-t-il précisé.
Auparavant, le député européen avait dénoncé "le jeu de fléchettes" visant toutes les têtes qui dépassent au Parti socialiste. "Ce jeu de massacre, ça suffit, les Français trouvent ça pitoyable, la droite ricane", a-t-il estimé.
Le député européen a jugé que François Hollande était le "premier responsable d'un jeu qui dure depuis des années et qui consiste en permanence à ne pas valoriser ses propres amis, à les dresser les uns contre les autres pour finir dans des conglomérats mous où nous n'avons pas parlé d'idées".
Il a appelé à faire en sorte que le congrès de Reims soit "réellement un congrès de refondation, de la nature du congrès d'Epinay". "Pour cela, a-t-il poursuivi, il faut cesser toutes ces petites manipulations, ces reconstructions, ces mélanges de la carpe et du lapin".
M. Peillon a reconnu que Bertrand Delanoë avait le mérite d'avancer ses idées et de ne pas être "pour l'instant dans les arrangements et la manipulation". En revanche, il a conseillé à Martine Aubry de "ne pas tomber dans ce piège".

par EXCOFFIER publié dans : Préparation du congrès PS
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Mercredi 11 juin 2008
RENNES,  9 juin 2008 (AFP) - L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a plaidé lundi à Rennes pour la mise en place d'une charte laïque dans les services publics, lors d'un débat organisé par l'hebdomadaire Marianne sur le thème "La laïcité à la française est-elle en danger?".
"Une charte laïque dans la fonction publique serait très utile afin de ne pas laisser les agents démunis, sans règles applicables partout de façon homogène", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.
Elle a notamment évoqué des situations "inadmissibles" dans les hôpitaux, où certains hommes refusent que leurs épouses soient soignées par des hommes, invoquant des motifs religieux, ou encore dans les piscines municipales où des horaires sont aménagés pour éviter la mixité.
"Quand il y a des horaires aménagés dans les piscines, ça ne doit jamais être pour des critères religieux", a-t-elle martelé en dénonçant les municipalités, "y compris socialistes, qui ont cédé".
Mme Royal est également revenue sur les propos sur la religion tenus par Nicolas Sarkozy ces derniers mois et qui ont fait polémique.
"Le chef de l'Etat réécrit à sa manière l'histoire de notre laïcité. Ce ne sont pas des écarts de langage: ces propos expriment une conception révisionniste de la laïcité qui n'est pas acceptable", a-t-elle estimé.
Le débat public, qui a rassemblé lundi soir plus de 600 personnes, était organisé par Marianne dans le prolongement de l'appel "Pour une vigilance républicaine", lancé par l'hebdomadaire le 14 février et signé notamment par Mme Royal.
Dans cet appel, qui a recueilli les signatures de personnalités politiques très variées, le journal mettait notamment en cause la pratique du chef de l'Etat en matière de laïcité.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Lundi 9 juin 2008
Ségolène Royal critique "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant"


BORDEAUX,  7 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal, prétendante au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès de novembre, a critiqué samedi devant des militants à Bordeaux "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", à propos notamment de la flambée du prix des carburants.
Si "les caisses sont vides" c'est "parce qu'ils (le gouvernement, NDLR) les ont vidées", a estimé l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, qui a jugé que l'on était face à "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", particulièrement face à la hausse des prix de l'énergie.
Dans ce cadre, elle a appelé à "prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif", afin d'investir "80% de ces profits dans les énergies renouvelables" et de "préparer l'après-pétrole".
"Notre principale priorité, ce doit être de s'opposer de toutes nos forces" à la politique menée par le gouvernement, a également affirmé Ségolène Royal, qui a en outre jugé que "sur la scène internationale (le président de la République) Nicolas Sarkozy ne fait pas particulièrement honneur à la France".
A propos du processus de désignation du prochain Premier secrétaire du Parti socialiste, qui doit intervenir lors du congrès du PS en novembre à Reims, Mme Royal a jugé que le "calendrier (est) extrêmement long, sans doute trop long".
"Nous avons besoin d'un leader, d'une équipe, d'un projet", a-t-elle poursuivi, ajoutant que "malheureusement, (les socialistes allaient) devoir attendre le mois de novembre".
En début d'après-midi, la présidente de la région Poitou-Charentes s'était également rendue dans le Lot-et-Garonne, dans le cadre d'un déplacement sur le thème du grand âge et de la maladie d'Alzheimer.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Samedi 7 juin 2008
From: Ségolène Royal <contact@desirsdavenir.com>
Date: Fri, 6 Jun 2008 23:40:20 +0200
Subject: La gauche américaine bouge, la droite française piétine
To: nicolas.dijon@gmail.com

La victoire de Barack Obama

Je suis très heureuse du beau succès de Barak Obama à l'issue des
élections primaires démocrates aux Etats-Unis et je tiens à lui
adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Dès le départ, avant
même qu'il ne devienne favori, j'avais soutenu sa candidature Il a
fait preuve de courage, de sincérité et d'honnêteté.Pour la gauche
américaine, c'est un choix historique que de s'être trouvé un porteur
d'espoir. Il a prouvé, durant des Primaires âprement disputées, qu'il
incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir.
Barack Obama représente l'Amérique d'aujourd'hui et de demain,
l'Amérique métissée. Les jeunes, de toutes origines, se sont mobilisés
massivement en sa faveur. Quel plus beau symbole de l'espérance que
peut représenter un politique de son rang ?

Aux États-Unis, le 4 février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un
de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son
message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines,
fraternellement unis.

De tous les procès instruits contre lui, Barak Obama a su faire une
force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa
campagne populaire et citoyenne, son envie de rassembler, sa capacité
à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs
fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui
s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.

A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent
expérimentés, il a euun jugement lucide sur l'intervention américaine
en Irak, et c'est, pour en finir avec les errements des années Bush,
un atout de poids.

Je lui souhaite aujourd'hui de trouver, pour l'épauler dans la
campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés. C'est une des
conditions de la victoire.


Les 35 heures


J'estime que la droite a trahi la parole donnée aux partenaires
sociaux, qui avaient signé un compromis historique. Pour se réformer
de façon juste et durable, la France a besoin du dialogue social entre
organisations représentatives, c'est-à-dire d'une vraie démocratie
sociale. Aujourd'hui plus que jamais. Et c'est cette condition que le
gouvernement vient de mettre à mal.

Le 10 avril dernier, la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont conclu
un accord inédit sur les nouvelles règles du dialogue social en
France. Pour démocratiser le dialogue social, les partenaires sociaux
estiment que tout accord devrait être désormais signé par des
syndicats représentants une majorité des salariés concernés. Symbole
de ce compromis historique, la CGT et la CFDT avaient même accepté
qu'un accord majoritaire assouplisse, à titre expérimental, les règles
relatives aux contingents d'heures supplémentaires.

C'est cette avancée fondamentale de la démocratie sociale que la
droite a piétiné en permettant à des organisations minoritaires
d'assouplir les contingents d'heures supplémentaires fixés par la loi.
Un sacrifice de l'intérêt général pour donner des gages à une droite
aux abois. Au final, un formidable gâchis.


L'éducation et les annonces de Nicolas Sarkozy

Dans l'éducation, les coup durs sont déjà donnés. 11 000 postes
supprimés en 2007/2008, 20 000 suppressions prévues pour l'année
prochaine. La vraie « réforme » de l'éducation de Nicolas Sarkozy est
à observer de ce côté-là, beaucoup plus que dans ses dernières
annonces.
Les intentions et les promesses de réforme sont souvent floues et
n'engagent que ceux qui y croient encore. « Imaginer un lycée beaucoup
plus souple. » Pourquoi pas ? Mais qui peut nous dire comment le
gouvernement va traduire ce vœu pieu en actes concrets ?
Sur la formation des enseignants, les annonces ont, pour une fois, été
précises. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont voulu supprimer les
IUFM sans le dire explicitement, pour faire des économies. La
formation des enseignants se ferait donc à l'université, tout
simplement. Sans aucun enseignement qualifiant. L'inquiétude des
professeurs et de ceux qui souhaitent le devenir est légitime.
Je continue de prétendre qu'une autre politique éducative est possible.


Les émeutes de la faim

La crise alimentaire dans le monde est sans précédent. Elle touche des
centaines de millions personnes dans les pays les plus pauvres de la
planète.
Les causes sont bien connues : hausse de la demande des grands pays
émergents, développement de l'élevage au détriment des cultures,
hausse du prix de l'énergie, accidents climatiques...
Les propositions de Nicolas Sarkozy ne sont pas à la hauteur du drame
actuel et de la capacité d'initiative de la France : une meilleure
coordination des organisations internationales, même si elle est
indispensable, est nettement insuffisante.
Je rappelle que l'aide publique au développement a diminué depuis un
an, repassant en dessous du seuil de 0, 5 % de la richesse nationale,
cela sous les coups de butoir d'une politique étrangère incohérente et
au mépris des engagements pris par la France il y a quelques années
Il nous faut commencer par respecter nos engagements internationaux
pour l'aide publique au développement, sous forme de subventions «
cash » et non pas de simples annulations de dette.
Je propose aussi qu'on étudie un mécanisme de stabilisation des prix
agricoles dans les pays pauvres, sous la responsabilité de la Banque
mondiale. La crise actuelle nous montre que nous ne pourrons nous
passer plus longtemps d'une politique agricole mondiale.

Ségolène Royal

--

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Jeudi 5 juin 2008
Ségolène Royal : "ne pas se laisser enfermer dans des opérations de congrès"

PARIS,  4 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal, candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS, a estimé mercredi qu'il fallait "faire très attention à ne pas se laisser enfermer dans des opérations de Congrès, alors que cela va mal dans le pays".
Lors d'un point de presse à son quartier général, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a estimé qu'il fallait "une discipline de chacun pour se rendre compte des problèmes du pays" et que les "responsables socialistes ne pouvaient se permettre de dégrader le débat public par des considérations pas à la hauteur de notre pays".
Soulignant que "la gauche essaie d'amortir les choses dans les territoires avec les moyens qu'elle a", Mme Royal a déploré dans le pays "l'accumulation d'angoisses, d'inquiétudes, avec un Etat qui n'assume pas ses missions". Pour elle, "il y a un vrai problème du vivre ensemble".
Interrogée sur les "reconstructeurs" (proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg, qui veulent sortir du face-à-face Royal-Delanoë) et l'intervention dimanche de Martine Aubry, Ségolène Royal a indiqué qu'elle ne faisait "pas de commentaires sur ce que font les autres".
Cependant, questionnée sur l'opportunité de constituer une majorité avant ou pendant le Congrès, elle a répondu: "Tout dépend de ce que les gens pensent. Les militants n'accepteront pas une majorité artificielle".
Elle veut que le Congrès du PS prévu en novembre à Reims "se déroule à un haut niveau". "Il faut intéresser les Français, s'abstenir des petites phrases".
Mme Royal a par ailleurs indiqué qu'un groupe de 150 élus de sa région Poitou-Charentes avait fait un texte pour "valider" sa démarche et "la démocratie participative en Région".
cp/paj/cb


PARTIS-PS-CONGRÈS - 04/06/2008 15h59 - AFP
--
Service : Nouvelles de France

Ségolène Royal félicite Obama qui incarne "l'Amérique métissée"

PARIS,  4 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal a félicité mercredi le candidat démocrate à la présidentielle américaine, le sénateur Barack Obama, soulignant que c'était "un choix historique, celui d'un porteur d'espoir" qui incarnait "l'Amérique d'aujourd'hui et de demain, l'Amérique métissée".
Dans un communiqué, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle se dit "très heureuse du beau succès de Barack Obama à l'issue des élections primaires américaines" et lui adresse ses "félicitations les plus chaleureuses".
"C'est un choix historique, celui d'un porteur d'espoir qui a prouvé, durant ces primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir", poursuit-elle.
Pour elle, "il incarne l'Amérique d'aujourd'hui et de demain, l'Amérique métissée. Il a massivement mobilisé les jeunes, de toutes origines".
Rappelant qu'elle s'était "mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston" en février dernier, Mme Royal a "vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines, fraternellement unis".
La présidente de Poitou-Charentes lui souhaite "d'avoir, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un parti soudé à ses côtés car c'est une des conditions de la victoire".
par EXCOFFIER publié dans : Préparation du congrès PS
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