Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 16:34
Affaire Scheidermann: le Poitou-Charentes entre en résistance
 
Ségolène Royal, présidente de la région, a proposé à Daniel Schneidermann de produire < >, son émission récemment supprimée par France 5.
 
Par Liberation.fr avec AFP
 
LIBERATION.FR : vendredi 6 juillet 2007

Ségolène Royal a bien contacté Daniel Schneidermann, assure l'AFP. Elle a proposé au présentateur du magazine Arrêt sur images, supprimé par France 5, un projet de production de l'émission avec la Région Poitou-Charentes qu'elle préside. Une confirmation de l'information parue dans le quotidien régional La Nouvelle République.

Royal a laissé un message téléphonique jeudi à Daniel Schneidermann, présentateur du magazine hebdomadaire de décryptage des médias. Celui-ci l'a confirmé à l'AFP et a indiqué être <<en discussions avec des interlocuteurs de la Région pour savoir en quoi consiste plus concrètement la proposition>>.

Selon la proposition de la candidate, l'émission pourrait être produite par le service Poitou-Charentes Cinéma du Conseil régional, qui comprend un pôle d'éducation à l'image, en s'associant éventuellement à d'autres régions. Ce service serait chargé d'étudier la viabilité du projet avec l'équipe de Schneidermann. L'idée serait de diffuser l'émission sur internet. Si aucune date n'a été encore fixée, le principe d'une réunion technique sur le sujet a été acté, a-t-on ajouté dans l'entourage de Ségolène Royal.

<<Autant l'idée me séduit de voir une région, ou des régions, pallier à une carence de la télévision d'Etat. Autant il est évident que je ne souhaite pas faire l'émission du PS, ou de Ségolène Royal>>, explique le journaliste sur son blog, précisant qu'il continue de <<discuter avec la télévision suisse romande (pour une éventuelle production de l'émission, NDLR), dont l'intérêt bienveillant pour notre demande d'asile médiatique ne faiblit pas >>.

L'annonce par la chaîne publique de la non-reconduction de l'émission à la rentrée à déclenché un tollé, notamment à gauche, et une pétition de soutien en ligne a recueilli plus de 150.000 signatures.

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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 11:26
Jean-Louis Bianco : Ségolène Royal porte "la force de rénovation" et dispose de "réseaux"

PARIS, 5 juil 2007 (AFP) - Jean-Louis Bianco s'est dit jeudi "convaincu" que Ségolène Royal était "celle qui porte le plus la force de rénovation" au PS, ajoutant qu'elle disposait "de réseaux importants".
"Ségolène Royal travaille. Elle a toujours des réseaux d'amis", a affirmé M. Bianco sur France 2, interrogé sur l'absence de l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle depuis les législatives.
Il a admis que certains de ses soutiens sont "peut-être partis". "Mais les meilleurs sont restés. Ils restent parce qu'ils ont confiance en la personne. D'autres peut-être vont voir sous d'autres cieux", a-t-il observé.
Selon l'ancien directeur de campagne de Mme Royal, la présidente de la région Poitou-Charente "a des réseaux importants dans les fédérations". "A la base, elle a un charisme incroyable chaque fois qu'elle va sur le terrain. Elle a, à l'Assemblée, un nombre considérable de députés qui sont proches d'elle", a-t-il ajouté.
M. Bianco a ajouté que "le but n'est pas de s'organiser en courant, le but est de réfléchir, de proposer des idées nouvelles et elle le fera dans les semaines et les mois à venir".
Il s'est dit "convaincu que c'est celle qui porte le plus la force de rénovation". "Elle l'a prouvé dans la campagne, elle l'a prouvé en disant la vérité sur le Smic à 1500 euros", une mesure du projet socialiste qu'elle a récemment jugée peu crédible, a-t-il dit.
Le député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence a observé qu'à l'inverse du PS, l'UMP avait fait en amont de la présidentielle "un travail remarquable", "une préparation idéologique de très longue date" et disposait d'"un candidat chef de parti et désigné à l'avance".
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 11:14
Jean-Louis Bianco : l'ouverture est "effet de casting", il faudra "juger aux résultats"

PARIS, 5 juil 2007 (AFP) - Le socialiste Jean-Louis Bianco a estimé jeudi que l'ouverture de Nicolas Sarkozy à des personnalités de gauche n'était qu'"un effet de casting", ajoutant qu'il faudra "juger aux résultats" le gouvernement Fillon.
"Tout cela n'a qu'un temps", a-t-il dit sur France 2 à propos de l'ouverture. "Ce sont des effets de casting, des effets d'annonce. Je jugerai, les Français jugeront aux résultats", a-t-il indiqué.
De la part de Nicolas Sarkozy, "c'est habile, c'est bien joué mais on regardera les résultats. On verra bien si le gouvernement fait baisser le chômage, augmente le pouvoir d'achat, bouche le trou de la sécurité sociale, diminue la précarité", a ajouté le député PS des Alpes-de-Haute-Provence.
Il a notamment mis en cause le projet de franchise médicale, selon lui, "injuste et inefficace".
L'ancien directeur de campagne de Ségolène Royal a fait une distinction entre les personnalités de gauche qui ont rejoint le gouvernement Fillon et Hubert Védrine qui a accepté une mission.
M. Bianco a indiqué comprendre "tout à fait" l'attitude de M. Védrine, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères. "Accepter une mission n'est pas entrer au gouvernement", a-t-il plaidé.
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 11:08

PARIS (AFP) - Ségolène Royal est sortie de son silence jeudi dans un entretien à l'AFP, en indiquant qu'elle avait choisi ces dernières semaines de travailler "à l'abri des médias" pour "mettre en place" ses équipes et préparer sa rentrée, le 25 août, une semaine avant l'université d'été du parti

Depuis près de deux semaines, l'ex-candidate à la présidentielle était restée silencieuse, en dépit d'une abondante actualité.

Jeudi, Le Parisien parlait même de sa "grande solitude" et de la désertion de certains de ses fidèles.

Mais pour l'ex-candidate à l'Elysée, de telles informations sont "totalement infondées".

"Je travaille à l'abri des médias, c'est un choix délibéré", confie-t-elle, indiquant avoir refusé "plusieurs émissions ou interviews".

"Je n'ai pas peur du vide, il faut savoir travailler dans le silence pour mieux rebondir", ajoute-t-elle. "Je mets en place mes équipes", précise-t-elle, indiquant avoir eu "encore une réunion de travail mercredi soir".

Christophe Chantepy, qui fut son directeur de cabinet, continue à présider l'association Désirs d'avenir, qui tient des assemblées générales à l'initiative de comités locaux.

Jean-Louis Bianco, qui lui parle au téléphone tous les jours, s'occupe des parlementaires, dont "une soixantaine" ont fait savoir qu'ils souhaitaient travailler avec elle.

L'avocat Jean-Pierre Mignard, dit-elle, travaille "sur la refondation du parti".

Ségolène Royal dit aussi "rencontrer des gens": économistes, chercheurs, experts, élus, des "contacts individuels de fond, de réflexion, pour préparer l'avenir", dit-elle.

Elle réunira un séminaire le 16 juillet à l'Assemblée nationale, sur l'après campagne présidentielle, "une première réunion de travail interne de débriefing" où seront conviés des parlementaires, des maires, des premiers fédéraux, des experts et intervenants extérieurs...".

"Au total, estime-t-elle, "une centaine de personnes".

Certains dans son entourage auraient sans doute voulu que ce "débriefing" intervienne plus tôt, mais c'est "un choix" de sa part d'avoir attendu. "Je me suis donné un délai pour réfléchir, les gens peuvent comprendre qu'il faut un temps pour tout", dit-elle.

Et la présidente de la région Poitou-Charentes fera sa rentrée politique une semaine avant l'université d'été de La Rochelle, le 25 août, lors de la "Fête de la rose", dans son fief de Melle (Deux-Sèvres).

"Ce sera mon propre événement politique, ma première prise de parole publique" après la période électorale, précise-t-elle.

L'an dernier, alors qu'elle n'était pas encore candidate, c'est à la "Fête de la rose" de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dans le fief d'Arnaud Montebourg, qu'elle avait fait sa rentrée politique.

Elle prévoit de sortir en septembre un livre sur la campagne présidentielle, qui pourrait être écrit à plusieurs mains.

Auparavant, elle aura pris des vacances "en France, avec enfants et amis", à partir du 20 juillet et pour environ "un mois"

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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 18:42

INTERVENTION DE FRANCOIS HOLLANDE

 

ASSEMBLEE NATIONALE

 

REPONSE AU DISCOURS DE

 

POLITIQUE GENERALE DU GOUVERNEMENT

 

LE MARDI 3 JUILLET 2007

 

 

 

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Messieurs et Mesdames les Ministres, Chers Collègues,

 

 

Les Français ont voté. Et leur choix nous engage tous.

 

 

Vous, au nom de la majorité, à tenir vos promesses.

 

Nous, au nom de l’opposition, à offrir une alternative. C’est la règle en démocratie.

 

 

Nous sommes les uns et les autres conscients des enjeux. Ils sont communs à notre Nation : la mondialisation avec ses atouts et ses menaces, l’Europe qu’il faut faire avancer, les changements climatiques qui pèsent d’ores et déjà sur notre vie quotidienne, les rapports avec le Sud qui dégradent les conditions de la paix dans le monde et la menace terroriste. Les enjeux en France sont toujours, après cinq ans d’une action conduite par la majorité sortante –on croirait l’oublier- les questions de l’emploi, de la solidarité et de la démocratie

 

 

Dans ce contexte, Monsieur le Premier ministre, vous venez de présenter la politique de votre gouvernement. J’aurais dû dire la politique du Président de la République. C’eût été plus exact. Certes, il en a la plus incontestable des légitimités puisqu’il l’a tirée du suffrage universel. Il a un mandat. Rien de plus normal qu’il vous demande de le mettre en œuvre.Sauf que la pratique de l’Exécutif, depuis l’entrée en fonction du Président de la République, marque une inflexion -sans doute une rupture- une mutation vers ce que j’appelle « l’omniprésidence ». Omniprésent, omnipotent, omniscient, le Chef de l’Etat décide de tout, parle de tout, intervient sur tout, évoque tout. Et quand il ne le fait pas, ce n’est pas vous, Monsieur le Premier ministre, qui intervenez, c’est le Secrétaire général de l’Elysée qui donne le calendrier; ce sont des conseillers présidentiels qui précisent le contenu des réformes.

 

 

Au point que, sans vous faire offense, la question se pose de savoir quelle est la tâche qui vous revient, le rôle qui vous est fixé, la responsabilité qui est la vôtre.

 

 

Ce n’est pas simplement une question qui se pose au sein de l’Exécutif ; mais, dès lors que  le Premier ministre est responsable devant l’Assemblée nationale, c’est aussi la place du Parlement qui s’en trouve altérée, modifiée. Sans que nos institutions, d’ailleurs, en aient été changées.

 

 

En fait, nous sommes dans une dérive présidentialiste et dans le faux-semblant. Peut-on en effet prétendre aujourd’hui que le Président de la République « veille au respect de la Constitution et assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics » ? Que signifie encore l’article 20 de la Constitution qui dispose, contre toute évidence, que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ». Et l’article 21 selon lequel « le Premier ministre dirige l’action du gouvernement ».

 

 

Faisons donc l’effort de vérité indispensable ; constatons une pratique qui s’est éloignée des principes. Et traduisons dans nos textes, non pas « l’omniprésidence », mais le nécessaire équilibre entre les pouvoirs.

 

 

L’Exécutif doit décider et agir. Le Parlement, lui, doit au moins délibérer et contrôler. Sinon c’est la démocratie politique qui vient à claudiquer, à fléchir et enfin à tomber. Nous acceptons cet exercice de réflexion institutionnelle que vous nous avez proposé. Nous l’acceptons à condition qu’il soit mené jusqu’au bout et sans fard. S’il ne s’agit que de corriger ici, de toiletter là et de n’offrir au Président de la République qu’une tribune de plus (celle de l’Assemblée nationale), alors cette réforme ne sera qu’un artifice de plus. Si, en revanche, la finalité du processus de révision de notre Constitution est de clarifier les responsabilités, de répartir les pouvoirs et de rapprocher la décision du citoyen, alors allons-y franchement.

 

 

Vous ne prenez pas le chemin le plus court pour aller vers la République moderne. Il y avait de la timidité, de la retenue. Car, si l’on veut vraiment changer nos institutions, il faut alors lever les procédures qui contraignent jusqu’à l’effacement : il faut donner au Législatif, c’est-à-dire au Parlement et notamment à l’Assemblée nationale, les moyens d’investigation que vous annoncez pour contrôler le gouvernement (mais que nous ne voyons pas venir). Il faut limiter le cumul des mandats il faut introduire une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale ; il faut réformer le Sénat sans le renforcer –ce qui serait un comble dans l’équilibre des deux assemblées. Les sujets ne manquent pas. Il y a même urgence à les traiter. Et je souhaite que ce soit au Parlement de les traiter et non dans une commission dont les membres seraient désignés par le Président de la République ! Alors que c’est ici que la réforme doit être décidée si nous voulons renforcer les pouvoirs du Parlement.

 

 

La démocratie n’est pas simplement la démocratie institutionnelle, c’est aussi la démocratie sociale. Sur ce point, Monsieur le Premier ministre, je vous rejoins. Essayons de faire prévaloir le contrat, engageons la négociation collective, ayons des syndicats davantage représentatifs fondés, notamment, sur la base de l’élection. Alors, là encore, allons jusqu’au bout et fixons le principe des accords majoritaires et la hiérarchie des normes. Que ce soient les syndicats majoritaires qui puissent engager les salariés et non pas tels ou tels syndicats minoritaires.

 

Enfin, la démocratie, Monsieur le Premier ministre, et vous l’avez oublié dans votre intervention, c’est aussi le pluralisme : celui de la presse qui est aujourd’hui menacé par le conflit d’intérêt lorsqu’un grand groupe veut racheter la presse économique en fixant ses conditions ; le pluralisme est aussi altéré quand un groupe audiovisuel privé veut aujourd’hui être partie prenante dans la gestion du nucléaire civil. C’est un problème non pas pour l’industrie, mais pour la presse précisément. J’attendais là des propositions de votre part, elles ne sont pas venues.

 

 

La démocratie n’est pas une contrainte, elle n’est pas un frein ; c’est une condition de la réussite, et notamment sur le plan économique.

 

 

Vous héritez, j’en conviens, d’une situation dégradée.

 

La vieille croissance dont vous parler est là depuis 5 ans. Une croissance qui a été continûment plus faible depuis 5 ans que celle de notre voisin allemand notamment. L’endettement public atteint –ce trimestre-là un niveau record- 65% du PIB. C’est le vôtre. Les comptes sociaux, ce sont les vôtres, Monsieur Fillon –vous étiez Ministre des Affaires sociales : les régimes de retraite sont déséquilibrés pour près de 5 milliards d’euros. L’assurance maladie –mais ce n’était pas vous, c’était Monsieur Douste-Blazy –où est-il d’ailleurs !- 6 milliards d’euros. Et, que dire du taux de chômage qui reste l’un des plus élevés d’Europe !

 

 

Vous auriez mauvaise grâce à accabler l’héritage de vos prédécesseurs puisque, si je puis dire, vous êtes un de vos prédécesseurs. Ce bilan est le vôtre.

 

 

Vous voulez aujourd’hui rompre avec lui. C’est le signe qu’il n’était pas fameux.

 

 

Et vous proposez aux Français un contrat avec des grandes réformes structurelles. Sur leur intitulé, nul doute que chacun pourra s’y retrouver : l’université en est le bon exemple. Si nous pouvons nous retrouver pour mettre des moyens supplémentaires sur l’université, à la condition néanmoins que ce soit pour toutes les universités et pas seulement pour quelques-unes, à la condition aussi qu’il puisse y avoir un plan social étudiant et un lien avec la Recherche. Nous y sommes prêts. Je pense que nous sommes devant un des grands enjeux de la préparation de l’avenir. Chiche ! Faisons-le, traitons-le et allons jusqu’au bout là encore.

 

 

Mais lorsque vous nous parlez de la réforme de l’emploi et du marché du travail et que vous nous dites qu’il faudra introduire le contrat de travail unique, vous entrez dans un processus proche du CPE et qui consiste tout simplement à rendre plus facile le licenciement au prétexte de favoriser l’emploi. Ce n’est pas ainsi que vous engagerez une concertation car, qu’allez-vous proposer aux salariés avec ce contrat unique de travail ? Des garanties supplémentaires ? Mais où sont-elles ? Des droits ? Mais où sont-ils ? L’accompagnement individuel ? Mais, où est-il ?

 

La fusion entre l’ANPE et l’UNEDIC ! Mais qu’est-ce que cela fera aux salariés licenciés de savoir qu’il y a maintenant une fusion entre l’ANPE et l’UNEDIC, s’ils ne peuvent pas retrouver l’emploi !

 

 

La véritable confrontation que nous devons avoir ensemble est sur la politique de croissance.

 

 

Je considère aujourd’hui que votre paquet fiscal, votre choc fiscal est économiquement inapproprié, socialement injuste et budgétairement aventureux.

 

 

D’abord économiquement inappropriée.

 

Votre politique n’est ni une politique de la demande ni une politique de l’offre. Elle n’est ni conjoncturelle ni structurelle. Elle fait simplement des cadeaux à des Français qui n’en ont pas besoin aujourd’hui.

 

 

Vous dites que vous voulez encourager l’entreprise. Mais qu’est-il prévu pour l’investissement des entreprises dans le paquet fiscal ? Il est prévu des mesures pour les dirigeants des entreprises : le bouclier fiscal, la fin de l’impôt sur la fortune, des avantages aussi en termes de stocks options. Mais, pour l’entreprise elle-même, rien n’est prévu. Nous avions prévu la baisse de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis ; nous avions proposé la réforme de la taxe professionnelle pour avantager l’industrie ; nous avions proposé la modulation des cotisations sociales. Et vous, votre seule réponse et de donner des avantages fiscaux à ceux qui ne les consommeront même pas.

 

 

Vous prétendez favoriser le travail et c’est la rente que vous privilégiez. Vous voulez relancer la consommation et c’est l’épargne que vous stimulez ; vous espérez la croissance et ce sont les inégalités qui vont croître.

 

 

Votre politique est socialement injuste.

 

Le « bouclier fiscal » coûtera 1, 5 milliards d’euros au profit de moins de 150 000 contribuables. Il s’ajoutera la baisse de l’impôt sur le revenu, à la réforme de l’Impôt sur la fortune.

 

 

Est-ce équitable alors que les écarts de patrimoines et de revenus sont considérables dans notre pays ?

 

 

En effet, les 1% de Français les plus favorisés ont vu leurs revenus augmenter de près de 20% entre 1998 et 2005. Pour la même période, le revenu moyen de tous les autres Français n’a lui enregistré qu’une hausse de 5%.

 

 

Et c’est à ce moment-là que vous dites refuser une augmentation du SMIC ? Voilà donc le sens de votre politique.

 

 

Enfin, votre politique est aventureuse sur le plan budgétaire

 

Votre paquet fiscal va coûter rien de moins que 12 milliards d’euros.

 

 

Permettez que l’on vous pose cette question simple : Comment ces mesures vont-elles être financées ?

 

Vous nous avez indiqué : par des plus-values fiscales générées par une croissance économique plus forte. Quand bien même la croissance pour 2008 atteindrait-elle 2,5 %, ce ne sont, au mieux, à peine 0,3 ou 0,4  points de plus que cette année. Ce n’est pas ainsi que nous pourrons couvrir vos largesses fiscales.

 

 

Alors, vous nous annoncer, sans vraiment le dire, un budget de rigueur. Quand on dit que les dépenses de l’Etat sont gelées en volume, c’est un budget de rigueur. Et, quand on ajoute –le cumul des mandats dans cette assemblée me permettra d’être mieux compris- qu’on va aussi geler les dépenses des collectivités locales par les dotations de l’Etat elles aussi congelées, alors oui, la rigueur, ce n’est pas simplement pour l’Etat, c’est aussi pour les collectivités locales. Et c’est là qu’il y a quand même une forme de mystification ! Vous dites que vous baissez les impôts des contribuables d’Etat, mais vous faites augmenter les impôts des contribuables locaux ! Voilà la logique de votre politique.

 

 

Budget de rigueur. Vous nous dites 30 à 40 000 fonctionnaires en moins. Mais, en entendant votre discours Monsieur le Premier ministre, et notamment sur l’Education, il y aurait plus de moyens pour les quartiers, il y aurait des études surveillées, il y aurait un droit opposable pour les parents d’enfants handicapés et, dans le même temps, on apprend qu’il y aura 10 000 suppressions d’emplois dans l’Education nationale ! Qui peut donc vous croire, Monsieur le Premier ministre !

 

 

Mais ce budget de rigueur ne suffira pas à couvrir tous vos cadeaux fiscaux.

 

 

Aussi, on comprend mieux les raisons de la réflexion que vous avez engagée sur l’introduction de la TVA improprement nommée sociale et qui n’est qu’antisociale. 

 

 

Et chacun se souvient que vous aviez évoqué une hausse qui pourrait aller jusqu’à 5 points. Nous savons aujourd’hui, suite à votre intervention, qu’il y aura bien en 2008 ou en 2009 une augmentation de la TVA dite antisociale.

 

 

Et cela ne servira pas à couvrir les dépenses de protection sociale ; cela ne servira pas à baisser le coût du travail. Cela servira à financer les cadeaux fiscaux que vous venez d’accorder aux plus favorisés.

 

 

 

 

On nous dit que les comptes sociaux sont dégradés. C’est vrai.

 

On nous dit que l’assurance maladie a dérapé de plus de 2 milliards d’euros, c’est vrai.

 

On nous dit que les régimes de retraite ne sont pas financés –et je parle du régime général-, c’est vrai.

 

Mais, quand on nous dit que ce sont les franchises –là encore le mot n’est pas sincère- qui vont permettre de couvrir l’assurance maladie, où c’est vrai et c’est grave car ce serait un niveau de prélèvement sur la santé des Français insupportable ! Ou alors, vous continuerez à laisser filer la dette sociale et les comptes sociaux.

 

 

Vous avez donc maintenant le choix, Monsieur le Premier ministre, compte tenu de la politique que vous préconisez :  soit de laisser se creuser les inégalités, soit de laisser se creuser le déficit des comptes publics. Je pense que vous ferez les deux à la fois.

 

 

 

CONCLUSION

 

 

 

Monsieur le Premier ministre,

 

 

Je voudrais ici souhaiter, au nom des socialistes, que pour les cinq ans qui viennent la France puisse se redresser. Je voudrais croire même à la possibilité d’une réussite de votre politique. Mais, tout ce que vous avez dit aujourd’hui et tout ce que vous avez fait hier, ainsi que toute la pratique qui est la vôtre depuis maintenant 5 ans, me conduit effectivement à penser que des risques sérieux sont devant nous et qu’il n’est pas facile, en début de législature, de prévoir le pire.

 

 

Et c’est pourquoi, je vous propose, Monsieur le Premier ministre, pour que nous ayons un débat de qualité, respectueux et de la majorité et de l’opposition, que nous ayons tous les six mois l’évaluation de votre politique, que nous puissions en débattre sur les résultats et pas simplement sur les choix ou sur les annonces, car la méthode est trop commode. Il faut que nous puissions en faire l’évaluation avec vous, Monsieur le Premier ministre, ou peut-être demain avec le Président de la République puisque c’est l’intention qui nous est proposée.

 

 

Nous sommes prêts, nous, à cette confrontation démocratique dans le respect. Nous sommes prêts, tous les six mois, à vous demander de rendre des comptes et à faire des propositions.

 

 

Nous sommes prêts à être utiles et la façon d’être utiles aujourd’hui, c’est de ne pas vous accorder notre confiance.

 

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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 18:33
Jean-Louis Bianco (PS): la réforme des institutions doit être conduite "au Parlement"

PARIS, 4 juil 2007 (AFP) - Le député PS Jean-Louis Bianco a estimé mercredi sur LCI que la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy devait être conduite "au Parlement" et non par une commission nommée par le chef de l'Etat.
"Si on veut vraiment faire une réforme institutionnelle donnant du pouvoir au Parlement, on doit le faire avec les groupes qui sont au Parlement, on ne doit pas le faire avec une commission", a affirmé l'ancien codirecteur de campagne de Ségolène Royal.
M. Bianco s'est dit opposé à "une commission choisie par le président de la République, qui prend qui il veut", tout en jugeant que l'ancien ministre socialiste Jack Lang, souvent cité pour en faire partie, est "quelqu'un de très compétent pour ces questions".
Comme on lui demandait s'il approuvait l'idée que le président puisse venir s'exprimer devant les parlementaires, le député des Alpes-de-Haute-Provence a répondu: "oui, mais à ce moment-là il faut aussi qu'on puisse discuter et voter, qu'on puisse lui poser des questions".
"Si c'est vraiment lui le chef de l'exécutif, la logique serait de supprimer le Premier ministre et d'avoir un président directement en dialogue avec le Parlement", a-t-il dit, estimant qu'"un jour il faudra aller" vers l'instauration d'une responsabilité du chef de l'Etat devant le Parlement.
Le Premier ministre François Fillon a annoncé mardi la création d'une commission "de personnalités incontestables pour leurs compétences" chargée de faire des propositions sur la modernisation des institutions.
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 12:13
Vallini et Filippetti, porte-parole des députés socialistes


PARIS, 27 juin 2007 (AFP) - André Vallini, ex-président de la commission Outreau, et Aurélie Filippetti, tous deux proches de Ségolène Royal, ont été désignés mercredi porte-parole des députés socialistes, a annoncé M. Vallini à la presse.
Les députés socialistes ont décidé, sur proposition de leur président de groupe Jean-Marc Ayrault, de former un "contre-gouvernement" composé des vice-présidents du groupe. Ils seront chargés de répliquer aux membres du gouvernement Fillon, ce qui s'apparente, selon nombre d'élus socialistes, à un "cabinet fantôme".
M. Vallini a toutefois réfuté cette comparaison dans les couloirs du Palais-Bourbon, en expliquant qu'"il s'agit de constituer une opposition constructive".
M. Ayrault a été nommé coordinateur sur les Affaires étrangères et européennes, a-t-on appris de sources parlementaires.
Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, est le premier vice-président chargé de la prospective, tandis que le fabiusien Philippe Martin est le 2ème vice-président chargé du développement durable et de l'agriculture.
Ont été nommés vice-présidents Patrick Bloche (Prospective, Culture, communication), George Pau-Langevin (immigration, co-développement), Bernard Roman (Institutions), Pascal Terrasse (Santé), Gaëtan Gorce (Travail), Manuel Valls (Lois), Sandrine Mazetier (Education nationale), Michèle Delaunay (grand âge), Jean-Yves le Bouillonnec (Logement, Ville), François Brottes (Affaires économiques), Patricia Adam (Défense), Victorin Lurel (Outre-mer), Jérôme Cahuzac (Finances), Marisol Touraine (Protection sociale), Alain Vidalies (Entreprises), Martine Lignières-Cassou (Transports), Alain Clayes (Enseignement supérieur), Jean-Yves Le Déaut (Recherche) et Geneviève Gaillard (Environnement).
Le radical de gauche Gérard Charasse est chargé de la coordination avec le PRG.
Christian Bataille est le trésorier et David Habib, le trésorier adjoint adjoint.

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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 12:10
Motion du Conseil National du Samedi 23 Juin 2007

Les socialistes viennent de subir deux défaites successives. Elles sont honorables, mais lourdes de conséquences.

Lors de la présidentielle, nous avons, avec Ségolène Royal, franchi largement l'étape du 1er tour, mais nous avons échoué à 47 % au second tour.

Quant aux élections législatives, si notre Parti progresse en voix et en sièges par rapport à 2002 et si le résultat est largement supérieur à ce qui était annoncé, la majorité sortante est restée majoritaire.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy -avec l'UMP- détient tous les pouvoirs nationaux pour 5 ans et la gauche sort -dans son ensemble- affaiblie.

Le Parti Socialiste lui-même doit tirer toutes les conclusions de ce cycle électoral et de ce qu'il a révélé. Il doit produire toutes les analyses nécessaires pour que nous ne soyons plus seulement considérés comme une protection contre la droite, mais comme une espérance pour le pays. Il doit revisiter son corps de doctrine, aborder franchement les sujets qui n'ont pas été suffisamment clarifiés, préciser ses réponses par rapport aux questions de la globalisation financière comme de la montée de l'individualisme et de l'urgence écologique. Sans rien perdre des valeurs qui fondent son identité, il doit définir le Socialisme du XXIème Siècle, en tirer les conclusions indispensables sur ses pratiques, son organisation et ses modes de décisions.

Dans le même temps, nous devons être une opposition utile, ferme dans la contestation, ouverte dans la proposition. Tel est le défi pour les 5 années à venir.

Depuis 2002, le PS a progressé dans bien des domaines, mais il n'a pas gagné là où il était le plus attendu, c'est-à-dire en 2007. Ce n'est pas l'insuffisance des votes qui nous a handicapé (il y a eu deux congrès, un référendum interne et une primaire interne), mais le défaut d'une confrontation assumée et d'un travail collectif respecté.

Néanmoins, l'échec que nous venons de subir nous concerne tous. Nous devons collectivement avoir la lucidité de tout regarder : notre projet comme nos comportements et de prendre la mesure de ce que nous n'avons pas fait et de ce que nous avons mal fait.

Ce processus de réflexion et de rénovation doit être mené de manière rapide, audacieuse et sincère. Avec le souci de ne rien occulter de ce qui vient de se passer, mais avec la volonté de préparer ensemble l'avenir.

Nous devons comprendre les raisons de la victoire de la droite et les causes de notre défaite, saisir les mutations de notre société comme les évolutions des électorats selon les générations et les catégories sociales, pour construire politiquement et idéologiquement la réponse à apporter aux Français.

Aussi, nous proposons, sans plus attendre d'engager un travail autour de 3 objectifs :

*    Aller le plus loin possible dans la redéfinition de nos orientations, afin d'ouvrir tous les choix possibles sur les questions les plus décisives pour les Français (emploi, pouvoir d'achat, retraites, sécurité...).

*    Rénover nos procédures et revoir notre organisation. Notre démocratie est une richesse, elle ne doit pas servir à nous affaiblir. Nous devons améliorer notre fonctionnement et nos règles de délibération pour donner de la force à notre vision de la société et à nos positions communes.

*    Tracer les nouvelles frontières de la gauche capables de construire un rassemblement majoritaire.

Ce processus doit impliquer directement les militants et permettre des décisions acceptées par tous à l'occasion de notre prochain Congrès, en tranchant sereinement entre nous les options qui peuvent nous séparer.

1.    Le calendrier

De l'université d'été de La Rochelle aux assises de la Gauche

Dès l'université d'Eté de La Rochelle, le 31 Août 2007, nous ouvrirons la phase du diagnostic.

Ensuite, à partir du mois de septembre, trois forums seront ouverts sur :

a)    Le socialisme dans la mondialisation : comment produire davantage de richesse et d'emplois ? Quelle politique économique possible pour renforcer la compétitivité et la croissance ? Quel rôle pour l'Etat ? Quelle place pour l'impôt et la redistribution ? Quelle dimension donner à l'impératif écologique ? Quel projet européen ?

b)    L'avenir de la solidarité dans une société individualisée, un monde du travail fragmenté, et une espérance de vie plus longue : Quelle nouvelle relation du travail ? Quelle protection sociale ? Quelles solidarités urbaines ? Quel aménagement du territoire ?

c)    La citoyenneté dans la Nation : Comment assurer la mobilité et la promotion pour chacun ? Comment lutter contre les discriminations ? Comment assurer le respect des règles, l'autorité de l'Etat et la sécurité ? Quelle politique d'immigration ?

Parallèlement, une Commission de la Rénovation sera mise en place pour élaborer une révision de nos procédures et de notre organisation, avec des mesures fortes pour atteindre nos objectifs en matière de parité, de diversité et de renouvellement. Ces conclusions serviront également à nos débats pour le prochain congrès.

Enfin, des Assises de la Gauche seront lancées -avec les formations politiques et les acteurs du mouvement social qui voudront s'y associer- pour réfléchir à la structure capable de nous faire travailler ensemble sur la législature en coordonnant notre opposition à la politique de la droite et en préparant les échéances électorales, à commencer par les élections municipales de mars 2008.

2.    La méthode

La réflexion sera menée par des responsables qui incarneront le renouvellement et l'expérience. Nous confronterons nos réflexions, nos analyses, notre bilan, au regard extérieur : celui des intellectuels, des forces syndicales et associatives et des socialistes européens. Il nous faut chercher des réponses par des remises en cause fortes et des propositions largement nouvelles.

Elle associera, à toutes les étapes, les adhérents du Parti et sera l'occasion d'en accueillir de nouveaux. Elle se concluera par des Conventions qui acteront toutes les convergences possibles et marqueront les choix alternatifs que les militants auront à ratifier le moment venu.

3.    Le Congrès ordinaire du Parti

Il se tiendra après les Municipales de 2008. Il portera, comme tous les congrès ordinaires, à la fois sur la ligne, la stratégie et le leadership. Mais il sera aussi extraordinaire, car il reprendra toutes les conclusions de nos débats.

Je propose qu'après le congrès de 2008, le prochain se tienne après la série des élections intermédiaires et locales de 2009 et 2010 (européennes, régionales et cantonales). Il déterminera les modalités de calendrier et de préparation des élections présidentielle et législatives de 2012.

D'ici là, nous avons à désigner nos candidates et candidats pour les élections municipales, cantonales et sénatoriales. Une Convention nationale ratifiera à la mi-décembre 2007 les votes des militants et adoptera le projet pour les municipales de 2008.

Nous sommes devant l'obligation de changer. De mettre les idées avant les personnes ; d'éviter les surenchères et les faux consensus. Bref, << choisir >>, mais en préservant l'unité des socialistes.

Le premier changement commence surtout par un nouvel état d'esprit. Avant toute chose, nous devons nous respecter, respecter le Parti et ses décisions, respecter les militants, ses hommes et ses femmes dévoués, qui localement, là où la gauche est forte mais aussi là où la situation politique est plus difficile pour nous, portent nos idées les espoirs de nombreux Français.

Il n'y aura pas demain de victoire possible sans un grand Parti socialiste. Il doit s'ouvrir largement. Il doit porter des valeurs, des propositions susceptibles de structurer le débat et faire pleinement de la politique. C'est-à-dire de l'idéologie.

Nous affrontons une droite décomplexée et dont le Chef utilisera tous les moyens pour brouiller les pistes, confondre les enjeux, déstructurer la politique. En face, la gauche doit mettre de la clarté : dans les idées, les enjeux et les pratiques.

Cette proposition doit permettre au Parti Socialiste de franchir une nouvelle étape pour que nous soyons demain en capacité d'offrir aux Français une espérance.

Nous devons ouvrir un nouveau cycle. Il commence aujourd'hui. Ce n'est pas un calendrier, c'est un processus qui s'engage et dont le contenu permettra d'être au rendez-vous de 2012.

C'est dans cet esprit que je vous demande par un vote d'approuver cette démarche de mutation.

Par EXCOFFIER - Publié dans : ps
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 10:07
Ségolène Royal : Désirs d'avenir est un endroit "à l'abri des conflits de pouvoir" PARIS, 26 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal a assuré mardi soir que les travaux de Désirs d'avenir seraient mis "à la disposition du Parti Socialiste", tout en se félicitant que cette association soit un endroit "à l'abri des conflits de pouvoir". L'ex-candidate à la présidentielle était venue "encourager", selon ses propres termes, le groupe parisien de Désirs d'avenir, qui l'avait invitée à une réunion dans le IVème arrondissement. La rencontre était fermée à la presse. Devant le centre culturel des Blancs-Manteaux, elle a indiqué aux journalistes qu'elle était venue dire aux membres de Désirs d'Avenir "de continuer à travailler". "Il faut que Désirs d'avenir se maintienne et même s'enrichisse, se déploie, car ce sont des lieux où il n'y a pas d'enjeux de pouvoir, il n'y a pas de conflits de pouvoir, ce sont des endroits apaisés", a-t-elle indiqué. Elle a noté encore qu'une majorité des membres de ce "laboratoire de réflexion, d'idées, d'ouverture sur la société" étaient socialistes, ajoutant : "le fruit de ces débats sera mis à la disposition du parti socialiste, parce que je suis dans le parti socialiste". Mme Royal avait boudé la réunion samedi du conseil national du PS, préférant la compagnie de "personnes paisibles" dans sa région de Poitou-Charentes. Quelque 800 personnes assistaient à la réunion parisienne parmi lesquelles Jean-Louis Bianco, qui fut son directeur de campagne, Sophie Bouchet-Petersen et Camille Putois, des membres de son équipe proche, David Assouline, sénateur, Yvette Roudy, ex-ministre, Dominique Bertinotti, maire du IVème, ainsi que le fils de l'ex-candidate, Thomas Hollande. M. Bianco a souligné devant la presse que Ségolène Royal "est dans le parti, continuera à être dans le parti", estimant néanmoins qu'elle avait eu raison de ne pas participer à la réunion de samedi : "il s'agissait surtout de parler de la campagne présidentielle et il était mieux qu'elle ne soit pas là, pour que la parole soit libre dans ce qu'on a entendu de juste et de moins juste", a-t-il dit. Il a affirmé qu'elle avait cependant "pesé sur le contenu" du conseil national, ayant obtenu selon lui que les militants "soient consultés à chaque étape" du processus de rénovation. Pour lui, "Désirs d'avenir demeure un outil irremplaçable pour compléter l'action du parti", dans "une fonction de réflexion et de proposition". Yvette Roudy a rappelé, à propos de Désirs d'avenir, que "dans la tradition de François Mitterrand il y a toujours eu des clubs", "lieux d'accueil pour des gens qui n'ont pas envie d'être dans un appareil". Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris, a souligné que les membres de Désirs d'avenir étaient "perplexes" et qu'ils voulaient "travailler sur le fond pour préparer la rénovation du parti".
Par EXCOFFIER - Publié dans : segolene
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 10:04
Création d'un "grand groupe" PS-PRG-MRC-élus d'Outre-mer PARIS, 26 juin 2007 (AFP) - Le premier secrétaire du PS François Hollande a annoncé mardi la constitution d'un "grand groupe" parlementaire "de 200 à 205" membres à l'Assemblée nationale, réunissant les députés socialistes, radicaux de gauche, divers gauche d'Outre-Mer et un élu chevènementiste. Dans la précédente législature, la plupart des élus PRG étaient apparentés au groupe PS. "C'est un groupe socialiste qui a su s'ouvrir aux radicaux de gauche et à beaucoup d'élus d'Outre-Mer. Il y a aussi un député de Jean-Pierre Chevènement. Ce groupe fera entre 200 et 205 députés, ce qui est quand même considérable", a déclaré M. Hollande, dans les couloirs de l'Assemblée. Selon le numéro un du PS, l'alliance avec les élus du PRG "n'est pas un rapport de simple adhésion, mais de coopération politique où les radicaux peuvent prendre toute leur place, dans un rapport de confiance mais aussi avec leur identité". "Je veux que ce groupe soit le grand groupe, capable de porter la voix de tous ceux qui sont dans l'opposition mais veulent faire un travail utile pour les Français et préparer l'alternance", a affirmé M. Hollande, avec à ses côtés le président du PRG, le sénateur Jean-Michel Baylet. Il s'est félicité de cet accord, y voyant "le signe qu'il y a une opposition forte, rassembleuse, à l'Assemblée". "L'UMP voulait être écrasante et elle a trouvé, grâce aux électeurs le 17 juin mais aussi grâce au rassemblement que nous avons été capables d'opérer, une opposition ferme", a-t-il ajouté. M. Baylet s'est aussi réjoui de cet accord. "Les radicaux souhaitaient un groupe autonome, nous n'avons pas réussi, même en élargissant aux Verts et à l'Outre-mer. A partir de là, nous avons choisi l'accord avec les socialistes", a-t-il dit. "Les radicaux ont leur propre autonomie, leur propre existence, au sein du groupe socialiste. Nous avons un vice-président de groupe, nous serons membres du Bureau de l'Assemblée, nous aurons toute liberté de parole et de vote. C'est la reconnaissance du radicalisme au sein du groupe socialiste", a-t-il ajouté.
Par EXCOFFIER - Publié dans : segolene
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