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PRESIDENTIELLES 2007 : La campagne de Ségolène ROYAL
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LA ROCHELLE, 11 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle, s'est insurgée mercredi soir contre la publication de photographies d'elle-même et de sa fille à la Une de Paris-Match, indiquant vouloir porter plainte pour "harcèlement photographique" contre l'hebdomadaire.
La présidente de Poitou-Charentes, qui se trouvait à La Rochelle pour l'ouverture des Francofolies, a indiqué encore devant quelques journalistes avoir demandé à Paris-Match de modifier sa couverture, en vain.
Elle a précisé avoir demandé à son avocat de saisir la justice afin d'interdire la parution. Une procédure en référé aurait été effectivement engagée, selon une source proche de l'hebdomadaire.
Mme Royal apparaît à la Une de Paris-Match se baignant dans la Méditerranée. L'hebdomadaire publie aussi des photos d'elle sortant de l'eau avec sa fille, ou lisant des journaux au soleil.
Après un premier commentaire devant la presse écrite, elle s'est refusé à le réitérer devant les radios. Elle s'est refusé aussi à tout commentaire sur l'actualité nationale et notamment sur la situation de Dominique Strauss-Kahn et celle de Jack Lang.
chc/bw
LA ROCHELLE - Apprenant la parution prochaine dans "Paris-Match" de photos d'elle et d'une de ses fille en maillot de bain lors d'un moment de repos en Corse, Ségolène Royal a annoncé mercredi à l'Associated Press qu'elle saisissait la justice pour que cesse "ce harcèlement photographique", ajoutant avoir demandé à l'hebdomadaire, par l'intermédiaire de son avocat, de changer sa couverture.
L'été dernier, les hebdomadaires "Closer" et "VSD" avaient déjà fait paraître des photos de la dirigeante socialiste en bikini. Elle avait alors songé à porter plainte, avant de se raviser.
"J'ai besoin de repos. J'ai droit à la tranquillité", a-t-elle martelé mercredi, en marge d'un déplacement à La Rochelle. "J'ai choisi de me tenir pour un moment à l'écart de la vie politique en profitant de mes enfants. Je trouve scandaleux que moi et ma fille soyons à nouveau harcelées et exhibées. Décidément, la loi de l'argent et l'appât du gain l'emportent sur toute pudeur et tout respect de la vie privée. Ca suffit, laissez-nous tranquilles!". AP
str/cre/mw
LA ROCHELLE, 11 juil 2007 (AFP) - La 23e édition des Francofolies de La Rochelle a été officiellement ouverte mercredi en fin d'après-midi en présence du ministre de la Culture, Christine Albanel, et de la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal.
Dans son discours inaugural, Mme Albanel a salué "l'esprit d'éclectisme et de découverte" des Francofolies, où a lieu "la rencontre des plus grandes voix et des jeunes talents avec un public passionné".
Pour sa part, Mme Royal a estimé que "les Francofolies sont comme la nation : il n'y a pas de vitalité sans diversité, pas d'assurance de soi sans ouverture aux autres".
"Les Francofolies, c'est aussi des textes forts, des radiographies avec les mots d'aujourd'hui de ce qui ne tourne pas rond dans la France d'aujourd'hui. Si les mots sont crus, c'est que la réalité n'est pas tendre", a-t-elle ajouté.
Pour leur première soirée, les Francos mettaient à l'affiche la Germano-Nigériane Ayo, Miossec, le rappeur Abd al Malik et Renaud. Le festival prendra fin lundi 16 juillet.
PARIS, 8 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal publiera à la rentrée "l'autocritique" de sa campagne présidentielle et pense toujours pouvoir un jour accéder à la présidence de la République, a-t-elle déclaré dans une interview diffusée dimanche par TF1.
"Je la ferai à la rentée (cette autocritique). Je l'écris actuellement, je la publierai dans toutes ses dimensions, dans toutes ces facettes", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'Elysée dans l'émission "Sept à huit".
Elle a affirmé n'avoir pas voulu se livrer immédiatement à une analyse de sa défaite en raison des "attaques" qu'elle estime avoir subies, notamment de son propre camp, après l'élection. "Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc comme ils ont fait déjà cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique..."
Elle a toutefois reconnu "une improvisation dans l'organisation" de sa campagne, tout en estimant une fois de plus que les attaques venues de son propre camp avaient constitué "le principal point de faiblesse".
Elle a assuré qu'au soir du premier tour, distancée de près de 6 points par Nicolas Sarkozy (31,18% contre 25,87%) elle espérait quand même une victoire. "Je pensais que je devais, que je pouvais gagner. Mais c'est vrai que l'écart était rude", a-t-elle dit, relevant notamment pour expliquer son retard "la façon dont Nicolas Sarkozy avait réussi à capter les voix d'extrême droite dès le premier tour".
Interrogée pour savoir si elle pensait pouvoir un jour être élue à la présidence en dépit de cet échec, elle a répondu: "Présidente: ça n'est pas impossible. Ca reste une possibilité, je le sens intimement. Je le pense. Ca veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt". "Ce qui est extraordinaire c'est que les gens ne me reprochent rien, ils me disent merci", a-t-elle assuré.
Tout en reconnaissant sa "très lourde déception" au soir de la défaite, elle assure avoir "immédiatement pensé aux millions de gens qui se mettent à pleurer" et réaffirme qu'il est de sa "responsabilité de continuer".
Elle ajoute ne pas avoir eu elle-même "les larmes aux yeux". "Moi je devais rester solide, comme une mère de famille qui tient ses enfants debout, qui doit rassurer, qui doit rester le phare, la solidité".
Interrogée sur sa rupture avec François Hollande, récemment annoncée, et le fait de savoir si l'engagement dans la vie politique contribuait à l'éloignement au sein d'un couple, elle a estimé que "pas forcément, elle peut aussi rapprocher".
"En même temps il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable", a-t-elle dit.
so/ei
" Etre Présidente un jour ? Pas impossible " juge Ségolène Royal
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal croit "intimement" qu'elle peut devenir un jour présidente de la République - son "objectif".
"Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif", explique-t-elle quasiment deux mois jour pour jour après son échec face à Nicolas Sarkozy.
La présidente de Poitou-Charentes, qui rechigne toujours à prononcer le mot "défaite", doit réunir ses partisans le 16 juillet pour un "débriefing" de la campagne.
Dimanche, elle a précisé qu'elle publierait à la rentrée les résultats de cette "auto-critique" à laquelle elle ne voulait pas procéder de prime abord, "du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même".
"Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc, puisqu'ils ont déjà fait cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique...", a-t-elle fait valoir.
"Je la ferai à la rentrée. Je l'écris actuellement. Je la publierai dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes", a-t-elle promis alors que plusieurs ouvrages assassins disséquant sa campagne présidentielle, rédigés par des responsables socialistes, sont annoncés pour le mois de septembre.
"LA SUITE EST TRÈS COMPLIQUÉE"
"Il y a des traces qui m'ont marquée. C'est trop dur. Les attaques de son propre camp, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable et sans doute le point de faiblesse par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche", a-t-elle expliqué dimanche.
Au soir du deuxième tour de la présidentielle, alors qu'elle venait d'être battue, Ségolène Royal avait promis aux militants socialistes de les emmener "vers d'autres victoires".
"Je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite que quelque chose s'était soulevé", a-t-elle dit.
Va-t-elle continuer le combat politique? "Bien sûr, j'ai une responsabilité" envers les militants et les électeurs. "La suite est très compliquée", a-t-elle cependant concédé.
Pendant la campagne, elle a ressenti "une ferveur, une fierté, une admiration pour une femme qui se lève, qui est courageuse, qui avance quoiqu'il arrive".
Pour autant, celle qui avait pris pour habitude de s'habiller en blanc pendant la campagne ne se sent "pas du tout le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante".
L'ex-compagne de François Hollande estime par ailleurs que la politique n'abime "pas forcément" la famille ou le couple. "Elle peut aussi rapprocher".
Tout en disant ne pas vouloir revenir sur sa séparation d'avec le premier secrétaire du PS, elle évoque des "circonstances privées qui font qu'à un moment, les choses ne sont plus tenables".
"Quand on aime et qu'on est trahi, il faut reprendre sa vie en mains et dire à un moment: 'ce n'est plus comme ça que je vois les choses, ce n'est plus supportable'". /LBR
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