COMPTE-RENDU DE LA TABLE RONDE DU 13 février 2007
Présentation du collectif et de son historique par Joël Delafenestre .(president du collectif des saisonniers)
Paul Coquoz(gie):
L’activité touristique et économique est devenu aiguë à Chamonix, 2 saisons importantes, mortes saisons plus marquées qu’avant.
Logements : le Novotel est rouvert avec des chambres pour les salariés
Aux Praz, il y 55 logements pour les saisonniers.
L’embauche de saisonniers devrait ètre liée à des logements décents pour eux.
Morand pascal (best mont blanc) : L’allongement de la saison conduit à ce que les CDD deviennent nécessairement des CDI, les salariés en CDI se logent plus bas dans la vallée les loyers y sont moins élevés, par contre, il manque des logements pour les apprentis et les stagiaires. Chamonix manque de terrains à un tarif correct pour réaliser des logements de ce type. Transport, il n’y en a pas aux heures d’entrée et de sortie des salariés de l’hôtellerie.
Antoine Fatiga(UD Cgt73) : Le problème des saisonniers a été étudié (rapport d’Anicet Le Pors), il nous faut trouver des solutions, pousser les employeurs et les salariés à réaliser autour d’une table un accord interprofessionnel local, il est urgent de réduire le retard pris sur ce territoire par rapport à la Savoie et aux Htes Alpes.
Rollier roger( Ch. Synd. Hôtellerie): Il y a 3 catégories de saisonniers :
1) Les locaux, subissant la saison
2) Les saisonniers pluriactif (hiver montagne – été mer), il vient d’ailleurs mais ne pose pas de problèmes, logé à 78% par l’employeur.
3) Les saisonniers avec ou sans contrat et sans logement, ambulanciers, ski man, photographe, pour eux il y a un camping à 5 km, à 150€ / mois, ce n’est pas cher d’après lui
Les 20 camions stationnés sur le Grépon ne sont pas des saisonniers.
4) Logements, s’ il faut dire à l’Etat il nous faut des logements, nous sommes d’accord pour agir avec vous.
Delafenestre Joël(collectif saisonniers) : Il est faux de dire que les gens du Grépon ne sont pas des saisonniers, je les ait rencontrés, ils ont tous des contrats de travail.
Juyot christian(Cfdt Rhône-Alpes) : Chez les saisonniers, il y a 2/3 de saisonniers et 1/3 d’indépendants (moniteurs de l’Esf). Les différents types de saisonniers sont plutôt :
- Les pluriactif locaux
- Les professionnels mobiles
- Les jeunes en insertion sociale et professionnelle avec des problèmes de vie chère.
Un accord local nous va bien.
Des commissions paritaires locales où tous les acteurs pourraient discuter des problèmes nous iraient bien aussi.
Une partie de la taxe de séjour qui serait redistribuée aux saisonniers serait très bien aussi.
Fournier eric( Sivom pays du mt blanc):
L’espace saisonnier, Mme Médéros est venue nous le proposer, suite à des réunions avec le Préfet et le Député.
Les indicateurs saisonniers sont les mêmes que ceux de la population :
1) Logement : problème saisonnier, également un problème pour ceux qui travaillent dans cette vallée et sont contraints de se loger plus bas.
Il nous faut réhabiliter 400 logements. La commune est prête à racheter des terrains publics et associatifs pour y faire des logements.
2) Le transport : La taxe de séjour pourrait financer des transports gratuits, les saisonniers y ont droit.
3) Services publics : il faut améliorer leur accès.
4) Formation : Il faut anticiper les formations, surtout sur la bipolarisation
5) Logement spécifique des saisonniers, nous voyons ça avec l’UCPA sur Argentière.
Sauhiergeorges( PS section chamonix) : Dès 2005, j’ai souscrit au Collectif Saisonnier, Personnellement, je suis surpris par l’intervention de Rollier, il est faux de dire qu’il n’y a pas de problèmes, le problème est aussi relatif à la population locale. Il serait souhaitable que les employeurs disent pourquoi il y a blocage, avant les saisonniers étaient logés pourquoi ne peut-on plus le faire autant ?
Joël : Un des problèmes principaux du saisonnier est le logement, mais un statut du travailleur saisonnier est indispensable et lui amènera les mêmes droits que les autres salariés.
Coquoz : Le logement est le dénominateur commun. La formation est importante, elles n’existent pas dans la commune, ceux qui viennent sans formation, ça se passe très mal.
Le grand tourisme à l’avenir viendra sans doute d’Asie, il faudra avoir des formations en langues.
Jacquier daniel(Cgt-Fo73) : Il y a un sérieux problème à Chamonix et on doit trouver des réponses :
D’abord, est-ce que les saisonniers ont vraiment une saisonnalité choisie ?
Faut-il globaliser ou saucissonner les problèmes ?
Le logement est un point essentiel,
La formation est plurielle : biqualification, VAE pour que les plongeurs ne le soient pas toute leur carrière
Entre 2 saisons, il y a l’UNEDIC.
Ces solutions sont mauvaises, les difficultés à recruter en est une conséquence, si l’UNEDIC pousse les saisonniers hors saisonnalité, on ne peut donc pas les fidéliser ; mais les organisations d’employeurs ont toutes signées l’accord de l’UNEDIC, de plus, il y a danger lorsqu’un contrat de travail est lié au logement, plus de contrat, plus de logement.
La question de fond est : Faut-il faire du bricolage sur place ou aller plus loin ?
Il faut, à mon sens rechercher un statut du pluriactif plus que celui du saisonnier.
Rollier : L’accord UNEDIC induit la suppression du chômage, il incite les saisonniers à rechercher un CDI.
Cfdt : Formation : En saison, les saisonniers n’ont pas le temps de se former, et hors saison il n’ont plus le statut pour le faire puisqu’il faut être salarié pour bénéficier d’une formation.
Marie-France Marcos(conseillère régionale,maire de servoz): Pour les aides à la formation il faut voir avec le CTDF.
Philippe Gagnieux UL CGT PMB):
Payé au Smic, sans logement, sans statut social, sans rémunération entre 2 saisons, ce n’est pas l’Eldorado
Ce n’est pas pour le plaisir, mais par nécessité que des centaines de salariés se déplacent de région en région, ceux qui vivent en camion sur le Grépon ou ailleurs le font par nécessité car s’il devaient se loger dans du dur, ils y laisseraient leur paie. Il est nécessaire de nommer des Délégués du personnel, quel que soit la taille de l’entreprise plutôt que des « facilitateurs ».
Les droits ne sont pas transférables d’une entreprise à une autre, c’est pourquoi nous demandons une sécurisation de la vie professionnelle.
Coquoz : Les facilitateurs que nous sommes M. Pierrat et moi agissent avec tact afin d’éviter le renvoi de la personne qui a un problème, c’est ce que nous avons fait dernièrement avec succès.
Mme Marcos : Il existe sur la vallée un gros parc de meublés qui pourraient être loué aux saisonniers avec une aide publique.
Mr verrier(UCPA) : Le statut de pluriactif n’existe pas, d’où les difficultés à paire accéder les saisonniers aux formations.
Joël : Les saisonniers travaillent le week-end, sont flexibles, mobiles mais sans reconnaissance par rapport à ça, un smicard à Cham, ce n’est pas pareil qu’en bas dans la vallée, le salaire saisonnier est en général 80% du Smic, comment améliorer ça ?
Fatiga : Un texte d’accord interprofessionnel a été signé dans le cadre d’une formation paritaire en Savoie :
- pas de logement lié au travail
- On doit être force de proposition en formation, vu l’argent qui dors, il y a des possibilités, il suffit de décider de se mettre autour d’une table.
- La durée du travail, dans le commerce, on est en dehors du Code du Travail dans les coups de bourre.
- Coté santé, c’est la même chose, qu’est-ce qu’on met en avant, il faut aller vers le concret.
L’idée première est que tous vous avez des propositions pour avancer, j’ai crû entendre qu’il fallait faire remonter tout ça au niveau des candidats aux élections, comment interpeller sur les questions qui méritent d’être travaillées
En gros : qu’est-ce qui manque pour que ça fonctionne mieux ?
S. Médéros (maison de l’emploi bonneville): L’Espace saisonnier est là pour mettre en avant les problèmes en lien avec les personnes présentes, c’est en ça qu’ont été institués les « facilitateurs ». Le diapason pour la validation des acquis est la VAE. L’Espace fait remonter les propositions, il y a des choses qui se font, ça ne va pas vite, mais on pose les bases d’un travail solide.
Coquoz : Pour la représentation socio-professionnelle, on est pas très organisés. Pour les logements, on l’a fait avec des élus, on paie le déficit parce qu’il le faut pour conserver ces logements. Un espace saisonnier où on peut discuter, c’est nouveau.
Joël : On doit pouvoir trouver un accord pour faire remonter les problèmes au niveau national.
Rollier : Un salarié bien dans sa peau, ça rejaillit sur la clientèle et ça fait progresser l’établissement.
Cfdt : L’avenir du tourisme dans les Alpes ne peut être que de qualité. Un aspect du rapport Le Pors c’est la mise en place des Maisons des Saisonniers. Des accords ont eut lieu en Savoie et en Hte-Alpes sur le logement avec mobilisation du 1% pour le logement saisonnier.
UCPA : Le logement est avant tout un problème d’argent, l’Etat a abandonné la logique de l’aide au logement social.
Mme Marcos : Les logements sociaux sont remis en cause du fait du prix du terrain.
Pierre boulet(Solidaire74) : Le problème du social est aussi que localement on expulse les problèmes à aborder :
- Vie chère en Haute-Savoie
- Accord employeur-salarié : chiche, commençons
- National : faisons remonter un accord sur les points, même si on n’est pas d’accord sur la mise au point.
Fatiga : A l’UNEDIC, il n’y a pas de propositions de faites pour un retour sur l’accord signé. Si on veut avoir le tourisme, il faut agir sur le social.
Une conseillère municipale de Cham : J’ai apprécié la réunion, le tourisme social est un sujet dont on ne parle pas à la mairie, c’est la cause de la chute de fréquentation des stations, le tout promoteur en est la cause.
Séance levée à 19h30.