Jeudi 2 août 2007

Socialistes, croyez-vous encore à vos mythes ?

 
 
I. Vers le bipartisme

Quand la mousse de l'événement sera retombée. Quand les municipales du printemps prochain constitueront, comme dira alors «le Monde», un sérieux avertissement pour la majorité. Quand Nicolas Sarkozy, lassé de jouer les Fregoli de la politique française, se résignera à n'être plus que le président de la République. Alors on s'apercevra que la principale nouveauté de la récente présidentielle aura été l'entrée de la France dans le bipartisme...

La Ve République nous avait donné la bipolarisation, c'est- à-dire l'organisation de la vie politique autour de deux pôles, la majorité et l'opposition. Les électeurs sont en train de nous donner le bipartisme, c'est-à-dire la réduction de chacun des deux camps, la gauche et la droite, à un parti dominant.

Contrairement à ce que l'on prétend, la France n'est pas le pays qui a inventé la division de l'opinion en deux camps. Son idéal n'est pas le bipartisme, mais l'union nationale. L'Ancien Régime et la Révolution sont sur ce point d'accord: la seule question, mais elle est décisive, est de décider autour duquel des deux camps se fera cette union. Des grandes démocraties occidentales, la France a été la plus lente et la plus réticente à admettre que la division de la robe sans couture de l'unité nationale n'est pas un accident dû au mauvais vouloir de quelques «séparatistes» (le mot est de De Gaulle), mais une situation normale.
 
La dernière présidentielle, si elle est confirmée par les prochains scrutins, aura été une étape décisive dans la normalisation bipartisane. C'est la droite qui est la plus avancée dans cette voie. Nicolas Sarkozy a parachevé la démarche unificatrice qui avait été avant lui celle de De Gaulle. D faut se souvenir que tout au long de la III e et de la IVe République la droite n'était pas la grande cathédrale que redoutent ses adversaires, mais une série de chapelles rivales, d'autant plus irréductibles les unes aux autres qu'elles n'étaient guère séparées que par la concurrence des personnes.
 
Quel ménage aujourd'hui, et quel remue- ménage! Les petites sensibilités narcissiques qu'incarnaient encore à la veille de la présidentielle les noms de Bruno Mégret, Christine Boutin, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan ont pratiquement disparu. Rien ne dit qu'elles ne réapparaîtront pas, mais il y faudra du temps, et l'occasion. Ne restait donc que le Front national.
L'idée d'un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration fut l'arme absolue qui laissa Le Pen sans voix, à tous les sens du mot. Affaibli par le vieillissement de son leader, dépossédé de son jingle xénophobe, le Front national ne disparaîtra pas; mais il redeviendra sans doute ce qu'il était avant la grande chevauchée de Le Pen un petit noyau antirépublicain, aux tendances intégristes, xénophobes, voire fascisantes. Sarkozy, aidé par les circonstances, a réduit l'extrême-droite comme Mitterrand avait réduit le communisme. Où il est démontré une fois de plus que c'est à chacun des camps de s'occuper de ses extrémistes.
 
A gauche, le travail n'est pas aussi avancé, mais la tendance est la même.
 
Le Parti communiste, faute d'avoir rompu à temps avec son passé stalinien, est entraîné dans un inexorable processus d'annihilation. D'ores et déjà, il n'est plus guère qu'une amicale d'élus municipaux des banlieues. Comme disent les médecins, le pronostic vital est engagé. Qui se plaindrait, hormis quelques vieux nostalgiques, de la disparition de cette survivance?

Le gauchisme, plus dynamique en raison même du coma dépassé du PC, a eu le tort de croire que le non au référendum européen de 2005 pouvait constituer la base d'un front du refus. La présidentielle et les législatives ont démontré que c'est désormais son insignifiance intellectuelle et politique qui est en cause. Pour comprendre les différences entre les trois groupuscules trotskistes qui se partagent une poignée d'irréductibles et une autre de populistes, il faut se référer au programme de transition deTrotski, datant de 1939... Cette déroute de l'intelligence ne peut être compensée par l'intense noyautage des «luttes», dont les flambées intermittentes ne sauraient tenir lieu de critique sociale cohérente.

Chez les altermondialistes enfin, le narcissisme, l'intrigue, voire la corruption, ont dégradé de façon durable un mouvement fondé sur des bases réelles, mais incapable de comprendre que l'ancien tiers-monde se rue dans le capitalisme et voit dans la mondialisation sa chance historique. Que pèse la critique de celle-ci face à un taux de croissance à deux chiffres comme celui de la Chine?
Quant aux Verts, ils ont fait un naufrage que l'on peut croire définitif. On dirait qu'ils s'acharnent à ne retenir du grand souffle écologique qui balaie aujourd'hui la planète que ses absurdités. Comment comprendre leur acharnement anti-nucléaire, quand le nucléaire est la principale source d énergie sans responsabilité dans l'effet de serre et le réchauffement de la planète? Comment comprendre leur obsession, peu crédible scientifiquement, à propos des OGM? Nicolas Hulot, en démocratisant les thèmes écologiques, a porté à l'écologie politique un coup fatal: de même que la banalisation des thèses du Front national a eu pour conséquence l'effondrement du FN comme formation séparée et monothématique, de même la banalisation des thèmes écolos, favorisée par les accidents climatiques actuels, a eu pour conséquence le naufrage des écolos comme formation séparée et monothématique.

Un mot enfin à propos du centre. François Bayrou a évidemment raison lorsqu'il affirme que le système électoral actuel l'empêche de se développer. A condition d'ajouter que la famille centriste existe certes; mais que c'est une petite famille, riche dans le meilleur des cas, de 10 à 15% des suffrages. Valéry Giscard d'Estaing a dit un jour que la France voulait être «gouvernée au centre». Rien de plus vrai, les premiers pas de Nicolas Sarkozy en sont la preuve. Mais il n'a pas dit que la France voulait être gouvernée par le centre. Paradoxalement, le gouvernement «au centre» implique un centre faible, qui permette à la gauche d'appuyer sur son aile droite, et à la droite d'avancer sur son aile gauche. En France comme en Allemagne, le centre est condamné à rester un parti d'appoint.
Le résultat de cette évolution? C'est que jamais un grand parti réformateur de gauche n'avait eu une voie aussi dégagée. Plus de rival sérieux dans son camp, plus d'idéologie concurrente, plus d'objection à une politique franchement réformiste. Le PS a été battu une troisième fois; mais son avenir n'est nullement menacé.

II. La défaite intellectuelle et morale du Parti socialiste

Alors, pourquoi ces propos désabusés, ces mines attristées, ce moral en berne? Parce que partisans, adversaires ou observateurs partagent le sentiment que le mal est plus profond qu'une défaite conjoncturelle, fût-elle répétée deux fois, parce que chacun sait bien au fond que cette défaite n'est pas volée et que le Parti l'a bien cherchée. C'est lui, plus que Sarkozy, qui en est responsable. Cette défaillance est la sienne, c'est une défaite intellectuelle et morale.

Il y a longtemps que le PS a cessé de penser et de croire ce qu'il raconte. Depuis 1989 au moins, date de la chute du Mur, la gauche tout entière est malade, parce qu'elle n'a pas su analyser ni tirer les conséquences de ce qui s'est passé. On dira que c'est injuste: les sociaux-démocrates n'ont-ils pas été toujours et partout la cible préférée des staliniens victorieux? Alors, pourquoi devraient-ils être emportés dans le naufrage de leurs pires ennemis? Parce que, qu'on le veuille ou non, le socialisme (comme la Révolution, au dire de Clemenceau) est un bloc! Que le communisme a été pendant près d'un siècle l'horizon d'attente du mouvement ouvrier tout entier; Jaurès et Blum, les deux parangons du réformisme, n'ont cessé de proclamer que seules les méthodes séparaient les réalistes des maximalistes.

On dira encore que tout cela est de l'histoire ancienne et que la jeunesse d'aujourd'hui a d'autres soucis. Erreur! On ne vote jamais sur un programme, on vote sur une pensée, et même sur une arrière-pensée. Il n'est pas besoin de relever la tête bien haut pour savoir que l'horizon est bouché, que l'orient rouge est délavé, que le soleil levant s'est drapé de deuil. Or le fait est que jamais les socialistes ne nous ont donné une analyse convaincante de ce qui s'était passé, qui engageait pourtant la vision qu'ils se faisaient de l'avenir. Il ne se passe pas d'année que l'on ne publie deux ou trois livres importants sur le nazisme, et tant mieux. Le ventre est encore fécond... Celui du communisme, la tentation du stalinisme, serait-il donc définitivement stérile? Qu'en savons-nous? En dehors du livre de François Furet, «le Passé d'une illusion», rien qui nous explique pourquoi l'un des plus beaux rêves de l'humanité s'est transformé en un immense cauchemar. Devons-nous nous contenter de l'explication triviale en termes de déviation (le trop fameux «culte de la personnalité ») ou s'agit-il d'un vice intrinsèque? Par exemple, la concentration des pouvoirs politiques, économiques, sociaux, culturels entre les mêmes mains. Comment se désintéresser d'une aventure qui ne fut jamais la nôtre, mais qui porte au moins le même nom que la nôtre? Et l'on voudrait que ce pieux désintérêt soit sans conséquence sur notre subconscient et celui de notre électorat? Quand parut «l'Archipel du Goulag», un socialiste dont par bonheur j'ai oublié le nom déclara que ce Soljénitsyne allait nous faire perdre les cantonales!

Il y a une vingtaine d'années, Paul Veyne écrivit un petit essai pénétrant, intitulé «Les Grecs croyaient-ils à leurs mythes?» Le grand historien de l'Antiquité répondait: oui et non. Oui en public, non dans leur for intérieur. On célébrait solennellement le culte de Zeus ou d'Athéna, mais rentré chez soi on se gardait bien d'adhérer à ces blagues. C'est pourquoi je pose la question: les socialistes croient-ils encore à leurs mythes tels que la lutte des classes - encore fort à la mode du temps de Mitterrand -, le prolétariat, la nationalisation des moyens de production et j'en passe? Si l'on n'y croit plus, alors qu'on le dise, et surtout que l'on en tire les conséquences. Trop longtemps on a cru pouvoir gagner la partie au moyen d'un logiciel que l'on savait faux. Pour un parti qui se veut le parti de l'intelligence, quel mépris de l'intelligence! Quelle dénégation du réel! Quel mépris de l'électeur! Et l'on voudrait que celui- ci ne s'en aperçût pas?

Le plus grave, c'est que cette démission de l'intelligence a produit ce qu'il faut bien appeler une imposture morale. Au propre comme au figuré, les socialistes n'habitent pas où ils militent, ils ne mettent pas leurs enfants dans les écoles qu'ils défendent, la plupart ne vivent pas comme ils sont censés vivre. L'écart entre l'être et paraître est devenu le principal handicap social du parti, et le mérite de Ségolène Royal est d'avoir pratiqué ce qu'en d'autres temps on appelait le parler-vrai.

Mais on ne comble pas en quelques semaines des décennies de mensonge. Ce que les électeurs ont salué chez elle, c'est le courage, selon le mot de Bernstein, d'oser paraître ce qu'elle était. Sans doute son programme a-t-il manqué d'ambition et de lignes générales. Mais qui, au Parti socialiste, après avoir adhéré à la synthèse du Mans, synthèse en effet de tous les mensonges, de toutes les impostures et de toutes les démagogies, aurait le front de lui reprocher d'avoir manqué à la cohérence?

Quels masques de cire que ces éléphants! La preuve, c'est leur débandade actuelle. Les mêmes qui multipliaient les réserves à l'égard du rapprochement de Ségolène avec Bayrou entre les deux tours de la présidentielle ne trouvent pas mauvais un mois plus tard de se jeter dans les bras de Sarkozy. Sans parachute! Tel qui déclarait il y a quelques jours vouloir se consacrer entièrement à la rénovation du socialisme décide tout à trac de partir à New York rénover le FMI! Une fois de plus, on constate que les morales rigides sont moins solides que les morales souples. Une fois franchie la ligne de barbelé de l'union de la gauche, on capitule en rase campagne devant la droite et on laisse l'adversaire occuper en vainqueur le champ de bataille. Du jour au lendemain, toutes les objections à la collaboration de classe ont cédé, et l'on passe sans transition du programme suicidaire du Mans à l'acceptation ravie du pouvoir personnel de Sarkozy. Faut-il rappeler le ralliement de la majorité de la chambre du Front populaire à un autre pouvoir personnel, auquel je me garderai bien de le comparer? Le seul point commun, c'est la faillite morale des socialistes.

III. Pour un nouveau départ

Il ne m'appartient pas de décider à la place des socialistes leurs orientations pour l'avenir. Que cent fleurs fleurissent, que les bouches s'ouvrent et que la vérité soit celle de ceux qui n'ont pas flanché! Car le peuple a tenu! Contre la télé sarkozyste, contre la bourgeoisie triomphante, contre les dirigeants socialistes défaitistes. Les électeurs sont toujours là, et on ne me fera pas croire qu'un parti qui recueille 47% des voix au second tour de la présidentielle est un parti à l'agonie. Nicolas Sarkozy le sait bien, qui pratique l'ouverture à bride abattue. Mais l'ouverture aux éléphants, pas au peuple! Aux premiers, des places, des fauteuils. Aux autres, la franchise sur la Sécurité sociale, en attendant la TVA du même nom. Je me contenterai donc de quelques directions de recherche.

a) Ne pas se payer de mots. Ceux qui se rallient à l'idée sociale-démocrate quand celle-ci a cessé d'être opératoire sont des gribouilles. Faute d'un syndicalisme puissant et unifié, la social- démocratie n'est qu'un slogan creux. Quand l'Etat-providence est en crise, on ne peut se contenter de crier: vive l'Etat-providence! Il faut repenser l'ensemble de la philosophie du socialisme, inventer un socialisme de marché pour faire face à la paupérisation d'une partie de la population, au défi de la mondialisation et à l'ardente obligation d'une économie du savoir.

b) Réunifier la gauche. Les divergences idéologiques dont on faisait hier grand cas n'ont plus grand sens. Le PS doit se penser désormais comme le parti de toute la gauche. Comment définir une ligne d'action acceptable par les classes moyennes et les bobos, qui sont libéraux, les fonctionnaires, qui sont jacobins, les ouvriers et les employés, qui sont sociaux-démocrates, les intellectuels, artistes et gens de la communication, qui sont libertaires? La solution n'est pas dans une improbable «synthèse», dans la tradition de ces grands rassemblements de cocus que l'on nomme congrès, elle est dans la définition, au ras du réel et au plus près de l'idéal, d'une ligne nouvelle et fédératrice.

c) Penser la démocratie d'opinion. La démocratie participative n'est pas une solution, elle est d'abord un problème. Elle est même le problème. Les trois principaux candidats de la récente présidentielle ont compris que l'irruption de l'opinion sous toutes ses formes (médias traditionnels, réunions et manifestations publiques, internet et blogs) change les conditions d'exercice de la démocratie. L'opinion peut être, comme la langue d'Esope, la meilleure ou la pire des choses. Elle peut être cette traînée, cette fille publique dont parlait un jour M e Moro-Giafferi, prête à suivre n'importe quel beau parleur. Elle peut être aussi la forme enfin trouvée de la participation du peuple à la politique, c'est- à-dire au lieu où se traitent ses propres affaires.

d) Résister à la ploutocratisation de la société qui est en marche. Il n'est que de regarder ce qui se passe aujourd'hui dans la presse et les médias audiovisuels, cette formidable concentration du pouvoir journalistique en des mains qui n'ont rien à voir avec le journalisme, pour se convaincre qu'il s'agit là d'une des grandes batailles des années à venir. Ce n'est pas en soi le pouvoir de l'argent qu'il faut combattre, c'est la capacité de l'argent d'exercer le pouvoir là où il n'a rien à faire: dans la science, l'art, l'éducation, la religion, le sport, l'information. En un mot, dans tout ce qui relève de la vie intellectuelle. Notre esprit n'est pas une marchandise!

Je conclus. Les forces de gauche sont aujourd'hui face à un défi inattendu: la contradiction entre la diversification de la société, que n'avait pas prévue Marx, et la massification de l'opinion publique, qu'avait très bien prévue Tocqueville.

C'est la paresse intellectuelle qui a engendré l'effondrement de la morale socialiste. Il faut, en pensant aux générations futures, faire la révolution culturelle du socialisme français. Sinon, la jeunesse se détournera de lui. Il ne faut pas que les fils désespèrent parce que leurs pères ont menti.


Ceci est le texte, très légèrement amendé, de l'intervention de Jacques Julliard en tant qu'observateur externe, lors de la rencontre organisée par Ségolène Royal le 16 juillet dernier, à Paris, afin de tirer les premières leçons de l'élection présidentielle .

 

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
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Jeudi 26 juillet 2007
Chers responsables de comités Désirs d'Avenir,

J'organise avec la fédération PS des Deux-Sèvres et sa première secrétaire Françoise Billy, une Fête de la Rose le samedi 25 août prochain à Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette fête soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir.

Au programme, sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts.

Sur le plan pratique, cette fête commencera à midi pour se terminer dans la fin de l'après-midi. Des navettes en car seront organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée jusqu'à 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journée, n'hésitez pas à profiter des hébergements disponibles dans le beau département des Deux-Sèvres. Nous vous conseillons d’apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.

Pour tous renseignements (hébergement, transports) vous pouvez consulter la page internet : http://melle2007.over-blog.com
Pour les éventuelles questions, nous avons mis en place un e-mail spécial : melle250807@gmail.com

Lors de cette journée, un accueil spécifique pour tous les responsables de comités Désirs d'Avenir sera prévu.

Je vous demande de diffuser cette invitation à vos fichiers.

Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion.

Amitiés à toutes et à tous,

Ségolène Royal

Vous avez l'intention de vous rendre à Melle pour cette fête du 25 août ? Signalez-vous afin que le déplacement puisse être organisé en commun depuis le département. 

courriel : desirsdavenir74@yahoo.fr


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Mercredi 25 juillet 2007

24/07/07

 

 

 

 

 

Charte de la rénovation

 

 

 

 

La résolution présentée par François Hollande et adoptée par Conseil national du 23 juin 2007 a fixé trois objectifs pour la rénovation du PS :

 

 

1.      Réaffirmer les valeurs fondatrices de l’engagement socialiste et aller le plus loin possible dans l’actualisation de nos objectifs, de nos concepts, de nos analyses, de nos orientations afin de jeter les premières bases de la refondation idéologique et programmatique dont la gauche du XXI siècle a besoin, condition nécessaire d’une reconquête politique durable.

 

2.      Rénover nos procédures et revoir notre organisation afin de nous doter d’un instrument politique moderne et offensif en phase avec notre temps, ce qui suppose de simplifier notre fonctionnement, de redéfinir nos règles de délibération, nos processus de décision, les modalités de notre vie collective, pour donner de la force à notre vision de la société, de l’enthousiasme à notre engagement militant, de l’attractivité et de l’efficacité à notre mouvement;

 

3.      Engager le dialogue et la confrontation avec les associations, les syndicats, les autres formations progressistes, les citoyens pour tracer les nouvelles frontières de la gauche et construire un rassemblement majoritaire et cohérent  capable de porter ensemble demain, dans la durée, un projet offensif et crédible de transformation sociale.

 

 

 

Proposition d’organisation de travail :

 

 

A. Les forums de la rénovation

 

 

Les trois forums - Les socialistes et la nation – Les socialistes et le marché – Les socialistes et l’individu devront être organisés autour de trois principes :

 

 

Cahier des charges

 

 

-          Poser un diagnostic juste et actualisé de la société, de ses difficultés, de ses aspirations, de sa structuration, tel qu’on peut le conclure du cycle électoral de 2007, de la mobilisation des travaux les plus récents des chercheurs et de la confrontation des expériences des acteurs de terrain et d’abord de notre réseau d’élus locaux.

-          Etre en capacité d’anticiper les évolutions à venir dans une démarche prospective à dix ans, c’est-à-dire de dégager les grands enjeux et les grands défis auxquels la pensée socialiste doit se confronter pour identifier une base sociale, puis construire une offre politique opérationnelle et porter une stratégie réformatrice.

-          Se mettre en situation d’articuler dans une vision renouvelée et cohérente nos valeurs, nos objectifs, nos  analyses et les propositions de réformes à conduire sur le court et le moyen terme afin d’apporter des réponses précises et mobilisatrices notamment sur le travail, la croissance, l’entreprise, la fiscalité, la protection sociale, les retraites, l’énergie, l’écologie, la population et la sécurité.

 

Méthode

 

 

Les forums se prépareront à partir de trois processus convergents conduits en parallèle de septembre à mi-décembre

 

. L’organisation de débats au niveau national comme au niveau des fédérations avec les militants et les élus  afin que chacun puisse enrichir la réflexion collective de son point de vue, de son expérience, de ses propositions.

. Des rencontres avec des intellectuels, des syndicalistes, le monde associatif et des responsables d’entreprise pour recueillir leurs analyses et leurs positions ;

.  La prise en compte des expériences conduites dans les autres pays européens, de leurs conditions, de leurs résultats et des débats auxquels elles donnent lieu.

 

Organisation

 

 

À partir de ces principes, trois commissions seront chargées d’animer les trois forums et de conduire ces processus avec l’appui et la collaboration du secteur études du Parti socialiste et du Comité économique social et culturel (CESC). Elles veilleront à mutualiser et à rendre accessible à tous les militants, par le recours aux moyens de communication les plus modernes, les analyses et les propositions recueillies au fur et à mesure de leurs travaux.

 

 

Forum 1 : Les socialistes et la nation

 

Citoyens dans la France du XXI siècle : construire un nouvel esprit public, définir de nouveaux droits et de nouveaux devoirs, approfondir la démocratie

 

èForum le samedi 24 novembre

 

 

Forum 2 : Les socialistes et le marché

 

Quels modèles de croissance et de redistribution juste et durable aujourd’hui ? Une stratégie économique nationale et européenne offensive pour un socialisme moderne

 

 

èForum le samedi 15 décembre.

 

 

 

Forum 3 : Les socialistes et l’individu

 

Refonder les solidarités, lutter contre les inégalités, émanciper les individus : vers un nouveau contrat social

 

 

èForum le dimanche 20 janvier 2008, en même temps que la journée des secrétaires de section


 

B. La rénovation

 

 

Une commission de la rénovation sera mise place lors de la réunion des secrétaires de section du 20 janvier sous la présidence du Premier secrétaire.

 

Elle aura pour objectif  de : 

 

-          Procéder à l’actualisation de la déclaration de principes et des moyens d’action du Parti socialiste dans la mondialisation pour le XXI ème siècle

-          Tirer en termes organisationnel et politique les conséquences des réflexions menées dans les forums (rythme et formes démocratiques de nos débats); concilier liberté de parole et respect des décisions prises.

-     Atteindre l’objectif d’un grand Parti socialiste  capable d’élargir son assise militante, d’en assurer la formation idéologique, de permettre l’accès aux responsabilités internes (seront abordées les questions de l’adhésion et du barème national pour les cotisations).

- Définir le lien entre le parti et les acteurs de la démocratie sociale et associative, de la communauté intellectuelle et scientifique.

 

Elle sera composée de 20 membres (dont 10 Premiers secrétaires fédéraux).

 

Elle rendra son rapport pour le congrès. Un groupe de travail sera mis en place pour préparer les travaux de cette commission.

 

C. Les nouvelles frontières de la gauche

 

Ce processus devra être amorcé par des rencontres avec les forces de gauche dès l’automne 2007.

 

D’ores et déjà, nous proposons une réunion, à rythme régulier, des partis de gauche pour coordonner l’opposition. Mais, nous devons ouvrir une réflexion sur une structure nouvelle à concevoir afin de préparer un projet alternatif pour gouverner la France.

 

Un premier rapport d’analyse et de propositions devra être présenté le 15 décembre, en même temps que l’adoption définitive du projet pour les municipales. Plusieurs personnalités en auront la charge.


Calendrier général

 

 

 

L’Université de la Rochelle (les 31 août, 1er et 2 septembre) constituera la première étape du diagnostic sur la base des trois thématiques des forums.

 

Les Forums thématiques, retransmis sur Internet et ouverts aux médias, permettront la confrontation avec les intellectuels, les syndicalistes et les représentants du monde associatif.

 

Le premier forum thématique sera organisé le jeudi 13 septembre. Les forums thématiques se suivront au rythme d’un tous les 15 jours jusqu’au jeudi 6 décembre.

 

Dès septembre, la Délégation socialiste française au Parlement européen organisera, en relation avec le Parti socialiste, des missions d’étude dans différents pays européens et partis membres du PSE.

 

Journée parlementaire, le 17 septembre.

 

Les forums de la rénovation qui permettront la présentation des textes issus des travaux  se tiendront :

 

 

- Samedi 24 novembre :

Citoyens dans la France du XXI siècle : construire un nouvel esprit public, définir de nouveaux droits et de nouveaux devoirs, approfondir la démocratisation

 

- Samedi 15 décembre :

 

Quels modèles de croissance et de redistribution juste et durable aujourd’hui ? Une stratégie économique nationale et européenne offensive pour un socialisme moderne.

 

 

- Dimanche 20 janvier 2008 (en même temps que la journée des secrétaires de sections) :

 

Refonder les solidarités, lutter contre les inégalités, émanciper les individus : vers un nouveau contrat social

 

Chaque forum de la rénovation sera précédé d’un séminaire préparatoire du Bureau National. Le mercredi 21 novembre, le Mercredi 12 décembre, le mercredi 16 janvier 2008.

 

Commission de la rénovation

Mise en place suite au rapport de la commission de travail lors de la réunion des secrétaires de section le 20 janvier 2008.

 

Nouvelles frontières de la gauche

 

Premier rapport d’analyse présenté le 15 décembre (en même temps que l’adoption définitive du projet pour les municipales).

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Dimanche 22 juillet 2007
 

 

Appel

 Les élections présidentielles et législatives sont derrière nous. Malgré une formidable mobilisation nous avons perdu les 1ères, nous devrons analyser collectivement cet échec. Nous avons aussi perdu les 2èmes. Malgré le sursaut du second tour, nous sommes minoritaires à l'Assemblée nationale.

 Dans l'Isère, Désirs d'avenir 38, ses comités locaux, ses cadres investis dans le parti, ont assuré le succès au vote de désignation et l'essentiel de la campagne, relayant, valorisant, amplifiant les initiatives nationales, assurant les succès du débat participatif de Grenoble, une présence massive à Villepinte, à Lyon entre les 2 tours ....

 Mais surtout, Désirs d'avenir en Isère comme en France a porté, mis en oeuvre la démarche de Ségolène Royal, la démarche participative et la recherche de l'expertise citoyenne.

 Cette volonté a trouvé échos dans le Parti socialiste, dans la gauche dans son ensemble et plus largement encore, malgré les pesanteurs, les freins, les obstacles mis en place notamment par la direction fédérale du PS. Cette volonté a pu se réaliser parce que Désirs d'avenir 38, s'inscrivait dans un cadre national, structuré par la campagne et ses équipes.

 Aujourd'hui, la situation est toute autre. Nous avons devant nous le chantier essentiel de la refondation de la Gauche, de la construction d'une alternative complète et crédible tout autant que d'un front qui permette au camp du progrès de parvenir aux responsabilités.

Parce que ce serait contraire à la démarche originelle de Désirs d'avenir, parce que ce serait se couper de ce qui a fait la force et le dynamisme de Désirs d'avenir, parce que ce serait s'exposer à toute manipulation ou récupération au grés d'accords nationaux, les adhérents de l'Isère ne peuvent se satisfaire d'un fonctionnement, d'initiatives, d'une " ligne " qu'ils découvrent dans les médias.

 La route sera longue, la tâche ardue. Nous demandons donc une organisation claire de Désirs d'avenir qui, sans tomber dans les enjeux de pouvoir, nous permette d'être associés aux choix, y compris stratégiques, nous enrichisse de la réflexion collective et ne nous laisse pas exposés aux manoeuvres de reprise en main des barons locaux.

La démarche participative, la libération de la parole, la recherche de l'expertise citoyenne, militante, et encore plus la priorité systématiquement donnée au collectif ont permis une énorme mobilisation militante et l'émergence d'une véritable " culture commune " à Désirs d'avenir. Nous voulons conserver et développer ces acquis, bases et garants de nos victoires futures. Cette volonté demande, aujourd'hui structuration.

Appel de l'Assemblée générale de Désirs d'avenir 38, le 18 juillet à Grenoble.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Vendredi 20 juillet 2007

Le sujet est à l'ordre du jour. Pendant la pré-campagne, S. ROYAL avait demandé à J.P. BEL, président du Groupe socialiste au Sénat, un rapport sur le sujet.

Le texte de ce rapport est consultable à partir de la page d'accueil du site national de S. ROYAL, accessible par le lien figurant en haut de la liste des liens de ce blog.

Bonne lecture de vacances !

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Vendredi 20 juillet 2007
Il faut maintenant se mobiliser en masse pour soutenir Ségolène Royal

Adhérez ou renouvelez votre adhésion à Désirs d'avenir:

Chers adhérents, chers amis,

Je tenais à vous remercier de votre soutien et votre implication. Ce que nous avons fait ensemble, à défaut d'une victoire, constitue une force que nous devons faire fructifier. Le suffrage universel a parlé. Le pouvoir devra désormais être jugé sur ses actes.

J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la Gauche. Cela s'est traduit notamment par une forte participation des jeunes.

Je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à Désirs d'avenir.

En effet, notre association, qui a tellement fait pour réinventer les méthodes de la vie politique et pour faire vivre la démocratie participative, doit aujourd'hui se doter de moyens plus solides et notamment pour appuyer les comités locaux et poursuivre l'existence du site Internet. Ce sont les moyens nécessaires au service de l'idéal qui nous rassemble et qui fait notre force.

Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.

C'est pour pouvoir continuer avec vous ce que nous avons commencé, que je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à l'aide du bulletin joint, ou
directement en ligne sur le site Internet.

Vous pouvez compter sur moi. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable qui m'incombe désormais.






Pour adhérer ou renouveler son adhésion à Désirs d'Avenir, se connecter sur le site national Désirs d'avenir en utilisant le lien en haut de la colonne de droite.

par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Mardi 17 juillet 2007
AP - Lundi 16 juillet, 19h13

PARIS - L'ancien codirecteur de campagne de Ségolène Royal pour la présidentielle François Rebsamen a souligné lundi que la réunion de travail autour l'ex-candidate socialiste à l'Assemblée nationale était tournée vers l'avenir et non guidée par la "vengeance".

"On n'est pas dans la revanche, dans la vengeance, on est dans l'analyse, on est dans la proposition pour déboucher sur une vision un peu prospective, nécessaire de la société", a-t-il déclaré sur LCI et i>télé, ajoutant que "la campagne, c'est la campagne. On ne va pas revenir la dessus tout le temps".

Le maire de Dijon a présenté le travail mené par les quelque vingt membres de l'équipe pour la campagne présidentielle de la présidente du Poitou-Charentes comme un support pour permettre au PS d'avancer. "Il y a eu tout un travail de fond qui a été amorcé et qui va se poursuivre, et qui va permettre à Ségolène Royal de remettre le fruit de son travail à la disposition du Parti socialiste dont elle est un membre éminent", a-t-il dit.

"On n'est pas seuls détenteurs de la vérité mais notre travail doit permettre au PS de se rénover", a estimé François Rebsamen. "Tout ce qui a été lancé pendant la campagne ne peut pas disparaître et il faut que les militants puissent s'en emparer. Ce matin ce n'était que le début".

"Depuis 1993, à part une élection, le Parti socialiste ne vole pas de succès en succès, et donc c'est plus largement qu'il faut analyser les choses", a-t-il ajouté. "C'est ce que nous commençons à faire".

Selon lui, la candidate malheureuse à la présidentielle est apparue "sereine" au cours de la réunion. "Elle est en état de travail, elle est sereine, elle est appliquée et elle était assez joyeuse de nous retrouver ce matin", a-t-il affirmé. AP

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Mardi 17 juillet 2007
Ségolène Royal bien décidée à participer à la rénovation du PS

PARIS, 16 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal s'est montrée lundi bien décidée à participer à la "rénovation des idées socialistes", prête à restituer devant les instances du parti, et notamment le bureau national, le produit du travail des groupes qu'elle veut mettre en place.
A la sortie de la réunion de son équipe et de parlementaires, lundi à l'Assemblée nationale, elle a dit devant la presse qu'elle allait mettre en place "un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs qu'elle a défendues pendant la campagne présidentielle et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".
"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste", a-t-elle affirmé, précisant qu'une première synthèse en serait faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres).
"Je viendrai régulièrement restituer le produit, le fruit de ces réflexions collectives devant les instances du parti, je viendrai chaque fois que j'aurai avancé dans le cadre de ces groupes de travail sur des idées bien construites et bien structurées, je viendrai, puisque l'occasion m'en est proposée, devant le bureau national du parti socialiste pour les restituer et mettre dans le patrimoine commun", a-t-elle ajouté.
"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants", a affirmé Mme Royal, ajoutant à leur adresse : "Ne soyez pas désemparés !".
"Je suis là et bien là, avec eux, je vais le faire avec ma parole libre de femme libre, mais appuyée sur un mouvement collectif (...), je serai là et bien là au sein du parti socialiste", a-t-elle encore affirmé.
Se réjouissant que cette "séquence historique" ait "passionné les Français pendant un an", elle a estimé, incluant Nicolas Sarkozy dans l'hommage, qu'ils ont été "fiers de cette campagne, fiers de leurs deux candidats".
"Je ne fuirai pas ce bilan dans ses points forts, dans ses points faibles, dans ses lumières, ses échecs, et ses insuffisances, c'est en ayant le courage de faire ce bilan de vérité et d'authenticité que l'on pourra ensuite bâtir sur des bases très solides", a-t-elle encore déclaré.
"Il faut regarder très objectivement les choses sans complaisance et sans masochisme, voir effectivement où se sont portées les faiblesses, mais sans accabler le passé, sans trouver des responsabilités ailleurs que dans sa propre organisation, dans sa propre démarche", a-t-elle ajouté.
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Mardi 17 juillet 2007
Ségolène Royal a réunit ses proches lundi pour une séance de travail consacrée à l'analyse de la campagne. Dans les comités locaux de Désirs d'avenir, on dresse un premier bilan et on s'interroge sur l'avenir.

Par Cordelia Bonal et Sandra Gérard
LIBERATION.FR : lundi 16 juillet 2007


Au moment où les proches de Ségolène Royal se retrouvaient lundi autour  de l'ex-candidate pour un séminaire de travail sur l'analyse de la campagne  Liberation.fr a interrogé des militants de Désir d'avenir, le mouvement cré  par la présidente de Poitou-Charentes. Un peu plus de deux mois après l  défaite socialiste à la présidentielle, ils tirent les leçons de la défait  socialiste
Joseph Conesa, cadre bancaire, Désirs d'avenir 69 (Rhône): < >
< J'ai toujours soutenu Ségolène Royal, j'ai monté le comité local Désirs d'avenir dès le premier jour, mais je dois dire que j'ai été très déçu, elle n'a pas été à la hauteur. Le principal défaut de cette campagne c'est de ne pas avoir été suffisamment concret. De ne pas avoir traité les vrais problèmes, comme la dette. Franchement, l'ordre juste, ce n'est pas concret, tout le monde s'en fout.
Si Ségolène Royal veut se présenter la prochaine fois, il faudra aussi qu'elle maîtrise mieux certains dossiers. Cela éviterait des imprécisions comme il y en a eu sur le nucléaire par exemple. Je me demande aussi si ses les problèmes familiaux n'ont pas pesé sur sa conduite. Si elle l'avait dit, on aurait peut-être mieux compris le manque de concertation avec François Hollande.
Aujourd'hui, il faut que le PS ouvre les yeux, qu'il assume ses contradictions et définisse ce qu'il veut, au niveau social comme sur le plan économique. Il faut, à la tête du parti, des gens qui ne sont pas dans l'éternelle négation mais veulent aller de l'avant, comme DSK ou Manuel Valls. Quant à Ségolène Royal, elle doit se repositionner au PS, dire ce qu'elle veut faire, avec qui, et vers où.>>

Isabelle Avezac, attachée territoriale, Désirs d'avenir 32 (Gers): < >
< Je ne crois pas qu'on puisse parler d'échec de Ségolène Royal: elle a quand même été présente au second tour, ce qui n'était pas le cas en 2002. Surtout, avec Désirs d'avenir, elle a imposé un mode de fonctionnement participatif repris aujourd'hui au PS. Il peut y avoir des rancOEurs ici ou là, mais je ne rejette la faute sur personne. Je pense que le résultat aurait été le même avec un autre candidat.
Notre principal problème: nous n'avons pas eu de candidat avant décembre, alors que Sarkozy était sur  tous les fronts depuis 2002, qu'il maîtrisait tous les rouages.
Je suis persuadé que le PS ne pourra pas éviter Ségolène Royal. Il faut qu'elle y ait une place importante, et elle l'aura. Quant à Désirs d'avenir, il a toute sa place aux côtés du PS, sans pour autant être à part. Parmi les adhérents à Désirs d'avenir, beaucoup ne sont pas encartés au PS et ne le seront jamais. Mais il est vrai que nous devons nous structurer davantage. Par exemple, il faudrait un seul comité par département, avec une bonne équipe, et non plein de petits groupes qui favorisent les tensions.>>

Cyrille, chercheur, Désirs d'avenir 92 (Hauts-de-Seine): < >
< Mais le PS a progressé, notamment sur la question centrale de la relation entre la politique et les citoyens. De nouvelles idées sont apparues dans le débat politique, sur la sécurité par exemple.
Désirs d'avenir doit rester une plate-forme de soutien à des idées nouvelles et à leur mise en OEuvre. Quant à Ségolène Royal, je la soutiens toujours sur ses idées, mais j'attends d'elle qu'elle rende sa personnalité compatible avec le PS. Elle doit montrer aux militants que c'est bien avec le PS qu'elle veut travailler, et continuer à proposer.>>

Sabine Guichet-Lebailly, coordinatrice de Désirs d'Avenir 14 (Calvados) depuis avril 2006 : < >
< >. C'était un essai, manqué certes, mais ce n'est pas grave. Il faut maintenant analyser pourquoi nous avons échoué, ce qui a fait que ça n'a pas fonctionné. Il faut également partir de la réalité, voir le monde tel qu'il est si l'on veut faire avancer les choses et non pas rêver à des utopies irréalisables. On compte sur Ségolène Royal pour mettre en place une machine qui gagne en prenant un nouveau départ.
Royal nous a rendu notre liberté et notre capacité d'agir. Durant la campagne, elle nous a montré qu'on était capable de reprendre la main sur les grands dossiers, de réfléchir et de nous débrouiller sans avoir à composer avec les ténors du parti, qui passent leur temps à se déchirer. Il est possible de  contourner, de ne pas entrer dans le rapport de force et réussir à faire quelque chose. C'est ce qu'on veut pour Désirs d'Avenir. On n'est pas socialiste (au sens traditionnel du terme), mais une association à côté, ouverte à tous.
Sur le terrain, on a subi des pressions des barons du parti qui voudraient bien mettre la main sur le mouvement. Mais le plus important, c'est l'ouverture. On ne doit pas se laisser enfermer dans un parti. C'est pas un hasard si ça marche pour Sarkozy. Dans le Calvados, le parti socialiste était déchiré par des combats de chef. Le premier secrétaire fédéral a essayé de jouer le jeu en laissant les différents courants s'exprimer. Ségolène Royal est finalement arrivée en tête dans tous les tissus péri-urbains, provoquant ainsi un basculement à gauche. Cela a révélé notre capacité à travailler avec d'autres gens, en dehors du PS.>>


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/267335.FR.php
© Libération
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Lundi 16 juillet 2007
Ségolène Royal reconnaît des "faiblesses" et tient à ses valeurs pour rénover le PS

Par Souk CHANTHALANGSY et Christine COURCOL

PARIS, 16 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal a reconnu lundi des "faiblesses" pour expliquer sa défaite à l'élection présidentielle, tout en manifestant la volonté de contribuer à rénover le PS autour des valeurs qu'elle défend.
Mme Royal et son équipe se sont retrouvés dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, celle installée au 282 du Boulevard Saint-Germain, et l'après-midi, pour une réunion élargie aux parlementaires qui l'ont soutenue et aux experts.
"J'ai compris mes forces et mes faiblesses", a confié à l'AFP l'ex-candidate, qui a employé plusieurs fois un mot qu'elle évite d'ordinaire, celui de "défaite". "Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers", a-t-elle ajouté.
Côté forces, elle a rappelé que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle a rappelé aussi ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a-t-elle déclaré.
Pour elle, le parti socialiste devrait examiner ces éléments "avec beaucoup de clairvoyance". Des éléments sur lesquels "il faut continuer à travailler" et dont il faut "tirer les conséquences en termes d'actions concrètes", et qui devraient servir selon elle d'"éléments de travail pour continuer la refondation du parti". Ces éléments devraient permettre selon elle de rendre le PS plus "attractif".
Elle a reconnu, côté faiblesses, les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle a réitéré ses regrets de n'avoir pas fait elle-même, quand elle était à Paris, les points de presse quotidiens de campagne. "C'est moi qu'on attendait", a-t-elle dit.
Elle a regretté aussi que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence".
Mme Royal a donné rendez-vous pour sa rentrée politique le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), assurant qu'elle participerait ensuite à l'université d'été du PS, du 31 août au 2 septembre. "Mon action se situe à l'intérieur du Parti socialiste", a-t-elle assuré.
Les participants à la réunion ont manifesté leur satisfaction.
"On s'est dit ce qu'on avait sur le coeur", "la façon dont chacun avait vécu cette campagne", a indiqué Najat Belkacem, une jeune Lyonnaise qui faisait partie de son équipe.
Jean-Louis Bianco, directeur de campagne, a parlé de "séance de travail amicale, sympathique, pleine d'énergie". "On prépare l'avenir, on fera la synthèse le moment venu, à soumettre au débat collectif du PS", a-t-il déclaré.
Il a aussi relativisé l'échec de 2007 en l'incluant dans une mauvaise période pour la gauche. Il faut faire, a-t-il dit, aussi bien "une analyse de ce qui a été fait, et pas bien fait", qu'une "analyse idéologique depuis 2002".
François Rebsamen, co-directeur de campagne, a abondé dans le même sens en parlant de "séance de travail pour analyser les forces et les faiblesses (...) de la gauche en général".
Pour expliquer les raisons de l'échec, "les tendances sont lourdes, profondes, et ne datent pas d'aujourd'hui", a-t-il dit, notant que depuis 1993 "le PS ne vole pas de succès en succès".
sc-chc/ms/ei

Ségolène Royal: "Nous devons tous nous remettre au travail"

PARIS, 16 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal a appelé lundi les socialistes à se remettre "tous au travail" en examinant "avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés" durant la récente campagne présidentielle.
"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler", a déclaré Mme Royal à l'AFP, à l'issue de la première réunion du "séminaire de travail sur l'analyse de la campagne".
Une trentaine de personnes, dont ses codirecteurs de campagne François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, se sont réunis à huis clos autour de l'ex-candidate PS lundi matin au Palais-Bourbon, avant une séance élargie dans l'après-midi.
"J'ai beaucoup appris pendant la campagne. J'ai compris aussi mes forces et mes faiblesses. Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a poursuivi Mme Royal.
Pour la présidente de la Région Poitou-Charentes, "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne".
sc/chc/bbm/DS

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal, qui a engagé lundi un travail d'analyse
sur les récentes défaites électorales du Parti socialiste,
assure qu'elle dressera un bilan "sans complaisance et sans masochisme".


"Il faut regarder très objectivement les choses sans complaisance et sans masochisme", a déclaré à la presse l'ex-candidate socialiste à la présidentielle à l'issue d'un séminaire de travail à l'Assemblée nationale avec des proches pour analyser les raisons de sa défaite.

Elle a assuré vouloir "assumer jusqu'au bout les forces et les faiblesses pour que ça soit utile pour la suite".

Parmi les faiblesses de sa campagne, elle a notamment estimé que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".

L'ex-candidate a déclaré qu'elle allait mettre en place un groupe de travail pour analyser les dernières campagnes et qu'elle présenterait une première synthèse le 25 août à Melle (Deux-Sèvres) à l'occasion de la Fête de la Rose.


Ségolène Royal reconnaît une "défaite", appelle à se remettre "au travail" (lenouvelobs.com)

Reconnaissant la "défaite", la présidente de la Région Poitou-Charentes appelle à examiner "avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés" durant la récente campagne présidentielle.
 
Ségolène Royal a appelé lundi 16 juillet les socialistes à se remettre "tous au travail" en examinant "avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés" durant la récente campagne présidentielle.
"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler", a déclaré Ségolène Royal à l'AFP, à l'issue de la première réunion du "séminaire de travail sur l'analyse de la campagne".

"Il y a eu défaite"

Une trentaine de personnes, dont ses codirecteurs de campagne François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, se sont réunis à huis clos autour de l'ex-candidate PS lundi matin au Palais-Bourbon, avant une séance élargie dans l'après-midi.
"J'ai beaucoup appris pendant la campagne. J'ai compris aussi mes forces et mes faiblesses. Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a poursuivi Ségolène Royal.
Pour la présidente de la Région Poitou-Charentes, "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne".
par EXCOFFIER publié dans : segolene
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