Vendredi 18 avril 2008
 

François Rebsamen

Numéro 2 du PS.

L'augmentation des prix, 3,2 % en un an, est sans précédent depuis 1991. S'il était au pouvoir, le PS ferait-il mieux que la majorité actuelle ?

Avant tout, il faut revoir la structure de l'indice des prix. Les ménages modestes souffrent de hausses supérieures à ces 3,2 %. Tout simplement parce que le logement, l'alimentation et l'énergie, qui augmentent davantage que la moyenne des prix, constituent l'essentiel de leurs dépenses. Par ailleurs, même si la conjoncture mondiale explique en partie la baisse du pouvoir d'achat, la majorité a sa part de responsabilité.

En quoi ?

Sans les milliards de cadeaux fiscaux aux plus aisés, on n'assisterait pas à cette panique généralisée dans la recherche d'économie de quelques millions sur le dos des ménages modestes, comme le montrent les épisodes de la carte Familles nombreuses et des remboursements de frais d'optique.

Le gouvernement n'est pas responsable de la hausse de 47 % du cours du brut en sept mois, ou des prix de l'immobilier...

Non, mais il a des moyens d'action. Il faudrait bloquer les loyers ou redistribuer les bénéfices supplémentaires que l'Etat tire des prix de l'essence à la pompe. En décidant la fusion GDF-Suez, la majorité est aussi en partie responsable de l'augmentation des prix du gaz, Concernant l'alimentation, elle pourrait faire jouer la concurrence entre la grande distribution en laissant les élus locaux décider des implantations. Aujourd'hui, une commission nationale s'en charge, et les grands groupes sont en quasi-monopole dans certaines villes.

Le PS choisira en novembre un successeur à François Hollande. Vous êtes candidat ?

Aujourd'hui, je m'inscris dans la démarche collective que Ségolène Royal a lancée en demandant la participation des adhérents du PS pour élaborer un texte en vue du congrès. Cette démarche intéresse beaucoup, on voit fleurir de nombreuses contributions.
Recueilli par Stéphane Colineau - ©2008 20 minutes

par EXCOFFIER publié dans : Politique nationale
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Mercredi 16 avril 2008
Reuters - Mardi 15 avril, 19h05
PARIS (Reuters) - Pour la première fois depuis mars 2007, une majorité de Français préfère la personnalité de Ségolène Royal à celle de Nicolas Sarkozy, selon le "tableau de bord" Ifop pour Paris-Match, rendu public mardi.

 Dans ce duel de personnalités, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée recueille les faveurs de 50% des sondés contre 44% qui vont au chef de l'Etat.

Cela représente une hausse de sept points pour la présidente de Poitou-Charentes par rapport au dernier duel testé par l'Ifop, en janvier. Le président perd lui neuf points en trois mois.

Une majorité de sympathisants du MoDem et du Front national la préfèrent désormais à Nicolas Sarkozy, qui n'est majoritaire qu'au sein des sondés se disant proches de l'UMP.

L'institut de sondage a également opposé François Fillon et Xavier Bertrand: 59% des personnes interrogées préfèrent le Premier ministre contre 32% qui préfèrent le ministre du Travail.

L'écart est encore plus net parmi les sympathisants de droite, qui choisissent le chef du gouvernement à 74% contre 25% qui préfèrent Xavier Bertrand.

L'étude a été réalisée les 10 et 11 avril par téléphone auprès d'un échantillon de 956 personnes.

Laure Bretton

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Mardi 15 avril 2008
[14/04/08]

Six collaboratrices et collaborateurs se solidarisent avec Ségolène Royal et trouvent les propos de Jean Pierre Raffarin scandaleux


Nous voudrions dire notre écoeurement face aux propos tenus par Jean-Pierre Raffarin et face au harcèlement judiciaire infligé. Heureusement que tous les militants n'envoient pas au tribunal les élus pour demander des salaires de campagne !

A travers ce qui a été fait à Ségolène, c'est nous tous qui avons été salis, nous qui avons tant donné, tant combattu. Et si nous sommes aujourd'hui majoritaires dans le Département des Deux-Sèvres, nous n'oublions pas que c'est grâce au soutien sans faille et constant de Ségolène.

Nous voulons dire aujourd'hui solennellement que Ségolène a toujours bien traité, bien payé et bien considéré toutes celles et tous ceux qui travaillent pour elles. C'est la vérité des faits que nous vous présentons, pour que cessent enfin les manipulations de l'UMP.

Yves Debien, maire de Melle

Emmanuelle Huet, assistante parlementaire

Marie Gauthier, assistante parlementaire

Marie-Josèphe Castillejos, assistante parlementaire

Marilène Simmonet, assistante parlementaire

Marie-Dominique Escartin-Hamon, assistante parlementaire

Communiqué de presse des élus de la majorité régionale de Poitou-Charentes


"Les élus de la majorité régionale dénoncent l'exploitation éhontée par l'UMP et particulièrement par Jean-Pierre Raffarin de la décision de la Cour d'Appel de Rennes dans le litige qui opposait, depuis 10 ans, Ségolène Royal à son ancienne collaboratrice parlementaire qui travaille désormais pour un député UMP.

Depuis 10 ans, ce sont au moins 20 juges de différentes juridictions qui ont eu à traiter cette affaire. C'est dire la complexité de la position juridique des assistants parlementaires en période de campagne électorale. Le litige porte en effet sur le versement d'un deuxième salaire que cette personne voulait voir s'ajouter à celui qu'elle percevait déjà au titre de collaboratrice de député.

Ce imbroglio juridique, vieux de 10 années, n'a bien entendu aucun lien avec la gestion de la Région Poitou-Charentes. Demander la démission de la Présidente est bassement politicien et ne peut s'expliquer que par l'esprit de revanche de Jean-Pierre Raffarin.

Aussi la majorité régionale réaffirme-t-elle son soutien le plus entier à la Présidente de Région. La majorité régionale, avec à sa tête sa Présidente, est au travail et œuvre tous les jours pour réparer, en région, les dégâts causés par la politique menée par la droite, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon et Nicolas Sarkozy. C'est cette réalité que Jean-Pierre Raffarin essaie de masquer par une polémique qui ne l'honore pas."


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Lundi 14 avril 2008

Communiqué de Ségolène Royal 
 

Ségolène Royal précise que les propos tenus par Jean-Pierre Raffarin ce matin dans le Parisien sont diffamatoires. Dans le jugement, dont curieusement l'UMP a eu connaissance avant tout le monde, le terme de « licenciement abusif » n'apparaît pas.  

Cette raffarinade a au moins un avantage. On voit bien qui est à l'origine de ce guet-apens judiciaire. Ceux qui l'ont organisé n'ont pas, contrairement à ce qu'ils prétendent, obtenu tout ce qu'ils souhaitaient. 
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Lundi 14 avril 2008
Le PS juge "indignes" les "attaques" de l'UMP et Raffarin contre Ségolène Royal

PARIS, 14 avr 2008 (AFP) - Le PS a jugé lundi "indignes" les propos tenus par l'UMP et par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui "se sont servis d'une incertitude de droit pour attaquer" Ségolène Royal, après sa condamnation en appel dans un procès intenté par deux ex-collaboratrices.
"Je juge indignes les propos de M. Raffarin et de l'UMP qui se servent d'une incertitude de droit, d'un jugement aujourd'hui défavorable à Ségolène Royal alors qu'il lui était favorable il y a quelques mois, pour attaquer une présidente de région et demander sa démission", a affirmé lors du point de presse hebdomadaire du PS le député de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux, qui s'exprimait au nom du PS.
Selon lui, il s'agit d'"une longue histoire qui porte sur un point de droit qui est visiblement controversé, puisqu'il y a eu des jugements de natures différentes qui ont été rendus sur cette question".
"Si c'est le seul moyen pour M. Raffarin d'arriver à gagner une élection ce n'est pas véritablement très glorieux", a ajouté le secrétaire PS chargé des élections dans une allusion à l'ambition prêtée au sénateur UMP de briguer la présidence du Sénat.
L'UMP avait tenu vendredi un point de presse spécial pour dénoncer la présidente de la région Poitou-Charentes tandis que Jean-Pierre Raffarin a demandé lundi sa démission. Mme Royal a jugé lundi ses propos "diffamatoires".
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Vendredi 11 avril 2008

Dans le cadre de la préparation du congrès du PS en novembre, S. ROYAL et ses amis ont ouvert un site participatif afin que chacun-e puisse s'exprimer et que la parole ne soit pas, une fois de plus, confisquée par les éléphants et autres éléphanteaux !

LE SITE PARTICIPATIF   http://www.congresutileetserein.com/
(cliquer sur le lien : Préparation du congrès PS dans la liste des liens, à droite sur la page d'accueil du blog)

Message de S. ROYAL

Je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                         Ségolène Royal


Premiers coauteurs de ce document : les membres du conseil politique, qui se réunit le mardi autour de Ségolène Royal, les responsables des groupes de travail (par exemple sur la santé), des présidents de régions et élus qui suivent et participent aux réunions. Cette liste est ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudraient participer à l'initiative que nous lançons.
 

Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes
François Rebsamen, Maire de Dijon
Vincent Peillon, Député européen, Premier Fédéral de la Somme,
Jean Louis Bianco, Député des Alpes de Hautes-Provence, Président du Conseil général des Alpes de Hautes-Provence
Manuel Valls, Député maire d'Evry
Gilles Pargneaux, Maire d'Helemmes, Premier secrétaire de la Fédération du Nord
Delphine Batho, Député des Deux-Sèvres
David Assouline, Sénateur de Paris
Guillaume Garot, Député-maire de Laval, Premier Fédéral de Mayenne,
Aurélie Fillipetti, Député de Moselle
Michel Sapin, Député de l'Indre
Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d'avenir
Jean-Jack Queyranne, Député du Rhône, Président de la Région Rhône-Alpes
Jacques Auxiette, Président de la Région Pays de la Loire
Najat Vallaud-Belkacem, Adjointe au maire de Lyon
Pascal Terrasse, Député de l'Ardèche, Président du Conseil général de l'Ardèche
Dominique Bertinotti, Maire du 4ème arrondissement de Paris
Michèle Delaunay, Député de Gironde
Jean Guerard, Vice-Président de la Région Aquitaine, Premier Fédéral du Lot et Garonne,
Gilles Savary, député européen
Pierre-Yves Le Borgn, Premier secrétaire Fédéral de la FFE (Fédération des Français de l'Etranger)
Jean Burneleau, Premier secrétaire fédéral de Vendée
Françoise Billy, première secrétaire fédérale des Deux Sèvres
Jacqueline Dahlem, conseillère municipale de la ville de Reims, vice-présidente de la communauté d'agglomération rémoise (CAR)
Régine Lange, adjointe au maire de Toulouse.

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Jeudi 10 avril 2008

Les deux premiers volets de la coopération décentralisée de la Région Poitou-Charentes en Inde et la préparation d'une rencontre avec un représentant du Dalaï Lama





Dans l'Etat du Tamil Nadu (sud de l'Inde), j'ai constaté de visu ce qu'a apporté à la population notre partenariat. J'ai souhaité que notre intervention soit mise en œuvre par des ONG sérieuses : Intercultural Network for Developpement and Peace (INDP) et ORCADES

Les différents volets de notre coopération nous ont été présenté par M. Augustin Brutus, le très compétent et impliqué responsable d'INDP,  qui œuvre quotidiennement pour aider des indiens « intouchables » à assurer leur subsistance.


1er volet : la reforestation de zones inondées par le tsunami

La politique nationale de reforestation permet aux panchayats (équivalents des communes) de mettre des terres de la communauté à disposition de groupes d'habitants, à charge pour eux de les nettoyer et d'y planter des arbres. Une somme d'argent est allouée au début de l'opération, mais elle ne permet pas aux populations d'assurer l'entretien des plantations. Au bout d'une période de dix ou quinze ans, le produit de la coupe des arbres est réparti entre le panchayat et les habitants (généralement sur une base 60-40). Le bois est utilisé comme combustible ou comme matière première.

Ces projets génèrent des ressources financières et du travail, mais de façon discontinue, faute d'accompagnement des populations concernées. En l'absence d'entretien, les revenus générés par la coupe restent en effet très faibles. Le projet mené consiste donc à construire une action durable de développement, en permettant aux populations d'assurer la plantation et l'entretien des parcelles.

Grâce à des actions spécifiques comme l'organisation de la collecte de graines dans la forêt, l'irrigation du terrain, la protection des espaces les plus fragiles, l'assurance de revenus réguliers avant la production des premières parcelles, la formation et l'accompagnement des personnes concernées, etc., elles auront ainsi du travail et disposeront d'un revenu régulier, permettant d'assurer à terme leur autonomie grâce au développement de productions connexes. A l'issue du projet (coupe des arbres), elles disposeront d'un capital qui constituera leur épargne. Il est prévu également de développer un système de micro crédit dont l'objectif est d'assurer le remboursement des investissements réalisés.

A ce jour, 25 familles ont été mobilisées pour la plantation d'une parcelle de 8 hectares à l'aide d'essences dont les fruits et la coupe apporteront des revenus au bout de 5 ans. Au mois de novembre 2007, l'ensemble des arbres était planté et deux autres unités de reforestation étaient identifiées.

2ème volet : l'élevage caprin

Les populations dalits (intouchables) sont encore dépendantes des castes supérieures et tirent l'essentiel de leur revenu de travaux agricoles saisonniers. L'acquisition de terres, au même titre que l'investissement dans des moyens de productions autonomes reste impossible, les revenus dégagés de leur travail leur permettant à peine de subvenir à leurs besoins de base.

L'action que nous avons mené consiste à expérimenter, à l'aide du micro-crédit, une activité d'élevage de chèvres. Le système de crédit est adapté car les revenus ne sont générés qu'à l'issue de 6 mois par la vente des chevreaux. Ce sont donc les chevreaux qui permettent le remboursement du micro-crédit. Ce système permet de responsabiliser pleinement les personnes concernées, ce qui assure la pertinence et la pérennité du système.

A ce jour, ce sont 540 chèvres qui ont été achetées, permettant de faire vivre 70 familles dont nous avons pu constater le dénuement absolu des conditions de vie.


Le centre de formation de Kalangium

A une vingtaine de kilomètres de Pondichéry, l'INDP a construit ce centre dédié à l'éducation. Il abrite aujourd'hui plusieurs activités : crèche, cours du soir de soutien scolaire, activités éducatives autour de l'éducation à l'environnement. Une attention particulière a été portée à sa construction (production de brique en terre crue), il abrite également une installation de potabilisation de l'eau et de traitement des eaux usées par dégradation naturelle.

Les enfants qui y sont scolarisés sont des filles et fils de dalits victimes du tsunami. Leur accueil et la démonstration qu'ils firent des enseignements reçus, furent particulièrement émouvant.


La rencontre avec les Français de Pondichéry et la perspective d'une rencontre avec un représentant du Dalaï-Lama

Pondichéry compte environ 6500 personnes de nationalité française, fruit du passé français de cette ville jusqu'en 1954. La rencontre fut chaleureuse avec ces français qui habitent à près de 10 000 km. Ils font beaucoup pour les liens entre la France et l'Inde, oeuvrant tous les jours dans le sens de la formule de Nehru : « Pondichéry est une fenêtre ouverte de l'Inde sur la France ».

Pour finir cette longue journée, un premier contact a été établi pour une rencontre vendredi avec le représentant du Dalaï Lama en Inde. Les évènements qui ont secoué Paris sur le parcours de la flamme olympique ont une résonance aussi ici.



Ségolène Royal



Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
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Mercredi 9 avril 2008
Michel Sapin : un front anti-Ségolène serait "une très mauvaise chose"

PARIS, 8 avr 2008 (AFP) - Le député PS Michel Sapin, proche de Ségolène Royal, a mis en garde mardi contre un "front anti-Ségolène" au Parti socialiste dans la perspective du Congrès du PS en novembre, estimant que "ce serait une très mauvaise chose".
Interrogé sur la chaîne LCI sur un front anti-Ségolène, l'ancien ministre a répondu : "ce serait une très mauvaise chose". "Il faut qu'ils évitent d'être dans le front anti-Ségolène", a-t-il dit dans une allusion aux courants opposés à l'ancienne candidate à la présidentielle mais "il faut aussi que Ségolène et ses amis -j'en suis- évitent de créer un front anti-Ségolène", a-t-il ajouté.
Le député de l'Indre, qui a soutenu l'initiative de Mme Royal sur une "consultation participative" des militants socialistes en prévision du Congrès, a rejeté des accusations selon lesquelles il s'agirait d'une opération pour prendre la tête du parti. "Si on veut dire qu'elle mène une offensive pour prendre le parti on peut le faire, mais ce n'est pas la réalité", a-t-il dit.
Selon lui, "il faut un dialogue participatif" et "il faut que ce débat soit utile et utilisé par tout le monde".
Laurent Fabius avit critiqué implicitement mardi la consultation participative lancée par Mme Royal estimant qu'il faut plus s'intéresser aux "réponses" qu'apportent les dirigeants politiques qu'à leurs "interrogations.
par EXCOFFIER publié dans : Préparation du congrès PS
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Mardi 8 avril 2008

Il y a trois ans, j'ai décidé, à la tête de la région Poitou-Charentes, d'engager une expérience de coopération décentralisée à partir de nos savoir-faire communs avec le Tamil Nadu : pêche, agriculture, environnement. En effet, le tsunami qui a touché le sud-est asiatique a provoqué en France une vive émotion et une intense vague de solidarité. Dès le lendemain, les régions françaises étaient à la pointe des actions menées en matière d'aide d'urgence, de soutien à la reconstruction et au développement.

La Région Poitou-Charentes, parce qu'elle travaillait sur d'autres projets avec deux ONG (INDP et ORCADES) menant des actions dans le sud de l'Inde, a décidé de porter son effort de solidarité dans l'Etat du Tamil Nadu, situé sur la côte sud-est de l'Inde, et dont les deux villes les plus importantes sont Chennaï et Pondichéry.

Deux objectifs motivent mon déplacement sur place :

  • évaluer l'efficacité des actions mises en œuvre depuis 3 ans ;
  • continuer nos apprentissages réciproques : nous avons en effet donné, mais nous avons aussi beaucoup reçu ;

C'est ainsi que nous avons créé en Poitou-Charentes le micro crédit social universel : il permet à des personnes exclues des prêts bancaires de pouvoir emprunter pour un projet de vie, par exemple, la création de son entreprise, l'achat d'une voiture pour aller travailler, etc.

Nous avons à apprendre de l'Inde dans bien d'autres domaines ! Je serai ainsi particulièrement attentive à comprendre les ressorts de la réussite de ce pays, dans les secteurs de l'économie de la connaissance, des hautes technologies, de l'innovation, et des relations performantes entre entreprises et universités. J'essaierai aussi de comprendre pourquoi une partie si importante de la population indienne vit encore dans la pauvreté, sans profiter de ce dynamisme économique.

Le programme

Une première halte à Chennaï pour visiter une unité de WIPRO, une SS2I indienne de plus de 70 000 salariés, ingénieurs de très haut niveau pour la plupart. Puis Pondichéry qui fut française jusqu'en 1954 et qui compte encore près de 7 000 ressortissants français, dont une minorité seulement parle encore notre langue. C'est autour de Pondichéry que se concentrent beaucoup des actions menées par la Région Poitou-Charentes : plantations forestières aux endroits où les vagues du tsunami n'ont laissé pendant longtemps que du sel : dans quelques années, l'activité de coupe donnera des revenus aux habitants ; soutien à l'élevage caprin ; apprentissage du traitement des eaux usées ; développement du micro-crédit à destination particulièrement des femmes défavorisées.

A sa demande, je me rends spécialement à Delhi pour déjeuner avec le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avec qui j'évoquerai les sujets de politique internationale, d'échanges éducatifs et universitaires (en 1998, j'étais à Delhi pour créer l'agence de mobilité internationale des étudiants, EduFrance, devenue depuis CampusFrance). J'aborderai aussi bien sûr la question d'Arcelor et de Gandrange. Une solution industrielle existe, défendue par les salariés. La fermeture du site est intolérable, à un moment où la demande d'acier est au plus haut, tout comme les profits de l'entreprise.

Une rencontre est également prévue avec le professeur Swaminathan, personnalité scientifique agronome de renommée mondiale, et père de la « révolution verte » en Inde. Je suis bien sûr en contact avec Sonia Gandhi, qui ne sera pas à Delhi ce jour là : nous sommes convenues de nous rencontrer prochainement.


Ségolène Royal



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par EXCOFFIER publié dans : Politique internationale
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Dimanche 6 avril 2008
Samedi 05 Avril 2008

Ségolène Royal : "Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. L'époque où un petit nombre de gens pouvaient sur un coin de table écrire un texte et le soumettre au vote des militants est terminée"

Propos recueillis par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche

L'ancienne candidate à la présidentielle lance sa consultation participative avant le congrès du Parti socialiste de novembre. Extraits de l'interview exclusive au JDD. Ségolène Royal l'assure, elle veut éviter le conflit de personnes. Mais elle n'oublie pas d'égratigner son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy et de tancer les attitudes des politiques hexagonaux à l'égard des JO.

Une offensive pour être utile aux Français, oui. Ce qui nous intéresse, c'est de répondre à la déception profonde et à la colère, touchant même des catégories qui se croyaient jusqu'alors à l'abri. Il serait très dangereux pour la démocratie, la gauche et le PS que ce congrès ne serve à rien ou se résume à des conflits de personnes. C'est cela que je veux empêcher.

Etes-vous candidate au poste de premier secrétaire?
Ce n'est pas le problème pour l'instant. Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. L'époque où un petit nombre de gens pouvaient sur un coin de table écrire un texte et le soumettre au vote des militants est terminée. Les adhérents n'ont pas été réellement consultés depuis la campagne présidentielle. Je veux que ma contribution soit le fruit du plus grand nombre. D'ailleurs, si on regarde les programmes municipaux des candidats PS, tous ont eu une démarche participative. Une démarche dont Nicolas Sarkozy s'est gaussée pendant la présidentielle, mais on voit que j'avais raison: avec son pouvoir personnalisé, il échoue.

Vous poursuivez votre route malgré les tirs de barrages...
Ce sont des fétus de pailles, par rapport aux difficultés que connaissent le pays, l'Europe et la planète. Je ne suis pas là pour me pousser en avant, mais pour me mettre au service de la gauche, de l'alternance, dans la continuité de la campagne présidentielle. Sinon, les militants et l'opinion pourraient me reprocher d'avoir laissé le débat s'enliser au PS. Je prends donc mes responsabilités, avec des hommes et des femmes de talents, pour que nous puissions collectivement présenter une offre politique qui incarne un idéal et un espoir.

Quelles sont les nouvelles règles communes à établir au PS?
Peut-être se taire plutôt que de critiquer les initiatives intéressantes, voilà une bonne règle.

Vous ne dites rien sur les alliances avec le centre?
J'ai dit ma position au moment des élections. Les faits m'ont donné raison. J'y reviendrai le moment venu, comptez sur moi.

Que répondez-vous aux reconstructeurs qui préconisent un premier secrétaire non présidentiable...
Dès que j'entends des attaques personnelles, je n'écoute plus. Je ne suis pas uniquement tournée vers l'intérieur du PS puisque j'ai mené une campagne présidentielle pour toute la gauche, ce qui me donne une responsabilité. Je n'ai pas l'intention de me laisser entraîner dans une bagarre d'appareil dont les Français, comme les militants, seraient vite dégoûtés.

Votre avis sur votre probable adversaire au poste de premier secrétaire Bertrand Delanoë?
Je n'ai pas d'adversaire. Je ne suis contre personne, je suis pour que le congrès soit à la hauteur du défi historique qui est le sien aujourd'hui. J'ai rassemblé des équipes pour être avec elles en première ligne.

Des badges "Pour un monde meilleur", une banderole sur l'Hôtel de Ville de Paris, cela vous parait suffisant pour manifester notre solidarité avec les Tibétains?
Non. Moi, j'ai toujours demandé que la France menace de boycotter les Jeux olympiques. Si le pays des droits de l'Homme avait eu le courage de parler haut et fort, en discutant avec ses athlètes, pour dire 'on ne va pas en Chine tant que le Tibet n'est pas respecté', on aurait entraîné d'autres pays. Les brassards, les drapeaux, les banderoles, c'est mieux que rien, mais c'est se donner bonne conscience à peu de frais. Le recul de l'appartheid en Afrique du sud a commencé quand on a menacé d'y boycotter les matchs de rugby. Quand on est très fort sur des valeurs, cela bouge. Quand on est fait preuve de lâcheté, la force va à la dictature.

Nicolas Sarkozy pourrait boycotter les cérémonies d'inauguration...
A quoi cela rime? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives. Moi, je suis convaincue que le pic de la répression et des assassinats aura lieu pendant les J.O. Les Chinois vont aller jusqu'à narguer les démocraties. Tout le cinéma, les tigres de papier agités avant, paraîtront alors totalement dérisoires. Il est encore temps de menacer de boyotter les JO.

par EXCOFFIER publié dans : Préparation du congrès PS
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