Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /2008 18:10
FRANCE 2

JOURNAL – Le 17/05/2008 – 20:17:38
Invitée : Ségolène ROYAL, présidente PS de la région Poitou-Charentes.


Laurent DELAHOUSSE

On revient en France avec une phrase politique attendue certes, mais qui en a surpris plus d'un, question peut-être de timing. Une phrase qui officialise en tout cas, le lancement de la campagne de Ségolène ROYAL pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, c'était hier soir devant les militants à Paris. On l'écoute avant de retrouver Ségolène ROYAL sur ce plateau.

Ségolène ROYAL, parti socialiste


Si les militants en décident ainsi et s'ils l'estiment utile pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du Parti socialiste.

Laurent DELAHOUSSE


Bonsoir Ségolène ROYAL, merci d'être avec nous. Cette fois-ci c'est fait, vous êtes donc candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste.

Ségolène ROYAL


Oui, mais vous savez cette phrase a été prononcée au terme d'une longue intervention de trois quarts d'heure…

Laurent DELAHOUSSE


Avec les militants…

Ségolène ROYAL


Avec des militants, oui. Comme je l'avais dit, j'avais lancé une étape de consultation participative et je faisais hier la synthèse de cette consultation et en rendant des comptes sur les engagements que j'avais pris, j'ai dit en effet très clairement les conséquences que j'en tirais. Voilà, donc je crois que les choses sont à la fois simples, elles sont mûrement réfléchies, elles s'adressent aussi à une conception du Parti socialiste, à la prise de conscience aussi de la gravité de la situation en France aujourd'hui et je crois que ça va être un moment historique pour le congrès.

Laurent DELAHOUSSE


Un moment historique, rien à voir avec la montée en puissance de Bertrand DELANOË, la sortie de son livre prochainement. Ce n'est pas un agenda précipité, donc ?

Ségolène ROYAL


Non au contraire, c'est l'agenda que je m'étais fixé, d'abord la réflexion après l'élection présidentielle pour en tirer les leçons. J'ai beaucoup appris, j'ai beaucoup changé aussi depuis cette élection. J'ai vu ce qui avait fonctionné, ce qui n'avait pas été compris des Français. Il y a aussi un an que la droite est au pouvoir et que les Français se demandent si la politique a encore un sens. C'est pourquoi la mission historique du Parti socialiste lors du prochain congrès au mois de novembre prochain sera de démontrer à nouveau qu'une autre politique est possible…

Laurent DELAHOUSSE


Il lui faut un leader au Parti socialiste ?

Ségolène ROYAL


C'est ce que en tout cas les militants m'ont dit et disent aujourd'hui dans le Parti socialiste. Et c'est pour ça aussi que je veux leur répondre en toute clarté.

Laurent DELAHOUSSE


Et finalement sincèrement, il n'y a pas trop de candidats au Parti socialiste : un, deux, trois, quatre…mais là on a l'impression qu'ils se multiplient.

Ségolène ROYAL


Oui je pense qu'il faut savoir maîtriser les choses, ça peut surprendre un peu les Français, mais au bout du compte, vous savez, les militants vont choisir. Et puis la question centrale qui se pose et qui va se poser dans ce texte, dans ce projet sur lequel je travaille maintenant avec une équipe, avec aussi des responsables socialistes dans vingt-cinq départements, j'espère qu'ils seront plus nombreux bientôt, c'est de savoir comment dans le monde tel que nous vivons aujourd'hui où la précarité augmente, où les inégalités n'ont jamais été aussi criantes, où le capitalisme perd la tête, où les valeurs financières l'emportent sur les valeurs humaines…dans socialisme, il y a social et il n'y a aucune raison de laisser broyer le social par l'économique. Au fond la question est de savoir aussi…si vous voulez, ce qui va être au cœur du projet, c'est la question suivante : quels sont les droits et les devoirs qu'il faut aujourd'hui redéfinir pour que les responsables politiques, la société et les individus puissent avoir les mêmes droits pour réussir leur vie. Au fond, comment faire en sorte que chacun puisse rêver à un avenir meilleur. Vous savez dans une de ses contributions, un jeune dit mais finalement je n'ai pas peur de l'avenir, c'est presque pire, j'ai peur de ne pas avoir d'avenir. Moi je pense que le rôle de la politique et le rôle des socialistes, c'est de dire à chaque homme, à chaque femme ou à chaque enfant qui naît, qu'il peut avoir un espoir d'un avenir meilleur.

Laurent DELAHOUSSE


Voilà pour quelques éléments de votre programme en tout cas auprès des militants. On va écouter les deux premières réactions au sein de votre propre camp, au sein du Parti socialiste, on écoute.

Jean-Christophe CAMBADELIS (document FRANCE INFO), depute ps


On est en train de transformer le Parti socialiste en une pétaudière. On ne respecte ni les règles, ni le calendrier, ni les militants.

Pierre MOSCOVICI, depute ps


Nous n'avons pas intérêt dans le congrès de 2008 à une confrontation entre ceux qu'on appelle les présidentiables, entre Ségolène ROYAL et Bertrand DELANOË, que ce n'est pas de ça dont le Parti socialiste a besoin, qu'il ne doit pas désigner son candidat à la présidentielle ou le pré désigner dès 2008.

Laurent DELAHOUSSE


Ségolène ROYAL, est-ce que vous n'avez pas l'impression qu'il y a une tendance on va dire, au « tout sauf Ségolène » comme vous l'avez vécu un petit peu pendant la campagne électorale. Oui ou non, sincèrement ?

Ségolène ROYAL


Ecoutez moi je crois que si un jour je suis à la tête du Parti socialiste, si les militants m'accordent cette confiance et me donnent cette joie et cette lourde tâche, les responsables socialistes ne pourront plus s'exprimer de façon désobligeante ou violente à l'égard d'autres socialistes.

Laurent DELAHOUSSE


Pourquoi, comment vous allez faire pour faire taire toutes ces paroles ?

Ségolène ROYAL


Mais il y aura des règles qui seront appliquées, il y aura des droits et des devoirs et il y aura des sanctions parce que je pense que nous avons une responsabilité commune, nous socialistes, de construire un parti fort, un parti uni, un parti où l'on se respecte…

Laurent DELAHOUSSE


Où l'on fait taire ses adversaires, c'est étonnant comme…

Ségolène ROYAL


Non ce n'est pas une question de se faire taire, de faire taire les uns ou les autres, c'est une question de la qualité dans l'expression, du respect dans l'expression. Je crois que les militants aujourd'hui attendent d'être respectés et s'il y avait un mot à retenir, c'est le sens de ma démarche aujourd'hui. Ensuite les militants vont choisir, donc les choses seront très simples. Mais je crois que chaque fois qu'un socialiste s'exprime, il doit d'abord penser à la France et aux Français. Et aujourd'hui ce qui fait peur aux Français, c'est une mondialisation mal maîtrisée, c'est l'émergence de grands continents à l'égard desquels la France ne trouve plus sa place, c'est une identité française qui est bousculée par la peur de l'autre et nous avons tellement de travail à faire ensemble, que nous devons garder notre sérénité et notre plaisir aussi de faire de la politique.

Laurent DELAHOUSSE


Une question importante également, est-ce que le poste de premier secrétaire est lié au poste de candidat à la présidentielle. Vous êtes candidate, si vous êtes élue au poste de premier secrétaire, obligatoirement vous serez candidate à la présidentielle ? Est-ce que c'est lié ?

Ségolène ROYAL


Je crois que ce qui s'est passé lors de la précédente élection présidentielle a prouvé qu'il fallait une harmonie entre le principal parti pour l'instant le parti d'opposition, et le candidat ou la candidate à l'élection présidentielle, je crois que cette harmonie…

Laurent DELAHOUSSE


Donc un leader au sein du parti et un candidat pour la présidentielle.

Ségolène ROYAL


Je pense que cette harmonie est indispensable, mais elle n'est pas forcément un automatisme, tout se mérite.

Laurent DELAHOUSSE


Tout se mérite…merci beaucoup Ségolène ROYAL. Juste une dernière question, le livre de Bertrand DELANOË  sort cette semaine, vous allez le lire avec intérêt ?

Ségolène ROYAL


Oui, j'aime beaucoup les livres politiques donc oui. Vous savez, je n'ai aucun…d'abord je n'ai pas d'ennemi moi dans le Parti socialiste et c'est ça qui est important, vous savez. Vous savez, la guerre des chefs, les militants n'en veulent pas, et il n'y en aura pas. En tout cas, vous n'entendrez jamais dans ma bouche une quelconque parole désobligeante. Alors c'est vrai que j'ai vu dans le texte que Bertrand DELANOË a signé avec Lionel JOSPIN, une certaine critique de la démocratie participative. Ecoutez, je la prends comme un élément du débat d'idées et moi je défends au contraire cette idée que pour bien diriger, que pour bien décider, que pour bien gouverner avec volonté, avec détermination, il faut d'abord avoir écouté les citoyens. Et en l'occurrence, dans le cadre du congrès, écouter les militants.
Par EXCOFFIER - Publié dans : segolene
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 11:24

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a définitivement lancé les hostilités au Parti socialiste en annonçant sa candidature à la succession de François Hollande.
Jean-Christophe Cambadélis a déploré samedi que le parti, "une pétaudière", devienne le théâtre d'une "querelle des égos".

"J'ai vraiment l'impression qu'on est en train de transformer le PS en une pétaudière (...), en une espèce de gigantesque querelle des égos", a déclaré le député parisien sur France Info.

"Le problème n'est pas seulement d'avoir un leader, mais d'avoir une orientation", a ajouté ce proche de Dominique Strauss-Kahn, affirmant être "très inquiet" pour le Parti socialiste.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, cette "course entre les présidentiables est vraiment insupportable".

La décision était attendue, le moment, moins.

Ségolène Royal a annoncé officiellement vendredi soir, lors d'un "atelier citoyen" dans le XXe arrondissement de Paris, son intention de conquérir la direction du PS lors du congrès de Reims, en novembre.

"On ne respecte ni les règles, ni le calendrier, ni les militants", a regretté Jean-Christophe Cambadélis, rappelant que le dépôt des contributions doit intervenir au plus tard le 1er juillet, celui des motions le 13 septembre.

Mais l'embellie dans les sondages - et dans l'esprit des militants - du maire de Paris Bertrand Delanoë, autre prétendant de taille, a incité la présidente de la région Poitou-Charentes à prendre son rival de vitesse.

"Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti", a dit vendredi soir Ségolène Royal devant quelque 500 personnes.

"Le vrai risque, ce n'est pas l'affrontement, c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change", a-t-elle répondu à ses détracteurs.

"Il n'y a pas de risque d'affrontement de guerre des chefs puisque les militants n'en veulent pas", a-t-elle assuré à l'adresse notamment de Pierre Moscovici qui, lui aussi, craint une joute des présidentiables dans l'arène de Reims.

"Nous devons en faire le parti de toute la société française, engagé dans les luttes de son temps, responsable, moderne et capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale", a-t-elle plaidé, défendant sa méthode "participative" - fonder son projet politique sur une questionnaire aux militants.

L'ex-candidate à la présidentielle 2007 affirme bénéficier pour l'heure du soutien de 25 fédérations départementales, notamment le Var et la Somme.

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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 17:50
Date: 16 mai 2008 17:32
Subject: Les premières synthèses sont mises en ligne
To: contact@congresutileetserein.com

Chers amis,

Nous avons terminé les premières synthèses des contributions que vous avez postées sur le site internet « Congrès utile et serein ». Vous vous pouvez aller les consulter en ligne, en cliquant sur l'onglet « Synthèses », ici.

C'est un formidable travail collectif qui est en mouvement. Les élus co-auteurs de la consultation participative en ont pris connaissance avec beaucoup d'intérêt, ainsi que les experts qui travaillent au sein du « Groupe des 20 ».

Nous aurons l'occasion d'en parler ensemble ce soir, lors de l'atelier-citoyen organisé par le Pacte rénovateur, à la Bellevilloise, dans le XXè arrondissement de Paris. Et lors des autres réunions prévues dans toutes les régions de France.

Je crois profondément en cette expérience et ne peux qu'apprécier les allers-retours intellectuels et intelligents entre les citoyens, les experts et les politiques.

Continuons nos efforts.

À très bientôt,

Ségolène Royal


Par EXCOFFIER - Publié dans : Préparation du congrès PS
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 17:08
Ségolène Royal sera l'invitée de Jean-Michel Apathie,
 lundi 19 mai 2008 à 7 heures 50 sur RTL

Par EXCOFFIER - Publié dans : segolene
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 09:17

Groupe socialiste de Haute-Savoie de soutien à Ségolène ROYAL

 

 

 

Réflexion – débat autour du questionnaire de Ségolène ROYAL

 

 

 

Question N° 10 : quelle synergie entre le parti et ses élus ?

 

-         La question est tant d’éviter que les élus ne dirigent de fait les fédérations que de ne pas les en exclure sous couvert de les économiser.

 

-         Il y a les élus qui n’acceptent pas, en tant que candidats, le soutien du parti.

 

-         Il y a aussi la question de ceux qui, une fois élus, oublient qu’ils sont socialistes ; membres d’une section

 

-         Or un élu l’est pour partie grâce au parti, aux valeurs qu’il porte. Au cours du mandat, la tentation électoraliste peut amener l’un ou l’autre à mettre son drapeau socialiste dans sa poche.

 

-         Faut-il au PS introduire des règles précises concernant les attentes et exigences des militants envers leurs élus ?

 

-         Existent 3 situations d’élus :

·        les « solitaires », isolés dans leur commune, élus sur une liste ou dans un contexte « apolitique ». la question pour le parti, leur fédération est de fédérer leurs solitudes

·        les « minoritaires » : L’exigence minimale que le parti et les militants peuvent leur formuler concerne le vote du budget. A leur tour, ils ont à les soutenir, entretenir leur fierté

·        les « majoritaires » : leur collaboration avec leur section et avec leur fédération est fondamentale la détection et la formation de futurs candidats. La question reste celle de la co-information entre eux et les structures correspondantes du parti.

 

-         De toute évidence, le terme traditionnel de « contrôle des élus » est à bannir dans sa connotation de flicage abhorrée.

 

-         Comment assurer le renouvellement des élus de façon démocratique, rompre avec l’évidence que l’élu sortant est prioritairement légitime pour le renouvellement du mandat ?

 

 

 

 

Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL

Première Secrétaire fédérale


Groupe socialiste de Haute-Savoie de soutien à Ségolène ROYAL

 

Réflexion – débat autour du questionnaire de Ségolène ROYAL

 

 

Question N° 5 : Rééquilibrer le rapport de forces entre travail et capital

 

  1. Le rapport capital / travail

-         De plus en plus d’entreprise sont entre les mains de capitaux étrangers. Et l’épargne française, où est-elle investie ? Comment inciter les épargnants à investir dans les entreprises de leur pays ?

 

-         Il devient indispensable d’établir dans les CA la notion de minorité de blocage des salariés, lors de décisions fondamentales pour l’entreprise.

 

-         Il faut taxer les flux financiers … oui mais avec quelle organisation entre Etats, y compris au sein de l’Europe ?

 

-         La question est en fait la suprématie prise par l’économique sur le politique, y compris dans les esprits des socialistes. On peut remarquer que les hommes socialistes ont tendance à se complaire dans les questions économiques, les femmes socialistes prenant plus en compte les questions sociales.

 

 

  1. la notion de contre-pouvoirs

-         Est-ce bien  dans l’entreprise que cela se joue ? N’est-ce pas plutôt dans le cadre de la loi et de la fiscalité ?

 

-         Peut-on trouver d’autres solutions de dialogue social que le conflit social traditionnel ? Il faut appuyer la démocratie sociale, susceptible d’anticiper les conflits. On oublie souvent que le dialogue social dont elle a fait l’objet est l’acquis principal de la RTT.

 

-         Les acquis sociaux issus de 68 se perdent, faute de combattants pour les défendre, de salariés et militants pour les faire vivre…

 

-         Va-t-il falloir passer par une radicalisation des acquis des luttes sociales applicables aux seuls salariés et organisations qui se sont mobilisés pour les obtenir ?

 

-         Le paritarisme, où patronat et salarié sont face à face à égalité, tue le syndicalisme : pour qu’un accord survienne, il faut que l’un se positionne contre son camp ! Se tourner vers le gouvernement devient facilité : peut-être faut-il obliger les partenaires sociaux à aboutir !

 

-         Le capitalisme financier étant mondialisé, la riposte salariale doit l’être aussi. Il y a urgence à développer le syndicalisme européen, retrouver la solidarité internationnaliste du salariat (en liaison avec le PSE). Il leur faut anticiper au lieu de devoir toujours réagir, donc avoir un temps de retard.

 

-         L’inspection du travail, son renforcement, ne sont-ils pas les 1ers contre-pouvoirs ?

 

 

Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL

Première secrétaire fédérale


Groupe socialiste de Haute-Savoie de soutien à Ségolène ROYAL

 

 

Réflexion – débat autour du questionnaire de Ségolène ROYAL

 

 

Question N° 4 : Libérer les énergies entrepreneuriales

 

 

-         L’environnement, l’eau, les énergies sont des questions d’avenir : il faut libérer les énergies innovantes susceptibles de les servir. La résolution de leurs besoins peut être l’occasion de mobiliser les jeunes, les chômeurs.

 

-         Rompre avec l’opposition patronat / salariat passe aussi par l’aide au développement des initiatives unipersonnelles (celles de ceux qui souhaitent créer leur entreprise, même sans autre salarié). Ceux-là ont absolument besoin d’un coup de pouce, relativement durable, en terme de d’aménagement des démarches administratives (guichet unique) et de cotisations sociales.

 

-         Les socialistes n’ont jamais pris en compte la situation des travailleurs indépendants, qui ne bénéficient d’aucun recours en cas d’accident, de maladie ou de cessation contrainte de leur activité. Par cette absence de filet de secours, on peut dire qu’ils sont dans une situation de précarité potentielle.

 

-         Comment déterminer la limite entre les vrais indépendants précaires et les profiteurs ?...

 

-         Les travailleurs indépendants sont aussi souvent des pluri-actifs, dont chacune des activités peut être temporaire ou occasionnelle dans l’année. Les forfaits de cotisations sociales demandés par chacune des caisses correspondant à chacune de leurs activités les étranglent et sont irréalistes au regard du quorum d’activité annuelle réalisée. Il faut absolument revoir ces forfaits et surtout coordonner entre eux les services d’appel des cotisations.

 

-         Le travail occasionnel a besoin de souplesse : il répond à un besoin temporaire d’afflux de professionnels (moniteurs de ski, par exemple) auquel les professionnels permanents ne peuvent répondre et auquel les occasionnels finissent par renoncer, les cotisations qui leur sont réclamées étant supérieures au gain des jours travaillés dan la mesure où elle est calculée sur une activité annuelle.

 

-         Ce manque de souplesse et de réalisme des organismes collecteurs poussent les intéressés à renoncer à leur activité temporaire … à moins qu’il n’incite au travail au noir …

 

-         Les travailleurs « indépendants temporaires » (salariés par ailleurs) bénéficient d’une exemption URSSAF (jusqu’à hauteur d’un chiffre d’affaires d’environ 6000 € annuels bruts). Il faudrait étendre cette exemption à l’ensemble de leurs prélèvements sociaux de la CIPAV (caisse de retraite des indépendants) et de la CMPLP (sécu des travailleurs indépendants)

 

 

 

 

Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL

Première secrétaire fédérale

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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 09:09

PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal publie fin juin un ouvrage de dialogue avec le sociologue Alain Touraine, a-t-elle indiqué mercredi lors d'un point de presse.
Mme Royal a indiqué que cet ouvrage dont elle n'a dévoilé ni le titre ni l'éditeur, est le fruit de "sept rencontres", "articulation entre un intellectuel, un sociologue, un acteur de la société, et l'action politique".
"Alain Touraine a écrit sa partie" et "j'apporte ma vision des choses", ma "nuance" sur ce qu'il dit, a-t-elle précisé.
Les sept thèmes sont "La fin de la vision économique de la société", "Vivre ensemble, égaux et différents", "L'éducation", "La confusion de l'Etat et de la société", "Qui est de droite et qui est de gauche?", "La France politique d'aujourd'hui" et "Est-il trop tard?", comportant une réflexion sur la "crise du politique".
"Nous n'avons pas les mêmes intuitions, mais un certain nombre de convergences. Moi, j'essaie de transformer le conseil et l'analyse (en) conclusions politiques opérationnelles", a-t-elle fait valoir.
cp/tma/sd



PARTIS-PS-ÉDITION - 14/05/2008 16h45 - AFP
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Ségolène Royal : il faut "renforcer le pouvoir des consommateurs"

PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - Ségolène Royal a jugé mercredi qu'"on ne devrait pas déréglementer la grande distribution", évoquant le projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME) et qu'il faudrait plutôt "renforcer le pouvoir des consommateurs" et "autoriser les actions de groupe".
Lors d'un point de presse à son quartier général, la présidente de Poitou-Charentes a jugé sur l'assouplissement des règles d'implantation des grandes surfaces, que cette "façon de procéder" est "dangereuse", car "on est dans un système en France hyper-concentré" et que "libéraliser à nouveau la grande distribution ne donne aucune garantie qui permettrait par une concurrence accrue de baisser les prix".
"On ne devrait pas déréglementer la grande distribution", a-t-elle jugé, estimant cependant que la loi Galland-Raffarin a eu des "effets pervers" car elle a "contribué à la concentration de la grande distribution et permis des ententes occultes entre les grandes marques".
"Pour revenir en arrière", Mme Royal juge qu'il faut "qu'on empêche les ententes, qu'on protège les différents producteurs", "qu'on renforce le pouvoir des consommateurs".
"La libéralisation de la concurrence est largement à l'oeuvre, car toutes les grandes marques ont déjà des filiales de hard discount", a jugé l'ancienne candidate à la présidentielle, pour qui "c'est une fausse concurrence qui va s'installer".
"L'urgence est de limiter la concentration des centrales d'achat", a-t-elle affirmé et "la France doit absolument se doter d'une législation sur la mise en place d'actions de groupe à la française".
"Si on veut faire marcher la concurrence, il faut renforcer le pouvoir des consommateurs et autoriser les actions de groupe", qui permettraient "la clarté et la transparence", a-t-elle affirmé, estimant que le Medef et le patronat "bloquent".
Les "actions de groupe pourraient obtenir la transparence sur la répartition des marges", citant le "mystère" de la tranche de jambon, avec les producteurs de porc en crise et la tranche de jambon qui "a augmenté de 25%".
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 18:08

À La Rochelle, mémoire et Francophonie


Les 7 et 8 mai, La Rochelle a fêté le 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Nous étions 70 à 80 000 personnes à être présents au cœur des festivités de la célébration, côté français.


C'est dans ce cadre que j'ai été sollicitée par le lycée maritime et aquacole de La Rochelle pour être la marraine de son bateau qui s'apprêtait à lever l'ancre avec 48 autres navires, en direction du Québec. Le 7 mai, après avoir brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque du navire pour le baptiser (à la 3ème tentative seulement, je l'avoue), j'ai adressé un message d'encouragements aux lycéens, formés aux métiers de la mer et encadrés par deux enseignants skippers, qui vont avoir la chance de suivre les traces de Samuel Champlain, le fondateur de Québec. Un projet qui leur tient particulièrement à cœur puisque c'est eux qui l'ont choisi au travers du Budget participatif des lycées.

La journée du 8 mai a été l'occasion pour moi de témoigner de l'amitié et des liens historiques étroits qui existent entre la Région Poitou-Charentes et la province de Québec. L'histoire retient surtout les voyages du Royannais Dugua de Mons, le premier colonisateur du Canada, et du Saintongeais Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec et père de la « Nouvelle France ». Mais au-delà des trajectoires illustres de ces deux grands noms, de nombreux anonymes issus des anciennes provinces que sont l'Aunis, le Poitou, le Saintongeais ou encore l'Angoumois, sont partis peupler le Canada, en y apportant une culture riche.


Après la cérémonie franco-canadienne du 8 mai et un déjeuner servi par les associations de quartiers de La Rochelle à près de 10 000 personnes, l'après midi fut réservé aux cérémonies institutionnelles avec l'arrivée de la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, une femme dynamique que j'avais rencontrée avec plaisir l'année dernière lors de ma visite au Québec. S'en sont suivis la cérémonie du Don du Grand Livre de Champlain et le discours d'adieu aux équipages se préparant pour la grande traversée, comme leurs aïeux il y a plus de quatre siècles. J'ai tenu à insister, lors d'un discours pour l'inauguration d'un centre de mémoire à la Tour de la Chaîne de la Rochelle, sur la courageuse persévérance des Québécois, depuis quatre siècles, à préserver la langue française qui est au cœur de leur identité et de leur culture.


Faut-il rappeler que le français est, avec l'anglais, la seule langue parlée sur tous les continents ? La langue n'est pas qu'un vernis ou une marchandise, elle est ce qui porte et structure la pensée. Je dirais même que la monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a un lien direct entre le combat culturel et le combat environnemental, c'est-à-dire entre la diversité culturelle et la biodiversité – deux sciences du vivant, en réalité.

Antonine Maillet, romancière et dramaturge canadienne francophone, raconte que, jusqu'à Rabelais, la langue française avait un lexique de 100 000 mots. Avec Racine, on est tombé à 5 000 mots. Et se demandant où sont passés les autres, elle répond : « Au Québec et aux Antilles. » J'ajouterais aussi : en Afrique.

En raison de leur combat et de leur entêtement, les Québécois possèdent l'ardeur et la lucidité qui font parfois défaut à ceux qui n'ont pas dû défendre leur langue ou leur culture. Ils ont, bien avant nous, pris des mesures dont nous nous sommes ensuite inspirés pour préserver notre langue, comme les quotas de chansons en langue française à la radio, par exemple.

Nous partageons avec eux cette conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres ; qu'elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l'on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi commerciale du plus fort.


Cette langue partagée sous toutes les latitudes, cette langue française est une ressource extraordinairement positive. La solidarité linguistique francophone, j'en suis convaincue, est un facteur rassurant dans un monde qui bouge à vive allure et dans lequel les citoyens ont besoin de repères. Notre commune identité francophone n'est pas un repli ; c'est une identité ouverte et rationnelle. C'est une affinité qui n'exclut pas. Tenir à sa langue, c'est se respecter soi-même et, sachant ce que l'on veut pour soi, le vouloir également pour les autres. Défendre le français, ce n'est pas seulement l'affaire des pays où il est langue première ou officielle, mais celle de tous ceux où on l'aime, où on le parle aux côtés d'autres langues. Notre francophonie n'est pas ennemie du plurilinguisme mais au contraire attentive à tous les « passeports pour l'autre ».



Avec la Gouverneure générale du Canada,
les crises internationales

La Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, est la représentante de la reine d'Angleterre et possède le rang de chef d'État. Nous avons eu un entretien, le 9 mai au matin, de près d'une heure, au cours duquel nous avons évoqué certaines crises internationales.

  • Le Liban. Dans la nuit qui a précédé cette rencontre, les affrontements entre partisans de l'opposition et membres de la coalition gouvernementale ont repris à Beyrouth. La Gouverneure générale m'a fait part de sa grande préoccupation, au regard notamment de la forte présence canadienne au Liban (47 000 ressortissants). Nous avons lancé en commun, devant la presse, un appel au calme et au dialogue.
  • La Birmanie. La junte militaire craint l'aide internationale par peur de voir s'ouvrir la Birmanie aux étrangers et à leurs valeurs démocratiques. Une seule solution : que la communauté internationale continue à faire pression.
  • L'Afghanistan ; Le sujet est délicat pour le gouvernement canadien. L'opinion publique est de plus en plus partagée quant à la présence de soldats canadiens sur place, dont certains ne reviennent que dans des cercueils. Le Canada a toujours été présent dans des missions de maintien de la paix. Pour la première fois, ses troupes se retrouvent au front. Michaëlle Jean a néanmoins défendu l'utilité de la présence canadienne, et les réalisations de cette dernière en faveur du développement de l'Afghanistan. Réalisations utiles, à condition que la population locale se les approprient pleinement. Pour ma part, j'ai rappelé le débat français sur l'envoi de nouvelles troupes et les raisons pour lesquelles je m'y suis opposée.


Ségolène Royal
Par EXCOFFIER - Publié dans : segolene
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 16:58
PS. Elle dévoile les premiers résultats de sa consultation des militants lancée début avril.
David Revault d'Allonnes
QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008

Ségolène Royal accélère. Mais à son rythme. Une semaine après la publication du texte des partisans de Bertrand Delanoë, l'ancienne candidate à la présidentielle dévoile aujourd'hui les premiers résultats de sa consultation participative, lancée début avril. Quelque 1 500 contributions, reçues via Internet, ont été synthétisées par son équipe. Vendredi à Paris, lors d'un premier «atelier citoyen», elle y fera référence afin de préciser, en des termes choisis, pourquoi elle entend prendre le parti. Avant d'attaquer les déplacements, mardi en Lorraine, sur le terrain des ouvriers, puis dans l'Aube, deux jours plus tard. Une séquence de visites du parti d'en bas prévue jusqu'au 7 juin, date du début de la rédaction d'une contribution en vue du congrès. Avec, en toile de fond, l'ambition d'incarner «le choix de la survie et du développement du PS». Pour «gagner sur le fait que le parti a besoin de changer».

Bien sûr, comme à l'accoutumée, Ségolène Royal jouera ce mercredi son rôle de première opposante : «Je fais mon travail. C'est ma responsabilité. Je ne vais pas me tourner les pouces en disant : "J'attends 2011."» Elle s'en prendra donc à la loi de modernisation de l'économie façon Nicolas Sarkozy. Mais l'essentiel, aujourd'hui, est ailleurs : dans les positions exprimées par les militants sur le site. Lesquels, en matière économique, estiment que «le PS doit se réapproprier le discours sur l'entreprise». Plaident pour «cesser le catéchisme doctrinal» et pour «traiter de questions qui n'apparaissent pas au premier abord définir un discours de gauche». Préconisent, au chapitre du parti, d'«ouvrir les sections à des non-membres». Et revendiquent «unanimement, la nécessité d'un leadership incontesté et respecté»

Faut-il voir dans ce timing une réponse de la bergère à Delanoë, qui estimait dans son texte que la démocratie participative devait «se nourrir d'une mise en débat des projets et non de simples questions», fustigeait le «contournement des lieux de débat» ainsi que la stratégie  «improvisée et non concertée» d'alliance au centre ? «On déroule une méthode et un calendrier, proteste David Assouline, proche de la candidate. On est dans l'action, pas dans la réaction.» Reste que Ségolène Royal assume volontiers «un certain nombre de différences» : «Je crois à un parti le plus attractif possible, et ouvert à de larges alliances pour battre la droite. Ça a le mérite de poser le débat.» Et, du même coup, de lui fournir un angle pour soigner son profil de rénovatrice face à un canal historique jospino-jospiniste : «On ne peut se contenter de replâtrages, de recyclages des anciens projets du PS. On ne fait plus de la politique comme autrefois.»

Car si «la consultation des militants est un des ruisseaux qui alimentent» le texte que présentera Royal, celui-ci devrait aussi se nourrir, outre des travaux de ses groupes d'experts, des concepts développés pendant sa campagne présidentielle. «Je ne veux pas que ce potentiel soit perdu. Moi, je m'adresserai aux militants comme aux Français, sans compromis. Je ne me forcerai pas, parce qu'un congrès se gagne soi disant à gauche, à diaboliser le centre pour ensuite faire alliance avec lui au moment des élections.» Quant à la forme, Ségolène Royal n'a pas choisi, comme les partisans du maire de Paris, d'aligner les signatures. Du moins pour l'instant. «Je ne suis pas au téléphone en train de faire la course aux signatures, comme au bon vieux temps.» Davantage que la dynamique des soutiens, qui l'avait portée pendant la primaire socialiste, elle privilégie la démarche de l'offre politique. « Je ne mets pas de pression. Les gens doivent se sentir partie prenante dans ce texte, et pas enrôlés dans une liste de supporters.» Un discours de la méthode pensé pour élargir le cercle de ses soutiens: «J'espère que j'entraînerai tout le monde. Y compris Delanoë.» Pour pallier l'effritement de sa cote au fil d'un processus interne édifié pour empêcher son OPA sur le PS au lendemain de la présidentielle: «Le calendrier est très long et a été organisé pour étouffer les choses. Je dois donc faire un travail de pédagogie plus important que d'autres.» Et, aussi, pour clôturer le procès en incompétence datant des primaires: « Là, si je gagne le congrès, on ne pourra pas dire que c'est sous le coup de l'émotion… »

© Libération
Par EXCOFFIER - Publié dans : segolene
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 16:49
Actualité politique et sociale oblige, Ségolène ROYAL reporte sa visite en Haute-Savoie au mois de juin.
Par EXCOFFIER - Publié dans : agenda
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 14:40
S. ROYAL sera l'invitée de FRANCE INFO ce mardi 6 mai à 18h15
Par EXCOFFIER - Publié dans : agenda
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