PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal publie fin juin un ouvrage de dialogue avec le sociologue Alain Touraine, a-t-elle indiqué mercredi lors d'un point de presse.
Mme Royal a indiqué que cet ouvrage dont elle n'a dévoilé ni le titre ni l'éditeur, est le fruit de "sept rencontres", "articulation entre un intellectuel, un sociologue, un acteur de la société, et l'action politique".
"Alain Touraine a écrit sa partie" et "j'apporte ma vision des choses", ma "nuance" sur ce qu'il dit, a-t-elle précisé.
Les sept thèmes sont "La fin de la vision économique de la société", "Vivre ensemble, égaux et différents", "L'éducation", "La confusion de l'Etat et de la société", "Qui est de droite et qui est de gauche?", "La France politique d'aujourd'hui" et "Est-il trop tard?", comportant une réflexion sur la "crise du politique".
"Nous n'avons pas les mêmes intuitions, mais un certain nombre de convergences. Moi, j'essaie de transformer le conseil et l'analyse (en) conclusions politiques opérationnelles", a-t-elle fait valoir.
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PARTIS-PS-ÉDITION - 14/05/2008 16h45 - AFP
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PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - Ségolène Royal a jugé mercredi qu'"on ne devrait pas déréglementer la grande distribution", évoquant le projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME) et qu'il faudrait plutôt "renforcer le pouvoir des consommateurs" et "autoriser les actions de groupe".
Lors d'un point de presse à son quartier général, la présidente de Poitou-Charentes a jugé sur l'assouplissement des règles d'implantation des grandes surfaces, que cette "façon de procéder" est "dangereuse", car "on est dans un système en France hyper-concentré" et que "libéraliser à nouveau la grande distribution ne donne aucune garantie qui permettrait par une concurrence accrue de baisser les prix".
"On ne devrait pas déréglementer la grande distribution", a-t-elle jugé, estimant cependant que la loi Galland-Raffarin a eu des "effets pervers" car elle a "contribué à la concentration de la grande distribution et permis des ententes occultes entre les grandes marques".
"Pour revenir en arrière", Mme Royal juge qu'il faut "qu'on empêche les ententes, qu'on protège les différents producteurs", "qu'on renforce le pouvoir des consommateurs".
"La libéralisation de la concurrence est largement à l'oeuvre, car toutes les grandes marques ont déjà des filiales de hard discount", a jugé l'ancienne candidate à la présidentielle, pour qui "c'est une fausse concurrence qui va s'installer".
"L'urgence est de limiter la concentration des centrales d'achat", a-t-elle affirmé et "la France doit absolument se doter d'une législation sur la mise en place d'actions de groupe à la française".
"Si on veut faire marcher la concurrence, il faut renforcer le pouvoir des consommateurs et autoriser les actions de groupe", qui permettraient "la clarté et la transparence", a-t-elle affirmé, estimant que le Medef et le patronat "bloquent".
Les "actions de groupe pourraient obtenir la transparence sur la répartition des marges", citant le "mystère" de la tranche de jambon, avec les producteurs de porc en crise et la tranche de jambon qui "a augmenté de 25%".

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