Jeudi 15 mai 2008

PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal publie fin juin un ouvrage de dialogue avec le sociologue Alain Touraine, a-t-elle indiqué mercredi lors d'un point de presse.
Mme Royal a indiqué que cet ouvrage dont elle n'a dévoilé ni le titre ni l'éditeur, est le fruit de "sept rencontres", "articulation entre un intellectuel, un sociologue, un acteur de la société, et l'action politique".
"Alain Touraine a écrit sa partie" et "j'apporte ma vision des choses", ma "nuance" sur ce qu'il dit, a-t-elle précisé.
Les sept thèmes sont "La fin de la vision économique de la société", "Vivre ensemble, égaux et différents", "L'éducation", "La confusion de l'Etat et de la société", "Qui est de droite et qui est de gauche?", "La France politique d'aujourd'hui" et "Est-il trop tard?", comportant une réflexion sur la "crise du politique".
"Nous n'avons pas les mêmes intuitions, mais un certain nombre de convergences. Moi, j'essaie de transformer le conseil et l'analyse (en) conclusions politiques opérationnelles", a-t-elle fait valoir.
cp/tma/sd



PARTIS-PS-ÉDITION - 14/05/2008 16h45 - AFP
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Ségolène Royal : il faut "renforcer le pouvoir des consommateurs"

PARIS, 14 mai 2008 (AFP) - Ségolène Royal a jugé mercredi qu'"on ne devrait pas déréglementer la grande distribution", évoquant le projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME) et qu'il faudrait plutôt "renforcer le pouvoir des consommateurs" et "autoriser les actions de groupe".
Lors d'un point de presse à son quartier général, la présidente de Poitou-Charentes a jugé sur l'assouplissement des règles d'implantation des grandes surfaces, que cette "façon de procéder" est "dangereuse", car "on est dans un système en France hyper-concentré" et que "libéraliser à nouveau la grande distribution ne donne aucune garantie qui permettrait par une concurrence accrue de baisser les prix".
"On ne devrait pas déréglementer la grande distribution", a-t-elle jugé, estimant cependant que la loi Galland-Raffarin a eu des "effets pervers" car elle a "contribué à la concentration de la grande distribution et permis des ententes occultes entre les grandes marques".
"Pour revenir en arrière", Mme Royal juge qu'il faut "qu'on empêche les ententes, qu'on protège les différents producteurs", "qu'on renforce le pouvoir des consommateurs".
"La libéralisation de la concurrence est largement à l'oeuvre, car toutes les grandes marques ont déjà des filiales de hard discount", a jugé l'ancienne candidate à la présidentielle, pour qui "c'est une fausse concurrence qui va s'installer".
"L'urgence est de limiter la concentration des centrales d'achat", a-t-elle affirmé et "la France doit absolument se doter d'une législation sur la mise en place d'actions de groupe à la française".
"Si on veut faire marcher la concurrence, il faut renforcer le pouvoir des consommateurs et autoriser les actions de groupe", qui permettraient "la clarté et la transparence", a-t-elle affirmé, estimant que le Medef et le patronat "bloquent".
Les "actions de groupe pourraient obtenir la transparence sur la répartition des marges", citant le "mystère" de la tranche de jambon, avec les producteurs de porc en crise et la tranche de jambon qui "a augmenté de 25%".
par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Mercredi 14 mai 2008

À La Rochelle, mémoire et Francophonie


Les 7 et 8 mai, La Rochelle a fêté le 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Nous étions 70 à 80 000 personnes à être présents au cœur des festivités de la célébration, côté français.


C'est dans ce cadre que j'ai été sollicitée par le lycée maritime et aquacole de La Rochelle pour être la marraine de son bateau qui s'apprêtait à lever l'ancre avec 48 autres navires, en direction du Québec. Le 7 mai, après avoir brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque du navire pour le baptiser (à la 3ème tentative seulement, je l'avoue), j'ai adressé un message d'encouragements aux lycéens, formés aux métiers de la mer et encadrés par deux enseignants skippers, qui vont avoir la chance de suivre les traces de Samuel Champlain, le fondateur de Québec. Un projet qui leur tient particulièrement à cœur puisque c'est eux qui l'ont choisi au travers du Budget participatif des lycées.

La journée du 8 mai a été l'occasion pour moi de témoigner de l'amitié et des liens historiques étroits qui existent entre la Région Poitou-Charentes et la province de Québec. L'histoire retient surtout les voyages du Royannais Dugua de Mons, le premier colonisateur du Canada, et du Saintongeais Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec et père de la « Nouvelle France ». Mais au-delà des trajectoires illustres de ces deux grands noms, de nombreux anonymes issus des anciennes provinces que sont l'Aunis, le Poitou, le Saintongeais ou encore l'Angoumois, sont partis peupler le Canada, en y apportant une culture riche.


Après la cérémonie franco-canadienne du 8 mai et un déjeuner servi par les associations de quartiers de La Rochelle à près de 10 000 personnes, l'après midi fut réservé aux cérémonies institutionnelles avec l'arrivée de la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, une femme dynamique que j'avais rencontrée avec plaisir l'année dernière lors de ma visite au Québec. S'en sont suivis la cérémonie du Don du Grand Livre de Champlain et le discours d'adieu aux équipages se préparant pour la grande traversée, comme leurs aïeux il y a plus de quatre siècles. J'ai tenu à insister, lors d'un discours pour l'inauguration d'un centre de mémoire à la Tour de la Chaîne de la Rochelle, sur la courageuse persévérance des Québécois, depuis quatre siècles, à préserver la langue française qui est au cœur de leur identité et de leur culture.


Faut-il rappeler que le français est, avec l'anglais, la seule langue parlée sur tous les continents ? La langue n'est pas qu'un vernis ou une marchandise, elle est ce qui porte et structure la pensée. Je dirais même que la monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a un lien direct entre le combat culturel et le combat environnemental, c'est-à-dire entre la diversité culturelle et la biodiversité – deux sciences du vivant, en réalité.

Antonine Maillet, romancière et dramaturge canadienne francophone, raconte que, jusqu'à Rabelais, la langue française avait un lexique de 100 000 mots. Avec Racine, on est tombé à 5 000 mots. Et se demandant où sont passés les autres, elle répond : « Au Québec et aux Antilles. » J'ajouterais aussi : en Afrique.

En raison de leur combat et de leur entêtement, les Québécois possèdent l'ardeur et la lucidité qui font parfois défaut à ceux qui n'ont pas dû défendre leur langue ou leur culture. Ils ont, bien avant nous, pris des mesures dont nous nous sommes ensuite inspirés pour préserver notre langue, comme les quotas de chansons en langue française à la radio, par exemple.

Nous partageons avec eux cette conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres ; qu'elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l'on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi commerciale du plus fort.


Cette langue partagée sous toutes les latitudes, cette langue française est une ressource extraordinairement positive. La solidarité linguistique francophone, j'en suis convaincue, est un facteur rassurant dans un monde qui bouge à vive allure et dans lequel les citoyens ont besoin de repères. Notre commune identité francophone n'est pas un repli ; c'est une identité ouverte et rationnelle. C'est une affinité qui n'exclut pas. Tenir à sa langue, c'est se respecter soi-même et, sachant ce que l'on veut pour soi, le vouloir également pour les autres. Défendre le français, ce n'est pas seulement l'affaire des pays où il est langue première ou officielle, mais celle de tous ceux où on l'aime, où on le parle aux côtés d'autres langues. Notre francophonie n'est pas ennemie du plurilinguisme mais au contraire attentive à tous les « passeports pour l'autre ».



Avec la Gouverneure générale du Canada,
les crises internationales

La Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, est la représentante de la reine d'Angleterre et possède le rang de chef d'État. Nous avons eu un entretien, le 9 mai au matin, de près d'une heure, au cours duquel nous avons évoqué certaines crises internationales.

  • Le Liban. Dans la nuit qui a précédé cette rencontre, les affrontements entre partisans de l'opposition et membres de la coalition gouvernementale ont repris à Beyrouth. La Gouverneure générale m'a fait part de sa grande préoccupation, au regard notamment de la forte présence canadienne au Liban (47 000 ressortissants). Nous avons lancé en commun, devant la presse, un appel au calme et au dialogue.
  • La Birmanie. La junte militaire craint l'aide internationale par peur de voir s'ouvrir la Birmanie aux étrangers et à leurs valeurs démocratiques. Une seule solution : que la communauté internationale continue à faire pression.
  • L'Afghanistan ; Le sujet est délicat pour le gouvernement canadien. L'opinion publique est de plus en plus partagée quant à la présence de soldats canadiens sur place, dont certains ne reviennent que dans des cercueils. Le Canada a toujours été présent dans des missions de maintien de la paix. Pour la première fois, ses troupes se retrouvent au front. Michaëlle Jean a néanmoins défendu l'utilité de la présence canadienne, et les réalisations de cette dernière en faveur du développement de l'Afghanistan. Réalisations utiles, à condition que la population locale se les approprient pleinement. Pour ma part, j'ai rappelé le débat français sur l'envoi de nouvelles troupes et les raisons pour lesquelles je m'y suis opposée.


Ségolène Royal
par EXCOFFIER publié dans : segolene
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Mercredi 14 mai 2008
PS. Elle dévoile les premiers résultats de sa consultation des militants lancée début avril.
David Revault d'Allonnes
QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008

Ségolène Royal accélère. Mais à son rythme. Une semaine après la publication du texte des partisans de Bertrand Delanoë, l'ancienne candidate à la présidentielle dévoile aujourd'hui les premiers résultats de sa consultation participative, lancée début avril. Quelque 1 500 contributions, reçues via Internet, ont été synthétisées par son équipe. Vendredi à Paris, lors d'un premier «atelier citoyen», elle y fera référence afin de préciser, en des termes choisis, pourquoi elle entend prendre le parti. Avant d'attaquer les déplacements, mardi en Lorraine, sur le terrain des ouvriers, puis dans l'Aube, deux jours plus tard. Une séquence de visites du parti d'en bas prévue jusqu'au 7 juin, date du début de la rédaction d'une contribution en vue du congrès. Avec, en toile de fond, l'ambition d'incarner «le choix de la survie et du développement du PS». Pour «gagner sur le fait que le parti a besoin de changer».

Bien sûr, comme à l'accoutumée, Ségolène Royal jouera ce mercredi son rôle de première opposante : «Je fais mon travail. C'est ma responsabilité. Je ne vais pas me tourner les pouces en disant : "J'attends 2011."» Elle s'en prendra donc à la loi de modernisation de l'économie façon Nicolas Sarkozy. Mais l'essentiel, aujourd'hui, est ailleurs : dans les positions exprimées par les militants sur le site. Lesquels, en matière économique, estiment que «le PS doit se réapproprier le discours sur l'entreprise». Plaident pour «cesser le catéchisme doctrinal» et pour «traiter de questions qui n'apparaissent pas au premier abord définir un discours de gauche». Préconisent, au chapitre du parti, d'«ouvrir les sections à des non-membres». Et revendiquent «unanimement, la nécessité d'un leadership incontesté et respecté»

Faut-il voir dans ce timing une réponse de la bergère à Delanoë, qui estimait dans son texte que la démocratie participative devait «se nourrir d'une mise en débat des projets et non de simples questions», fustigeait le «contournement des lieux de débat» ainsi que la stratégie  «improvisée et non concertée» d'alliance au centre ? «On déroule une méthode et un calendrier, proteste David Assouline, proche de la candidate. On est dans l'action, pas dans la réaction.» Reste que Ségolène Royal assume volontiers «un certain nombre de différences» : «Je crois à un parti le plus attractif possible, et ouvert à de larges alliances pour battre la droite. Ça a le mérite de poser le débat.» Et, du même coup, de lui fournir un angle pour soigner son profil de rénovatrice face à un canal historique jospino-jospiniste : «On ne peut se contenter de replâtrages, de recyclages des anciens projets du PS. On ne fait plus de la politique comme autrefois.»

Car si «la consultation des militants est un des ruisseaux qui alimentent» le texte que présentera Royal, celui-ci devrait aussi se nourrir, outre des travaux de ses groupes d'experts, des concepts développés pendant sa campagne présidentielle. «Je ne veux pas que ce potentiel soit perdu. Moi, je m'adresserai aux militants comme aux Français, sans compromis. Je ne me forcerai pas, parce qu'un congrès se gagne soi disant à gauche, à diaboliser le centre pour ensuite faire alliance avec lui au moment des élections.» Quant à la forme, Ségolène Royal n'a pas choisi, comme les partisans du maire de Paris, d'aligner les signatures. Du moins pour l'instant. «Je ne suis pas au téléphone en train de faire la course aux signatures, comme au bon vieux temps.» Davantage que la dynamique des soutiens, qui l'avait portée pendant la primaire socialiste, elle privilégie la démarche de l'offre politique. « Je ne mets pas de pression. Les gens doivent se sentir partie prenante dans ce texte, et pas enrôlés dans une liste de supporters.» Un discours de la méthode pensé pour élargir le cercle de ses soutiens: «J'espère que j'entraînerai tout le monde. Y compris Delanoë.» Pour pallier l'effritement de sa cote au fil d'un processus interne édifié pour empêcher son OPA sur le PS au lendemain de la présidentielle: «Le calendrier est très long et a été organisé pour étouffer les choses. Je dois donc faire un travail de pédagogie plus important que d'autres.» Et, aussi, pour clôturer le procès en incompétence datant des primaires: « Là, si je gagne le congrès, on ne pourra pas dire que c'est sous le coup de l'émotion… »

© Libération
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Mercredi 14 mai 2008
Actualité politique et sociale oblige, Ségolène ROYAL reporte sa visite en Haute-Savoie au mois de juin.
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Mardi 6 mai 2008
S. ROYAL sera l'invitée de FRANCE INFO ce mardi 6 mai à 18h15
par EXCOFFIER publié dans : agenda
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Vendredi 25 avril 2008
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PARIS, 25 avr 2008 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a estimé vendredi sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait donné, lors de son interview télévisée de la veille, une "feuille de déroute" à son gouvernement.

Le chef de l'Etat a cumulé les "aberrations", "les improvisations", les "contre-vérités". Sur la laïcité "en confirmant que les clercs et les prêtres donnaient du sens à la vie", le président a dit "des monstruosités", a jugé l'ex-candidate à la présidentielle.

M. Sarkozy a aussi fait preuve de "malhonnêteté" en imputant les difficultés de la France "à des chocs extérieurs".

"Il est en train de payer la masse des mensonges qu'il a proférés pendant la campagne présidentielle", a lancé Mme Royal estimant que la France "est tirée vers le bas".

"Le Premier ministre avait dit qu'il attendait de cette émission une feuille de route (...) Je crois que le Premier ministre a eu surtout une feuille de déroute", a déclaré la présidente de la Région Poitou-Charente.

"On est plus inquiets après l'émission qu'avant. On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel", a-t-elle ajouté.

Quant au mea culpa du chef de l'Etat sur un certain nombre de sujets, elle y a vu "un truc de communication". "En clair, ça veut dire +je me suis trompé+", a-t-elle jugé.

Nicolas Sarkozy "n'a pas répondu sur les préoccupations des Français" notamment sur le pouvoir d'achat, privilégiant "la redistribution entre les précaires" et "a donné une image de la France en situation d'échec en particulier sur l'éducation nationale, ce qui est faux".

"Ce qui est en train de se passer, c'est de la brutalité, c'est beaucoup d'arrogance. J'ai vu un Nicolas Sarkozy parfois méprisant à l'égard des Français", a encore fait valoir la responsable socialiste.

"Sur la politique étrangère, il ne nous a pas rassuré et au contraire c'est extrêmement inquiétant", a-t-elle également affirmé, soulignant ses propos "aberrants" dans le but de "justifier qu'il se couche devant la Chine".

par EXCOFFIER publié dans : Politique nationale
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Mercredi 23 avril 2008
Sarkozy a raté sa première année, accuse Ségolène Royal


AP - PARIS - Nicolas Sarkozy a "raté" la première année de son mandat, a estimé mardi Ségolène Royal à quelques jours du premier anniversaire de sa défaite à l'élection présidentielle.

"Plus de deux Français sur trois estiment que cette première année est une année ratée. Notre pays ne peut pas se permettre de rater une année de sa vie. La situation est très grave, et c'est de la faute de Nicolas Sarkozy", a déclaré la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 lors d'un point presse dans ses bureaux parisiens.

M. Sarkozy "avait en main tout le potentiel pour réussir à faire avancer la France. Il avait promis un choc de croissance, une rupture, un recul de la précarité, et on a tout le contraire", a dénoncé la candidate putative au poste de Premier secrétaire du PS.

Pour Mme Royal, le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir (...) ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle".

Nicolas Sarkozy a aussi "gâché les chances de la France" du fait de "premières décisions très injustes". "Le paquet fiscal, les cadeaux fiscaux aux riches (...) ont mis les Français en colère", a dénoncé la candidate socialiste.

Interrogée sur ses attentes avant l'intervention télévisée jeudi soir de Nicolas Sarkozy, Mme Royal a dit "attendre qu'il reconnaisse ses erreurs" sur le paquet fiscal. "Il faut récupérer ces 15 milliards dépensés qui ne vont servir à rien, et avec cette somme doubler la Prime pour l'emploi (PPE), aider les PME à innover, baisser la TVA", a-t-elle expliqué.

La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que le bilan de la première année de présidence Sarkozy montrait que sa méthode de démocratie participative était adaptée. "Si les Français avaient été écoutés, consultés sur ce qui les attendait, ce ne sont pas les décisions que Nicolas Sarkozy a prises qui auraient été prises", a-t-elle jugé.

Ségolène Royal a présenté un rapport d'étape de la "consultation participative" lancée le 4 avril dernier pour préparer sa contribution au congrès du PS qui se tiendra du 7 au 9 novembre. Les militants socialistes ont déposé 735 contributions sur son site http://www.congresutileetserein.com.AP

par EXCOFFIER publié dans : Politique nationale
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Mardi 22 avril 2008
Trois rencontres entre amis de S. ROYAL, adhérents ou non à Désirs d'avenir ou au PS, sont proposées en Haute-Savoie.
Au menu
   - la venue de S. ROYAL en Haute-Savoie le 15 mai 
   - les débats participatifs proposés par S. ROYAL (cf le questionnaire sur ce blog)
   - pour les adhérents PS (1) : l'organisation en vue du congrès de novembre

Dates et lieux :

SAINT-JULIEN : Espace J. Ferry (proche de la mairie) le lundi 28 avril à 20h 30

ANNECY : Salle Denviolet 5 Rue L. Armand (zone piétonne de Novel centre) mardi 29 avril à 20 h

CLUSES : Mairie Salle des sociétés le lundi 5 mai à 19 h

(1) Les nouveaux adhérents (2008) peuvent voter au congrès s'ils ont adhéré avant le 31 mars 2008.
      Les adhérents 2006 qui n'auraient pas cotisé en 2007 peuvent régulariser leur situation et voter au congrès en réglant la cotisation 2007 et 2008.
      Les adhérents 2007 doivent être à jour de leur cotisation 2008.
 
par EXCOFFIER publié dans : agenda
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Mardi 22 avril 2008
Vincent Peillon : le PS a besoin de Ségolène Royal à sa tête

PARIS, 21 avr 2008 (AFP) - L'eurodéputé PS Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a estimé lundi que le PS avait besoin d'avoir l'ancienne candidate à la présidentielle "à sa tête" pour succéder au premier secrétaire François Hollande, lors du congrès de novembre.
"Aujourd'hui, le Parti socialiste a besoin d'avoir Ségolène Royal à sa tête  autour d'une équipe de gens de talents et pas seulement des candidats putatifs et qui l'aident dans sa tâche" pour la présidentielle de 2012, a affirmé le  porte-parole de campagne de l'ancienne candidate à France Inter/Le Monde i-télé.
M. Peillon a affirmé avoir des "désaccords" avec l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy qui avait proposé la candidature de l'eurodéputé à la tête du PS. "Je ne désespère pas de convaincre Pierre" que l'élection de Mme Royal à la tête du parti "est la bonne solution pour notre famille politique et pour la France".
par EXCOFFIER publié dans : Préparation du congrès PS
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Vendredi 18 avril 2008
J'apprends avec infiniment de tristesse la mort d'Aimé Césaire, dans sa ville de Fort de France pour laquelle, jusqu'au bout, il s'est passionné. En ce jour de deuil, je pense à la peine de sa famille, de ses proches, de celles et ceux qui ont combattu et bâti à ses côtés.

Une grande voix s'est éteinte, celle d'un homme de conviction, de création, de témoignage, qui fut sa vie durant un éveilleur de conscience, un éclaireur de notre temps, un démineur d'hypocrisies, un porteur d'espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l'humaine dignité.

« Ma bouche », écrivait-il dans le somptueux Cahier d'un retour au pays natal, « sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir ». Il a tenu parole, fidèle au parti pris de toute une vie.

Je me souviens d'avoir relu son Discours sur le colonialisme lorsqu'en 2005, il nous fallut contrer l'offensive négationniste du gouvernement de droite qui osait affirmer les « bienfaits » de la période coloniale. Un demi-siècle plus tôt, Césaire avait déjà tout dit : « on me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés ».

J'exprime aussi ma reconnaissance profonde au président d'honneur du comité de soutien de la campagne présidentielle, et à l'éminent symbole de la France métissée que j'ai défendue dans mon discours de Fort de France.
par EXCOFFIER publié dans : Politique nationale
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